100 % lo-fi garaj hxc, simpliste comme Cosmic Psychos, détraqué comme Butthole Surfers, acide et piquant, potentiomètre dans le rouge, les yeux écarlates...
Nitwits + 25 - 13 avril 2007 - Machine à Coudre, Marseille Attention chronique collective !
Arrivé un peu en retard pour cause de Red Lion + Roi du Poulet ... je crains d'avoir raté les Nitwits lorsque je vois que les 25 sont déjà sur scène ... en fait non, car bine que la soirée soit pour feter la sortie du nouvel album exit, voice or loyalty de ces derniers, ce sont eux qui ouvrent ce soir pour .../...
Arrivé un peu en retard pour cause de Red Lion + Roi du Poulet … je crains d’avoir raté les Nitwits lorsque je vois que les 25 sont déjà sur scène … en fait non, car bine que la soirée soit pour feter la sortie du nouvel album exit, voice or loyalty de ces derniers, ce sont eux qui ouvrent ce soir pour cause de défection de leur bassiste. En effet ce dernier s’est fait mal au dos (juste avant leur mini tournée européenne qui commence demain) et ce soir les 25 tentent une formule à deux (guitare batterie).
C’est un peu quitte ou double … Il ne me faudra pas plus de deux morceaux pour me dire qu’ils assurent comme des bêtes, même à deux. Certes a trois c’est mieux, mais pour quelqu’un qui ne les aurait jamais vu (ou pas depuis longtemps comme moi) c’est carrément efficace. Les morceaux s’enchainent à une vitesse folle.
Les Hatepinks et autres Gasolheads sont battus en ce qui concerne la durée des morceaux ; entre 1min et 1min30 ce soir : juste le temps qu’il faut pour poser un bon riffs et un bon refrain. Il fait chaud, le son est fort (je suis content d’avoir amené mes bouchons comme a chaque fois), Ben (le chanteur) crache sur son micro, le batteur (dont je ne me souviens plus du nom) bourrine comme il faut !
Les morceaux sont en anglais, en français, en espagnol ? qu’importe, ils sont hurlés et la rage / énergie et bonne humeur qu’ils véhiculent est internationale ! Entre les morceaux Ben reprend son souffle, raccorde sa guitare mais prend aussi le temps de quelques bons mots, lorsqu’il se moque gentiment des popeux tout en collant sa frange sur son front.
Les 25 nous ont montré ce soir qu’ils étaient un vrai groupe der rock n’roll et pour répondre a l’affichette qui était contre le bar, moi aussi je vote OUI pour la tournée à deux des 25 ! Pour la suite je laisse la parole à Philippe qui a finit par arriver a la pause …
Vendredi 13 et grosse pluie, une sortie de resto tardive et personne pour m'accompagner, déjà 4 bonnes raisons de ne pas aller à la Machine à coudre, d'autant qu'à 23 h 40 les concerts d'une salle normale seraient déjà terminés. Mais évidemment il en faudrait bien plus pour empêcher un aficionado du rock bruitiste d'aller voir les pétaradants et talentueux Nitwits... surtout si'l est déjà à moitié bourré. Comme espéré, j'arrive alors qu'ils n'ont pas commencé, le groupe 25 dont c'est la soirée étant passé en premier. De mon point de vue c'est donc un coup de bol... effet vendredi 13 ?
Alors les Nitwits, c'est un de ces "petits" groupes, secret trop bien gardé, qui développent un truc bien à eux : un rock apocalyptique, hurlant, saignant et hypnotique à la fois - du rock qui rend fou, et sourd. Leur premier disque, Death to Lo-Fi, miraculeusement trouvé à la BMVR (preuve s'il en est qu'il y a des disquaires qui y font bien leur boulot !), s'invite régulièrement sur mon baladeur, surtout quand j'ai besoin de me réveiller...
D'ailleurs dès Monkey Song j'ai l'impression qu'ils sont encore montés en puissance (sinon sonore - impossible, au moins technique) depuis la première fois que je les ai vus essayer de faire exploser la Maison Hantée il y a environ 2 ans. Il n'y a peut-être pas la grande foule (le marseillais est comme le pastis, soluble dans l'eau comme chacun sait, et a donc tendance à ne pas sortir quand il pleut), mais chacun sait pourquoi il est là.
Ce soir je suis stupéfait de la complexité des riffs que développe Rudy le chanteur (sur New Punk ou New surf, je ne sais plus, il joue un truc incroyable et tout à fait hors d'atteinte pour un guitariste punk normal), Rudy dont la voix est un peu en arrière du son - comme d'habitude, il est donc obligé de hurler - comme d'habitude. Stupéfait aussi du volume musculaire qu'est en train de développer le batteur, dont j'avais le souvenir d'un grand maigre.
Il faut dire qu'à force de tabasser des futs comme il le fait... La rythmique et la basse, moins techniques, sont pourtant très en place. Le groupe expédie un set bien torché d'une grosse demi-heure, devant un public qui profite d'autant plus du concert que ce soir, il n'y a pas de crétins genre Vand (;-)) pour déclencher des pogos.
Cela étant le Mystic Punk Penguin me tapera quand même dans les parties suite à une poussette 'accidentelle' dans son dos. Et puis je recevrai des boites vides, accessoires de scène (grâce aux zolies photos de Pirlouiiiit je viens enfin de comprendre ce que c'était), lancées droit sur moi pour une raison que j'ignore, et que je devrai donc rebalancer sur scène...
Et ce grand type extrêmement sympathique et fan de Concertandco dont j'ai honteusement oublié le prénom (non, sa mère ne l'a pas appelé Big Smelly Toe, c'est impossible) et qui avait eu la présence d'esprit de se mettre à poil sur scène avec Iggy Pop, venu ce soir avec des béquilles, tentera pendant une partie du concert de fracasser sa béquille (ou la poutre porteuse de la Machine) en tapant dessus comme un sourd...
Tout ceci pendant que le groupe fait un infernal bordel post-punk-noisy qui n'est pas sans rappeler le Nirvana des débuts, ou Sonic Youth dans ses moments les plus trash, avec des passages en ponts psychédéliques et violents à la fois (à un moment j'ai pensé, on dirait les Doors joués par Slayer, je sais, c'est foireux comme comparaison mais ça sonnait vraiment comme ça), à d'autres moments, des cris d'animaux et de gorets que l'on châtre...
Parmi les grands tubes du groupe, Wake Up (qui ouvrait l'album), la fabuleuse Latin Lover ou encore la nouvelle Horny Pony (presque calme en comparaison). Impossible de remettre la main sur leur musique ce matin donc je laisserai les fans hardcore lire la set-list ci-dessous.
Bref, encore une bien belle soirée à la Machine à Coudre, que Stefan et moi quitterons à regret à la fermeture (et bien convenablement bourrés, grâce au ptit verre en trop de la patronne)... bravo à l'organisation et en espérant entendre bientôt un vrai nouvel album des Nitwits !
Set-List (pour l'histoire) :
Monkey Song
Funny Face Pretty Face
New Punk
New Surf
Latin Lover
Wake Up !
Wild Cat
Slave
1'33''
Sgt Rosco
Double Face
Keiratectomie
* * *
Horny Pony
>> Réponse (le 14/04/2007 par Vince Venckman) Merci pour cette super critique Phillipe :) Je ne sais pas si tu y etait mais tu oublies de signaler la prestation .../...La suite
>> Réponse (le 14/04/2007 par Pirlouiiiit) entre temps j'ai rajoute quelques lignes (et photos) sur l'excellent set des 25 en effet !
NdPh : Ouaip, beau travail .../...La suite
>> Réponse (le 15/04/2007 par Punks not dead) hihihihihihi !!!!
c'est moi la groupie ivrogne des nitwits avec la crete !La suite
25 + soirée Psychotic (re)actions - 10 février 2006 - Machine à Coudre - Marseille Les 25 sont de retour sur scène après avoir organisé les concerts de Stanley Kubi, le Singe Blanc, etc...
En arrivant, Philippe Petit est au platines pour la soirée Psychotic (re)actions, un Dj set de sélections punk rock, garage, HC, images déviantes, cinéma bis, monsters, sexploitation... Une très bonnes entrée en matière. Spéciale léchouille .../...
Les 25 sont de retour sur scène après avoir organisé les concerts de Stanley Kubi, le Singe Blanc, etc...
En arrivant, Philippe Petit est au platines pour la soirée Psychotic (re)actions, un Dj set de sélections punk rock, garage, HC, images déviantes, cinéma bis, monsters, sexploitation… Une très bonnes entrée en matière. Spéciale léchouille pour m'avoir passé du Violent Femmes, groupe malheureusement boudé par les Djs et pourtant jouissif.
Les 25 entre sur scène. Ce trio de garage-hardcore-punk-noisy-putaincéchiantlesetiquettes très porté sur le Do It Yourself assenera un set exemplaire. Viscérale, leur zique est des plus bloquante sur scène. La voix est déformé par un micro-téléphone, hurlé parfois à distance. La rythmique plombée renforce la sensation d'oppression. Mais malgrès tout cela reste dansant, rock'n'rollement s'entend. Du noisy punk carrement efficace.
Pas resté pour la fin de soirée avec le dj set de Psychotic (re)actions, poursuivant l'errance ethylique ailleurs.
25 + Gasolheads (+ Jerry Spider Gang) - 28 septembre 2000 - Machine à Coudre - Marseille 25Vers 23h, les 25 (qui assuraient la première première partie à la place des Dirteez) ont attaqué. Il s'agit d'un trio d'ex niçois désormais marseillais que je n'avais toujours pas eu l'occasion de voir sur scène (par contre leur demo m'avait bien plu). La salle était moins fournie que la veille. Pendant une grosse demi heure ils ont enchaîné .../...
25 Vers 23h, les 25 (qui assuraient la première première partie à la place des Dirteez) ont attaqué. Il s'agit d'un trio d'ex niçois désormais marseillais que je n'avais toujours pas eu l'occasion de voir sur scène (par contre leur demo m'avait bien plu). La salle était moins fournie que la veille. Pendant une grosse demi heure ils ont enchaîné morceaux "punk" (les puristes me tueraient si je n'avais pas mis des guillemets). En fait c'est vrai qu'ils ne font pas vraiment du punk. Disons plutôt du noisy rock ? Bref ils chantent en français et anglais des textes plutôt décalés. Sur le boucher, sur le fait qu'ils ne sont pas morts, ... Ben le chanteur parle beaucoup entre les morceaux (parfois un peu trop) notamment pour introduire leurs deux (pas mauvais du tout) morceaux reggae (rock). On trouve un petit quelque chose de Sloy en effet aussi bien au niveau de l’énergie, de la musique et de l’attitude (en plus caricatural). Autre chose amusante, on a toujours l’impression que Ben va vomir quand il s'excite sur sa guitare. Quant aux deux autres, son frère à la batterie, rien a dire super efficace et le bassiste qui avait l'air un peu froid au départ (avec son pull manches longues !!!) s'est bien détendu au fur et à mesure !
GASOHEAD Ensuite se sont installés les Gasolheads que je n'avais pas vu depuis un bon petit moment. Pour olivier (chant) toujours ses lunettes noires qui le transforment en véritable bête de scène. Le public (dont une parie bien chargée !) s'est approché et à commencé à "danser". Les morceaux se sont enchaînés à une vitesse incroyable comme d'habitude. (1'30 de moyenne). Peu nombreux, mais particulièrement excités les 5 ou 6 excités du public se sont lâchés, montant sur scène, s’écroulant par terre, ne cessant de tirer Olivier, de lui passer entre les jambes, de faire des mimes (quand ce n'était que des mimes) d'un goût douteux ... les tables se sont très vite retrouvées plaquées contre les murs (avec moi derrière en l’occurrence), pas mal de verres ont valsés.. bref c’était un peu plus chaud que d'habitude. Niveau musique toujours aussi impeccable, des morceaux que l'ont retient facilement, une véritable attitude (motor)punk tout à fait naturelle. En tout cas encore une fois chapeau à tous les quatre de rester aussi imperturbable devant un tel public. Assurément un groupe à surveiller dans ce chréneau, d'ailleurs ils ne vont pas tarder à partir en tournée dans toute l’Europe, ...; à suivre.
Ensuite je suis lâchement parti ... crevé, donc la suite (c.a.d. Jerry Spider) ... voir la chronique de Mystic Punk Pinguin Réagir à cette critique