Concert de rentrée à la maison, pardon à la Machine avec deux univers qui se rencontrent, deux parcours qui se croisent malgré des chemins différents, à savoir
Nicolas Dick, figure emblématique de
Kill The Trhrill LE groupe de noise indus sans concession et
Sam Karpienia la voix des ex
Dupain, chantre d'une musique occitane moderne, poétique, politique et populaire. Et même s'ils paraissent n'avoir d'autres choses en commune hormis leur âge et le fait d'être marseillais, ils évoquent à l'oreille de votre chroniqueur une parenté
Silvermountzionesque pour des raisons fort diverses.
Nicolas Dick entre sur scène avec un bandonéon, amplifié, et diverses pédales, boutons, qu'il va triturer pendant un bon moment, distillant une ambiance hypnotiques via diverses nappes aériennes ou plus inquiétants, rappelant l'unvivers de
David Lynch. Ensuite il saisit une guitare sur ses genoux et va la "caresser" un moment, s'envolant pour revenir vers un son plus obsessionnel. On le suit sans hésiter dans ses pérégrinations musicales.
Des concerts de
Karpienia, j'en ai fait un moulon vu que j'ai bloqué depuis le début de cette formation mutagène dans ses membres (cf. les
nombreuses chroniques écrites ). A priori cela s'est stabilisé autour de
Sam (voix et mandole),
Bijan (Zarb, percus) et
Nielo (mandole). Mais cette fois, un contrebassiste avait rejoint la formation.
Bon, allons-y direct, ça a été (encore une fois) fabuleux !
Je vois mal ce que je peux rajouter de plus depuis leur concert à l'
Inter. Longs instrumentaux à la tension progressive complètement bloquants, voix habitée, la rencontre entre l'héritage méditerranée et la tension rock. Bref, à voir au plus vite.