Premier des 3 jours de la carte blanche à
Sam Karpienia, le chanteur des ex-
Dupain,
comme à la Meson titrera un journaliste joueur. Et effectivement c'est ce que l'on sent en arrivant. On connaît Sam pour son côté chaleureux et c'est vrai que
La Meson se prête bien à des rencontres à dimension humaine. Il fait (très) froid dehors, la salle se remplit petit à petit.
Le groupe débarque. Il y a donc là
Sam Karpienia, au chant et à la mandole,
Bijan Chemirani, envoûtant joueur de zarb iranien qui nous avait déjà foutu une claque lors
d'une rencontre avec Frederic Nevchehirlian et Serge Teyssot-Gay, et
Daniel Gaglione, lead mandole de
Dupain et donc aussi de
Karpienia. Sont invités ce soir
Sam de Agostini, batteur de
Dupain et aux multiples projets (dont les
Original Occitana) et
Kevin Seddiki, jeune guitariste éclectique, ami de
Bijan.
Le groupe débarque donc et la complicité est évidente avec la salle. Après un des légendaires
"Chaaaaa !" de Sam, on entre dans le vif du sujet. On se promènera ce soir entre rythmes lancinants et d'autres plus énervés, limite rock (dark métal dira Sam...).
Rencontre de sonorités méditerranéennes où on ne distingue pas les diverses origines mais qui forme un tout cohérent, avec un chant en français qui unifie le tout.
Les textes tournent autour du voyage, de la liberté, de l'ouverture à l'autre, de l'amour, de la nécessité de se bouger pour changer les choses...
Sam Karpienia est de cette race de poète, ancrée dans la tradition populaire. Des textes émouvants, compréhensibles, avec un phrasé souvent lent, des phrases hachées, un ton se rapprochant des voix gitanes et corses.
Niveau musical, on a affaire à des magiciens, mais pas de ceux à l'attitude professorale, ce soir la complicité est motrice. On se répond sans cesse, on joue, on rigole, on se plante parfois. Souvent la mandole de
Daniel Gaglione donne le ton, des rythmes hypnotiques (aaah putain cet instrumental sur
"Celle" ...), les autres l'enrichissant tour à tour. On est encore une fois subjugué par les mains de
Bijan à la chorégraphie envoûtante sur le zarb.
Sam de Agostini jouera le rôle du trublion, entraînant les autres dans un jeu instrumental.
Kevin Seddiki introduit, ou plutôt renforce, le côté rock.
Alors ce soir, on s'est régalé. Les ambiances se succèdent, que ce soit des moment où l'on demeure contemplatif, sur des chansons mystico-païennes qui célèbrent le soleil et le voyage, à d'autres où on tape des mains, entraînes par un rythme gitan, voire où l'on remue furieusement de la tête sur un morceau limite techno-rock !
Ce qui est sûr, c'est qu'une fois encore,
Sam Karpienia, nous invite dans son projet, forcement humain, généreux. Qu'il a su y intégrer des très grands, qui, comme lui, ne peuvent renier le côté organique, physique, chaleureux, de la musique. Une fois encore, on ressort de là avec une impression de sérénité, la certitude d'avoir vécu un beau moment.
www.myspace.com/samkarpienia
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