La salle est bien remplie quand je débarque à l’Espace Julien. Quelques minutes plus tard,
SAEL fait son entrée en scène.
Décontracté et tout sourire, l’artiste entonne ses tubes repris en choeur par ses fans. Sur des riddims plutôt roots, l’artiste est à l’aise. Il chante en français, un reggae conscious, message de paix qui frise parfois le ridicule sur le registre lover. Pas facile d’écrire des chansons d’amour, sans tomber dans les clichés cucul pré-ado des premiers flirts. Malgré des textes un peu léger,
SAEL fait une belle prestation et sans en faire trop révèle ses talents de chanteur. Le band ne montre pas les mêmes qualités, je ne sais pas ce qui ne tourne pas rond, mais, il y a ce petit décalage entre la basse et la batterie qui dérange.
On retrouve le même derrière.
Admiral T
Admiral T, un lion en scène. Terriblement affuté, il est lui aussi tout sourire et en pleine possession de ses moyens. Le fer de lance du dancehall antillais est de loin le chanteur le plus doué de sa génération.
Admiral chante tout en puissance à 200km/h, en même temps arpente la scène de droite à gauche, danse, cours, saute toujours avec le sourire sans le moindre signe d’effort ou de fatigue.
Il possède la scène et maîtrise le show de A à Z.
Démonstration de Zouk (tiens ce petit problème de rythmique a disparu), de salsa et retour au dancehall au cours d’un medley qui ravis le public. Généreux, visiblement heureux de partager ce moment, il invite Sael à le rejoindre pour une chanson, puis le rapper
Boss One, , du 3éme Œil, qui semble paralysé par l’énergie
Admiral T, sur scène !!
Admiral est un chanteur généreux, doué pour le fast style, en créole et en français, ce qui pour les non-initiés rend ses textes souvent incompréhensibles.