 | In&Out et Ahmad Jamal (Festival de Jazz des 5 Continents) - 27 Juillet 2006 - Palais Lonchamps - Marseille  Jeudi 27 Juillet. J'arrive au Festival de Jazz des Cinq Continents au Palais Longchamp juste à temps pour écouter le début des concerts .... et me dire que décidemment, le cadre est magnifique !! bien évidemment je ne suis pas la seule à le penser : nous sommes très (trop ?) nombreux à tenter tant bien que mal de nous étaler sur la pelouse ou dans .../...
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Jeudi 27 Juillet. J’arrive au Festival de Jazz des Cinq Continents au Palais Longchamp juste à temps pour écouter le début des concerts …. et me dire que décidemment, le cadre est magnifique !! bien évidemment je ne suis pas la seule à le penser : nous sommes très (trop ?) nombreux à tenter tant bien que mal de nous étaler sur la pelouse ou dans les allées, les plus organisés (ou âgés) ayant adopté l’option mini chaise pliante.

Ce soir, le piano est à l’honneur, avec en 1ère partie la formation locale d’In & Out menée par Cyril Benhamou. La tête d’affiche étant Ahmad Jamal, qu’on présente volontiers comme un géant sous-estimé. La définition idéale pour aiguiser ma curiosité !
In & Out attaque donc à la tombée de la nuit (décidemment, ce cadre …). À noter que cette formation marseillaise est fraîchement rentrée du Concours de Jazz de la Défense avec tout de même 2 prix !! (félicitations).

Impressionnée par ce palmarès, je tends une oreille curieuse (mais novice : le jazz n’est vraiment pas ma spécialité !!) pour tenter de capter toutes les subtilités de leurs compositions et de leur jeu. Malheureusement, en toute honnêteté, je n’arrive pas à rentrer dans leur musique … La fatigue peut-être ?!? J’en profite donc pour aller me désaltérer.
Arrive ensuite sur scène Ahmad Jamal, à priori plus connu des musiciens ou collectionneurs de vinyls que du grand public (moi la première). Il est accompagné de James Cammack à la contrebasse et Idriss Muhammad à la batterie.

Et là démarre un set qui à nouveau, je dois l’avouer, ne me fera pas vibrer émotionnellement … mais m’impressionnera grandement par la qualité et l’originalité du jeu. Ici pas d’effusion ni de débordement grossier : tout se fait dans la finesse et le minimalisme.
Bien évidemment c’est Ahmad Jamal qui mène le jeu et guide ses partenaires. D’un simple regard ou mouvement, il déclenche de savants enchaînements qui laissent une grande place aux solos (mention spéciale au contre bassiste : un « tueur aux doigts de fée» !!).

Au final je reste sur l’impression d’avoir vu une sorte de magicien. Ahmad Jamal joue à la perfection avec l’espace et le temps, faisant monter la tension pour mieux apprécier les silences, tout en subtilité et en nuances. Du grand art !
Photos Olivier Hilaire
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