Artiste :
Air Titre :
Moon Safari 10th Anniversary Edition
Style :
Pop - Rock / Electro Dix ans après sa sortie et son succès dans le monde entier, le premier album du french band Air se voit aujourd'hui réédité de manière luxueuse (un joli coffret comprenant l'album original, un cd d'inédits - live ou remix - et un dvd retraçant la triomphale tournée mondiale 1998, Eating, sleeping, waiting and playing). Ce ne sera une nouvelle pour personne : les morceaux qui composent Moon Safari sont quasiment tous des tubes (Sexy boy, Kelly watch the stars, Remember... ) ou des morceaux devenus cultes (La femme d'argent, All I Need... ) et leur son aussi spatial que légèrement kitsch ou planant n'a pas pris une ride en dix ans... Fin 2007, la dernière tournée de Jean-Benoit Dunckel et Nicolas Godin (aperçue à la Coopérative de Mai) laissait d'ailleurs une large place aux titres de leur album inaugural dans un set impeccable, maitrisé et réellement saisissant. Le dvd et le cd bonus comprenant des pistes live inclus dans l'édition 2008 de Moon safari permettent d'appréhender les progrès réalisés en anglais... et dans les prestations scéniques. On se souvient d'un concert un peu timide (mais ultra prometteur) au Transbordeur de Lyon en novembre 1998 en pleine vague french touch ; cette énorme tournée en compagnie des musiciens de Beck et d'une chanteuse à voix avait permis de marquer les esprits et de s'affirmer en jouant partout. Le petit film (signé Mike Mills) retraçant le tourbillon musical provoqué par un enthousiasmant safari sur la lune est savoureusement drôle et décalé, il permet de découvrir les prémices d'une aventure dont le point final n'est pas encore mis.
Style :
Pop - Rock 4 ans après le très beau Talkie Walkie, quelques mois après un fort bel album signé pour Charlotte Gainsbourg, l'élégant duo Godin/Dunkel prouve qu'il en a encore sous le capot : un deuxième album dans la foulée, soit environ le 7ième qu'on peut leur créditer, d'après nos calculs (et encore, sans compter le plaisant projet solo Darkel) !
Avec l'utilisation d'instruments japonais dès l'instrumentale Space Maker, la pop vaporeuse et élégante des compères prend des sons (encore) plus zen qu'auparavant : l'album est aussi planant (ou soporifique, selon les points de vue) que les autres - seule la touche orientale apporte une originalité notable par rapport aux précédents. Les détracteurs s'ennuieront donc, et les aficionados emmèneront cette Pocket Symphony partout avec eux pour rendre le monde moins moche - même un arrêt de bus par un lundi pluvieux deviendra un hâvre de paix enchanteur et scintillant au son de Photograph.
Les interventions vocales de Neil Hannon ou Jarvis Cocker sont agréables, sans être déterminantes : on retrouve aussi avec plaisir dans Once Upon a Time et dans d'autres, la voix trafiquée dans les aigüs qui signe leur style depuis leurs Premiers Symptomes et leur premier tube, Sexy Boy.
L'album comporte une sorte de slow zen et sensuel (la mal nommée One Hell of a Party), de la dark pop Airienne typique (Napalm Love ou la superbe Mer du Japon), plusieurs longs morceaux rêveurs et anxiolytiques, parfois très instrumentaux (Mayfair Song), des chansons qui vous rendent tristes et d'autres vous qui consolent (Left Bank et Lost Message, respectivement). L'avant-dernière vous propulsera dans les nuages et la dernière, dans les bras de Morphée... Les types d'Air affirment ne pas garder les meilleures chansons pour eux - c'est vrai. Ils en avaient donné plein pour l'album de Charlotte qui n'auraient pas dépareillé celui-ci. Alors rendons grâce à leur générosité et à leur(s) muse(s), parce que du coup, avec 23 courants d'Air en 6 mois, on est quand même plutôt gâtés...
(2007)
PS Post-Eurockénnes 2007 : toujours enchanteurs en live ! Signature :Philippe Page Web Conseillée : www.liveinmarseille.com
Artiste :
Charlotte Gainsbourg / Air Titre :
5'55
Style :
Pop - Rock 20 ans après avoir minaudé avec son illustre papa sur Lemon Incest, Charlotte Gainsbourg, devenue entre temps une actrice accomplie et une jolie maman, a donc souhaité revenir à la chanson. Les journalistes ont cru bon de préciser que c'était en compagnie du duo Air... C'est peu de dire que cela se remarque ! A la première écoute, on se dit même que c'est plutôt un album de Airfeaturing Charlotte. Quand bien même, ce ne serait pas déshonorant, quand on connaît la délicatesse et la classe folle de leurs mélodies vaporeuses, retrouvées dès 5'55, plus encore au décollage du vol AF60715 ou plus loin sur Little Monsters. Nous dirons donc que c'est aussi un nouvel album de Air (et tant mieux, le temps se faisait long depuis Talkie Walkie !). Charlotte y chante avec un accent inverse de celui de sa mère (donc en anglais, avec un accent français prononcé), et il apparaît parfois une parenté vocale évidente (troublante sur certains passages de Jamais). L'avantage de cet accent est qu'on comprend d'autant mieux les textes co-écrits avec Jarvis Cocker. La voix un peu fluette, chuchotante, vient se poser sur des nappes voluptueuses de piano, de batteries brossées ou de discrets beat électroniques comme sur The Operation, qui fait penser à Emilie Simon. Puis sa voix s'affirme davantage, sur la très belle Tel que tu es avec un phrasé qui rappelle celui du grand Serge, et même la mélodie se fait clairement gainsbourgienne sur The Song that we Sing ou Night-Time Intermission... L'immense et gentil fantôme visite donc avec bienveillance l'album à plusieurs reprises, sans doute aussi parce que le duo d'Air n'a jamais caché sa vénération de l'homme à la tête de chou. Mais là-encore, qui s'en plaindra ?
A signaler aussi, une chanson littéralement anesthésiante (aucune forme de stress ne pourrait survivre à une écoute de Beauty Mark), une fougueuse déclaration d'amour que chacun peut rêver pour lui (la superbe Everything I cannot See), et évidemment un air délicat pour conclure (Morning Song). La preuve est donc faite qu'en mixant dans un bol de la Charlotte, une pincée de Jarvis, un soupçon de Jane, une grosse cuillerée de Serge et une énorme bouffée d'Air, on obtient au final un bel album, d'une élégance et d'une sobriété rare, qui incite à la rêverie et au flânage horizontal.
(2006) Signature :Philippe Page Web Conseillée : www.liveinmarseille.com
Artiste :
AIR Titre :
TALKIE WALKIE
Style :
Pop - Rock Sachez-le, cet album n'est en rien original, pour un album de Air. Autrement dit, selon votre point de vue, ou c'est la même daube, ou c'est un album aussi génial que d'habitude ! Voici donc la première chronique à tiroirs de l'histoire de la LIM, un concept révolutionnaire pour vous faire gagner du temps. Ayant probablement lu ou entendu qu'Air sortait un nouvel album la semaine dernière, vous avez pu avoir environ 4 réactions différentes :
- Argh, quelle horreur, Air, cette daube intello-branchouille de parigots 'french touch'(aller directement en 1) ?
- Ca me dit quelque chose, c'est quoi ça, Air, déjà (aller en 2) ?
- Ca m'en bouge une sans toucher l'autre (comme le dit élégamment Jacques C.), je me le ferai prêter pour bricoler un dimanche, mais je veux bien savoir où ils en sont quand même (aller en 3);
- Je le veux, je pose un jour de congé, je l'achète, je le télécharge, je le grave (aller en 4 !!!)
1) Si vous avez eu la première réaction (et que vous êtes sûr de ne pas changer d'avis, comme je l'étais aussi) inutile de lire la suite de cette chronique, bonne journée d'hiver !
2) Air, c'est deux gars qui font une électro à part (la pub Air France, rappelez-vous, c'était eux). Ca se raconte pas, faut essayer, c'est un truc qui vous tombe dessus sans prévenir, personne n'est à l'abri ! Prenons un cas au hasard, le mien : on peut avoir été ulcéré par leur premier tube, "Sexy Boy", et même avoir assisté à leur concert dans une relative indifférence - aux Eurocks'02, j'étais à la buvette - et, un jour, se réveiller et tomber amoureux d'Air, acheter tous leurs albums et réserver, la bave aux lèvres, un billet pour leur concert - aux Docks, je hais cette salle mais tant pis - bien avant leur venue (le 7 mars 2004).
3) Les médias ont écrit partout que c'était leur troisième album. N'importe quoi, ne croyez pas tout ce qu'on vous dit ! Quiconque aime Air sait qu'il y a eu un galop d'essai (Premiers Symptômes, splendide), le premier officiel (Moon Safari, pas le meilleur mais sympa), une BO de film (Virgin suicides, sublime), et l'album de la consécration (10000 Hz Legend, énorme en effet). Sans même compter tous les collaborations, LP et remixes divers, avec Talkie Walkie on arrive déjà à 5 - 5 albums entiers, je ne saurais même pas lequel vous conseiller (pourquoi pas celui-là, tiens, pour commencer ?)
4) Et enfin, voilà le petit couplet pour les fans, donc : le son est toujours aussi sublime, de la première batterie à la dernière guitare, léché, planant, remède anti-déprime et anti-brouillard garanti, Air qui joue subtilement avec le tragique mais sans jamais tomber dedans, Air qui donne dans la légèreté sans jamais être frivole.
On retrouve sur l'album leurs petites bluettes charmantes ("Cherry Blossom Girl"), leurs petits airs inquiétants et leurs harmonies surprenantes (comme autant de BO de films qui restent à tourner, ou de ballets de Preljocaj qui restent à chorégraphier), et par exemple le très beau Alone In Tokyo qui accompagnait les héros de Lost In Translation, aussi beau que le film dont j'ai dit tant de bien. Cet album est, comme tous les autres, indispensable, d'ailleurs vous l'avez déjà, alors on se voit aux Docks okay ?
(2003) Signature :Philippe Page Web Conseillée : www.intairnet.org
Artiste :
AIR Titre :
TALKIE WALKIE
Style :
Rock En admirant la pochette constellée d’équations à plusieurs inconnues, l’élève médiocre en mathématiques se dit qu’il ne va rien comprendre au nouvel album du duo français Air… Talkie Walkie est pourtant un limpide album d’électro pop spatiale où Jean-Benoit Dunckel et Nicolas Godin font preuve d’une classe désormais habituelle. S’ils parodient les photos de Daft Punk en montrant leurs poings dans des gants en cuir, les deux acolytes sont toujours à fond dans un trip bien à eux où les musiques de films seventies, l’électronique, le rock planant et la pop aérienne se mélangent subtilement.
Pour habiller leurs pièces musicales habitées par des sons de claviers hallucinants, les deux pilotes du vaisseau Air ont cette fois-ci fait appel au producteur magicien des consoles Nigel Godrich, fidèle à sa réputation (Radiohead, Beck… ), et à l’arrangeur de Serge Gainsbourg, Michel Colombier, impeccable… Autre nouveauté, Jean-Benoit et Nicolas poussent même la chansonnette sur la plupart des titres, pour un résultat majestueux et mystérieux (Another day, Cherry blossom girl, Surfing on a rocket… ).
Dans un registre différent, Air vient d’écrire une suite remarquable au Space oddity de David Bowie qui avait servi de bande son aux premiers pas de l’homme sur la Lune… On a en effet la très nette impression de « surfer sur une fusée » tout en baignant dans un bonheur irréel, un peu comme si on avait été projeté dans l’espace dès les premières secondes de Talkie Walkie…
Sortie : 27 janvier 2004 (Source / Virgin) Signature :Pierre Andrieu Page Web Conseillée : www.foutraque.com
Artiste :
Air Titre :
10000 hz legend
Style :
Autres / Electro
Air nous offre un album trés enrichissant avec des sonorités différentes des albums précédents. Comme à leur habitude il nous enmènent dans des univers différents au pays du psychédélisme ! Alors grand envol aux pays des rêves avec Air un album que je conseille absolument! Signature :zep