Je ne connaissais pas Air, tout au plus "Playground Love" et "Sexy Boy" que j'appréciais. Mais comme j'adore ce festival de Fourvière, je me suis laissé tenter.
Erreur ! Après une première partie avec Craig Armstrong et son charmand groupe "Winona" (désolé pour l'orthographe) plutôt agréable quoique parfois un peu insipide, j'ai vu deux énèrgumènes tout de blanc vêtus rentrer sur scène. J'ai d'abord cru que c'était les frères Bogdanov. Mais non.
Première remarque : le son est globalement mauvais, les basses font grésiller les baffles : désagréable.
Pour résumer mon ressenti, tout cela m'a paru complètement insipide et pompeux. Je me suis ennuyé et d'après ce que j'ai pu voir autour de moi, c'était le cas de pas mal de gens, à en juger notamment par le nombre de personnes qui sont parties avant la fin (j'en suis).
Même Playground Love et Sexy Box, que j'appréciais pourtant, me sont apparus creux et sans âme.
Concernant les deux protagonistes, peut être est-ce de la timidité, mais leur économie de mots - quasiment tout le temps prononcés via leur synthétiseur vocal - , leur absence de relation avec le public laisse souffler une vague de froid dans cette belle nuit d'été.
Ne tenant plus, je suis parti avant la fin. En réalité pendant le dernier "solo final" à la guitare - absolument insupportable - où le guitariste blanc-neige joue 2 notes répétées pendant 5 minutes environ, devant un public qui navigue entre l'extase et l'ennui absolu.
Outre le froid qu'ils dégagent, je retiendrai de ce concert que Air m'ont l'air très contents d'eux-mêmes.