Chanson rock ténébreuse et fascinante. A 54 ans, Alain Bashung a décidé de rendre hommage à la musique nord-américaine qui l'a tant fait rêver. Celle de Cat Power et de Johnny Cash qui figurent en bonne place dans son panthéon personnel quelque part entre Buddy Holly, Vince Taylor ou Presley, qu¹il écoutait enfant.
Alain Bashung - 07 Avril 2007 - Six Fours les Plages – Espace Malraux Tout d'abord c'est la stupeur ! Pourquoi un concert de Bashung alors qu'il n'a rien à défendre ni a promouvoir ? Ensuite le lieu, nous voilà dans une salle des fêtes digne d'une sous-préfecture d'un .../...
Tout d’abord c’est la stupeur ! Pourquoi un concert de Bashung alors qu’il n’a rien à défendre ni a promouvoir ? Ensuite le lieu, nous voilà dans une salle des fêtes digne d’une sous-préfecture d’un département sans intérêt du centre de la France. L’arrivée des musiciens fait peur, d’un coté nous avons un guitariste aux cheveux longs habillé en moule burne, de l’autre un bassiste bedonnant, à moustache, on se croirait à un meeting d’extrême droite ou gauche où les gens parlent fort en buvant de la bière d’une manière grasse.
Puis voilà l’Homme Bashung tout de noir vêtu, les yeux cachés par des lunettes de soleil, silencieux envers le public, un seul sourire de tout le show, peu de gestes, juste un visuel basé sur le pouce, l’index et le majeur de sa main gauche. On peut le trouver distant, hautain, il n’en est rien, il vit ses chansons et quelles chansons ! Ses 2 derniers albums sont certainement ce qu’il s’est fait de mieux en français depuis 10ans. Et comme il n’a rien à vendre, il se balade dans son répertoire, divisant les concerts en 3 : des classiques (Osez Joséphine, Vertige de l’amour…) des titres méconnus mais pointus d’album oubliés (Play Blessure, Novice) et un tiers de reprises (Mody Blues, Johnny Cash, Gainsbourg, Manset…). Et puis surtout quelle voix, ce timbre lourd et profond, on imagine que même s’il chantait sa liste de courses on serait bloqué tellement il met de grâce, de magie dans tout ce qu’il touche… Il est l’apogée du rock’n’roll, on imagine qu’à la manière d’un Johnny Cash il sera encore là sur son lit de mort à chanter comme s’il fallait coûte que coûte poursuivre le combat. Et dire qu’en France la star rock c’est Johnny ! Pauvre Pays ! A la fin du concert j’ai mis prêt de 2 heures à m’en remettre, j’étais épuisé tellement j’ai vécu chaque seconde. Et bizarrement ce que je trouvais moche en début de soirée était parfait : La salle avait une acoustique parfaite, les musiciens étaient des hommes comme vous et moi, le public était des bimbos, et sur le parvis il y avait en marché au fleurs nocturne avec au loin l’air marin… Réagir à cette critique
Alain Bashung - 5 novembre 2004 - Eglise de Tourzel-Ronzières
Retour aux sources des Grands espaces
En homme de parole sachant se montrer reconnaissant, Alain Bashung était de retour dans le village de Tourzel-Ronzières (Puy-de-Dôme) pour inaugurer le .../...
En homme de parole sachant se montrer reconnaissant, Alain Bashung était de retour dans le village de Tourzel-Ronzières (Puy-de-Dôme) pour inaugurer le Moulin des Volontaires, le lieu de résidence où La Tournée des grands espaces a pris forme en août 2003. Touché par l’accueil chaleureux des habitants de ce superbe bourg, Alain Bashung en a également profité pour leur offrir un concert gratuit dans l’église du village.
Recueillement et ferveur dans l’église
Nous nous retrouvons donc dans cet édifice insolite pour assister à un concert vraiment très particulier. Pour permettre aux personnes âgées de profiter pleinement du spectacle, quelques rangées de chaises on tété disposées devant la crypte/scène éclairée par des bougies ; derrière, la foule se presse, debout et impatiente d’assister à un moment d’exception… Quand Alain Bashung fait son entrée en compagnie de sa femme Chloé Mons puis de ses musiciens (sans batteur), on pressent que cela va être une expérience incroyable. Au premier rang des personnes debout, Bashung en face à quelques mètres, l’impression délicieuse d’assister à un concert ultra privé se fait jour : Le cantique des cantiques est interprété dans sa version longue (27 minutes) par Chloé et Alain, pour nous seuls. Malgré la longueur du morceau et la fatigue dûe à l’attente immobile, ces instants se révèlent magiques. Dans un état de demi sommeil, la solennité de l’endroit et le texte de La Bible (finalement assez chaud ; ça tombe bien, Madame Bashung est habillée en tenue très légère) contribuent à donner un côté onirique à cette lecture… Un tonnerre d’applaudissements accueille la fin du morceau.
Des instants à part
Et nous ne sommes pas au bout de nos surprises, le groupe au grand complet enchaînant avec un set superbe. Comme la veille sur la grande scène de la Coopé, Bashung joue Angora tout seul. Dans ce cadre ultra intime, c’est encore plus touchant. On reconnaît aussi La nuit je mens, que l’on fredonne dévasté par l’émotion. Et cela ne semble pas devoir connaître de fin : les morceaux A perte de vue, Aucun express, Madame rêve puis Elvire en final audacieux, sont également interprétés par Bashung et son impeccable troupe (où toutefois le guitariste Yan Péchin gagnerait à être plus sobre dans sa gestuelle - souvent trop démonstrative). Le public regagne la sortie enchanté et convaincu d’avoir participé à un spectacle à part. On regrette seulement que le titre qui a donné son nom au moulin - Volontaire, signé Serge Gainsbourg -, n’ait pas été joué et… que le rêve ne se soit pas prolongé toute la nuit.
L’histoire du Moulin des Volontaires ne fait que commencer
Bashung ressort grandi de ce cadeau offert à Tourzel-Ronzières, il a prouvé qu’il savait renvoyer l’ascenseur en toute simplicité, lui qui paraît souvent inaccessible, renfermé et surprotégé par son entourage. Cette histoire est loin d’être finie, puisque Le Moulin des Volontaires va désormais voir se succéder en ses murs des artistes désireux de trouver un peu de quiétude pour répéter une tournée ou préparer un disque. Depuis cette semaine, c’est Dionysos qui est au travail à Tourzel-Ronzières pour donner un successeur à Western sous la neige… ça promet !
A consulter également : les chroniques des derniers albums de Bashung, les comptes-rendus de ses concerts à la Coopérative de Mai en septembre et octobre 2003, à Vichy et à Sédières puis à nouveau à la Coopé en 2004.
Alain Bashung + Daniel Darc + Fred - 4 novembre 2004 - La Coopérative de Mai, Clermont-Ferrand Quand on aime, on ne compte pas. Malgré le nombre important de fois (5) où il nous a été donné d'assister à des concerts de la Tournée des grands espaces d'Alain Bashung, une dernière étape ne se .../...
Quand on aime, on ne compte pas. Malgré le nombre important de fois (5) où il nous a été donné d’assister à des concerts de la Tournée des grands espaces d’Alain Bashung, une dernière étape ne se refuse pas, surtout qu’on annonce des bouleversements dans les morceaux interprétés… et Daniel Darc en première partie.
Fred, le nouveau Tété ?
Malheureusement au dernier moment, une personne mal intentionnée a jugé bon d’ajouter Fred en début de soirée… On se demande encore pourquoi : ce monsieur s’accompagnant avec sa guitare chante des textes sans intérêt sur des musiques du même acabit, vraiment aucun rapport avec les univers sombres et fascinants de Bashung et Darc. Par conscience « professionnelle », on essaye de tenir quelques morceaux mais, non, rien n’y fait, Fred produit une musique aussi plate, consensuelle et proprette que le désespérant Tété. Oui, vous savez, le brillant auteur de A la faveur de l’automne, la pire chanson de l’année…
Daniel Darc, ténébreux, émouvant et convalescent
« Bonsoir je suis Daniel Darc. » Arrivé sur scène comme un anonyme contraint de se présenter, l’ex chanteur de Taxi Girl semble être dans un mauvais jour, il a l’air perdu, désespéré et absent. Le premier concert de la nouvelle tournée (qui se terminera le 14 décembre à l’Olympia) sans le précieux Frédéric Lo à la guitare, semble le terrifier, il ne parlera que très peu, contrairement au concert mémorable des Eurockéennes de Belfort 2004… L’absence de son compagnon de route se fait cruellement sentir dans les arrangements, Alice Botté cabotine torse nu sous son blouson de cuir mais sa guitare manque de présence et de justesse, Denis Clavaizolle se perd parfois dans des sonorités un peu trop kitsch pour l’occasion, la basse et la batterie sonnent approximatives… En clair, au début rien ne va ; le son est mauvais, les lumières sont trop fortes et les spectateurs paraissent gênés par le regard terrifiant de Daniel Darc. Seul le cri du cœur (« non ! ») d’un spectateur à la fin de la chanson (Suis-je) Inutile et hors d’usage arrache un sourire timide à celui qui semble avoir envie d’en finir vite, dans tous les sens de l’expression. Puis les choses s’arrangent un peu, et le public peut donc apprécier sur scène les morceaux poignants de l’album Crèvecoeur. Daniel Darc se fait violence pour assurer une fin du concert réussie avec un touchant Psaume 23 intercalé entre d’excellentes reprises de Taxi Girl (Cherchez le garçon, N’importe quel soir et Quelqu’un comme toi). Daniel Darc semble encore convalescent…
Un Bashung, rock, dépouillé et étourdissant
Quel privilège d’assister à un nouveau concert d’Alain Bashung avec quantité d’anciens morceaux non joués sur cette tournée, des arrangements différents (Geoffrey Burton et Ad Cominoto ne sont plus là pour assurer guitare et claviers) et une mise en scène plus sobre (sans écrans, ni pyramide scénique mais avec un décor fait de rochers)… Comme d'habitude, Bashung parlera peu et se contentera de chanter ses textes uniques d’une voix toujours aussi singulière. Pendant près de deux heures, de l’immense Angora joué en solo au final magistral sur un Madame rêve plus que jamais émouvant, le mystérieux chanteur gardera son incroyable aura. Entre ces deux morceaux de bravoure, les spectateurs auront la joie de voir Bashung et ses musiciens revisiter les titres marquants des albums Roulette russe, Play blessures (J’envisage, Scènes de manager et Martine boude), Figure imposée, Novice (Pyromane et Alcaline enchaînés), Chatterton, Fantaisie militaire (très bien représenté) et L’imprudence (beaucoup moins présent cette fois-ci). Une occasion unique de constater que les titres sélectionnés tiennent encore parfaitement la route en 2004, même s’ils ont été enregistrés il y a longtemps, comme Bijou Bijou ou What’s in a bird.
Ces moments d’une beauté presque irréelle resteront sans aucun doute gravés dans les mémoires des personnes présentes ; pour notre part on se souviendra longtemps d’Aucun express (présenté ainsi : « J’ai essayé d’écrire une chanson d’amour, je dis bien essayé. »), du captivant A perte de vue, d’une version belle à chialer de L’apiculteur et de Night in white satin (une reprise magique des Moody Blues introduite par ces humbles mots : « Voilà une chanson que j’aurais vraiment aimé écrire... »), quelques perles inoubliables parmi tant d’autres jouées lors de cette soirée magique…
A consulter également : une interview de Daniel Darc, la chronique se son dernier disque, ainsi que des comptes rendus de ses concerts à Belfort et Sédières, sans oublier les chroniques des derniers albums de Bashung et de ses concerts à la Coopérative de Mai en septembre et octobre 2003, à Vichy et à Sédières en 2004.
Première remarque en ce qui concerne ce qu'il conviendrait d'appeler notre petite fête de l'Huma ... tres peu d'annonce. Quelques affiches discrètes et sombres avec un Alain Bashung de profil et beaucoup de texte dessus, laissant plus penser qu'il s'agissait d'une nouveau magazine ... Même aux abords du Parc Chanot, aucun panneaux, en dehors d'une seule banderole La Marseillaise sur les grilles de l'entrée ...
ensuite on avance, presque seul, entre les différents halls qui accueillent notamment La Foire de Marseille ... désertique ... en suivant les quelques personnes présentes on finit par tomber sur un panneau qui indique ou ont lieu les festivités ... ouf ! Je commençais a me demander si je ne m'étais pas trompe (pourtant ce n'est pas tous les jours qu'on a le droit a une affiche pareille pour seulement 10 euros ...)
A l'intérieur on est saisit par l'immensité du lieu ... on passe des stands avec des auteurs venus présenter leurs livres, des expos photos sur l'exil et la résistance, un historique des 60 ans du journal le plus a gauche de Marseille et on tombe enfin (entre les deux bars) sur la grande scène encadrée de deux écrans géants et de gradins.
Lorsque j'arrive a proximité de la scène, deux gars sont en train de chanter un reggae qui semble presque improvise ... il s'avérera qu'il s'agit des comiques Eric Collado et Antony, se succéderont ainsi d’autres comiques comme Kamel (dont j’ai trouve le personnage de marseillais un peu plus agressif et un peu moins fin que la dernière fois ou je l’avais vu), et des chanteurs (comme Carlo Visconti, Gerard Ferrer, Cochabamba). Ayant été un peu refroidi par un gars qui nous a fait un medley de Joe Dassin (il s’agissait d’une vraie fête populaire) je suis parti faire un tour …
Je suis revenu pour voir deux morceaux deQuartiers Nord qui ont toujours cette lourdeur bon enfant assumée et revendiquée … dont le fameux « Ah putain putain putain qu’il fait booooooooo » … puis un revenant en la personne de Pierre Groscolas auteur du mythique Lady Lady Lay, qu’il nous interprétera aux trois quart en playback cela va de soi et un Jo Corbeau planant a 3 kilomètres … pour une prestation qui ne donnera pas forcement envie a tout le monde d’acheter le disque entièrement dédié a l’OM qu’il nous prépare …
Puis les choses sérieuses ont vraiment commencé avec la mise en place du set des Raoul Petite dont le dernier passage a l’Espace Julien dans le cadre du Festival Avec Le Temps) m’avait laissé un souvenir impérissable.
Je ne m’étendrai pas a nouveau sur le spectacle de Raoul Petite car plus qu’un simple concert, c’est un véritable show, mais même sans l’effet de surprise, j’y ai pris autant de plaisir.
Le set est bien rôdé, mais il n’a rien perdu de sa spontanéité … chaque morceau commence par un instrumental bien péchu plus ou moins long, ce qui laisse a Karton et a ses deux acolytes féminines le temps d’aller revêtir un tenue appropriée a la chanson.
On aura donc eu le droit a l’apéritif (j’ai pu vérifier que la meilleur place était juste derrière le premier rang), aux tartes a la mousse, au slams des deux cuivres et de leur maître, la fusée sur la basse, le striptease en ombre chinoise …
deux nouveaux costumes il me semble : un avec s poussins qui lui tournent autour de la tête et l’autre de magicien avec un parapluie qui s’envole …
Sur scène (et même après au stand t-shirt) ils sont vraiment a fond du début jusqu'à la fin.
Il ne se ménagent vraiment pas et finiront immanquablement par se faire mal un jour …
cette fois Karton s’est casse la figure du haut de ses chaussures a semelles compensées royales et plus grave a failli tombe de la haut scène lorsque le retour sur lequel il s’était mis debout a bascule …
Souhaitons qu’ils ne leur arrivent rien de trop grave … Bref Raoul Petite est a voir au moins une fois dans sa vie.
Longue vie a Raoul Ier !
Mon enthousiasme fut nettement moindre pour Alain Bashung, même si c'était lui que j'étais venu voir. Apres avoir lu que des chroniques élogieuses sur Concertandco, je dois avoue que j'ai été très déçu ...
Alain est arrive seul avec sa guitare et nous a joue un morceau tout seul ... habille en noir, lunettes noirs qu'il n'enlèvera jamais. Je l'ai trouve coince, fige, aussi bien physiquement que artistiquement dans ce personnage a mi chemin entre Johnny et Gainsbourg ... plus proche du premier.
Il a ensuite été rejoint par un violoncelliste, un batteur, un bassiste et un guitariste. Cela a bien sur donne plus de corps aux morceaux, parfois même avec un touche un peu rock qui n'était pas pour me déplaire, mais je dois avoue que j'ai quand même trouve qu'ils étaient assez efficaces en dehors du guitariste qui en faisait lui au contraire un peu trop a mon goût.
De plus ne connaissant pas trop sa musique, il m'a fallu attendre 40 bonnes minutes pour enfin reconnaître un morceau : Osez Joséphine en l'occurrence. On aura ensuite le droit aux autres tubes comme Vertiges de l'amour, Ma petite entreprise ce qui m'a quand même fait vibrer un peu ...
Entre les morceaux il s'adresse très peu au public, et n'articule pas vraiment ... il se déplace juste pour aller boire un peu d'eau ou fumer une cigarette sur la fin ... et son jeu de scène se résume souvent a lever la main …
En fait il m'a donne l'impression de quelqu'un d'un peu use ... le duo avec sa compagne sur Faisons envie était plutôt touchant même si un peu indécent ..
Sa sortie fut un peu à l'image du set, très carré et un peu exagérée. Je m'attendais a un truc plus vivant ... mais peut être était ce aussi le contraste avec Raoul Petite ... (pour lui rendre justice je dois reconnaitre qu'autour de moi la pluaprt des gens paraissaient enchantés par cette prestation).