Ah un nouvel album d'Alexis HK! Alexis HK a un don certain pour raconter les histoires de vies, des histoires du quotidien mais aussi des personnages exceptionnels qui le peuplent parfois... Et puis il a cette voix grave, particulière, reconnaissable entre toutes... Il nous .../...

Ah un nouvel album d'
Alexis HK!
Alexis HK a un don certain pour raconter les histoires de vies, des histoires du quotidien mais aussi des personnages exceptionnels qui le peuplent parfois... Et puis il a cette voix grave, particulière, reconnaissable entre toutes... Il nous revient ici avec une série de titres assez différents les uns des autres.
Les affranchis, titre phare de l'album, nous plonge dans l'univers des gangsters, des mafieux, loin des petits voyoux et des voleurs à la petite semaine, nous voici ici dans le Grand Banditisme, costards et chaussures vernies s'il vous plait. ref du grand
Alexis HK comme on l'aime, classe.
Chicken manager poursuit cette voie avec un refrain au flot rappé pour parler des combats de poulets. Mais attention, pas de malentendu, c'est pas ridicule, jamais avec cet excellent parolier, c'est du subtil, du suspens... Ecoutez, vous me direz si vous ne trouvez pas dans cette histoire une allegorie de l'ascension de notre président... Avec
La fille du fossoyeur, il est fait référence à
Six feet under et aux morts souvent ridicules qui introduisent les épisodes de la série mais on retrouve aussi la tragique histoire de
Roméo et Juliette. Puis vient une espèce de rap qui nous ramène au temps des chevaliers (
Maudits Anglois), paroles trés imagées diction hachée. En fait ce morceau contient tous les éléments de l'imagerie rap (bagarres, caïd, femmes faciles) mais avec d'autres mots, situés dans une autre époque.
La deuxième partie de l'album est plus inégale.
La maison Ronchonchon, la chanson "rigolote" de l'album... enfin, la première d'une série de quelques chansons plus légères musicalement, éloignées de l'univers des premiers morceaux de l'opus. On sent bien ici les chansons qui ne sont pas d'
Alexis HK, les morceaux où il a donné sa voix, les personnes qu'il a rencontrées en chemin. Je ne serai pas étonnée d'apprendre que les premiers morceaux n'ont pas été composés à la même période que les derniers (ce qui ne parait pas impossible vue qu'entre
L'homme du moment chroniqué ici, et
Les Affranchis, 5 ans se sont écoulés). Bon, les fans de
Renan Luce pourront écouter
Thanks for the add, ils seront surement trés heureux de ce duo issue de la tournée qu'ils ont faite ensemble en 2008 (
ici ) bon... qu'est ce que je peux dire, faut aimer
Renan Luce ... c'est gentil quoi... Heureusement une petite perle pour finir :
Pardon vieux camarade :
Brassens accompagné d'un accordéon; c'est bon ces mots, c'est riche ça chatouille l'oreille et ça donne envie de s'enlacer pour valser doucement, ça sent l'Irlande et un peu la mer... Bref, un album qui finit bien!
2009 (la Famillia)