Anaïs : un retour gagnant à Marseille
Anaïs était hier soir en concert aux Docks des Sud de Marseille auxquels elle a mis le feu pendant deux heures grâce à un show irréprochable donné dans le cadre de la tournée du "Love album".
Ravis, voilà comment sont .../...
Anaïs : un retour gagnant à Marseille
Anaïs était hier soir en concert aux
Docks des Sud de Marseille auxquels elle a mis le feu pendant deux heures grâce à un show irréprochable donné dans le cadre de la tournée du
« Love album ».
Ravis, voilà comment sont repartis les curieux venus hier en nombre raisonnable applaudir
Anaïs aux Docks des Sud. La première partie, assurée par
Manu Larrouy, une sorte de
Renan Luce version « mec à la cool », a bien échauffé le public qui semblait enthousiasmé par ce duo guitare/contrebasse proposant des chansons à textes pêchues. Jolie voix, belle énergie et une petite touche d’humour : on dit banco !
La transition est toute faite et l’attente se fait sentir dans la salle.
Anaïs arrive enfin, vêtue d’une petite robe noire style Charleston, entourée de ses musiciens, les « quatre fantastiques », comme elle les nommera plus tard. La première chanson,
« Moi qui
croyais », plante le décor en abordant les thèmes habituels (célibat, amour, relations hommes femmes) avec l’ironie et le sarcasme qui sont propres à
Anaïs. Le second single,
« Premier amour » prend ensuite le relais, avant d’enflammer le public avec l’excellent duo rock
« Do I have your attention ? ».
Un constat s’impose : ce deuxième album accorde une place bien plus importante à la musique et ce, pour notre plus grand plaisir. Les morceaux s’animent en live et l’on se laisse porter par le spectacle, presque surpris de se régaler à ce point.
« Malheureux » enchaîne, et une reprise,
« Dancing with myself » des
Donna’s, met le feu aux Docks. Puis les flottants
« Elle me plaît » et
« Je voudrais partir en week-end » apaisent l’atmosphère, avant que le fameux
« Christina », proposé à une sauce plus rock et grave, ne prenne par la suite toute sa densité.
L’humour n’est pas en reste, et
Anaïs revient accoutrée d’un kilt écossais pour l’interlude
« Pendant ce temps en Écosse ». Sourires assurés. La fin du concert sera placé sous ce signe avec
« Elle sort qu’avec des blacks », « Chais pas », « Entre deux verres » et l’incontournable
« Mon cœur, mon amour » joué en rappel. Drôle, énergique et juste,
Anaïs s’éclate, échange avec le public, joue avec son équipe et ose même reprendre
Beyoncé (
Single ladies), ou encore chanter à capella la folklorique histoire de
« L’ourson en pain d’épice ».
Le public savoure le show parfaitement maitrisé. Les qualités vocales d’Anaïs, qui s’essaie brillamment à tous les genres, et le talent de ses musiciens sont indéniables. La chanteuse ne se contente pas de faire rire, elle va plus loin qu’auparavant et sait nous toucher et nous séduire. Hier, le « love album » a conquis tout le monde, quelque part entre musique, humour, finesse et simplicité.
Réagir à cette critique