One-woman-song-show déchaînée. Elle auto-sample sa voix, ses riffs, jongle avec sa guitare, son harmonica, son kazoo et multiplie les personnages qu'elle interprète. Elle multiplie aussi les styles passant à l'aise du ragga, au blues, au hip-hop à la caricature de la chanteuse québécoise.
Anaïs + Zita Swoon (Festival Chorus 20 ans) - 2 Avril 2008 - Magic mirror - Paris Mise en place sympa de la scène au centre du chapiteau pour accueillir Zita swoon. Groupe belge de 8 musiciens et choristes, un mix de plusieurs tendances musicales. A la fois jazzy, groovy, folk, .../...
Mise en place sympa de la scène au centre du chapiteau pour accueillir Zita swoon. Groupe belge de 8 musiciens et choristes, un mix de plusieurs tendances musicales. A la fois jazzy, groovy, folk, rock, j'ai du mal à me laisser emporter.
On passe à Anaïs et son nouveau spectacle qu’elle joue ici en exclusivité : The Amber story, pièce expérimentale pop, rock et r&b.
Le pitch distribué en salle : Grâce à son show, cheap mais efficace, Anaïs est devenue une star mondiale de la pop en France en un temps record. Mais rattrapée par le succès, la chanteuse a ensuite vécue une longue période sombre, alcool, drogue, sex, exil à LA, dont on a cru qu’elle ne s’échapperait jamais.
Mais c’est une Anaïs apaisée qui remonte aujourd’hui sur scène, clean and sober, délivrée de ses démons, pour nous présenter « The Amber story », une histoire inspirée de ses 2 années vécues à Palm Springs…
Et elle n’est plus seule, elle est entourée pour l’occasion de 2 musiciens complices, fidèles de la 1ère heure, qu’elle a rencontré il y a 2 jours dans un bar.
Note : dans un souci de vraisemblance, le spectacle est entièrement en langue anglaise américaine de la côté ouest, néanmoins, une traduction en langage international vous est proposée….
Fin de citation. Donc vous l’aurez compris, tout est neuf, coupe de cheveux à la garçonne et mini jupe écossaise, spectacle inédit, en anglais avec sur fond d’écran un langage des signes un peu à l’italienne….. Du coup, c’est quand même plutôt difficile à suivre sur l’ensemble du concert mais ça reste dans l’esprit c’est sur. Que des chansons nouvelles avec un intrus : My love, my honney !!
Assez agréable de la voir accompagnée de Christophe et du beau Abel (ok je suis fan de ses baguettes). Mais le rappel du cheap show alone de la fin a aussi été apprécié, ainsi que Carla bourrée attendue et demandée. Réagir à cette critique
J’y vais j’y vais pas … j’hésite … et puis comme Svet ne l’a jamais encore vu (alors que je lui en parle depuis 3 ans) et que c’est vraiment la dernière représentation du Cheap Show (elle nous avait dit dans l’interview de l’année dernière qu’il devait s’arrêter en décembre 2005) et que je ne l’ai finalement vue que 6 fois depuis qu’elle tourne seule (et u près de 20 fois au sein de Opossum), nous y sommes retournés.
En arrivant là bas beaucoup de monde devant l’entrée alors qu’il est à peine 20h. Nous arrivons tôt aussi car depuis qu’elle passe à la télé et tout (et sachant que le concert est complet depuis plus d’un mois), je crains qu’il ne soit plus difficile que d’habitude d’accéder aux premiers rangs, et puis je n’ai pas envie de rater le fameux Cap’tain Carnasse et sa momie qui comme lors des récents concerts à l’Olympia ouvre pour leur ancienne camarade de jeu.
Un peu après que nous nous soyons approché de la scène avec moins de difficultés que prévu, mais en me prenant quelques réflexions du genre vous êtes grand vous devriez aller derrière (je me suis retenu de ne pas faire mon vieux con à leur dire que si elles n'avaient pas attendu de découvrir Anaïs par la télé elles auraient pu la voir plus tôt, plus souvent et sans avoir un grand dadais devant elle ; mais ce n'est même pas sûr car avec un peu de malchance j'aurais été justement devant elles), Dominique Viger aka Cap’tain Carnasse fait son apparition du fond de la scène en traînant sa Momie jusqu’à la batterie.
Le décalage entre le fond et la forme est assez amusant … car sous des apparences de burlesque avec sa fraise et son costume d’époque le Cap’tain Carnasse n’en reste pas moins un gros tordu. Pillant sans vergogne dans le répertoire de Homosuperior il nous conte ses histoires macabres avec un sourire (ensanglanté révélant des dents gâtées) qui laisserait croire qu’il s’agit de chansons amusante.
Le public réagit super bien ; autour de moi les gens n’arrêtent pas de répéter « c’est énorme ! » et rient à la moindre des blagues de Carnasse ou des interventions de la Momie. Celle là est toujours aussi bonne. Quasiment immobile, et s’écroulant souvent sur sa batterie, elle se réveille de temps en temps pour agiter une araignée en plastique, gémir au bon moment, souffler dans un tortillon …
Tout passe même les paroles du sublime « Le soleil est bel » (voir vidéo ci-dessous) ou dans je ne sais plus quelle chanson où il raconte que petit il aimait « renifler le cul de son petit frère mais qu’il ne peut plus car celui-ci est six pieds sous terre ». Ce spectacle est en évolution constante et cette fois ci alors qu’il annonçait l’arrivée d’un invité surprise (et que tout le monde s’attendait à voir arriver Anaïs comme lors de son récent concert à la Friche avec Oshen) j’ai en effet eu la surprise de découvrir le fantôme de Georges Brassens …
Celui-ci nous a chanté avec son accent sétois un morceau, et est resté pour la fin du set au côté des deux autres, donnant un côté complètement irréel au plateau. Imaginez, vous arrivez en retard, vous êtes venus voir la chanteuse qui passe tout le temps à la télé et vous percevez sur scène un géant contrebassé avec un fraise autour du coup, une momie molle qui joue de la batterie et Brassens réincarné … bref un régal pour le public … et un projet à creuser encore un peu pour qu’il tienne sur la longueur.
Après une courte pause nécessaire à l’évacuation de la momie, de sa batterie et de la contrebasse et la mise en place de la pédale d’Anaïs, sa guitare et son tabouret avec miel, bouteille d’eau et œuf musical, la star est arrivée, accompagnée des cris hystériques d’une salle en délire (Patriiiiiiiiiiii … pardon Anaïiiiiiiiiiiiis !). Je m’attendais à une Anaïs survoltée et rentrant à fond dans le jeu de son public et je trouve une Anaïs zen et détendue, presque gênée de déclencher une telle réaction.
Jean baskets t-shirt blanc … elle attaque après avoir dit son plaisir de finir par Le Moulin à Marseille où elle a l’impression de ne pas être venue depuis longtemps. Impossible de me souvenir par quoi elle a commencé ni dans quel ordre elle a joué les morceaux ; mais tout le cheap show y passera. Une nouvelle fois, seule avec sa guitare, ses autosamples en directe et son kazoo elle mettra tout le public dans sa poche, impressionnante dans ses imitations et ses accents (écossais, américain, canadien, …), à la fois touchante, amusante et toujours un peu surprenante.
Comme lors du concert en faveur du Liban elle tentera une version en anglais de Mon Cœur Mon Amour (« une chanson écrite il y a 2 ou 3 ans, qui a eu pas mal de succès et dont vous avez peut être marre ? » - « Nooooooooooooooooon ! »), mais sera obligée de vite repasser en français face à un public qui commençait même un peu à siffler de ne pas entendre la copie conforme de leur chanson préférée.
Ca aussi c’était impressionnant ; voir à quel point les gens connaissent le disque par cœur, dans les moindre répliques ou intonations. Quelques intermèdes seront un peu plus longs comme le Pendant ce temps là sur MTV, un petit nouveau avec Pendant ce temps là au Pérou où viennent s’entrechoquer la flûte traditionnelle, les White Stripes, Shakira et d’autres … ça m’a rappeler les fins de concerts reprises où avec Opossum elle osait déjà de tels mélanges aussi improbables que réussis … mélanges que l’on retrouve maintenant avec les DJ qui font du bootleg, mais sans le côté live …
Niveau surprise pas grand-chose pour le public (en dehors du morceau inédit qu’elle avait déjà fait à la Friche), par contre pour elle deux petites avec l’apparition de son staff technique en kilt lorsqu’elle se retourne pour présenter ses musiciens virtuels après Pendant ce temps là en Ecosse, ou lorsque la Momie fait son apparition sur Rap Collectif … lui faisant d’ailleurs un peu perdre le fil … Tiens ça me fait penser qu’à ce moment là elle a commencé à nous ressortir sa petite voix genre série américaine doublée comme elle le fait sur les intermèdes du seul vrai disque d’Opossum : Excusez moi je voulais te demander
Le rappel commencera par la traditionnelle Carla Bourée que je trouve encore plus drôle depuis que j’ai enfin entendu l’originale. De longs remerciements pour Le Moulin, son équipe technique, son tourneur, son manager, … un petit mot sur Opossum … Pas d’invitation au public à sortir un peu plus et à aller dans les petites salles de Marseille … tant pis, mais de toute façon je ne suis pas sûr que cela aurait eu un réel impact.
Autre petit regret, j’aurais bien aimé la voir chanter la reprise de Mélanie (Look what they’ve done to my song) mais ce ne sera pas pour cette fois ; par contre j’ai encore passé une très bonne soirée (et Svet a adoré même sans comprendre parfaitement touts les jeux de mots). Ce n’était pas forcement son meilleur concert, mais une fois de plus, même fatiguée par une tournée marathon qui l’aura emmené sur tous les plateaux télés, dans toutes les villes de France, et fait d’elle en moins de trois ans la superstar que vous connaissez tous, elle était naturelle et sincère dans sa relation avec le public.
Laissons la souffler un peu et promis dans quelques mois on essaiera de donner une suite aux deux premières interviews qu’on avait fait avec elle lorsqu’elle était encore totalement inconnue et lorsqu’elle a commencé à être connue. Le lendemain Svet chantait La plus belle chose au monde et moi j’avais ressorti mes minidisc d’Opossum qui n’ont pas pris une ride … et je me suis même pris à penser que ce serait peut être une bonne idée qu’ils ressortent quelque chose d’officiel car tout ce qui fait le succès de Anaïs était déjà là (les textes sont d’elle) et il y avait en plus la patate et la bonne humeur d’un groupe qui s’éclate sur scène !
Oui redonnez vie à des chansons comme Le Moustique, Japanese Tourist, Pizza, Go West … en plus comme ça, ça lui laisserait tout le temps pour souffler, préparer son prochain album et répondre à la prochaine interview Liveinmarseille. Dernier petit mot aux lecteurs qui auraient continuer à lire jusqu’ici … soyez curieux, essayer de sortir un peu dans les petites salles de concerts voir des artistes, sans forcement attendre d’en avoir entendu parlé à la télé ou à la radio ! Vous soutiendrez ainsi les artistes et le processus créatif là où il commence vraiment ! Tous les artistes (même les plus grands comme Anaïs ce soir commencent dans les petits lieux et galèrent !)
>> Réponse (le 27/12/2006 par Adeline) Le Moulin - Marseille - 29 novembre 2006 Vraiment le concert à ne pas manquer ! Cette fin de tournée aura été surprenante par les nouveautés apportées au Cheap .../...La suite
Bien belle initiative ce soir, organisée par un collectif formé pendant l'été et manifestation placée fort intelligemment (pour éviter tout blabla sur une possible dérive communautaire ou politique) sous l'égide de l'indiscutable ONG Handicap International. Le cabaret Aléatoire est donc investi par une dizaine d'artistes et de groupes différents, qui vont se succéder à un rythme soutenu grâce à une organisation apparemment très rigoureuse. Entre chaque concert des DJ's et DJ'ettes assureront l'intérim.
Ce n'est pas complètement plein quand j'arrive pour Nawal, chanteuse orientale agréable, dont la voix a des accents aussi bien africains qu'orientaux. Elle chante de tristes complaintes, accompagnée un moment d'un banjo et d'une guitare. C'est vraiment très beau même si je suis déconcentré car je me bats avec les réglages de mon appareil photo. Elle finit par une chanson très entraînante sur un rythme des Iles, le public reprenant avec plaisir ses refrains.
Bains Douches & guests : c'est bête mais je crois que j'ai préféré les guests... Deux jeunes filles aux voix superbes et presque bouleversantes, qui chantent 2 ou 3 chansons tristes de musique séfarade, dont une a capella. Les Bains Douches eux, sont un duo de DJ/musiciens, qui alternent les instruments (guitare, saxo droit). Ils pratiquent un trip hop orientalisant, pas mal, avec de grosses basses. En fait, au début, j'ai un peu pensé à Massive Attack et puis à la fin, je me suis un peu ennuyé.
Anita & Trio Fernandez : comme son nom le laisse à supposer, un trio de flamenco espagnol accompagné d'une danseuse fort gironde et sympathique. petite ambiance arabo-andalouse pas désagréable - ils ne sont pas manchots à la guitare ! La Dame fait des arabesques, claque des talons et l'ambiance se fait un peu gipsy. Fort plaisant mais un peu contrariant : tout le monde étant assis, impossible d'esquisser un pas de danse...
Mais voici Musard, un de ces petits groupes classes que LiveinMarseille.com suit à la trace, des fois qu'ils exploseraient sans prévenir (ça a bien marché pour Anaïs entre autres !). La toujours délicieuse Candice et ses musiciens de chic et de choc, après avoir réglé divers problèmes de son, commencent par une nouvelle chanson (enfin il me semble). Puis ils mettent une belle ambiance dès lors qu'un type bien avisé aura fait lever toute la salle. Ouf ! On est quand même mieux pour écouter Wladimir (chanson dansante slave), Dehors et d'autres, avec ces trois voix mutines qui s'accordent à merveille sur un swing manouche de qualité (violon impeccable et sautillant).
Une chanson très appropriée dans un concert de solidarité, qui doit s'appeler Pourquoi te tues-tu et traite de nos petits égoïsmes face aux misères de la planète. Première frustration puisque c'est le premier groupe que je connais : horriblement trop court (pas même cette Mademoiselle que j'adore !) mais il faut bien laisser de la place aux autres ! Rendez-vous est pris avec plaisir au Balthazar début octobre, pour un concert dont nous n'avons vu que la bande-annonce ce soir...
(Suite à une divergence de vue avec un quelconque abruti d'Universal, pas de (mes) photos d'Anaïs ici, mais celles de Pirlouiiiit prises lors du Cheap "final" Show au Moulin, deux mois plus tard)
Petit message intermédiaire des organisateurs (en l'occurence deux organisatrices) qui remercient les sponsors (si l'on peut dire) et nous demandent d'accueillir la première qui a dit 'oui' pour chanter ici ce soir : Anaïs ! Voici l'arrivée triomphale de celle qui connaît la gloire suite à son Cheap Show enregistré au Poste à Galène début 2005 (concert chroniqué ce jour-là par votre serviteur par ici avec moult photos de Pirlouiiiit, vous voyez bien qu'on est sur le coup à LiveinMarseille !!).
Elle attaque par une reprise d'elle-même en anglais : My love, my honey qui semble déconcerter son nouveau public quelques instants (Ahaaa ! mais si chuis bête c'est 'mon amour mon coeur' ! entendu à ma droite). En tout cas c'est bien traduit, on comprend tout et ça sonne comme l'original. Vient ensuite l'inévitable Lynda Molay, hilarante caricature et sa La Vie c'pas du foie gras.
Bien évidemment Anaïs c'est d'abord et avant tout une intarissable source de déconnade. Elle convoque ainsi un Pharell Williams virtuel (elle fera aussi une imitation fort réussie de Camille), avant finalement une vraie invitée : sa copine "mystère" (O---N pour les intimes), avec qui elle interprête, forcément, une chanson sur les blondes. Deux grandes copines qui finissent par s'agonir d'injures parce qu'elles ont partagé un même ex, un succès. Et puis la chanson sur l'Ecosse (un orchestre celtique réalisé entièrement à la bouche et à la boucle),désormais archi-maîtrisée : elle présentera même ses musiciens qui feront chacun leur petit solo - excellent !
Mais elle aussi a très peu de temps (et notamment pas celui de nous raconter La plus belle chose du Monde) : voilà déjà une dernière chanson, reprise en coeur par le public aux refrains : Elle sort qu'avec des blacks. Avec un brin d'amusement, je me rappelle d'un truc : il y a deux ans jour pour jour, à la fête du Plateau, elle chantait ceci Place du Chien saucisse (avec Lafore, Boudin et d'autres) devant un public de fêtards peu attentifs, et maintenant elle est tête d'affiche et a même ouvert leS Eurockéennes 2006 sur la grande scène !! Quel parcours... c'est fou ce que la télé peut faire !
La pause sera l'occasion de sympathiser avec le fort agréable Cap'taine Carnasse (que j'ai reconnu même sans sa Mummy, son tricorne et son sang sur la gueule), alias DoM (cerveau malade géniteur d'homosuperior, Cockring etc) et accessoirement bon copain d'Anaïs avec qui il devrait jouer prochainement, officier anglais qui nous a fait l'honneur d'un interview tout récemment et devrait tout casser au Moulin la semaine prochaine dans son Maxi Monster Show.
Quoi qu'il en soit la soirée n'est pas terminée loin de là : je prends la décision de rester pour voir mes favoris, Vibrion (eux aussi suivis avec ténacité dans l'attente d'un succès mérité, et pas revus depuis Marsatac 2005) plutôt que de courir à la Machine à Coudre voir des poseurs crétins faire du punk-rock. Grand bien m'en a pris, je suis chopé aux tripes d'entrée : violoncelle + voix = Dans la cage et son boum-boum énorme, dont je sens le vent sortir des baffles - frissons garantis !
Frédéric N le chanteur arbore un look moins sage que d'habitude : barbe et casquette, un vrai bad boy, mais toujours le même flow, largement aussi classieux que celui d'un Grand corps Malade et sur des textes plus abstraits et plus dérangeants. Fabuleuse et envoûtante La Mer sait décliner les bleus, sublime et technoïde Kadish (et cette impression si rare en concert et que j'adore : 'Vibrion ne joue que pour moi').
Inexplicablement Eric C ne dira pas le texte J'ai 8 ans qui traite pourtant de guerre et d'enfants qui en souffrent, ni Gorge Bouche qui l'aurait bien fait aussi mais, comme l'annonce vibrion, on sait bien pourquoi on est là alors autant utiliser le potentiel musical à fond : la très classieuse Ce mec s'effrite c'est sûr sera la dernière pour ce soir... Bref on aura compris que je suis un fan total (et peut-être même déraisonnable) de ce groupe mais rassurez-vous, ils ne me donnent pas d'argent.
Désolé pour les historiques reggaemen des Raspigaous mais je m'envole ensuite sur mon fidèle destrier (miraculeusement intact) pour d'autres aventures, en félicitant encore une fois les organisateurs pour cette bien belle soirée. Et pour finir : Handicap International organise une pyramide de chaussures le samedi 30.09.2006, pour dire non aux bombes à sous-munitions - à Marseille ça se passera sur le Cours Julien de 10 h à 19 h. En attendant, une dernière pour photo pour le plaisir ?
En bonus, quelques vidéos souvenirs (qualité appareil photo) par ici
Post Scriptum : la soirée a rassemblé 60 bénévoles, 600 personnes, 9 groupes... et environ 12 000 € de dons pour Handicap International !! Succès musical, mais aussi "commercial" donc, pour cette initiative généreuse ! Encore bravo !!
Jamait + Anais + Les cowboys fringants - 13 juillet 2006 - Festival de Poupet Un concert excellent ! Première partie avec Jamait, qui tout doucement avec ses textes fait monter la pression. Anais ensuite, une "folle" qui s'amuse a fond avec sa pédale. A recommander à toute .../...
Un concert excellent ! Première partie avec Jamait, qui tout doucement avec ses textes fait monter la pression. Anais ensuite, une "folle" qui s'amuse a fond avec sa pédale. A recommander à toute personne dépréssive. Enfin finition avec les Cowboys Fringants qui mettent réellement le feu. Enfin un groupe qui nous parle d'autre chose que leurs amours gachés et qui s'investit dans la politique de son pays. Réagir à cette critique
Après une longue attente des navettes fantômes à la gare de Belfort et une petite queue pour la pose du bracelet VIP (je suis trop VIPIIIIIIII), le festival commence par la création de VENUS...
Cette année, les Eurock ont multiplié les créas alléchantes : Venus, Dionysos, The Sunday Drivers et Teitur jouent avec un orchestre, Camille rencontre les japonais Pascals et Sébastien Martel a invité pleins d’amis. Grand fan du premier album des Belges (Pop Song est la chanson la plus joyeuse au monde), amateur du deuxième album, j’avoue avoir eu du mal avec leur récent "Red Room", trop électrique à mon goût. Malgré un horaire un peu pourri (jamais facile de faire l’ouverture), le résultat est pas mal. Malheureusement l’orchestre accompagnant le groupe n’est pas très bien intégré aux nouvelles compos et n’est pas très audible. Le groupe est du coup écrasé par une bouillie sonore pas géniale.
Je m’en vais donc voir ANAIS qui ouvre la grande scène, armée de sa seule guitare acoustique. J’avais découvert la miss il y a quelques mois, quand elle écumait encore les petites salles de Marseille. La voir sur une scène qui fait 4 fois la salle où elle jouait la dernière fois, ça fait bizarre... Reste que malgré un tube qu’adorent les ados (en témoigne ses passages à Taratata et Europe 2), Anaïs a su garder une crédibilité rock (cf. ses passages chez Lenoir, aux Inrocks et aux Eurocks). Malgré le soleil de plomb, quelques hésitations dues a une certaine appréhension, le résultat est plutôt pas mal, même si on peut regretter que son one-woman song commence à s’user... Rien n’ayant changé en 18 mois (c’est un peu le problème quand on commence par sortir un live).
Peu fan de SEUN KUTI (avec Damian Marley c’est décidément la soirée « fils de » sous le chapiteau, ne manquait que David Hallyday et Carlos), on va se placer pour les chevelus MALAJUBE à la plage. C’est l’un des nombreux groupes québécois invité par le festival. Effet post-Arcade Fire ? Armé d’un petit tube ("Le Métronome") le groupe nous fait profiter de sa fraîcheur. Ca se prend pas trop la tête, ça bouge bien, ça ne révolutionnera pas l'histoire de la musique, mais tout le monde est content et passe un très bon moment.
S’en suit une petite période de battement (je ne suis pas un grand fan des Deftones) où le soleil se contente de me taper sur la figure. Pendant que pour commémorer la défaite de l’Argentine, Diego Maradona, pardon Chico Moreno s’échoue sur scène, je vais voir FANCY au Soundsystem. L’un de leur titre (Seventeen) avait attiré mon attention il y a quelques temps. Malheureusement le set est un peu trop brouillon et caricatural pour être vraiment intéressant, la voix suraiguë du chanteur devenant très vite aussi crispante qu’un crissement d’ongle sur un tableau noir.
Heureusement sous le chapiteau arrive les très attendus ARCTIC MONKEYS. Avant même que le concert n’ait commencé, de grands mouvements de foule parcourent la fosse. Ca promet. Et effectivement la révélation rock indé 2006 tiendra toutes ses promesses, contrairement aux décevants Bloc Party de l’an dernier. Si Arctic Monkeys reste un groupe ingliche, les chansons sont bonnes, biens rythmées, le son est nickel, la foule est heureuse et ça pogote comme c’est pas permis. Ca pogote tellement que j’en perd ma sacoche.
Fuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuck ! Adieu papiers, argent, billets de train, téléphone. Je passe dont les 3 chansons suivantes tête courbée, risquant ma vie en vain pour retrouver quelque chose (mais je vous conseille de faire l’expérience…(c’est fou les milliers de trucs qu’on peut trouver dans la boue d’une fosse). Un peu frustré de ma situation d’asocial (pas de portable = pas d’amis) et désargenté je décide quand même de profiter de la fin de l’excellent set qui se déroule devant moi. J’ai rarement vu le public des Eurocks aussi tonique. Ca fait du bien et ça promet aux p’tits jeunes une aussi belle carrière qu’aux Franz Ferdinand.
Je me mets à la recherche désespérée de mes divers trésors perdus dans un chapiteau désert et au final je retrouve un vieux permis, ma carte du Genepi et ma carte bleue boueuse et qui à l’air d’avoir été piétinée par un troupeau de 500 buffles (c’est le cas). Je me rends ensuite vers DIONYSOS, l’âme pas très heureuse. Le groupe qui va, écumer cet été TOUS les festivals de l’hexagone (à l’exception de la foire au boudin de Montlac-sur-Bouveu et de Rock en Seine, mais ça ça compte pas, vu que c’est pas un festival français) joue ici dans une configuration originale avec la Synfonietta de Belfort. J’arrive juste après une grosse coupure de son, pile pour la reprise. Des trois créas que j’ai vu, ce sont eux qui arrivent le mieux à intégrer l’orchestre. Ils parviennent également à se départir du piège orchestre = plus mou et plus chiant. Le résultat arrive à me faire retrouver le sourire et Mathias Ribéry, n’économise pas son énergie nous gratifiant de son traditionnel slam. Usant et euphorisant.
Devant renoncer aux japonais fadas de POLYSICS (sauf les deux premiers titres) pour rechercher mes papiers (en vain), je m’installe ensuite tranquillement pour attendre les STROKES. J’aurais du m’endormir tout de suite, c’eut été mieux. Au lieu de ça j’aurais droit à un concert aussi excitant qu’une bière froide, servi par un groupe moins charismatique qu’un banc de poulpes. Le concert enchaîne les titres connus sans trop de surprises. On baille. Pourtant après leur premier album, le combo pouvait prétendre à un autre destin que de devenir de simples vendeurs de Converse.
(Ma camarade, peu excitée par la prestance - proche de celle d’une endive de Julian Casablancas - s’en va retrouver son coup de foudre des Victoires de la Musique 2006 au Sound system, : l’homme à la tête de Jex CAMILLE BAZBAZ , celui-ci étant accompagné, du guère mieux coiffé WINSTON MACANUFF. Décidément ce soir, elle n’était plus la seule personne en marge de l’art capillaire sur cette planéte. Son horreur du reggae, ne l’a pas empechée de tripper à mort, le mélange orgue hammond-voix rocailleuse du dandy jamaïcain fait merveille. Résultat elle s’est chopée un bon torticolis à force de dodeliner de la tête pendant une bonne petite demi-heure. Pour finir, Bazbaz, plus défoncé encore que d’habitude lance « vous voyez pas qu’on est tous frères et sœurs, bordel de merde », et ça boucle le set. Une excellente surprise.)
Je me rend ensuite à la Loggia pour voir le rappeur toulousain NONSTOP. Avec son Road Movie en béquille, celui ci a signé l’un des meilleurs albums de ces derniers mois. Se faisant accompagné d’un véritable groupe, il nous lâche rapidement ses principaux tubes ("Devant ma nuque" et "Idiot cherche village") d’un ton particulièrement virulent et entraînant. Il en veut, ça marche et ça arrive même à me sortir de ma torpeur post-Strokienne (« j’aurais pas du choisir mes amis avec un annuaire et des fléchettes »). Hélas, hélas, je décide de le quitter précipitamment pour aller voir l’événement du week-end : le retour de DAFT PUNK sur une scène française, 8 ans après.
Et l’attente aura été proportionnelle au concert. Du haut de leur pyramide, les deux robots assez statiques (ce qui ne les empêche pas d’être toujours plus dynamiques que les Strokes) mettent le feu au Malsaucy mixant leurs trois albums et faisant danser tout le public. Il fallait être aigri ou détester l’électro pour ne pas apprécier le show agrémenté de quelques beaux effets visuels. Malgré quelques passages à vide, l’ensemble est excellent et c’est heureux que l’on s’en retourne au camping.
Malheureusement, une longue marche et ¾ d’heures de recherches intensives d’une petite tente bleue vous font oublier vos moments d’extase. Pas de portable, pas de papier, pas de billet, The Strokes et j’ai oublié ma Biafine. Fuck. Plus que les deux dernières plaies d’Egypte et le malheur était total. Heureusement qu’il y avait ces – excellents - concerts.