En 2005 Anaïs avait surpris tout le monde avec son Cheap Show (enfin tout le monde, sauf ceux qui suivaient Opossum depuis 2000 où ceux qui avaient vu ses premiers concerts en solo dès 2003). Après son succès qui dépassa tout ce qu'on aurait pu lui souhaiter, il y a eu le .../...

En 2005
Anaïs avait surpris tout le monde avec son
Cheap Show (enfin tout le monde, sauf ceux qui suivaient
Opossum depuis 2000 où ceux qui avaient vu ses premiers concerts en solo
dès 2003). Après son succès qui dépassa tout ce qu'on aurait pu lui souhaiter, il y a eu le
deuxième album, forcément décevant, même s'il comportait quelques morceaux sympathiques. Avec ce troisième album
Anaïs semble avoir retrouvé son souffle. Comme libérée de toute pression,
Anaïs est revenue à ses premières amours (du temps où elle animait l'émission
Comme le parfum sur
Radio Zinzine) : le music hall. Ainsi ce disque compte 12 reprises de chansons qui ont connu leur heure de gloires interprétées par
Edith Piaf,
Eliane Embrun,
Marie Dubas,
Rina Ketty,
Lily Fayol et autres noms qui ne diront pas grand choses aux fans d'
Anaïs, mais auxquelles elle rend hommage avec brio ! Que les reprises soient proches des originales, plus rock, country, voire électro, elles restent homogènes et s'écoutent avec plaisir. Très vite, on fredonnera les titres les plus dynamiques comme
Je n'embrasse pas les garçons ou
Si j'étais une cigarette (avec son final à la
Blur), au passage on sera évidemment sidéré par les textes de certains morceaux comme ce
Tango stupéfiant, on sera amusé par le très
Bourvil l'Anisette, et on notera sur un titre la voix du chanteur de
Blood Arm (avec qui elle avait déjà fait un
chouette duo) ou cette étonnante adaptation (en français) de
Tina Turner. On a une nouvelle fois la confirmation qu'
Anaïs peut absolument tout chanter et, pour notre plus grand plaisir, c'est ce qu'elle continue à faire au lieu de se spécialiser dans un registre particulier (elle aurait sans doute pu faire un disque comme
Selah Sue par exemple). Finalement le seul bémol de ce disque sincère est la première piste. En effet si les quelques intermèdes caractéristiques comme le début de
Merci mon ami ou les pleurs de bébé sur
En douce sont de petits clins d'œils sympathiques, en revanche l'intro (trop longue et pas assez drôle) aurait été beaucoup plus à sa place en chanson cachée. En tout cas Anaïs est de retour, et ça fait plaisir !
5 mars 2012 (
anaisinyourface.com - Polydor – Universal Music)