Suivez nous :facebooktwitterflux concerts
Accueil > Rechercher un artiste en concert > vos critiques d'albums pour Anna Calvi
Lundi 27 juin 2016 : 10738 concerts, 23972 critiques de concert, 5103 critiques de CD.

Anna Calvi, vos critiques d'albums


pour Anna Calvi en concert

Anna Calvi Pop - Rock


La jeune anglaise Anna Calvi écrit des morceaux pop rock blues dans la lignée de la grande PJ Harvey, de la mythique Patti Smith et des BO des films de David Lynch, mais sans les plagier... A découvrir sans plus attendre ! Nouvel album, One Breath en octobre 2013 sur le fameux label Domino (The Kills, Franz Ferdinand, Arctic Monkeys... ). A consulter, une interview d'Anna Calvi à propos de cet album... De retour avec des concerts en 2013/2014 !
Plus d'info


Rechercher une critique      Exprimez-vous !  
Artiste : Anna Calvi  Titre : Strange Weather (EP)
Style : Pop - Rock
Anna Calvi - Strange Weather (EP)Comme certains envoient régulièrement des "cartes postales" médiatiques pour nous rappeler contre qui nous avons voté en 2012 (...et nous remonter un peu le moral), Anna Calvi poste régulièrement entre deux chefs d'oeuvre forcément trop éloignés, des "cartes postales" sonores pour nous rappeler qu'elle reste notre Reine de Coeur (...et nous remonter un peu le moral). Cette fois-ci, c'est pour s'essayer à un album de reprises agréablement surprenant, et d'abord par le choix des titres : chansons trop connues, s'abstenir ! Elle commence ainsi par reprendre l'étonnante Papi Pacify de FKA Twigs, jeune soulwoman sous influence trip-hop atonal, et concitoyenne anglaise de sa génération, encore peu connue et à qui elle passe donc gracieusement l'échelle.
Bien sûr, sa patte voix-guitare est tellement puissante qu'elle semble faire instantanément de chaque chanson une de ses propres compositions, sur celle-ci et de façon plus flagrante encore, sur le pont d'arpèges éblouissant placé au milieu de I'm the man that will find you (de l'assez hermétique Connan Mockasin). Ceci étant posé, comment honorer la mythique-minimale Ghost Rider des cultissimes Suicide ? Facile : garder le rythme en cavalcade mais en faire une version sous haute tension, constamment menacée d'implosion, façon Nick Cave : une réussite totale ! Comment surpasser la déjà poignante Strange Weather de Keren Ann ? Facile, au lieu de faire la maligne, y rester fidèle mais la transformer en un duo tout aussi poignant avec l'honorable David Byrne !
Reste alors à s'attaquer à l'Everest de la reprise, Sir David Bowie lui-même ? 40 ans après la sortie d'Aladdin Sane, il est permis de tenter une revisite de la discrète mais flamboyante Lady Grinning Soul, à condition de la faire façon "nue et culottée" : piano-voix seulement, mais avec un libre cours donné aux fioritures vocales et pianistiques. Et de couronner ainsi pleinement un EP aussi joliment inattendu que franchement réussi, laissant (comme à chaque fois) l'auditeur extatique, et proche de la pâmoison...
PS : pochette non contractuelle - l'originale est illisible à cette taille et elle n'est pas dessus, alors...
(2014)

Vignette PhilippeSignature : Philippe
Fleche concert Envoyer un message à Philippe
Artiste : Anna Calvi  Titre : One Breath
Style : Pop - Rock
Anna Calvi - One BreathRetour ô combien attendu de la merveilleuse Anna Calvi, au commencement petite souris blonde apeurée et corsetée, à qui il suffisait de passer une guitare électrique et un micro... pour en faire une diva du rock. Mais autant sa voix entrait comme en catimini dans son premier disque avant de s'y déployer, autant des centaines de dates au compteur (où on a eu le bonheur de la croiser plusieurs fois) et une reconnaissance quasiment unanime du public rock, lui ont désormais donné une belle assurance ! C'est donc de plain-pied qu'elle entre en scène avec Suddenly, au refrain décomplexé (en "ah-ah-ah") : elle a enfin assimilé que la fêlure de sa voix chuchotée, tout comme la flamboyance de sa voix déployée, ont chacune le même effet chairdepoulesque sur les foules, tout autant que les fulgurances de sa chère Telecaster ...
C'est donc tout aussi fièrement qu'elle aligne deux nouvelles chevauchées électriques dont elle a le secret : la western et baroque Eliza, la virile et rayonnante Tristan. Puis, soucieuse de ne pas répéter son sublime premier album (pourtant dieu sait qu'on lui aurait volontiers pardonné...) et/ou curieuse de nouveaux territoires, elle pousse assez vite ses mélodies dans des zones nettement plus inconfortables. Avec en particulier, dans de nombreux titres, des ponts reversants et volontiers dissonants, comme l'annonce Piece by Piece, ballade ludique et chahutée de guitare saturée, et comme le confirme la déconcertante et finalement fascinante Carry Me Over...
Quoi qu'il en soit, et fussent-il désarçonnés par certaines de ces nouvelles expériences, les deux voix/armes précitées, totalement imparables, mettront ensuite les auditeurs cul-par-dessus-tête lors du merveilleux climax de l'album, Sing to Me (hommage à Maria Callas, l'une de ses modèles), où Anna Calvi fait monter tout doucement les violons et les choeurs morriconiens - faisant écho à la déjà mythique Love Won't Be Leaving - avant d'exploser en feu d'artifice poignant, qui retombe en vous laissant des flammèches longtemps incandescentes dans le coeur...
L'autre surprise majeure de l'album One Breath, c'est la présence de chansons nettement plus sexuées : entendons-nous bien, une telle voix provoque presque fatalement un effet physique sur quiconque la reçoit, mais Anna Calvi ne semblait pas réellement l'assumer jusqu'ici... Or là-aussi elle a poussé tous les potentiomètres dans le rouge, depuis les gémissements susurrés de la chanson-titre (qui cache une mini-symphonie contemporaine) jusqu'aux hurlements de Love of my Life, hommage appuyé à The Kills où elle laisse libre cours à sa guitare en feu pour un solo infernal, tout en atteignant vocalement la charge érotique d'Allison Mosshart... Bien entendu, sans forcer les effets et même presque a capella, sa voix en elle-même reste sensuelle à souhait, surtout avec les paroles à peine ambiguës de Bleed into Me...
One Breath, plaisamment surprenant à la première écoute, s'avère donc être l'éclosion de la nouvelle chanteuse, Anna Calvi 2.0, plus sexy, plus dissonante, plus surprenante que la première... que nous adorions pourtant déjà. Par exemple et pour conclure cet album notoirement trop court (moins de 40 minutes), elle fait l'expérience intéressante de disparaître dans sa propre musique, sa voix se diluant dans les choeurs de The Bridge... Déjà ailleurs peut-être, elle quitte donc assez cruellement l'auditeur/trice émoustillé(e) avec un dernier pont étrange, et sans hélas lui livrer de chevauchée fantastique finale. Le plaisir à l'avoir ici retrouvée, ni tout à fait la même ni tout à fait une autre, est heureusement prolongé un peu, pour les acheteurs du vinyle, par un 45 tours bonus dont chacune des faces semble être la bande annonce d'une direction possible pour le prochain album... la version 3.0 sans doute, qui est donc déjà attendu avec un grand pensamor, elle aussi.

Octobre 2013 (Domino Records)

Vignette PhilippeSignature : Philippe
Fleche concert Envoyer un message à Philippe
Artiste : Anna Calvi  Titre : Jezebel (VF) / Wolf like Me (EP)
Style : Pop - Rock
Anna Calvi - Jezebel (VF) / Wolf like Me (EP) Quoi ? Un troisième 45 tours d'Anna Calvi chroniqué ? Eh bien oui, car il en sort toujours et ils sont invariablement superbes - c'est que la prodigieuse petite guitariste-chanteuse en a gardé sous la pédale ! Et encore, on vous a épargné Desire/Joan of Arc, ainsi que Suzanne & I/Baby it's you dont les faces B sont pourtant juste ... indispensables. Mais... on ne l'avait pas déjà chroniqué celui-ci ? Eh bien non, car il s'agit de la version en français de Jezebel (telle que Charles Aznavour l'avait écrite, et telle que l'artiste l'a donnée une ou deux fois en live, devant quelques petits veinards), accompagnée d'une face B alternative : une reprise du Wolf Like Me des TV on the Radio.
Une nouvelle Jezebel donc, son morceau le plus pétrifiant en concert, celui dont le hurlement final nous fait généralement dresser le poil... Ré-enregistré ici en version animale : manifestement dans les conditions du live, mais aussi un peu accélérée : on sent que la chanson a mûri à l'épreuve de plusieurs centaines de concerts... En y ajoutant un français un peu hésitant et déformé par la chanteuse, c'est une vraie redécouverte ! Et puis Wolf like Me, dans une version méconnaissable, ballade toxique qui tord l'urgence du titre original en une tension presque maladive, en équilibre casse-gueule sur un pont central et qui finit par s'effondrer à la fin d'un solo lo-fi et sale. Une cover au sens noble du terme, donnant un sens tout neuf à la chanson - déjà totalement inouïe - qui ouvrait Return to Cookie Mountain. C'est sublime.
Bref, j'ai encore chroniqué un 45 tours d'Anna Calvi.
(2012)

Vignette PhilippeSignature : Philippe
Fleche concert Envoyer un message à Philippe
Artiste : Anna Calvi  Titre : Blackout / Surrender (EP)
Style : Pop - Rock
Anna Calvi - Blackout / Surrender (EP)Et hop, juste pour le plaisir d'être exhaustif avec notre révélation vocale 2011, une petite chronique du dernier 45 tours en date publié par la superbe Anna Calvi, actuellement fort occupée à retourner le coeur du public partout où elle passe en salle ou en festival, dans une longue tournée française qui vient d'ailleurs d'être prolongée (encore une douzaine d'occasions de la voir à ce jour, hourrah !).
En vinyle uniquement donc, pour les fans énamouré(e)s, trois petits cadeaux. Un oeil annacalvique en plus gros plan que nous ne le verrons (hélas) jamais (bonne nouvelle, elle en a deux comme ça, et ils sont d'une intensité terrifiante, même à cinquante mètres). La déjà classique Blackout, grande chanson d'amour flamboyante aux paroles gothiques sur la face A, qui prend toute son ampleur après l'avoir écoutée sur scène. Mais aussi, et c'est le principal intérêt, sa renversante reprise du bonbon sucré Surrender d'Elvis Presley sur la face B, également jouée en live et supérieure, à notre goût, à l'originale.
La simplicité de l'arrangement (où l'on entend bien son délicat duo d'accompagnateurs, batterie et accordéon-valise, ainsi que quelques choeurs discrets), fait la part belle à la voix, évidemment torride, devant laquelle n'importe quel garçon ou fille rendrait immédiatement les armes. "So won't you please surrender to me ?" Naïveté ou hypocrisie? Vous savez bien, Mademoiselle, que votre voix semble avoir été inventée précisément pour désintégrer les armures les plus coriaces... Il y a longtemps que nous ne luttons plus ! Alors à bientôt pour un nouveau chavirage ?
(Domino, 2011)

Vignette PhilippeSignature : Philippe
Fleche concert Envoyer un message à Philippe
Artiste : Anna Calvi  Titre : Jezebel / Moulinette (EP)
Style : Pop - Rock
Anna Calvi - Jezebel / Moulinette (EP)Fidèle à sa réputation de défricheur, Concertandco avait bien sûr déjà écouté la belle Anna Calvi deux fois en concert depuis juin 2010, mais aussi chroniqué son LP éponyme, lorsque l'ensemble des médias (Libéraminrock'n'folk), date de sortie officielle oblige, s'est enfin enthousiasmé pour ce disque hors du commun, il y a quelques jours (janvier 2011).
Pierre Andrieu avait su à l'occasion faire preuve de retenue dans son jugement sur ce premier opus, chose dont l'auteur de cette chronique est bien incapable face à une telle chose : je dois préciser avoir ressenti un choc profond à la première écoute de certains titres d'un album globalement époustouflant, où l'on entend (en effet) aussi bien PJ Harvey et Patti Smith à la voix, que Jeff Buckley à la guitare, Nick Cave et même Ennio Morricone aux compositions ! Ah la vache, cette chair de poule quand - entre autres ! - elle répète en criant "The Devil ! The Devil !", la petite anglaise, quelle émotion et quel pied : aucune voix féminine n'a pu nous faire un tel effet depuis le dernier album de Lhasa, et le White Chalk de sa grande soeur Polly Jean !... Une bonne moitié des chansons de ce disque est plus ou moins parfaite, et un tiers en est même bouleversant, c'est dit, et tant pis pour les quelques rabat-joie blasés - et manifestement de mauvaise foi - qui diront le contraire.
Aussi, pressentant immédiatement la naissance d'un grand amour (artistique) pour Anna Calvi, il semble opportun d'être complet sur sa courte discographie en ajoutant ici un mot sur son premier EP de deux titres, Jezebel/Moulinette. Le premier titre Jezebel, reprise flamenco d'un cha-cha-cha de Charles Aznavour, a d'ailleurs été capté dans une vidéo live intense, où la voix puissante et le regard fiévreux de la belle Anna Calvi nous ont littéralement pétrifié : ce titre est une merveille. Mais le deuxième titre Moulinette, habité par le fantôme de Jeff Buckley, est également une splendeur de nostalgie susurrée...
Autre avantage de cet admirable EP, son image de couverture (en plus grande ici), tellement plus réussie que celle du LP qui l'a suivi, bien trop lisse et léchée à notre goût par rapport à la musique qu'il contient ! Ici, le grain de photo et de peau sont plus revêches, une dent pointue apparaît qui suggère un vampirisme possible d'Anna Calvi sur notre dépouille de pauvre mortel (... à vrai dire, on lui offrirait volontiers notre cou palpitant...), on y aperçoit que quelque chose vient de passer en trombe en ne laissant qu'une marque floue vers la droite (un manche de guitare, peut-être ?), et enfin le titre en forme de tag rageur et diabolique dessiné sur une main sèche et veineuse, paraît bien plus raccord avec le rock abrasif et physique de la diva, que la chaîne en or putassière écrivant son nom sur le LP.
Bref, ô fascinante Anna Calvi, votre premier long métrage était formidable mais son affiche ratée : avec votre permission, notre histoire passionnelle avec vous commencera donc sur ce splendide galop d'essai, et cette première image tellement plus troublante...
(2011)

Vignette PhilippeSignature : Philippe
Fleche concert Envoyer un message à Philippe
Artiste : Anna Calvi  Titre : Anna Calvi.
Style : Pop - Rock / Blues
Anna Calvi - Anna Calvi.Précédée par un énorme buzz savamment entretenu, le premier album d'Anna Calvi paraitra le 17 janvier 2011 via le label Domino, une très bonne maison à qui l'ont doit moult révélations puis confirmations (notamment The Kills, Franz Ferdinand et Arctic Monkeys). Même si après l'avoir vue exceller à deux reprises sur scène – en première partie de Clinic et de Grinderman –, on attendait avec impatience de découvrir la charmante songwriter sur la durée d'un album, les premières écoutes de cette œuvre éponyme laissent planer des sentiments contrastés : il y a un potentiel énorme dans de nombreuses chansons, la voix est souvent remarquable, mais certains titres sont trop emphatiques et l'ensemble semble un peu surestimé. Et puis, petit à petit, le temps fait son œuvre, on revient souvent vers ces chansons créant des ponts entre les œuvres de PJ Harvey, Jeff Buckley, Patti Smith, Captain Beefheart, Nina Simone, Angelo Badalamenti et Julee Cruise (sur les BO du toujours génial cinéaste David Lynch) et l'on tombe définitivement sous le charme de nombreuses compositions. A part quelques moments où le lyrisme est excessif – les passages trop travaillés vocalement de The Devil, super influencé par Buckey fils, et Suzanne & I –, on en vient rapidement à la conclusion que ce disque est excellent, et qu'Anna Calvi est à l'aube d'une belle carrière. Sinon comment aurait-elle publié autant de bons morceaux sur son premier disque produit par Rob Ellis (musicien et producteur de PJ Harvey) ? Oui, comment aurait-elle pu disséminer sur cet opus ultra prometteur autant d'instants qui font battre le cœur très fort ? Comme le cinématique instrumental bluesy surf Rider To The Sea, l'impeccable ballade bluesy avec cordes divines Love Won't be Leaving, le magique No More Words, le très romantique et échevelé First We Kiss, l'immédiat Blackhout, l'hyper sensuel et très Polly Jean Harvey I'll Be Your Man, le presque religieux Morning Light et le rock enlevé de Desire... A découvrir patiemment et sans a priori.

Liens : www.annacalvi.com, www.myspace.com/annacalvi, www.facebook.com/annacalvi, http://twitter.com/#!/annacalvi, www.youtube.com/AnnaCalvi.

17 janvier 2011 (Domino - PIAS)

Vignette pierre andrieuSignature : pierre andrieu
Fleche concert Envoyer un message à pierre andrieu
1 à 6 sur 6 critiques trouvées
1 à 6 sur 6 critiques trouvées
Le festival L : concerts et billetterieLe festival F : concerts et billetterieLe festival W : concerts et billetterieLe festival C : concerts et billetterieLe festival F : concerts et billetterieLe festival B : concerts et billetterieLe festival F : concerts et billetterieLe festival L : concerts et billetterieLe festival L : concerts et billetterieLe festival L : concerts et billetterie
Copyright © Live Lab. Reproduction totale ou partielle interdite sans accord préalable.
Conditions générales d'utilisation