Folklore urbain, dub provençal. Des musiciens qui peuvent aussi bien te faire danser, distillant une transe progressive mais aussi des morceaux plus envoutants. Des percus / batterie / basse qui installent cette ambiance hypnotique, cette voix qui oscille entre nonchalance et possession, mandoline et clarinette amènent un rythme oriental qui t'achève.
D'Aqui Dub - 14 Février 2008 - Bar de la Plaine - Marseille Formation ressérée en trio, D'Aqui dub est venu ce soir présenter Eta son nouveau 5 titres dans le chaudron du Bar de la Plaine. Ce groupe fait partie de ceux qui nous font bloquer depuis des années, .../...
Formation ressérée en trio, D'Aqui dub est venu ce soir présenter Eta son nouveau 5 titres dans le chaudron du Bar de la Plaine. Ce groupe fait partie de ceux qui nous font bloquer depuis des années, on les retouve avec plaisir.
Pour le premier morceau, le bassiste est à la mandole pour une ambiance assez orientalisante. La suite sera plus dub avec basse, batterie/sample, clarinette/voix. Du dub tendance transe hypnotique quand tu entres dedans.
Arnaud au chant nous fera découvrir une large variété de voix, de la grave enveloppante, mélopée répétitive et bloquante, à des hurlements de possédés, un chant plus traditionnel, parfois un parlé nonchalant. Il s'essaiera même, avec succès, plusieurs fois à l'humour, ce qui tranche avec le côté fermé qu'il a pu laissé comme impréssion à d'autres concerts.
Définir leur musique comme transe occitane est ce qui leur va le mieux. Progressivement le groupe installe cette ambiance. La basse, lourde, aux sonorités dub, entraine les corps dans un mouvement répétitif. Enveloppés par les boucles de la voix, on s'enferme dans cette ambiance envoûtante. La clarinette apporte des envolées, aux influences orientalisantes.
Jouer à la maison insature un climant de confiance, on sent le groupe à l'aise, le public conflice. C'est un peu difficile de se laisser aller car en fond demeure les conversation de comptoir, les aller et venues aux toilettes, les sorties des fumeurs (dont les pauses du chanteur, grand clopeur devant l'eternel). Ambiance plus détendue et ludique qu'à l'habitude donc mais dans la dernière partie du concert renoue avec cette montée progressive et envoûtante.
d'Aqui Dub - 19 mai 2007 - Balthazar - Marseille
Qui a dit que les jours passent et ne se ressemblent pas : le 20 mai 2006 je découvrais d'Aqui Dub au Festival de l'Art des Lieux et voilà qu'à la même date, un an plus tard, j'ai le plaisir de les .../...
Qui a dit que les jours passent et ne se ressemblent pas : le 20 mai 2006 je découvrais d’Aqui Dub au Festival de l'Art des Lieux et voilà qu’à la même date, un an plus tard, j’ai le plaisir de les écouter à nouveau !
Le trio de ce soir, servi par des musiciens hors pair, nous a plongé dans une ambiance chaleureuse aux sonorités orientales avec la batterie de Djamel Taouacht faite de percussions diverses. Ma copine Maya avait d’ailleurs eu l’occasion de l’entendre jouer de la darbouka avec la même énergie musicale.
Au chant Arnaud, poussant des cris expressifs, alternant clarinettes (au nombre de 2) et cigarettes (au nombre de 2… + 2…), un certain Mathieu du public lui demandant s’il n’avait d’ailleurs pas arrêté de fumer… visiblement la réponse est non !!!
Jouer de plusieurs instruments semble être de rigueur puisque Sylvain fait résonner tour à tour le son de sa basse et de sa mandoline.
Le groupe nous a offert 2 heures de musique envoûtante sans pause, nous transportant dans un authentique folklore dévoilant diverses histoires, comme celle d’un homme qui va bientôt mourir ou ce qui se passe à la rue Curiol…
mais Arnaud s’exprimant en occitan, il me serait très difficile de vous en dire plus, dommage car il est très investit dans les paroles et on aimerait en savoir plus sur l’identité de leurs compositions.
Au final, soirée très agréable 100% marseillaise avec la victoire de l’OM en première mi-temps !
D'Aqui Dub - 08 Juin 2006 - Intermédiaire - Marseille D'Aqui Dub avait la flamme hier soir. Ils jouaient à la maison, à l'Intermédaire. Formation Mandoline, batterie, percus, basse et chant/clarinette.L'intensité est montée, leur dub d'ici comme ils .../...
D'Aqui Dub avait la flamme hier soir. Ils jouaient à la maison, à l'Intermédaire. Formation Mandoline, batterie, percus, basse et chant/clarinette.L'intensité est montée, leur dub d'ici comme ils disent te prenant de plus en plus. Des excelents musiciens qui peuvent aussi bien te faire danser, distillant une transe progressive mais aussi des morceaux plus envoutants. Des percus / batterie / basse qui installent cette ambiance hypnotique, cette putain de voix qui oscille entre nonchalance et possession (plusieurs hurlements saisissant hier), mandoline et clarinette amènent un rythme oriental qui t'achève.
Hier, le plaisir de jouer était évident (le chanteur a même souri à plusieurs reprises, c'est dire pour ceux qui les ont déjà vu !) et la contagion a gagné le public entre ceux qui dansaient comme des malades et ceux estomaqués de découvrir un groupe de cette qualité.
Un moment rare passé avec ce groupe, qui fait partie des "grands" de Marseille. Et encore merci à l'Intermédiaire pour son activisme à créer ces rencontres avec le public. Réagir à cette critique
Le Festival de l'Art des Lieux, 4e édition.
Après Ste Marthe, La Rose et la Cayolle, débarquement à l'invitation de l'association ARENES sur le Belvédère de Séon.
Comme d'habitude, l'idée est d'investir un endroit en friche, en projet, en devenir... pour y faire une belle fête, se mélanger aux habitants, discuter ensemble des possibilités offertes par l'endroit, et voir si quelque chose émerge de tout ça.
(Pour cause de Jack The Ripper la veille et de grosse fatigue le lendemain, je n'ai assisté qu'au samedi... si quelqu'un se sent de raconter l'avant et l'après ?)
Petite photo pour mémoire : le site du Figuier, une semaine avant (grosso modo, un dépotoir ancien recouvert d'herbes folles). Les bénévoles ont fait un sacré boulot et il faut les en féliciter ! Entre autres choses, une voiture entière (compressée en gros morceaux) a été sortie de la coulée verte.
La bonne surprise de ce site, c'est le paysage : la vue tabasse grave, toute la rade depuis Callelongue jusqu'à la Côte Bleue. La cité voisine, la Viste, tire d'ailleurs son nom de cette vue magnifique. Les médias se demandent toujours pourquoi nos banlieues n'explosent pas - la vue apaisante n'aurait-elle pas un rôle dans tout ça ?
Le site du figuier a été vigoureusement rafraîchi, débroussaillé, sécurisé : il accueillera les débats et certains concerts. On aperçoit les fameux T-shirt orange, ceux des bénévoles référents du festival (autrement appelés, les cerveaux).
L'association Recyclodrôme a mis en valeur les déchets retrouvés sur le site, donnant lieu à d'intéressantes perspectives sur l'art contemporain, ainsi qu'à une réflexion sur le monde qu'on va laisser derrière nous (notre ère géologique : le poubellien ou le plastifère supérieur ...)
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Une mère de famille m'a avoué que certains de ces déchets (bidons, seaux rouillés) pouvaient très bien avoir appartenu à sa famille qui habitait par là il y a 30 ans, notamment une vieille machine à coudre. Les déchets reprennent vie un instant, c'est presque émouvant...
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Mais l'Art des Lieux, c'est aussi et toujours des déambulations : ici la longue et belle promenade fait oublier la ville. Difficile de croire qu'on est dans le 15ème...
La Traverse de la Chèvre a été décorée d'images et de textes réalisés par des habitants du coin. C'est carrément chouette, il y a d'ailleurs une scène de concert cachée pour les plus curieux.
L'association Les Arts à la Pelle a interprété à sa façon le paysage, proposant des programmes télés reposants et inédits.
On peut d'ailleurs écouter des sons au casque, des papiers sont fournis pour prendre des notes, délirer, faire de la poésie... c'est peut-être l'endroit où l'on réfléchit le mieux à l'art des lieux.
L'après-midi aux Cyprès (grande scène), tribune ouverte pour les djeuns du quartier, ici les comoriens qui dansent pour draguer - les filles adorent.
Une danseuse du ventre met une belle ambiance, soutenue par ses copines. Ca youyoute dans tous les sens.
D'abord filmés à leur insu, les rappeurs me repèrent et prennent spontanément la pose qui tue... ils ont quand même pas l'air trop fiers 10 minutes avant de monter sur scène.
La fanfare débraillée et plaisante des Vagabontu qui a déjà mis des vrais morceaux de balkans dans la Fête du Soleil en 2005, accompagne le repas du soir au Cyprès.
On vend la Caravane débarque à 6 mais ne sont que trois à jouer, une chanson française musette-punk tout à fait plaisante, un petit air de V.R.P. - la classe.
Ecoutés par un public de connaisseurs, où l'on reconnait les non moins fameux T-shirt bleus des bénévoles de base (autrement appelés, les muscles).
Un peu plus tard dans la soirée, les très sympathiques Musard jouent pour la deuxième fois (en tant que co-tenancier de la buvette, j'ai déjà assisté à leurs balances dans l'après-midi). On a aussi pu faire connaissance (comme d'habitude quand je dis que je suis de LiveinMarseille, la chanteuse m'a demandé si j'étais Pirlouiiiit, grmbl...)
Musard découvert en mars 2005 (au café Julien après Jeanne Cherhal) et dont je reconnais certaines chansons : c'était déjà sympa et ils ont bien progressé depuis. L'ajout d'un violon, un minimum de batterie assuré au pied par le guitariste : le son est complet et tient la route.
Ils mettent une belle ambiance même si la pluie menace quelques instants. J'apprendrai ensuite qu'ils ont essuyé quelques jets de cailloux (hélas un classique de ce festival, ouvert à tous et gratuit)... Depuis le public je n'ai rien vu. Ah ! au fait, Musard fait de la chanson française tendance swing manouche, assez rock quand même, et c'est juste vachement bien.
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Cette silhouette ô combien mystérieuse est celle qui apparaît à peu près à tous les concerts chauds de Marseille et alentours : notre wonder photographe Pirlouiiiiit évidemment, môssieu le chouchou de ces dames les chanteuses...
Autre scène, autre style : après de longues et douloureuses balances, Ultrateckel au Figuier, sa guitare, sa voix et ses boucles électro. Ses anciens compères de Lo sont venus voir la bête dans son habitat naturel.
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Pas mal du tout mais à revoir dans de meilleures conditions, mieux éclairé et un peu plus captif (le site ouvert, les buvettes et les amis en pagaille incitent à la désinvolture du chroniqueur ...)
En fin de programmation, nos vieilles connaissances les D'Aqui Dub et comme leur nom l'indique, leur dub occitan d'ici. Parfaitement en place, leur musique donne envie de danser, les gens dansent et la poussière leur va droit dans la figure.
Ce qui ne contribue certes pas à améliorer la mine du chanteur - on croit toujours, à tort, qu'il se fait affreusement chier. J'en ai discuté avec lui une fois, eh bien non, chanter c'est sa passion, mais il est comme ça. D'ailleurs il ne chanterait pas aussi bien, sinon ! Le tout se finit dans une sorte de transe orientale qui me trotte encore dans la tête 3 jours après. Du plaisir pur, et puis il ne tombe plus ni pluie ni cailloux sur la scène...
Une fois que tout est fini et (presque) rangé, les oranges et les bleus se retrouvent à la buvette des cyprès : pas tout ça mais comme il y a eu moins de public que prévu, on n'a pas fini les fûts...
Le trio Baskatine agrémente le tout de valses en guingette, il fait doux, la nuit est belle et le paysage tabasse toujours autant... Une bien belle soirée sur le Belvédère de Séon.
Daqui Dub - 10 Octobre 2002 - Machine à Coudre, Marseille Attiré par le côté intrigant de leur "folkore urbain", j'avoue avoir accroché. Un chanteur (parfois clarinettiste) qui parle en anglais entre les morceau pour vanter leur tournée internationale (le .../...
Attiré par le côté intrigant de leur "folkore urbain", j'avoue avoir accroché. Un chanteur (parfois clarinettiste) qui parle en anglais entre les morceau pour vanter leur tournée internationale (le groupe est marseillais !) et chante en occitan (plus exactement en provençal maritime), un mandoliniste (parfois machine, légères), un bassiste et un batteur. Ca ressemble pas mal à du dub et chant d'ici, une chant pas mal tchatche (avec les mains). Très sympa même si j'ai trouvé que ça tournait un peu en rond (mais j'étais crevé de ma lourde semaine). A revoir avec plus de forme pour moi et quelques concerts pour eux. Réagir à cette critique