Art Brut est un groupe de rock typiquement anglais : arrogant, provocant, génial, ambitieux et surtout talentueux. Emmené par l'infernal et hilarant Eddie Argos, ce furieux combo offre des concerts proprement mémorables à tous les coups...
Marsatac 2009 : Andromakers, Battant, Au Revoir Simone, Art Brut, Etienne de Crecy - 26 Septembre 2009 - Dock des suds, Marseille
Troisième soir à dominante pop, rock et electro et encore une fois de très bonnes choses à voir et à entendre.
Il fallait là tôt pour ne pas rater les Andromakers qui, grace à un concours d'une marque de téléphonie, ont eu la chance d'ouvrir la scène "Jeunes Talents" après m'avoir fait une bonne impression il y a quelques mois à .../... La suite
Troisième soir à dominante pop, rock et electro et encore une fois de très bonnes choses à voir et à entendre.
Il fallait là tôt pour ne pas rater les Andromakers qui, grace à un concours d'une marque de téléphonie, ont eu la chance d'ouvrir la scène "Jeunes Talents" après m'avoir fait une bonne impression il y a quelques mois à l'Embobineuse, au plus modeste dans les moyens mais très recommendable festival B-Side.
Impression confirmée ce soir, ces Aixoises sont promises à tous les honneurs avec leur electro-pop n'a pas grand chose à envier aux groupes Anglo Saxons du même genre, même si l'influence de leurs modèles est encore un peu pesante par moments.
Mais presque tout est déjà là, des chansons aigre-douces intimistes, vaporeuses, rêveuses et même un peu dansantes par moment.
La seduction opère aussi grace à un chant étonament mature et des arrangements sobres mais pas cheap pour un sou.
Si la fin du concert, parasitée par le brouhaha de la grande scène d'à coté, était un peu délicate à gérer par les demoiselles, elles s'en néanmoins sorties comme des pro et ont même gratifié les derniers conquis d'un beau rappel.
Souhaitons leur d'encore progresser et c'est sans nul doute qu'un jour ou l'autre elles n'auront nul besoin de tremplin pour s'inviter à l'affiche.
Bon Archive, je n'ai pas tenu plus d'un morceau, la plupart des gens étaient là pour eux et avaient l'air à fond, donc vous en aurez forcément un écho favorable ici ou là.
Un petit tour sur la scène Pharo pour un autre groupe déjà vu cette année, le trio post-punk/new wave Battant dont le set millimétré et ultra-court au Cabaret Aleatoire entre deux longs dj sets n'avait pas manquer de faire jaser.
Dans le cadre d'un festival et en même temps que l'autre baudruche d'à coté ça passe mieux.
Pas de grosse différence avec le disque, c'est sec, nerveux, ultra-référencé 80's, et les gesticulations de la chanteuse en mini-short et aux accents Siouxsie sont agréables à regarder, manque juste un bon batteur pour dynamiter l'ensemble.
On les quitte un peu avant la fin pour ne pas rater les délicieuses Au Revoir Simone qui était pour ma part un des groupes que j'attendais le plus sur cette édition.
Objectivement le son n'était vraiment pas à la hauteur, le choix même de les faire jouer dans un si grand chapiteau m'échappe, malgré des efforts pour bien se placer on se retrouve avec plein de lourdauds bourrés et peu concernés qui ne méritent pas le charme et les mélodies lumineuses du trio.
Même plombée par de facheux problêmes techniques, la prestation est un beau moment, les chansons (touchées par la grace sur disque) les plus directes de leur répertoire sont privilégiées, telles "Another likely story", "Shadows", "Sad song" et un "Take me as I am" que l'on prendrait volontiers au mot.
Un plaisir pour les fans donc, sans doute un peu ennuyeux pour les non initiés, gageons que l'on pourra les revoir dans le coin dans de meilleures conditions
Art Brut était l'autre groupe que j'avais hâte de découvrir sur scène, pas forcément fou de leurs albums mais assez excité par l'energie punk du combo et le bagout inénarrable de leur leader Eddie Argos.
Ca joue très fort, trop pour certains, il y a bien des pogos aux premiers rangs mais ailleurs c'est assez sage et clairsemé.
J'ai pour ma part beaucoup aimé ce groupe un peu à part dans la scène Anglaise actuelle, fidèle au coté je m'en foutiste mais j'envoie la sauce, le seul bémol serait peut être de ne pas saisir toutes les subtilités des paroles, souvent hilarantes, en live tant les guitares ont définitivement le dessus sur le reste.
Dernier live de la soirée en ce qui me concerne (j'aurais beaucoup aimé danser sur Felix Da Housecat mais la fatigue accumulée sur les trois jours aura eu raison de mes pieds), le Versaillais Etienne De Crecy dont on nous avait annoncé en conférence de presse un show très visuel.
Effectivement on en aura plein les mirettes avec une scène transformée en immense grille de morpion (ou pour les plus agés, de décor de "L'académie des 9" relooké) qui s'illumine de toutes les couleurs et réfléchit des animations particulièrement réussies.
Pas aussi démesuré que les pyramides de Daft Punk mais assurément impressionant.
Etienne est au centre du décor et a trois machines devant lui, et joue des versions remixées de ses classiques "Am I wrong", "Fast Track/Someone like you" (quel kiff perso d'entendre la voix de Camille aussi fort) et bien sûr "Prix choc" dont il ne garde que quelques gimmicks de ses fameux "Superdiscount".
Des esprits chagrins pouvaient s'interroger sur la pertinence de booker en 2009 un des parrains de la French Touch des 90's, cet excellent set répond de la plus belle des manières en faisant danser et chavirer de bonheur des milliers de festivaliers.
A l'heure du bilan de cette édition, souvent critiquée et denigrée avant même qu'elle ne commence, si tout le monde est unanime sur l'inadaptation de l'endroit et du son indigne de certains concerts, on ne pourra en tout cas pas blâmer les artistes pour la plupart à la hauteur de l'évènement et le public malgré tout fidèle, prêt à rempiler l'an prochain si les organisateurs retrouvent un lieu adéquat.
>> Réponse (le 27/09/2009 par Cabask) Je ne réagirai que sur ce que j'ai vu.
Ce que j'ai entendu de Nils Petter Molvaer était plutôt sympa.
Je suis venu surtout pour Archive et n'ai pas été déçu. Le concert bien .../...La suite
>> Réponse (le 27/09/2009 par Mystic Punk Pinguin) Encore une fois, j'arrive tôt, le programme étant des plus alléchant.
Cela commence pour moi avec Nils-Petter Molvaer à l'intérieur de la Salle des sucres. un très beau moment .../...La suite
>> Réponse (le 30/09/2009 par Pirlouiiiit) Deuixème marathon ... j'arrive une nouvelle fois à vélo et retrouve les membres des différentes associations qui gardent le garage à vélo (Collectif Vélos en Ville, Vélorution and .../...La suite
>> Réponse (le 01/10/2009 par Tit34) Moi aussi je suis venu voir ARCHIVE, d'accord avec toi mais le son !
Quel horreur ce son, on entendait pas le chant par moment et la batterie résonnait pendant 30sec. à chaque .../...La suite
...de la tête d'affiche - les Smashing Pumpkins - qui laisse de gros regrets. Venu pour défendre un album sans intérêt aucun, le groupe de Billy Corgan a englouti presque la moitié du budget programmation, pour rien serait-on tenté de dire, s'il n'avait attiré le public nécessaire à la survie du festival. Cela étant dit, la qualité dureste de la présentation de la collection été au fort de Saint-Père était de nature à satisfaire le festivalier en manque de sensations électro pop rock, comme tous les ans... Compte rendu.
Mercredi 15 août :
Herman Düne : ensoleillé, groovy etrock.
Le festival débute pour nous, après une très (trop) longue attente sous des trombes d'eau, avec un bon concert d'Herman Düne. C'est malheureusement sous la pluie que le groupe français délivre sa musiqueensoleillée, groovy et rock ; cela permet néanmoins de mettre du baume au coeur des premiers arrivants... David-Ivar, Neman et leur acolytes semblent ravis de se produire à la Route du Rock devant un public tout acquis à leur cause. Le concert, peut-être un peu trop calibré pour les festivals, place en tout cas la soirée sur de bons rails...
The National : puissance émotionnelle remarquable.
Juste après, The National présente brillamment son excellent nouvel album Boxer, avec quelques retours percutants sur sa discographie plus ancienne. Avec un tel groupe, impossible d'être déçu, malgré l'absence du violon magique de Padma Newsome : les morceaux sont tous intensément captivants, legroupe joue de manière inspirée, le chanteur semble habité par des démons insaisissables... Cerise sur le gateau, les éléments déchainés (pluie, vent, froid) conviennent parfaitement aux atmosphères délivrées par le combo new yorkais, selon Matt Berninger lui-même. Cela donne même une dimension supplémentaire au spectacle... Qui, une foisde plus, emporte tout sur son passage, grâce à une puissance émotionnelle remarquable.
Quelques instants plus tard, leshow d'Eddie Argos et ses musiciens redonnent définitivement le sourire. Ce monsieur, en apparence propre sur lui et sans relief, est en fait une véritable bête de scène : il est drôle, facétieux, imprévisible et toujours en forme. Entre deux bons mots, quelques exercices physiques pour éliminer les excès (un peu de corde à sauter avec sonfil de micro) et quelques provocations bon enfant, le leader omnipotent n'oublie pas d'insuffler une énergie et une hargne incroyables aux morceaux de son groupe de rock. C'est un peu comme si Jarvis Coker de Pulp et Mark E. Smith de The Fall ferraillaient avec un groupe de punk rock obsédé par le hard rock ; on assisteà un feu d'artifice de tubes concis et percutants osant parfois aller jusqu'aux limites du bon goût. En un mot, c'est totalement jouissif ! Les deux albums truffés de hits d'Art Brut et ses concerts survoltés sont vivement conseillésà... absolument tout le monde !
The Go ! Team : irrésitiblement frais et joliment brouillon...
Pour oublier le froid et l'humidité, rien de tel qu'unpeu d'exercice. The Go ! Team et son mélange hip hop/soul/pop/rock bricolo bruitiste semble tout indiqué pour faire bouger le public, surtout avec une chanteuse aussi surexcitée que Véronique et Davina réunies. Même avec un genoudouloureux, la très craquante vocaliste s'en donne à coeur joie en sautant partout, en chantant avec enthousiasme et en dégageant une énergie plus que communicative... Certes, tous les morceaux sont batis sur la même formule et se ressemblent un peu, mais sur scène l'ensemble se révèle irrésitiblement frais et joliment brouillon. De quoi fairetourner la tête à plus d'un !
Sousdes cieux enfin plus cléments (il fait beau et chaud !), les Anglais de Fujiya & Miyagi permettent de décoller en douceur avec leur électro krautrock de fort belle facture. Au menu : guitares légères, claviers vintage aériens, voix lancinantes, boites à rythmes caressantes... Les atmosphères éthérées délivrées par ce groupe sans charismeaucun ont le grand mérite d'être saisissantes ; l'auditeur, peut-être un peu distrait au début, se laisse progressivement envouter par les entrelacs de guitares et de claviers, les boucles sonores oniriques, les gimmicks entétants et les montées hallucinogènes. A revoir au plus vite dans une salle intimiste...
Déjà auteurs d'une prestation impressionnante au festival Europavox deux mois plus tôt, les furieux Norvégiens de 120 Daysconfirment à Saint-Malo leur statut de groupe de scène imparable... Si à la Coopérative de Mai, ils avaient joué seulement deux morceaux – géniaux, planants, vrillants – en 45 minutes, la tactique d'attaque est différente en territoire malouin : plus de morceaux avec guitare façon Stone Roses/Primal Scream, mais toujours des tentativesréussies de mélange rock/électro/punk entre Suicide, Kraftwerk et "Rolling Stooges". Malgré un public peu réceptif (sans doute à cause d'un horaire de passage trop précoce), 120 Days a fait étalage de toute sa classe. Un combo tout à la fois à voir sur scène pour péter les plombs, à écouter chez soi pour partir envrille et à passer sur un dance floor pour sauter partout ; aussi à l'aise avec des boucles préenregistrées, des claviers triturés et des instruments de rock classiques, l'avenir semble véritablement radieux pour ces quatre musiciens-là.
Encore un très bon moment juste après avec le set psychédélique en diable des Montréalais volants de Besnard Lakes, sorte de croisement stellaire entre Pink Floyd, NeilYoung, les artistes du label Constellation et les Beach Boys. Oui, rien que ça ! La troupe semble s'entendre à merveille et être ravie de se produire en France ; dans ces conditions idéales, elle donne donc le meilleur d'elle même, avec de longs morceaux propices pour laisser divaguer son esprit à très haute altitude. Certes, tousles fans hardcore des Smashing Pumpkins (qui sont attendus incessamment sous peu) ne sont pas très enthousiastes, mais qu'importe : les fans de musique pop expérimentalo planante se sont vus proposer une dose de leur drogue préférée par un groupe simple et inspiré.
Smashing Pumpkins : un cauchemar...
Tout le contraire donc des Smashing Pumpkins qui ont plongé dans le désarroi le plus total une très grande partie de leur public... La faute à un nouvel album inintéressant au possible, à la transaprence des remplaçants de James Iha et D'Arcy, à un Billy Corgan en pilotage automatique, à un Jimmy Chamberlinultra lourdingue sur ses fûts... Le résultat : dès le premier morceau – interminable, avec une tentative d'hymne américain à la guitare en plein milieu ! -, l'on se dit que la soirée va tourner au cauchemar. Entre prog rock sans inspiration, métal plombé et massacre éhonté du répertoire (une bonne partie de Mellon Collie And The InfiniteSadness est jouée mollement, avec en "bonus" un Bullet with butterfly wings complétement raté), la bouillie sonore qui provient de la scène donne envie de prendre ses jambes à son cou et de fuir au plus vite ! Avec un peu plus d'envie de jouer, une bonne dose d'humilité, une volonté d'oublier un peu les racines hard rock et un meilleurchoix de set list (pourquoi oublier 1979 ?), il aurait pu en être autrement. Dommage, vraiment dommage, surtout vu le cachet excessif demandé par les Smashing Pumpkins ! A oublier...
New Young Pony Club : efficace.
Fort Heureusement, New Young Pony Club réussit à faire – un peu –disparaître de notre esprit la désagréable impression laissée par la soi-disant tête d'affiche du festival. Et cela en proposant une électro pop/New Wave loin d'être géniale, mais efficace en diable et servie très fraiche par un groupe monté sur ressorts. New Young Pony Club a le grand mérite de se bouger le cul pour nous donner envie deremuer notre popotin, et c'est déjà énorme !
CSS : on a envie de danser n'importe comment et de faire l'amour n'importe où... et avec n'importe qui en plus !
Dans le même registre, mais en plus musclé et fruité, les furies brésiliennes de CSS ont fait bonne impression au coeur de la froide nuit malouine. Ce groupe bigarré et fluo dispose pour principaux atouts d'une énergie débridée, d'un brin de folie et d'un manque flagrant de complexes pour mélanger tout et n'importe quoi. Et ça marche :on a envie de danser n'importe comment et de faire l'amour n'importe où... et avec n'importe qui en plus ! Tous les morceaux se ressemblent, mais l'éssentiel est là : on est content de communier bêtement avec cette bande de doux dingues. Comme pour récompenser le public d'être resté, CSS propose "une reprise de Daft Punk", qui s'avère êtreen fait une version électro rock du hit mortellement jouissif de L7, Pretend we're dead. Finalement, la nuit sera belle, en attendant Sonic Youth...
Déjà le dernier jour de cette route du rock 2007, avec le gros morceau de l'affiche : Sonic Youth jouant son mythique album Daydream nation dans l'ordre et enintégralité... Le grand moment - prévu à 23h - nous trouble au point de nous faire manquer les excellentes Electrelane, qui remportent un véritable triomphe auprès du public. Juste après, Albert Hammond, Jr., le guitariste des Strokes, n'a pas cette chance, malgré le concert correct qu'il propose. Le public accueille assezfraichement les morceaux pop folk rock de l'album Yours to keep qui sont pourtant de très bonne tenue ; il faut dire qu'Albert et ses impeccables musiciens se la jouent un peu et ça ne plaît pas à tout le monde. Malgré ce petit détail et le côté expéditif du concert (qui se termine sans un aurevoir par le jet intempestif de la guitare dansla batterie... ), les amateurs avaient sans aucun doute pu remarquer les mélodies immédiates, l'écrite soignée des morceaux, les arrangements percutants, la belle voix du monsieur et la surprenante reprise de Frank Black himself : Old black dawning. A suivre donc.
Sonic Youth : la flamme artistique brûletoujours chez la jeunesse sonique.
Puis Sonic Youth arrive à l'heure dite pour jouer l'un de ses chefs d'oeuvre, paru en 1988 : le double album Daydream nation,subtil mélange de rock bruitiste, de punk rock déstructuré et de mélodies aussi planantes que toxiques. Tout commence avec l'excellentissime Teenage riot, un incontournable du répertoire du groupe de New York, joué en général à la fin des shows. Le son est bon, le groupe a envie de jouer, le public est chaud et l'énorme bougie figurant surla pochette du disque sert de fond de scène, sans doute pour prouver que la flamme artistique brûle toujours chez la jeunesse sonique : tout cela ressemble bel et bien au bonheur... Le disque défile donc avec ses passages noisy bruitistes, ses morceaux plus immédiats (Silver rocket, Eric's trip, Hey Jony) et l'on se ditqu'effectivement cet opus est d'une sacrée trempe. La relecture scénique qu'en propose le combo de Thurston Moore, Kim Gordon, Lee Ranaldo et Steve Shelley est à la fois fidèle et aventureuse ; seul petit détail, les très bons morceaux du nouvel album - Rather Ripped - joués lors d'un très long rappel auraientpeut-être pu être intercalés dans Daydream nation. Tout cela relève du détail car Sonic Youth, renforcé par l'ex bassiste de Pavement, Mark Ibold, lors des rappels, a démontré que sa musique - qu'elle date de 1988 ou de 2006 - était toujours d'une éclatante actualité.
C'est donc un concert mémorable d'une tête d'affiche digne qui clôture pour nous cette Route du Rock. Malgré les quelques aléas inhérents à ce genre de manifestation, l'édition 2007 laisserafinalement un excellent souvenir. La preuve : on a déjà très envie de revenir en août 2008.
Art Brut - 9 Août 2007 - Festival Plage de Rock - Saint Tropez Hein ? Quoi ? Comment ? Art Brut le groupe que j'ai trop envie de voir depuis deux ans passe enfin dans le Sud ? A Saint Tropez ? Dans un camping ? Gratos ? On fonce !!!
Quand même fou ça mais c'est bien réel après renseignement auprès des .../... La suite
Forcement quand on plus l'habitude des quartiers prolos de Marseille, on se perd à St Tropez, on rate la 1ere partie et on tombe sur un Art Brut qui a déjà commencé et entameson Rusted guns of milan , excellent morceau qui raconte une panne sexuelle...
C'est tout Art Brut ça, un rock imparable qui lorgne vers les Buzzcocks au service de textes ironiques balancés par la voix monocorde d'un chanteurnonchalant. A priori ça devrait me prendre la tête, moi qui ne supporte pas les groupes de petits cons prétentieux. Mais là ces anglais touchent juste et confirme tout le bien que je pensais suite à leur 1er album, Bang Bang Rock'n'roll.
Car avant d'être un groupe de guignols, faut dire qu'ils assurent tous sur scène. Musicalement c'est impeccable, les gratteux sont pleins de poses, le batteur joue debout et ça envoie sévère. Quand au chanteur, il assure le spectacle. Sa voixmonocorde pourrait être horripilante s'il n'était pas si drôle. L'arrogance affichée, tellement rock'n'roll, fait partie du show, comme s'il découvrait pour la 1ere fois le pied à jouer dans un groupe.
Et malgré l'environnement surréaliste,devant un public formé à 99% de personnes qui ne connaissent pas le groupe et qui se font la soirée camping (dont des ados déchainés devant qui se paieront le luxe d'envahir la scène devant des roadies débordés et surtout amusés.), ce fut un concertassez jouissif. Ils sont assez rares les groupes capables de déchainer des instants défoulatoires et complètement brainless que la performance d'Art Brut est à souligner. D'autant, je me répète, que musicalement ça assure sévère.
Espérons qu'un programmateur avisé de Marseille lise ces lignes et nous programme ces kadors, je sais pas moi au Poste à Galène avec Hatepinks en première partie... Réagir à cette critique
...pendant que leurs enfants bronzaient sans surveillance sur la plage voisine. Une fois de plus la télé nous trompe. Il m'a été donné pour la première fois de ma vie d'entrer dans un camping en l'occurrence Les Prairies de la Mer à Port Grimaud pourassister au festival plage de rock, et je dois dire que je ne le regrette pas. Ce camping est une ville dans la ville de 8000 personnes où on trouve tout (supermarché, bar, salle de jeux...) et la population n'est pas plouc du tout, un mélangehétérogène de nationalités et de personnes entre 3 et 55ans. Le nombre de fille entre 20 et 30 ans est lui tout bonnement ahurissant, à tel point que tout mâle qui se respecte regarde davantage les passantes que les concerts. Concert plusqu'étonnant, car pointu a l'extrême. On imagine que le gérant du camping est un fan de musique indé et se fait plaisir avec un budget de dingue : regardez un peu le monde présent cette année : Stuck in The Sound, Das Pop, The Blood Arm, HeyGravity... mais on retiendra surtout Kaolin et Rhesus pour l'espoir que nous français mettons sur nos compatriotes, Bishops entre retro et décibels où le chanteur est un clone de Passe-partout de Fort boyard. Les plus grossespointures étant !!! fonctionnant uniquement à l'énergie pour une machine a danser sortie d'une cave new yorkaise et Art brut où des glandeurs britanniques nous proposaient une sorte de punk avec un chanteur au look très approximatif (enchaussettes dépareillées et trouées) déclamant des textes sur des détails du quotidien pendant que derrière lui un groupe se déchaînait inventant des mélodies soniques et distordues. Quand je vous aurai dit que la scène est à 50 mètres de la mer etl'entrée gratuite je suis sûr que vous serez là l'an prochain. Réagir à cette critique
>> Réponse (le 27/08/2007 par Ultrateckel) Eh, ben Simon!...Ca c'est sûre j'avais su j'aurais venu (Note du Pinguin : c'était pourtant annoncé sur www.liveinmarseille.com ) ...
En revanche, avoir 30 ans passés et n'avoir .../...La suite
Art Brut - Art Brut Vs Satan par Pierre Andrieu Produit comme il faut (c'est à dire avec un son sec et punk) par Frank Black Francis des Pixies, le dernier album d'Art Brut est un recueil de morceaux hystériques et enivrants aux textes grinçants vociférés par le dandy hooligan Eddie Argos... Poussé au cul par un gang de .../... La suite
Produit comme il faut (c’est à dire avec un son sec et punk) par Frank Black Francis des Pixies, le dernier album d’Art Brut est un recueil de morceaux hystériques et enivrants aux textes grinçants vociférés par le dandy hooligan Eddie Argos… Poussé au cul par un gang de musiciens nés pour rendre fous les fans de rock indé - grosse basse, guitare acide, batterie cogneuse, chœurs joyeusement débiles, refrains gueulards - le frontman bien azimuté d’Art Brut (il va jusqu'à défier Satan !) continue à publier des sarcastiques et osées chroniques de sa vie quotidienne, franchement rock ‘n roll semble-t-il. Son sérieux penchant pour la bouteille (mais qu’est ce que j’ai encore fait hier soir après avoir bu cet alcool qui me rend invincible ?), ses déboires avec le genre humain, ses goûts musicaux (Beatles ou Stones ? les pathétiques groupes qui cherchent à sonner comme U2…), les transports en commun, les habitudes du milieu du disque, les fans de musique, les soirées en nightclub, tout est passé à la moulinette du cerveau barré d’Eddie Argos, capable de faire ricaner comme un idiot avec ses paroles référencées et hilarantes, à la fois ancrées dans la vie de tous les jours et surréalistes… L’incorrigible vocaliste est en passe de devenir une véritable référence avec sa voix arrogante, son habitude de parler/chanter ses textes et son imparable charisme ; car, non content de faire partie d’un des meilleurs groupe de rock sur scène - vous êtes fatigués par votre copain/copine qui pleurniche qu’il/elle n’aime pas les festivals ? Art Brut déboule sur scène en pétard et, hop, tout est emporté par un tourbillon rock ‘n roll ! -, l’intenable chanteur fait paraître des disques truffés de tubes énergiques, frais et dopés aussi bien à l’énergie punk juvénile qu’à la culture rock. Losers magnifiques se faisant consciencieusement virer à coups de pompes dans le derrière de chaque maison de disques ou claquant la porte avec pertes et fracas en disant « merde » à tous les grands pontes encravatés, Art Brut vient d’enregistrer vite et bien (avec la méthode Frank Black) un disque anti morosité, anti âge, anti musiques sans âme et sans moelle - le folk FM, la pop trop sucrée, le métal bien naze, les rockers fils à papa du 16éme arrondissement, le R&B avec ou sans autotune, la chanson chiante, le rap engagé… - qui boostera sévèrement les "courageux" qui oseront l’écouter. Il va sans dire que la tournée française prévue en septembre est immanquable… Art Brut : 1, Satan : 0.