Soirée de fin de festival pour les voix du Gaou, et rendez-vous sur la petite scène B pour
Thomas Dutronc,
Asa et
Aaron.
C'est monsieur
Dutronc fils de son père qui ouvre le bal (c'est le cas de le dire..).
Avec beaucoup d'humour le jeune premier nous fait oublier l'instant de quelques rigolades que le chant n'est pas son fort.
D'ailleurs pas beaucoup de chansons, priorité a l'instru, avec il faut le dire de très bon musiciens. Si ce n'est pas un chanteur, c'est au moins un guitariste !
On retiendra le très drôle "pour le nem libre" le poing levé après un texte mélodramatique , très engagé, volontairement très drôle.
Sinon l'ambiance est a la fête bien de chez nous, avec des sonorité bien de chez nous, ça sonne bal populaire, et d'ailleurs ça finit par rendre hommage au "triplette de belleville".
Pas de photos puisque pas le droit, ordre de monsieur...
Les feignants se lèvent de leurs serviettes de plages pour applaudir
Asa, on connaît tous le
« jailer » balancé en boucle sur nos ondes FM.
J'ai entendu dire que c'était dans les ambiances acoustiques que l'album devenait intéressant. Pour la soirée on aura droit à la version studio, pop soul reggae, tant pis.
Ça n'enlève en rien les talents vocaux de la jeune femme.
A l'occasion elle nous montre ses talents de danseuse, on en profite pour s'y mettre avec plaisir.
S'ensuit une reprise de
« Feeling Good »,
« Fire in the mountain » et le fameux
« Jailer » reprit avec enthousiasme par l'assemblée.
Un pensée agréable pour les non bilingues frustrés de pas saisir le sens des paroles, Asa fait l'effort de prononcer quelques phrases en français sur un titre.
Dommage que le groupe est fait le choix du « passe partout », la musique est préchauffée ou « surgelée » comme dirait notre ami «Thomas Dutronc ». Avec une voix pareille ça aurait méritée un peu de personnalité musicale.
On passe un bon moment,
Asa est très agréable, elle assure son set.
Pour
Aaron il y'a un curieux mouvement de marée, un quart des personnes déjà présentes évacuent les lieux et se frottent au mouvement en sens inverse, ceux (plutôt celles) qui débarquent tardivement pour les deux français.
La foule qui jusque la était dispersé aux quatre coins du lieu (y compris perchés dans les arbres), s'amasse près de la scène.
Simon et Olivier sont accompagnés par une jolie violoncelliste et une batterie, sans oublier de jolis jeux de lumières.
C'était un peu l'inconnu de cette soirée pendant la durée du festival, Aaron viendra ? Viendra pas ?
Finalement ils sont la et bien contents de l'être. Malgré un petit problème de voix persistant mais pas flagrant .
C'est la dernière date de leur tournée pour cet album, leur dernière rencontre avec le public avant quelques temps, et a en juger par l'ambiance générale, l'envie est bien présente des deux coté de la scène.
Entame de concert avec le magnifique
« Tunnel D'or », puis Simon peut se lâcher sur
« Endless song » , si Aaron a la réputation d'être un groupe mélancolique, sombre et dépressif, on a la preuve de l'inverse sur scène, Simon tourne, saute, danse, la musique est a la fois envoûtante et rythmée.
On a droit avec grand plaisir a une version rallongée de
« U-Turn (lili) », et le public couvre le chant des cigales avec un anglais plein de fautes d'orthographe.
Vraiment un beau moment musicale, entre pop et electro, je crois même qu'on appelle ça de l'electro pop... enfin quoi qu'il en soit autant par leur attitude que par leur performance musicale, les
Aaron nous font passer une bonne fin de soirée, a mon avis la meilleure représentation de cette soirée, un peu trop courte mais il se fait déjà tard, tant pis je raterais pas leur prochaine tournée, si prochain album il y'a ...
Remerciements à Richard (l'homme pressé) qui s'est démené tout au long du festival et qui nous a très bien reçu.
Photos de Chacha