
J’ai toujours eu une affection particulière pour ce groupe ; Ohhh, pas question ici de passion dévorante, mais plutôt d’une sorte de sympathie ... gentillette. Je me rends compte, tout de même, que c’est la troisième fois je vois Aston Villa sur scène et toujours avec le même plaisir ... comme quoi la sympathie gentillette est peut être gage de pérennité !

Je n’avais jamais entendu parler lorsque du groupe (ni même du club de football) lorsque, il y a quelques années, je me rendais au Poste à Galène pour découvrir un groupe de rasés de près (trois crânes luisants sur cinq - tout un concept !). J’avais alors beaucoup aimé le contraste entre un début de concert très rock star (arrogance, lunettes de soleil …) et une fin très feu de camp : le groupe avait réussi à établir une vraie complicité avec un public marseillais, donc ... difficile. C’est l’époque ou le groupe avait un guitar hero (
Franck Pilan, me semble-t-il) à la six cordes (notez l’expression typique des techniciens du manche).

C’est donc tout naturellement que je me suis rendu à l’Escale Saint Michel d’Aubagne (Excellente salle trop méconnue) lorsque les
Aston Villa commençaient à faire parler d’eux. Quelle ne fut pas ma surprise d’y croiser seulement une petite trentaine de personnes ! Aaahhhh, Marseille ...
Un nouveau guitariste réduisait le nombre de rasés à deux, mais le groupe n’avait pas perdu au change : moins d’exploits guitaristiques rendaient la musique plus cohérente. Le concert avait été bon, le manque de public ne semblant gêner personne, bien au contraire : le groupe avait réussi là aussi à installer cette complicité désormais inhérente au groupe.

Après quelques déboires avec sa maison de disques,
Aston Villa décrochait la timbale ou plutôt un tube, faisait sensations aux
victoires de la musique et, enfin, le nombre de fans dépassait le nombre des supporters du club de football. Et là, je me suis mis à les adorer : oh, non pas que leur musique soit devenu bouleversante, mais lorsqu’un artiste crève le plafond après s’être fait virer de sa maison de disques je trouve ça jouissif !!! Je me mettrais presque à aimer
Alain Chamfort en ce moment ...‘fin, ça quand même était plus facile avec
Bowie !

Donc, ce soir voilà le groupe dans une salle plus grande, le Moulin, assez bien remplie, 400 personnes , mais avec un line-up différent : seul
Fred, chanteur du groupe est encore là. L’arrogance et les lunettes de soleil ne font plus partie du show : le concert débute avec un
Fred, boitillant mais souriant, expliquant à un public conquis d’avance l’origine de sa blessure. Les morceaux s’enchaînent, tout ça est très pro et très agréable. Pourtant indéniablement la mouvance Rock’n’roll de ces derniers temps renvoie le groupe à une Pop Rock française honnête mais gentille.

Cela n’enlève rien aux qualités du groupe, bien au contraire :
Aston Villa reste fidèle à sa musique et c’est sans doute pour ça que je garde et garderais une vraie sympathie pour ce groupe.
Photos Pirlouiiiit