Influencées par et sonnant comme Korg, Casio, Roland, Suzuki et Yamaha, les trois New Yorkaises férues de claviers d'Au Revoir Simone produisent une électro pop rafraîchissante aux arrangements tour à tour minimalistes et 100% synthétiques ou spectoriens. Les trois voix féminines chantent très joliment en chœur, les trois claviers égrènent des notes qui s'envolent vers le ciel tandis que les boites à rythmes se font calmes ou nerveuses : Heather d'Angelo, Erika Forster et Annie Hart réussissent à créer un univers singulier loin du monde réel et agressif.
Air + Au Revoir Simone - 22 novembre 2007 - Docks des Suds, Marseille
Evidemment aller voir Air pour la troisième fois, la deuxième ici-même et par ailleurs pour la deuxième fois cette année, c'est s'exposer à ne pas être très surpris - je ne l'ai donc pas été outre mesure. Encore que - le groupe a l'élégance de changer assez fortement de set-list, ce qui maintient un petit suspense...
Comme toujours quand .../...
Evidemment aller voir Air pour la troisième fois, la deuxième ici-même et par ailleurs pour la deuxième fois cette année, c'est s'exposer à ne pas être très surpris - je ne l'ai donc pas été outre mesure. Encore que - le groupe a l'élégance de changer assez fortement de set-list, ce qui maintient un petit suspense...
Comme toujours quand on arrive avec 15 minutes de retard et selon la loi de Murphy (dont l'autre partie dit, comme chacun sait : "Arrive à l'heure, t'attendras des heures !"), la première partie Au Revoir Simone a commencé largement en avance et on en verra que 3 chansons. Pas très grave à vrai dire - certes leur disque d'électro-pop éthérée s'écoute agréablement en faisant autre chose ou pour se détendre à vélo, mais en concert ça n'est pas visuellement formidable - trois filles à frange, trois claviers et pas grand-chose d'autre. Un son trop mal réglé dont les titres entendus - dont je crois A violent Yet flammable world et Sad Song ne sortent pas indemne...
Trop de basses tue un peu les voix aériennes et la magie éventuelle qu'elles pourraient dégager... A la limite la même chose sans la (fausse) batterie qui n'apporte rien à part du boucan et des vrombissements, ce serait beaucoup plus planant et plus beau ! Décevant donc, surtout si l'on part du principe que le son est toujours mieux réglé à la fin des concerts qu'au début ! Toujours est-il qu'à 20 h 55 c'est réglé - on est pas partis pour se coucher tard...
Bref après une courte attente d'environ une grosse commande de pinte, où l'on croise déjà les trois Simonesques demoiselles, gentiment disponibles au stand merchandising, voici déjà les 2 stars d'Air venus présenter à Marseille leur dernier album japanisant, Pocket Symphony, aussi bon pour les fans de Air que chiant et soporifique pour le reste du monde (dont nous ne faisons pas partie heureusement).
Vêtus de bleu clair et de blanc, avec trois musiciens en backing band comme toujours dont leur très bon batteur black (moins bien mis en avant que par le passé). Et un début tranquille qui annonce la couleur : We are Electric Performers et la plus rapide Napalm Love, où le son n'est pas encore formidable (ça s'arrangera par la suite, dans ce Hangar à Sucre totalement remanié cette année et dont les colonnes de béton ont enfin sauté).
Le groupe tape dans tous ses albums au fil du concert, y compris dans du "très vieux" : J'ai dormi sous l'eau, extraite de Premiers Symptomes, qu'on redécouvre avec plaisir, tout comme un Remember jamais entendu en live avant, assez pop rock. Il y a aussi un passage 100 % Talkie Walkie : Run, Venus et Cherry Blossom Girl, toujours efficaces toutes les trois (d'autant que le son s'améliore).
Nicolas Godin nous souhaite enfin la bienvenue dans son concert par vocodeur interposé... avant cette chanson dont je n'ai jamais retenu le nom ("typing, working, sleeping...") et une Mer du Japon bien speed, qui commence à échauffer le public. Pour ensuite un vrai moment de grâce avec un titre extrait de Virgin Suicides, sans doute Highschool Lover.
Suit l'excellente Don't be Light et ses petits hurlements de frayeur, qui se finit très speed, ainsi que Kelly watch the Stars, avant de s'échapper après à peine 50 minutes. Brrr, ça promet... Retour sur un autre très vieux titre sympa et un peu easy-listening, il me semble que c'est Planet Vega, en tout cas pas encore entendu en live non plus. Puis l'inévitable et toujours très classieuse Sexy Boy (là, même les touristes invités reconnaissent !), suivi de la planante Femme d'Argent. Celle-ci monte progressivement en puissance pour finir assez explosive, avec strobos, et sa fin voit hélas le groupe nous quitter, ce coup-ci pour de bon.
Au final, pas déçu comme ont pu l'être beaucoup de chroniqueurs récents sur Air - qui devaient s'attendre à autre chose que ce qu'ils entendent sur album (?). Mais quand même moins sous le charme qu'aux Eurockéennes (où il y avait 10 fois plus de monde pour les applaudir et pour le même prix 5 têtes d'affiche en plus le même jour...). Je ne peux qu'envier les gens qui ne les avaient jamais vus et qui, selon un échantillon représentatif de 3 membres de LiveinMarseille, ont aimé à 50 % ce concert.
Un truc nous gonfle un peu quand même : depuis des années ce groupe professe qu'un concert de 1 h 20 lui convient bien, sans se demander si le public n'aimerait pas, lui, 10 minutes de plus surtout quand il a payé 37 euros. Une fois de plus Air prouve qu'il a toutes les qualités sauf... la générosité.
>> Réponse (le 26/11/2007 par La Fée Morgane) J'avoue que si je me suis rendue aux Docks des Suds ce jeudi 22 novembre, c'était plus pour assister à la 1ère partie, .../...La suite