Influencées par et sonnant comme Korg, Casio, Roland, Suzuki et Yamaha, les trois New Yorkaises férues de claviers d'Au Revoir Simone produisent une électro pop rafraîchissante aux arrangements tour à tour minimalistes et 100% synthétiques ou spectoriens. Les trois voix féminines chantent très joliment en chœur, les trois claviers égrènent des notes qui s'envolent vers le ciel tandis que les boites à rythmes se font calmes ou nerveuses : Heather d'Angelo, Erika Forster et Annie Hart réussissent à créer un univers singulier loin du monde réel et agressif.
Marsatac 2009 : Andromakers, Battant, Au Revoir Simone, Art Brut, Etienne de Crecy - 26 Septembre 2009 - Dock des suds, Marseille
Troisième soir à dominante pop, rock et electro et encore une fois de très bonnes choses à voir et à entendre.
Il fallait là tôt pour ne pas rater les Andromakers qui, grace à un concours d'une marque de téléphonie, ont eu la chance d'ouvrir la scène "Jeunes Talents" après m'avoir fait une bonne impression il y a quelques mois à .../... La suite
Troisième soir à dominante pop, rock et electro et encore une fois de très bonnes choses à voir et à entendre.
Il fallait là tôt pour ne pas rater les Andromakers qui, grace à un concours d'une marque de téléphonie, ont eu la chance d'ouvrir la scène "Jeunes Talents" après m'avoir fait une bonne impression il y a quelques mois à l'Embobineuse, au plus modeste dans les moyens mais très recommendable festival B-Side.
Impression confirmée ce soir, ces Aixoises sont promises à tous les honneurs avec leur electro-pop n'a pas grand chose à envier aux groupes Anglo Saxons du même genre, même si l'influence de leurs modèles est encore un peu pesante par moments.
Mais presque tout est déjà là, des chansons aigre-douces intimistes, vaporeuses, rêveuses et même un peu dansantes par moment.
La seduction opère aussi grace à un chant étonament mature et des arrangements sobres mais pas cheap pour un sou.
Si la fin du concert, parasitée par le brouhaha de la grande scène d'à coté, était un peu délicate à gérer par les demoiselles, elles s'en néanmoins sorties comme des pro et ont même gratifié les derniers conquis d'un beau rappel.
Souhaitons leur d'encore progresser et c'est sans nul doute qu'un jour ou l'autre elles n'auront nul besoin de tremplin pour s'inviter à l'affiche.
Bon Archive, je n'ai pas tenu plus d'un morceau, la plupart des gens étaient là pour eux et avaient l'air à fond, donc vous en aurez forcément un écho favorable ici ou là.
Un petit tour sur la scène Pharo pour un autre groupe déjà vu cette année, le trio post-punk/new wave Battant dont le set millimétré et ultra-court au Cabaret Aleatoire entre deux longs dj sets n'avait pas manquer de faire jaser.
Dans le cadre d'un festival et en même temps que l'autre baudruche d'à coté ça passe mieux.
Pas de grosse différence avec le disque, c'est sec, nerveux, ultra-référencé 80's, et les gesticulations de la chanteuse en mini-short et aux accents Siouxsie sont agréables à regarder, manque juste un bon batteur pour dynamiter l'ensemble.
On les quitte un peu avant la fin pour ne pas rater les délicieuses Au Revoir Simone qui était pour ma part un des groupes que j'attendais le plus sur cette édition.
Objectivement le son n'était vraiment pas à la hauteur, le choix même de les faire jouer dans un si grand chapiteau m'échappe, malgré des efforts pour bien se placer on se retrouve avec plein de lourdauds bourrés et peu concernés qui ne méritent pas le charme et les mélodies lumineuses du trio.
Même plombée par de facheux problêmes techniques, la prestation est un beau moment, les chansons (touchées par la grace sur disque) les plus directes de leur répertoire sont privilégiées, telles "Another likely story", "Shadows", "Sad song" et un "Take me as I am" que l'on prendrait volontiers au mot.
Un plaisir pour les fans donc, sans doute un peu ennuyeux pour les non initiés, gageons que l'on pourra les revoir dans le coin dans de meilleures conditions
Art Brut était l'autre groupe que j'avais hâte de découvrir sur scène, pas forcément fou de leurs albums mais assez excité par l'energie punk du combo et le bagout inénarrable de leur leader Eddie Argos.
Ca joue très fort, trop pour certains, il y a bien des pogos aux premiers rangs mais ailleurs c'est assez sage et clairsemé.
J'ai pour ma part beaucoup aimé ce groupe un peu à part dans la scène Anglaise actuelle, fidèle au coté je m'en foutiste mais j'envoie la sauce, le seul bémol serait peut être de ne pas saisir toutes les subtilités des paroles, souvent hilarantes, en live tant les guitares ont définitivement le dessus sur le reste.
Dernier live de la soirée en ce qui me concerne (j'aurais beaucoup aimé danser sur Felix Da Housecat mais la fatigue accumulée sur les trois jours aura eu raison de mes pieds), le Versaillais Etienne De Crecy dont on nous avait annoncé en conférence de presse un show très visuel.
Effectivement on en aura plein les mirettes avec une scène transformée en immense grille de morpion (ou pour les plus agés, de décor de "L'académie des 9" relooké) qui s'illumine de toutes les couleurs et réfléchit des animations particulièrement réussies.
Pas aussi démesuré que les pyramides de Daft Punk mais assurément impressionant.
Etienne est au centre du décor et a trois machines devant lui, et joue des versions remixées de ses classiques "Am I wrong", "Fast Track/Someone like you" (quel kiff perso d'entendre la voix de Camille aussi fort) et bien sûr "Prix choc" dont il ne garde que quelques gimmicks de ses fameux "Superdiscount".
Des esprits chagrins pouvaient s'interroger sur la pertinence de booker en 2009 un des parrains de la French Touch des 90's, cet excellent set répond de la plus belle des manières en faisant danser et chavirer de bonheur des milliers de festivaliers.
A l'heure du bilan de cette édition, souvent critiquée et denigrée avant même qu'elle ne commence, si tout le monde est unanime sur l'inadaptation de l'endroit et du son indigne de certains concerts, on ne pourra en tout cas pas blâmer les artistes pour la plupart à la hauteur de l'évènement et le public malgré tout fidèle, prêt à rempiler l'an prochain si les organisateurs retrouvent un lieu adéquat.
>> Réponse (le 27/09/2009 par Cabask) Je ne réagirai que sur ce que j'ai vu.
Ce que j'ai entendu de Nils Petter Molvaer était plutôt sympa.
Je suis venu surtout pour Archive et n'ai pas été déçu. Le concert bien .../...La suite
>> Réponse (le 27/09/2009 par Mystic Punk Pinguin) Encore une fois, j'arrive tôt, le programme étant des plus alléchant.
Cela commence pour moi avec Nils-Petter Molvaer à l'intérieur de la Salle des sucres. un très beau moment .../...La suite
>> Réponse (le 30/09/2009 par Pirlouiiiit) Deuixème marathon ... j'arrive une nouvelle fois à vélo et retrouve les membres des différentes associations qui gardent le garage à vélo (Collectif Vélos en Ville, Vélorution and .../...La suite
>> Réponse (le 01/10/2009 par Tit34) Moi aussi je suis venu voir ARCHIVE, d'accord avec toi mais le son !
Quel horreur ce son, on entendait pas le chant par moment et la batterie résonnait pendant 30sec. à chaque .../...La suite
Au Revoir Simone + Diving with Andy - 18 avril 2009 - Alhambra, Paris Hier soir, j'étais dans la salle de l'Alhambra à Paris pour voir le groupe électro pop Au Revoir Simone . A vrai dire, le concert des trois musiciennes New Yorkaises fut pour moi une petite déception... On m'avait dit que ça envoyait grave sur scène et je suis un peu resté sur ma fin. Toutefois les compositions sont sympas et la plastique de ces .../... La suite
Hier soir, j'étais dans la salle de l'Alhambra à Paris pour voir le groupe électro pop Au Revoir Simone . A vrai dire, le concert des trois musiciennes New Yorkaises fut pour moi une petite déception... On m'avait dit que ça envoyait grave sur scène et je suis un peu resté sur ma fin. Toutefois les compositions sont sympas et la plastique de ces demoiselles est parfaite !
Très bonne découverte et surprise de la soirée en revanche grâce au set des Français de Diving with Andy. Je n'avais jamais entendu parlé de ce groupe et franchement j'ai trouvé ça vraiment top en live. Belles musiques, beaucoup d'énergie, la voix de la chanteuse est à tomber par terre. Diving with Andy est un groupe vraiment à suivre...
>> Réponse (le 20/04/2009 par Berty) alhambra Paris - 20 Avril 2009 Lily Frost a une vraie voix qui transporte l'auditeur, avec du coffre et des mélodies sympa, faut pas l'oublier.
Diving with andy, il y avait deux trois compos sympa, mais dans .../...La suite
Air + Au Revoir Simone - 22 novembre 2007 - Docks des Suds, Marseille
Evidemment aller voir Air pour la troisième fois, la deuxième ici-même et par ailleurs pour la deuxième fois cette année, c'est s'exposer à ne pas être très surpris - je ne l'ai donc pas été outre mesure. Encore que - le groupe a l'élégance de changer assez fortement de set-list, ce qui maintient un petit suspense...
Comme toujours quand .../... La suite
Evidemment aller voir Air pour la troisième fois, la deuxième ici-même et par ailleurs pour la deuxième fois cette année, c'est s'exposer à ne pas être très surpris - je ne l'ai donc pas été outre mesure. Encore que - le groupe a l'élégance de changer assez fortement de set-list, ce qui maintient un petit suspense...
Comme toujours quand on arrive avec 15 minutes de retard et selon la loi de Murphy (dont l'autre partie dit, comme chacun sait : "Arrive à l'heure, t'attendras des heures !"), la première partie Au Revoir Simone a commencé largement en avance et on en verra que 3 chansons. Pas très grave à vrai dire - certes leur disque d'électro-pop éthérée s'écoute agréablement en faisant autre chose ou pour se détendre à vélo, mais en concert ça n'est pas visuellement formidable - trois filles à frange, trois claviers et pas grand-chose d'autre. Un son trop mal réglé dont les titres entendus - dont je crois A violent Yet flammable world et Sad Song ne sortent pas indemne...
Trop de basses tue un peu les voix aériennes et la magie éventuelle qu'elles pourraient dégager... A la limite la même chose sans la (fausse) batterie qui n'apporte rien à part du boucan et des vrombissements, ce serait beaucoup plus planant et plus beau ! Décevant donc, surtout si l'on part du principe que le son est toujours mieux réglé à la fin des concerts qu'au début ! Toujours est-il qu'à 20 h 55 c'est réglé - on est pas partis pour se coucher tard...
Bref après une courte attente d'environ une grosse commande de pinte, où l'on croise déjà les trois Simonesques demoiselles, gentiment disponibles au stand merchandising, voici déjà les 2 stars d'Air venus présenter à Marseille leur dernier album japanisant, Pocket Symphony, aussi bon pour les fans de Air que chiant et soporifique pour le reste du monde (dont nous ne faisons pas partie heureusement).
Vêtus de bleu clair et de blanc, avec trois musiciens en backing band comme toujours dont leur très bon batteur black (moins bien mis en avant que par le passé). Et un début tranquille qui annonce la couleur : We are Electric Performers et la plus rapide Napalm Love, où le son n'est pas encore formidable (ça s'arrangera par la suite, dans ce Hangar à Sucre totalement remanié cette année et dont les colonnes de béton ont enfin sauté).
Le groupe tape dans tous ses albums au fil du concert, y compris dans du "très vieux" : J'ai dormi sous l'eau, extraite de Premiers Symptomes, qu'on redécouvre avec plaisir, tout comme un Remember jamais entendu en live avant, assez pop rock. Il y a aussi un passage 100 % Talkie Walkie : Run, Venus et Cherry Blossom Girl, toujours efficaces toutes les trois (d'autant que le son s'améliore).
Nicolas Godin nous souhaite enfin la bienvenue dans son concert par vocodeur interposé... avant cette chanson dont je n'ai jamais retenu le nom ("typing, working, sleeping...") et une Mer du Japon bien speed, qui commence à échauffer le public. Pour ensuite un vrai moment de grâce avec un titre extrait de Virgin Suicides, sans doute Highschool Lover.
Suit l'excellente Don't be Light et ses petits hurlements de frayeur, qui se finit très speed, ainsi que Kelly watch the Stars, avant de s'échapper après à peine 50 minutes. Brrr, ça promet... Retour sur un autre très vieux titre sympa et un peu easy-listening, il me semble que c'est Planet Vega, en tout cas pas encore entendu en live non plus. Puis l'inévitable et toujours très classieuse Sexy Boy (là, même les touristes invités reconnaissent !), suivi de la planante Femme d'Argent. Celle-ci monte progressivement en puissance pour finir assez explosive, avec strobos, et sa fin voit hélas le groupe nous quitter, ce coup-ci pour de bon.
Au final, pas déçu comme ont pu l'être beaucoup de chroniqueurs récents sur Air - qui devaient s'attendre à autre chose que ce qu'ils entendent sur album (?). Mais quand même moins sous le charme qu'aux Eurockéennes (où il y avait 10 fois plus de monde pour les applaudir et pour le même prix 5 têtes d'affiche en plus le même jour...). Je ne peux qu'envier les gens qui ne les avaient jamais vus et qui, selon un échantillon représentatif de 3 membres de LiveinMarseille, ont aimé à 50 % ce concert.
Un truc nous gonfle un peu quand même : depuis des années ce groupe professe qu'un concert de 1 h 20 lui convient bien, sans se demander si le public n'aimerait pas, lui, 10 minutes de plus surtout quand il a payé 37 euros. Une fois de plus Air prouve qu'il a toutes les qualités sauf... la générosité.
>> Réponse (le 26/11/2007 par La Fée Morgane) J'avoue que si je me suis rendue aux Docks des Suds ce jeudi 22 novembre, c'était plus pour assister à la 1ère partie, Au Revoir Simone, que pour le concert des têtes d'affiche, .../...La suite
Au Revoir Simone - The Bird Of Music par Pierre Andrieu Influencées par et sonnant comme Korg, Casio, Roland, Suzuki et Yamaha, les trois New Yorkaises férues de claviers d'Au Revoir Simone produisent une électro pop rafraîchissante aux arrangements tour à tour minimalistes et 100% synthétiques ou spectoriens. C'est beau, c'est .../... La suite
Influencées par et sonnant comme Korg, Casio, Roland, Suzuki et Yamaha, les trois New Yorkaises férues de claviers d’Au Revoir Simone produisent une électro pop rafraîchissante aux arrangements tour à tour minimalistes et 100% synthétiques ou spectoriens. C’est beau, c’est mélancolique, c’est planant, c’est doux, c’est remuant, c’est léger… et l’on pense beaucoup à une version féminine et sans guitares du premier disque de Clap Your Hands Say Yeah ou à des Ronettes 2007. The bird of music évoque aussi l’atmosphère envoûtante du film Virgin Suicides de Sofia Coppola, grâce à la pochette - aussi lumineuse que poignante - du disque représentant trois jeunes femmes court vêtues posant de dos devant une forêt. On retrouve également un peu de ce film inoubliable dans le mélange de tristesse adolescente et de joie de vivre irrépressible qui émane de la musique d’Au Revoir Simone. Les trois voix féminines chantent très joliment en chœur, les trois claviers égrènent des notes qui s’envolent vers le ciel tandis que les boites à rythmes se font calmes ou nerveuses : Heather d’Angelo, Erika Forster et Annie Hart (et leurs nombreux amis musiciens) réussissent à créer un univers singulier loin du monde réel et agressif. Un univers où l’on aimerait bien séjourner pour un temps… Ne serait-ce que pour écouter en boucle les titres A violent yet flammable world (avec sa batterie à la Be My baby des Ronettes), The way to there, Dark halls, Stars, Fallen snow et baigner dans un sentiment de plénitude, pas très loin de celui qu’on doit ressentir sur la Lune en regardant l’agitation de la Terre ou de celui que doivent ressentir les enfants bien protégés dans le liquide amniotique de leur mère…