Aaron + Auryn - 8 Décembre 2007 - Espace Julien - Marseille Il y a foule ce soir devant l'Espace Julien pour voir et écouter Aaron, et ce n'est pas rien de le dire ! Effrayés par l'important troupeau qui se bouscule devant l'entrée, nous allons chercher nos accréditations en espérant pouvoir passer par le passage secret de l'Espace Julien, mais manque de peau, ce soir il est fermé !
On ne fuit pas .../...
Il y a foule ce soir devant l’Espace Julien pour voir et écouter Aaron, et ce n’est pas rien de le dire ! Effrayés par l’important troupeau qui se bouscule devant l’entrée, nous allons chercher nos accréditations en espérant pouvoir passer par le passage secret de l’Espace Julien, mais manque de peau, ce soir il est fermé !
On ne fuit pas pour autant et on fait la queue dans le froid, comme tout le monde ! Après une demi-heure d’attente, on s’impatiente de plus en plus, surtout que derrière nous, deux lycéens s’adonnent à de longues embrassades qui n’en finissent plus !
On entre enfin dans la salle bondée quand Auryn entame son show, et après tout, tant pis pour ceux qui sont dehors et qui ont déboursé 25 euros ! Auryn est tout d’abord seule sur une scène à la lumière tamisée avec pour seuls instruments sa voix et son piano.
Et la première chose frappante chez cette jeune chanteuse c’est sa ressemblance physique avec Emilie Simon : petite robe blanche de princesse, cheveux légèrement en bataille et sourire innocent. La seconde chose frappante chez Auryn ce sont ses chansons qui sonnent étrangement comme celles… d’Emilie Simon bien sûr ! (Ok, en fait c’était secret mais c’est Emilie Simon qui fait le concert ?).
Plus sérieusement, Auryn a un talent de musicienne indéniable et une voix à couper le souffle, mais malheureusement, ça s’arrête là ! On ne peut écouter cette jeune femme sans penser à son aînée. Auryn c’est en fait Emilie Simon sans le charme, sans l’originalité et sans les instruments insolites, malgré le grand talent de sa violoniste qui surgit sur la scène après deux ou trois chansons solo. Bref, Auryn ne fait pas l’unanimité contrairement à Aaron, tant attendus !
Après un bref passage au bar, on entend des filles qui hurlent, transpirent, s’évanouissent presque : Aaron est en scène !
Ils apportent avec eux une petite surprise : une belle et gracieuse violoncelliste. Car en effet, la quasi-totalité des morceaux qu’ils vont jouer sont accompagnés du violoncelle, contrairement à l’album. Quelques instants plus tard, je suis scandalisée par une jeune fille qui derrière moi ose dire : « C’est quoi ça ? Une basse ? » tout en regardant le violoncelle…
Mais qu’importe, ils sont là alors il ne faut pas en perdre une miette, car en live, Aaron est une sacrée surprise !
Ils démarrent avec la très belle Tunnel D’or en mêlant émotion et charme et enchaînent sur le reste de l’album : Endless Song (premier morceau composé par le groupe), War Flag, Blow, Last Night Throughts (qui nous invite au songe) jusqu’à leur chanson phare : U-Turn (Lili).
Pas de doute, avec cette B.O de Je vais bien ne t’en fais pas, les gars d’Aaron ont trouvé leur public (malgré eux) qui est très très féminin, peut-être trop même ! Vous sortez d’un concert d’Aaron avec les tympans crevés tant les groupies hurlent et je dirais même qu’elles beuglent, ce qui rend le concert vraiment insupportable par moment.
Outre cet aspect puéril, Aaron nous offre une pop très mélancolique et une spontanéité qui se fait de plus en plus rare chez les artistes, ce qui met d’autant plus en valeur leur talent ! Simon, le chanteur à la voix rauque et écorchée a un sens du rythme incroyable, mais surtout, il sait parler à son public : entre sourires, anecdotes et petites blagues, le jeune homme a conquis le cœur des jeunes filles !
Sur scène, Aaron ne s’en tient pas à leur unique album, puisqu’ils nous épatent avec certaines reprises notamment une de Janis Joplin ou encore Bachelorette de Bjork qui est, il faut l’admettre, admirablement bien remaniée ! Petite déception tout de même de ne pas avoir entendu la très belle reprise de Billie HolidayStrange Fruit, pourtant présente sur l’album. Dans une époque comme la notre…
Bref, 1h30 plus tard le groupe et sa violoncelliste nous quittent en emportant une photo du public en folie en guise de souvenir. Un joli petit moment donc, si vous tolérez les fans hystériques et si vous trouvez en Aaron votre bonheur !