Dans sa musique, il y a du blues, de la soul, des fragments d'Afrique que son père nigérian lui a transmis et l'esprit nomade et spontané d'une mère gispsy.
Ayo + Jehro - 17 août 2007 - Plages du Prado - Marseille
Quelques jours après la très bonne surprise Fantazio au Paradox, me voila partie en direction de plages du Prado pour le concert offert par Orange qui regroupe Ayo , Jehro et Rose. Je n'ai jamais .../...
Quelques jours après la très bonne surprise Fantazio au Paradox, me voila partie en direction de plages du Prado pour le concert offert par Orange qui regroupe Ayo , Jehro et Rose. Je n’ai jamais entendu parler de la première aussi nous avions l’intention de ne pas arriver trop tard. Pas de bol m’étant fait volé mon vélo il y a moins d’une semaine nous sommes obligés d’y aller en voiture (en fait c’est idiot on aurait du prendre le bus). Lorsqu’on arrive là-bas on galère pour se garer (c’est donc la que sont tous les marseillais qui ont déserté le centre ville !) et c’est d’ailleurs lors d’un de nos passage à proximité de la scène qu’on entend Rose remercier le public.
Entre temps, on se gare, on retrouve péniblement Mick et Mac en se frayant un chemin dans la foule dense. Et c’est le début du concert de Jehro. Avant d’aller plus loin je vous renvoie a la chronique (pleine de fautes) que j’avais fait a la Fiesta des Suds ou Ayo et Jehro avaient déjà partagee l’affiche. Tout ca pour dire qu’en venant je ne suis ni fan de l’un ni de l’autre, et que j’ai meme un petit a priori.
Même impression que la première fois à propos de Jehro. Des chansons en anglais ou en espagnol, qui s’écoutent facilement, qui donnent parfois envie de danser mais qui ne me touchent pas un brin. J’ai l’impression d’assister a un concert de reprises de standards internationaux, a l’image de la sympathique reprise de Stevie Wonder.
Ca joue bien, c’est carré, il y a des couleurs et des choristes mais ca ne me captive pas du tout. Et quand il se met à nous parler en espagnol pour introduire c’est morceaux (alors qu’il est marseillais lui-même) ca confirme l’impression que j’ai que Jérôme Cotta nous récite son set mécaniquement sans y mettre ni son âme ni ses tripes.
Son guitariste solo l’accompagne toujours … il le présentera a deux reprise mais n’articulant tellement pas que je mets au défis quelqu’un de retenir son nom. Je ne suis pas sensible à sa musique mais forcement quand il joue son tube, je le reconnais et je l’apprécie quand même. La partie ou les choristes jouent des tambours était une bonne idée, mais j'ai trouvé que ca ne prenait pas trop finalement
Principal point positif j’ai profité de son set pour m’approcher de la scène (ayant oublié mon zoom). J’attendrai donc comme tout le monde assez longtemps que le matériel de Ayo soit installé. Quand elle arrive, je constate qu’elle n’a pas changée … je fais un effort, je me force, mais je ne peux pas résister, ca y est, elle m’énerve déjà.
Et maintenant je vais essayer d’expliquer pourquoi, tout en décrivant sa musique, ou en tout cas ce que je ressens a son écoute. Plusieurs petites choses m’agacent. Tout d’abord je trouve qu’elle en fait trop. Elle sourit trop tout d’abord ; je sais ca parait absurde comme critique, mais de la voir (faire la) timide comme ca a sourire, glousser, se pencher comme si elle voulait se cacher ca m’énerve.
Qu’au dock elle nous dise que c’est sa première scène et qu’elle n’a pas l’habitude je veux bien, mais la depuis le temps elle devrait être habituée. Bon tant mieux me dirait vous elle a gardé cette fraicheur des premières fois, cette joie à être sur scène. Mais alors pourquoi je n’y suis pas sensible et même au contraire ? En gros pourquoi je n’y crois pas.
En plus elle fait l’effort de parler en français, mais c’est pour répéter un peu trop souvent que son français est mauvais (alors qu’il est plutôt pas mal). Fausse modestie ? Moyen de meubler facilement ? C’est pour s’extasier devant le large public … « o les enfants mais vous êtes nombreueueueuex ce soir ! » (bon ok elle n’a pas dit « les enfants »), c’est pour nous dire que comme c’est la dernière date elle va faire quelque chose de spécial …
Et la stupeur générale, elle s’assied sur le bord de la scène pour chanter !!!! Bon ok on dirait que je me moque, mais c’est ce que j’ai ressenti sur le coup. Plutôt que d’annoncer ce que tu vas faire, fais le et ca n’en sera que plus spontané. Je trouve donc qu’elle en fait trop entre les morceaux, et en fait j’ai aussi cette impression lorsqu’elle chante.
Elle a une belle voix c’est sur, mais parfois on dirait qu’elle cherche a l’utiliser, que les tremolos sont réfléchis, que les grimaces exagérées… Bref un peu comme pour Jehro j’aimerais sentir plus de spontanéité et de nécessité dans ses chansons. J’ai d’ailleurs encore tiqué sur sa chanson Africa (franchement bateau) ou sur les textes de sa chanson Girls qui sont super caricaturaux.
Par contre je ne peux pas lui enlever un certain nombre de qualités. Comme la variété des rythmes de ses chansons, comme le passage limite ragga de cette même chanson Girls. A la fin pendant le rappel elle fera monter sur scène un « brésilien de Marseille » pour un espèce de bœuf bien sympathique et spontanée.
A partir de ce moment je commencerai a la trouver rigolote (dans le bon sens du terme) et touchante, me disant que après tout elle est peut être juste un peu plus cucu que moi, et que certes elle n’as pas grand-chose a raconter et je ne retournerai surement pas la voir de si tôt, mais que si des gens sont plus touchés que moi par ce que sa musique dégage et bien tant mieux pour elle et pour eux.
En tout cas comme elle le rappellera, un grand merci a Orange d’avoir organisé ce grand concert gratuit cet été, meme si je n'ai pas vraiment changé d'avis sur ces deux groupes. N’hésitez pas a renouveler l’opération l’année prochaine, et pourquoi ne pas en plus inviter un ou deux groupes locaux a partager l’affiches avec des stars reconnues comme celle-ci la prochaine fois.
Bonus video :
(qualite telephone portable car mon Canon a rendu l'ame)
et une petite de Jehroici
Ayo + Ilene Barnes - 24/07/2007 - Arenes d'Arles Le concert est annoncé à 19h3O. Vraiment tôt pour un concert d'été quand même.
J'n'aurai pas du me faire avoir car même si du coup je suis vraiment devant à l'heure, j'ai attendu 2h les artistes. En .../...
Le concert est annoncé à 19h3O. Vraiment tôt pour un concert d’été quand même.
J'n’aurai pas du me faire avoir car même si du coup je suis vraiment devant à l’heure, j’ai attendu 2h les artistes. En effet 21h30 c’est plus « raisonnable ». Heureusement que le site choisi par les Escales du cargo dans le théâtre antique d’Arles est déjà un spectacle en lui-même !
Ilene barnes arrive avec ses deux musiciens (basse et percussions). Son charisme est indéniable. Elle ne peut pas renier ses origines indiennes, africaines, irlandaises.
Sa taille et son coffre justifient cette voix sortie de nulle part, tantôt suave, tantôt grave, tantôt puissante ou caressante. Tout ce métissage donne des chansons sortie de ses tripes comme Eah omm sur ses origines indiennes, My eyes are blue traitant de la discrimination, « l’Adieu » à son père, et une reprise puissante de Please de U2.
Pour le négatif, j'aurai aimé des morceaux plus péchus. J’ai trouvé ça parfois un peu trop molasson.
Quelques minutes de changement de scène et c’est miss Ayo qui débarque dans sa robe limite madras.
Je suis toujours sous le charme. Peut être qu’elle sur joue mais je rentre dans le jeu totalement. Et pourquoi l’expérience de la scène lui enlèverai cette timidité et cette naïveté d’abord !
Ok, je suis honteuse d’avoir perdue la set liste mais l’album y est passé avec des bonus tel que Africa ou Girls and boys avec une victoire écrasante du girl-power svp.
Les textes, intimistes et même naïfs, sont portés à merveille par ses musiques folk. A la guitare, au piano ou à capella elle enchante tout le monde.
Même ses musiciens n’ont d’yeux que pour elle.
Le « petit » rayon de soleil ira même jusqu’à s’aventurer dans la foule au milieu des arènes pour aller séduire quelques messieurs et les faire chanter telle une sirène.
Ayo - 8 mars 2007 - Espace Julien - Marseille Je n'étais pas allée la voir pour la Fiesta aux Docks des Sud car j'y étais la veille pour d'autres concerts et il y avait eu trop de monde à mon goût. Il m'a semblé que de nombreuses personnes .../...
Je n’étais pas allée la voir pour la Fiesta aux Docks des Sud car j’y étais la veille pour d’autres concerts et il y avait eu trop de monde à mon goût. Il m’a semblé que de nombreuses personnes étaient invitées et par conséquent pas très « motivées ». Beaucoup par exemple, étaient le dos tourné à la scène en train de bavarder. Bref, par la suite, Pirlouiiiit conseillait de la voir dans un cadre plus intimiste donc à l’espace Julien, ça semblait bien.
Il était annoncé « concert complet » et effectivement, il y avait foule. Premier concert depuis la nouvelle loi sur la cigarette (pour moi) et chose étonnante, il y avait de la fumée dans la salle…de la buée ?! En tout cas, il faisait bien chaud !
Première partie…euh je ne me rappelle plus de son nom…
Il commence sur un rythme « reggae-roots-man » entraînant. Il s’agit d’un métisse français originaire de Côte d’Ivoire comme il nous le dira plus tard. Et la première chanson porte sur une arrestation par la police à la sortie d’une boite…
La deuxième sur sa passion de la musique…
Puis, j’ai fini par divaguer car les propos me paraissaient un peu « cliché »
Il finit par faire chanter le public et demande que l’on clame son nom…ça n’a pas marché, je ne l’ai pas retenu…
Et puis, la voilà ! Ma voisine pousse des petits cris de joie…un peu agaçant. Mais, j’avoue, je suis contente de la voir et j’ai hâte de l’entendre après avoir écouté son CD en boucle dans ma voiture.
Elle est extrêmement souriante, nous parle un peu en Français… Elle nous demande à la deuxième chanson si ça nous embête pas qu’elle nous chante de nouveaux morceaux…bah non ! Ca semble bien rodé sur les morceaux de son CD Joyful mais plus vibrant sur les nouvelles chansons. Elle semble encore étonnée que le public connaisse les paroles par cœur. Un moment, elle semble « bugger » sur une chanson, elle chante de manière saccadée … Un mec débarque et reprend sa chanson en une sorte de parodie : superbe voix ! (mais là je suis bien embêtée car je ne connais pas son nom non plus !)
Il s’apprête à quitter la scène à la fin de ce morceau mais elle l’invite à rester, on sent que c’était peut-être pas prévu…un peu d’impro. ?! Ils parlent d’amour mais en même temps, c’est LE sujet de prédilection d’Ayo.
Dans le même genre, elle descend sur scène pour faire chanter le public…en anglais puis en français. Ça, par contre, ça donne l’impression que c’est pas spontané bien qu’un « musclor », un « body-guard » traverse la foule pour s’approcher de Ayo perdue dans la foule.
Puis, ma vigilance baisse et je me laisse emmener par sa voix, elle crée une ambiance, j’oublie le monde (et ma voisine !) et j’en profite !
Coup d’œil rapide sur le premier trimestre de la saison 2006/2007 à la Coopérative de Mai.
C’est la rentrée…
Ayant échappé à Seb Martel et consort, ma saison ne débute que le 23 septembre par la présentation de la compile MC1 made in coopé. Il semble que cela est d’ailleurs bien marché au vue de la nombreuse foule présente. Vous allez me dire que la soirée était gratos ! Certes, mais cela n’enlève en rien à la qualité du plateau présenté. Le moment fut donc très sympa et agréable. La vrai bonne surprise viendra des trois filles d’Eleasy. La pré sélection du groupe pour les découvertes du printemps de Bourges n’est d’ailleurs que fort méritée. Pour le reste, nous aurons la confirmation que les Elderberries et les Kissinmas sont sur la bonne voie du rock’n’roll. Que la furie des Smell of Fox, boostés par des Suppositorz chauds comme la braise, est toujours présente. Comme quoi nous n’avons rien à envier aux parisiens !
Des légendes à Clermont…
A l’annonce du passage des Radio Birdman dans notre ville, l’excitation était à son comble. Il faut dire que les vieux dépotent encore grave… Malgré un son pourri et des lights « pâlotte », le set des Australiens sera assez convaincant. Seul bémol à cette soirée, la prestation inhabituellement faiblarde des Suppositorz.
Le dub débarque pour une sixième nuit…
N’étant pas un grand spécialiste du truc, seul Mad Professor me semblait attrayant. Malheureusement j’allais vite déchanter pour m’enfuir vers d’autres horizons beaucoup plus attractifs…
Soirée métal prog…
Alors là, je ne donne pas ma part aux chiens. Amateur de rock progressif et de métal prog devant l’éternel, c’est déjà conquis que je me pointe à la coopé. Après une prestation intéressante de Poison Black, l’effet Lacuna Coil va se mettre en marche rapidement. Que du plaisir. La voix, la musique… tout me fait chavirer de bonheur. Comme quoi quand on n’est pas objectif. N’est ce pas Pierre !
Soirée filles…
Une fois de plus, nous allons vite nous rendre compte qu’ Eleasy est le groupe en forme du moment. Délivrant un set convaincant et plein d’envie, le temps passera bien trop vite pour tout le monde.
La suite de la soirée sera quand à elle beaucoup moins réjouissante. Il faut dire que Juliette & The Licks ne vont rien faire pour nous faire passer un bon moment de rock’n’roll. La prestation envoyée sera tout juste d’un niveau de campus américain ! Dommage.
La classe, tout simplement…
Recevoir The Divine Comedy est toujours un moment privilégié. Et nous n’allons pas tarder à nous en rendre compte. C’est avec une simplicité remarquable et un talent hors pairs que Neil Hannon et sa troupe vont nous gratifier d’une prestation remarquable. La « classe » est à portée de nos yeux et le rêve n’en sera que plus beau.
Garage club n° 7…
Les Hushpuppies devaient faire un garage club. Ils l’ont fait et même très bien fait. Devant un club plein et chaud comme la braise, les Perpignanais vont nous régaler durant une heure. Alternant le bon et le très bon nous serons rapidement pris par une bougeotte incontrôlable. Que tout cela fait du bien. Allez les gars, pondez nous un deuxième album aussi bon que le dernier et revenez nous secouer les bretelles à nouveau.
Métissage dépaysant…
Comment faire plus d’une heure trente de concert avec un album de quarante minutes ? Demandez à Ayo. Il faut dire que la jeune femme parle beaucoup. Mais le reste du temps… elle chante. Elle le fait d’ailleurs avec beaucoup de douceur et de talent en métissant avec bonheur le reggae, le folk, la soul et autres styles.
Voilà comment vous passez un moment agréable qui malheureusement s’étire vraiment trop en longueur.
Déferlante sonique…
Changeant de chanteur plus que de raison, Archive est vraiment un groupe à part. Malgré les inquiétudes liées à cela, le set proposé sera d’une grande intensité. De Light à Again en passant par Fuck, nous resterons scotchés par la puissance dégagée. Un très bon moment d’autant plus que la première partie, assurée par Redjetson, fut d’un haut niveau. Du post rock comme nous l’aimons.
Un être vous manque…
Mon dieu, quelle déception. Je ne pensais vraiment pas retrouver Herman Dune comme cela. Perdu, décousu, hébété. Est-ce du au départ de son guitariste ? Sûrement. En tout cas, ils ne nous ont pas habitués à cela. Un concert à vite oublier.
Je n’aime pas le chocolat…
Poussé par la curiosité, je me décide à aller voir Olivia Ruiz. Heureusement pour mes oreilles, j’aurai la force de partir au bout de vingt minutes. Voix aigue et stridente, musique de baloche, blague à deux balles. Plutôt que de croquer à pleines dents dans une barre de Crunch, nous nous enliserons inexorablement dans un pot de Nutella.
Un ange passe…
Ben Kweller ne semble pas changer. Pourtant la paternité lui a quelque peu arrondi le ventre. Autrement il reste le même. Visage angélique et souriant, simplicité remarquable, bouclettes au vent… Nous avons donc bien à faire à ce jeune homme qui déjà, lors de son dernier passage à la coopé, nous avait fait vibrer.
Que ce soit seul ou accompagné de son groupe, le set, un peu court, sera parfait. Seul bémol, la venue sur scène, lors du rappel, de Pierre Guimard. Aïe, aïe, aïe.
Un peu de fraicheur…
Et oui, encore un nouveau groupe anglais composé de quatre jeunes garçons. A en croire les hurlements poussés dans la salle, les filles adorent The Kooks. Pour être honnête, cela est frais, sens bon l’Angleterre et les souvenirs. De la à dire qu’ils feront long feu.
Wait and see……
Chokebore nous manque…
Le moins que l’on puisse écrire, c’est que l’on est dans le bricolage. Il n’est d’ailleurs pas très facile de s’y retrouver. Le monde de Troy Von Balthazar est comme cela. Un point c’est tout.
Garage club n° 8…
Je n’irai pas par 4 chemins. Nous venons d’assister à un concert déplorable. Le garage club n°8 a tourné à la débandade, la débâcle. Je me demande encore comment j’ai supporté 30 minutes de Naast. Oui, trente minutes sans intérê. Point barre. Et dire que l’on nous casse les couilles avec la nouvelle scène rock parisienne.
Que les groupes de province se rassurent, ils ne risquent RIEN.
Soirée costumée…
Cradle Of Filth prend racine à la coopé. Et ce n’est pas le bon millier de personnes présentent qui s’en plaindra. Pour le reste que dire. Son métal, pardon dark métal, voix caverneuses, mise en scène très goth. Une soirée à ne broyer que du noir.
Le petit jésus en culotte de velours…
Quoi de mieux qu’une soirée avachie sur un canapé, pour se remettre de ses émotions de la veille. Et bien, il y a Jude. Mieux qu’une cure de thalassothérapie, l’américain vous berce et vous rempli l’âme de belles images. Ajoutez à cela une couche de Cocoon et vous allez vous coucher serein et détendu.
Un autre ange passe…
Avec Tearing Sky, son second album, Piers Faccini nous a confirmé tout le bien que nous pensions de lui. Et ce n’est pas sa superbe prestation, dans un club à l’écoute religieuse, qui nous fera dire le contraire. Tout n’est que douceur et caresses. Ce garçon semble être touché par la grâce. Merci pour ce moment merveilleux.
Un petit mot sur Christophe Adam Son association avec Daniel Larbaud à changé la donne. Très bon guitariste, ce dernier enrobe les textes de Christophe avec beaucoup d’à-propos. Du bien bel ouvrage. Un petit clin d’œil à Morgane, chanteuse de Cocoon, qui terminera le set, avec les deux gars, de bien belle façon.
Très haut en couleurs…
Mélangez sans modération du disco avec du rock, ajoutez y une pointe de funk et saupoudrez le tout de glam… El Présidente est né.
Ce savoureux mélange va secouer le club de la coopé de la plus belle des façons. Vous vous retrouvez le sourire aux lèvres sans vous en rendre compte. Vous devenez « bêta » en un rien de temps. Vous vous trémoussez comme lors de votre première boum. Vous êtes, en résumé, joyeux et heureux d’être là.
Malgré un départ faiblard, les sept enragés de The Kissinmas vont nous délivrer un set bien à leur image. Agité et rafraichissant. Vivement la sortie de Disco Morning.
L’auvergne fleure bon…
Heureux d’être sur des terres connues, Kaolin va nous envoyer une première partie de concert bien rock. Une vrai bonne surprise. La guitare est agressive à souhait. La batterie martèle le public et la basse ronfle de bonheur. La deuxième partie sera beaucoup plus classique pour mieux redécoller avec Lilla Huset, morceau post rock versant pop, de toute beauté. Le final avec Rhésus et MacZde Carpate sera un grand moment d’originalité et de plaisir.
Il faut maintenant espérer que le martelage radiophonique de Partons vite permettra à Kaolin d’être enfin reconnu à l’échelon national.
C’est la fête…
C’est un air de carnaval qui a envahi la coopé en ce jeudi 30 novembre. La cause en est toute simple : Marcel Et Son Orchestre. Remarquez que les gars du nord, ne font pas dans la dentelle. Textes simples, mais très bien ciblés pour certains, déconnade en tout genre, bastringue à tout va… Le décor est planté. Et que dire de toute cette jeunesse ivre, dans tout les sens du terme, devant ses saltimbanques préférés. Chapeau bas.
La meilleure position…
Alors eux, ils valent des points. Originalité, fraicheur, humour, talent. La Position Du Tireur Couché c’est tout cela. Une heure de plaisir à réécouter les titres d’Acapulco, à en découvrir de nouveaux et à sourire béatement en chantonnant «…je suis le James Bond du quartier… » Vivement la suite.
Petit mais tellement grand…
C’est avec les King Size que cette soirée va débuter. Habitués des Quatre vents depuis de nombreuses années, les gars d’Amiens vont nous délivrer, malgré un départ poussif, un set bien pub rock.
Petit clin d’œil à Jean-Luc pour son intervention énergique en fin de set. T’es toujours aussi vilain quand tu brailles… Mais c’est comme cela qu’on t’aime.
Trente ans que ça dure. Oui, depuis trente ans Little Bob chante, hurle à la vie du rock’n’roll. Et même si l’homme est marqué physiquement, il dégage toute cette fraîcheur dont beaucoup devraient s’inspirer. Entouré de musiciens de qualité, Little Bob va nous gratifier d’un set tout à sa personne. Chaleureux, sincère et tellement bon.
Rock… Sanseverino… Pas rock…
Vous ne connaissez pas Thomas Vandenberghe ?
Dernier artiste F.A.R.* en date, ça nous change de Nosfell, cet ancien rock critique, roi du air guitare, tourne le rock en dérision avec beaucoup d’à propos. Un show à ne pas rater.
Une salle comble, une ambiance bon enfant et un Sanseverino plein d’entrain. Voilà la recette pour passer une agréable soirée teintée de swing. Seul bémol, une voix mixée trop bas.
*Favori A ne pas Rater
Garage club n°9…
Dernière date de l’année, ce Garage Club ne restera pas dans les annales. Public clairsemé, groupes en dessous de nos espérances. Une soirée décevante donc. Seul Le Cercle sortira quelque peu du lot. Quant à Amen Birdmen… Aïe, aïe, aïe.
Une fois de plus, DJ Pant Oofle sera le meilleur.
Heureusement pour nous et grâce à Arnaud, la fin de soirée sera très agréable. Réagir à cette critique
Ayant raté (pour cause de thèse à Grenoble) l’ouverture de la Fiesta (avec Cesaria Evora et Gotan Project et parce qu’on m’avait dit beaucoup de bien de Ayo et Jehro je me suis d’abord rendu à la Fiesta (comptant ensuite aller à la Friche voir Poni Hoax et finir à l’Intermédiaire avec Shaggy Dog Story).
Sachant que la veille les invitations ont été refusées à partir de 20h (complet !) on ne part pas trop tard mais d’un autre côté les têtes d’affiches de ce soir sont quand même moins prestigieuses. Pourtant en arrivant nous avons bien du mal à nous trouver une place (même interdite) à proximité du Dock. En arrivant enfin devant l’entrée on constate que c’est au même endroit que l’année dernière avec la grande scène sous la passerelle et le reste restau, bar et la deuxième scène (dite « cabaret ») dans un nouveau entrepôt en dur.
Sur la grande scène Estrella Morente est en train de chanter. Je serais bien allé jeter un œil à son flamenco habité et donc un peu théâtral, mais impossible de s’approcher suffisamment ne serait ce que pour apercevoir un bout de la scène. Les gens sont très serrés et il n’y a pourtant pas la moitié des gens présents ce soir devant la scène. Je commence à comprendre la réaction de certainscertains spectateurs qui ont payé leur place et ne peuvent rien voir du spectacle.
Je me contenterai de suivre une partie de son set via les quelques écrans géants sur le site, dont celui sur situé tout prêt de la scène « cabaret ». La bas aussi trop de monde pour essayer de m’approcher de Corinne Sauvage qui a l’air de chanter des reprises.
La foule commence à m’énerver, impossible d’aller où l’on veut, ni même de s’arrêter quand on en a envie. Bref il y a trop de monde et musicalement ça ne me plait pas assez pour que j’ai envie de faire un effort. Je me dirige alors à nouveau de la grande scène en me disant que je profiterai de la fin du set de l’étoile.
Lorsque son set prend fin, les gens commencent lentement à sortit mais je ne suis pas le seul à avoir eu cette idée. Si bien que je réalise vite que si j’attends que les gens sortent du cul de sac constitué par les barrières qui encadrent la scène je vais rester au fond ; donc à contre cœur je me lance … on s’écrase, on se bouscule un peu, certains râlent. Et la je me rends compte que tout le devant est couvert de chaises !?!? Tu m’étonnes qu’il n’y ait pas assez de place pour tout le monde. S'en suit une absurde séance ou les gens essaient de se presser devant pendant que les autres sortent et au milieu de tout ça le staff technique débordé qui essaie d'extraire les chaises du public (je m'en prendrai une dans le genou). Lorsque tout s’équilibre on commence à attendre, serrés. J’ai réussi à m’approcher à une grosse vingtaine de mètres de la scène, sur la gauche de celle-ci. Cela a beau être en plein air beaucoup (trop) de gens fument, n’ayant d’autre possibilité que de vous cracher leur fumée dessus et j’en prends plein les poumons (je ne vais pas tarder à devenir intolérant je le crains).
Les gens sont clairement là pour Ayo. Ils sont venus voir la nouvelle sensation télévisuelle en live. La télé a vraiment sur les carrières un effet magique. Ayo, comme Grand Corps Malade et bien d'autres est sortie de l’anonymat du jour au lendemain grâce à quelques passages clés dans des émissions comme Taratata (sans parler du matraquage actuel sur France Inter et Nova selon des sources sures). C’est semble-t-il au cours de cette émission que tout le monde l’a vu et est tombé sous le charme de cette grande nigérienne au sourire (gêné mais touchant). Du coup elle se retrouve propulsée au rang de superstar devant un public d’ors et déjà conquis. Elle sera d’ailleurs visiblement impressionnée par le public, avouant à qui voulait bien la croire qu’elle n’avait jamais joué devant autant de monde jusqu’ici.
Ce genre de situation a aussi son revers de la médaille. Car du coup les gens qui ne l’ont jamais entendu/vu (et c’est mon cas) s’attendent à un truc fabuleux et ont de grande chance d’être déçus, voire carrément énervés de s’être fait une nouvelle fois bernés par une campagne de promotion réussie. Dans certains cas c'est même pire car l’artiste (prenons à nouveau le cas de GCM) se retrouve érigé en porte drapeau d'un style entier, s’attirant du coup les foudres des puristes, voire la rancœur des gens qui se battent depuis longtemps pour faire connaître des groupes tout aussi talentueux évoluant dans la même discipline.
Bref, je m’étais déjà fait avoir comme ça, lorsque après avoir vu Bloc Party dans l’émission l’album de la semaine je m’étais ennuyé comme rarement lors de leur passage au Moulin. Ce soir la hype portait sur Ayo (et aussi sur Jehro sur lequel je reviendrai plus bas). Après que ses trois musiciens aient pris place sur la grande scène (guitare, basse et batterie), elle est rentrée toute timide (faisant mine de se cacher derrière un baffle) et s’est assise sur la grande chaise en bois qui l’attendait au centre, à côté des deux guitares électroacoustiques. Elle a commencé à jouer sous les acclamations du public des morceaux sympathiques mais un peu sans relief. Elle a une belle voix (parfois proche de celle de Sade ou Susheela Raman), les musiciens qui l’accompagnent jouent bien mais je trouve que ça ne décolle jamais vraiment.
Elle a joué quelques nouveaux morceaux comme celui où elle fait participer le public demandant aux filles de crier « gilrs ! » a son signal et aux garçons « boys ! » (sympa) ou celui intitulé Africa qui se voulait profonde et engagée mais dont je trouverai les textes affreusement bateaux. Au bout d’un moment j’ai commencé à trouver cela carrément long et j’ai eu énormément de mal à m’extirper de la foule toujours aussi dense et admirative (« devine où je suis ? à la fiesta devant Ayo, c’est trop méchant ! Vraiment trop bon .. ; tu sais pas ce que tu rates ! »). Moi je suis serré, j'en ai plein les pattes et je trouve ça sympa mais vraiment sans plus. En plus elle est assise sur scène (comme Ben Harper et ça m’énerve). Cela dit je suis content d’être venu, sinon j’aurais pu croire que j’avais raté quelque chose de vraiment bien. A revoir éventuellement mais dans un cadre plus intimiste et en espérant qu’elle aura des choses plus prenantes/touchantes à faire passer.
Du coup je me redirige vers le cabaret en me demandant ce que je vais pouvoir faire pour attendre jusqu’au passage de Jehro et là je tombe (après avoir bataillé pour rejoindre Cédric qui lui a craqué bien avant moi) devant un orchestre de pas moins de 40 musiciens qui joue de la salsa !
Assez impressionnant (même de loin), la Banda Santiago de Cuba se dégage quelque chose de fort. Dirigé par un chef d’orchestre et animé par un chanteur ils mettent une sacrée ambiance. Le côté intemporel de cette musique me rend légèrement mélancolique mais je ne peux qu’apprécier ces standards jouer avec autant de cœur.
Le chanteur animateur parle pas mal entre les morceaux, bouge beaucoup pendant, invitant le public à participer plus en chantant ou tapant des mains, à coup de « Marseille plus fort, je n’écoute rien ! ».
Alors que Ayo est encore en train de sourire sur l’écran géant devant le ballet de camera télécommandées qui volent des le ciel autour de la grande scène, dans l’ambiance surchauffée du cabaret, ceux qui arrivent à trouver quelques mètres carrés dansent en couple, les autre gigotent en rythme.
Quand arrive l’heure de Jehro je me redirige vers la grande scène. Entre temps j’ai compris qu’en tant que photographe j’avais accès aux places sur les côtés sur les estrades de part et d’autre du public (ça fait un peu arène). Du coup je peux aller prendre tranquillement des photos de Jehro au pied de la très haute scène (je mettrai un moment à réaliser qu’il est accompagné de choristes).
Jérôme Cotta est un marseillais qui avait sorti un disque en français il y a quelques années. Je me souviens que je n’avais pas accroché (trop variété et un peu cucul a mon goût). Depuis qu’il a changé de nom et de style par contre il cartonne.
Première parties remarquées aux Voix du Gaou notamment, tous les gens qui ont écouté son disque (qui s’est vendu à 40000 ex déjà) semblent aimer. Comme il n’a jamais joué à Marseille sous ce nom, je n’ai pas encore eu l’occasion de l’écouter.
Il arrive donc accompagné de ses musiciens dont un autre guitariste (le seul que je verrai vraiment bien de la ou je suis) qui joue aussi du clavier. Il se présentera rapidement avouant que c’est la première fois qu’il joue à Marseille bien qu’étant marseillais.
Sa musique n’est pas désagréable, il chante en anglais et en espagnol, mais franchement je trouve cela assez quelconque. De la variété internationale qui s’écoute facilement mais qui manque de titres accrocheurs.
C’est d’ailleurs assez paradoxal de voir qu’il aura percé en chantant en anglais alors qu’en français (là où les quotas etc aident) ça n’avait pas marché. Je ne resterai pas très longtemps, pressé d’aller à la Friche où j’espérais voir un bout de Poni Hoax dont le disque a l’air vraiment très bon.
Pour conclure sur cette soirée. Artistiquement en dehors du groupe de salsa j’ai été déçu, mais cela reflète assez l’impression que j’ai les rares fois où j’écoute la radio. Au niveau affluence la Fiesta semble battre de nouveaux records, aussi si vous venez pour voir un artiste (et non pas uniquement pour profiter de l’ambiance) vous avez intérêt à venir très tôt. Sinon vous serez contraint de suivre le concert sur un écran.
Je ne suis pas un parano niveau sécurité mais franchement par endroits il y a beaucoup beaucoup de monde, il doit y avoir les sorties de secours prévues mais je ne peux m’empêcher de penser qu’en cas de bousculade ça risque de mal se passer (devant les scène on est forcement coincés entre 2 murs sur les côtés, la scène et le reste du public qui presse derrière. Sinon sans aller imaginer le pire on a quand même beaucoup de mal à se déplacer confortablement.