Ce griot guinéen révolutionne le son de la kora en l'électrifiant et offrant un savant mélange entre traditions mandingues, influences rock, reggae, blues...
Alatoul+ElectroDunes+Ba cissoko - 07 Juin 2007 - Nomad Cafe - Marseille Lorsque j'arrive au Nomad Café, j'y découvre une ambiance bonne enfant, le public âgé de quelques jours (?!) à 77 ans est détendu. Il faut dire que l'aménagement du lieu et le public qui suit le .../...
Lorsque j’arrive au Nomad Café, j’y découvre une ambiance bonne enfant, le public âgé de quelques jours (?!) à 77 ans est détendu. Il faut dire que l’aménagement du lieu et le public qui suit le Festival Nuits Metis depuis de nombreuses années s’y prêtent volontiers. La salle attenante s’est transformée en salon de thé géant, les tapis et les tables basses nous rapprochent de l’Algérie, lieu de naissance de l’aventure d'ElectroDunes ou de la Guinée des Ba Cissoko. On peut y prendre un thé pendant que les artistes dédicacent leurs disques en toute simplicité.
Pour l’instant, c’est Alatoul qui est en scène. Cette formation originale dans sa structure se caractérise par l’absence d’une section rythmique basse-batterie.
Le guitariste chanteur envoie une grosse caisse, simple et efficace soutenue par les cuivres : clarinette basse, trombone et trompette.
Et qu’est ce que ça donne ?
Le résultat est étonnant d’efficacité, sur des textes en français sans prisent de tête, la formation associe le swing de la guitare manouche à l’énergie des cuivres style fanfare New Orleans. Les chœurs soutiennent le lead vocal sur les refrains, les compositions font la part belle aux parties instrus pour un résultat très dansant aux accents parfois funk. Je ne vois que les 2 derniers titres de leur set avant qu’ils ne cèdent la place à ElectroDunes.
ElectroDunes c’est le projet développé par l’association Nuits Metis et son label, Label METIS autour de la rencontre de Barbes.D, producteur marseillais et les chanteurs traditionnels du Choeur de la Soura de Benni Abbes (Algérie).
Si je connais bien leur album Saharian Vibes pour l’avoir chroniquer
(http://www.concertandco.com/cdvisu.php?s=electroDunes&x=0&y=0), je les découvre pour la première fois sur scène. Le groupe a depuis fait du chemin et des dates importantes notamment au Babel Med Music. Si le disque révèle un travail important sur les productions avec beaucoup d’effets, de profondes basses très dub aux atmosphères lourdes et mystiques, comment cela va-t-il se traduire en live ?
En scène les trois chanteurs, Hafid Douli, son frère Houari Douli et Saïd Touati sont au centre tandis que Barbes.D est excentré avec ses machines et sa guitare.
Les chanteurs en première ligne avec les kerkabous (castagnettes) ou la derbouka dansent, chantent, sourient et nous invitent délicatement à glisser vers le désert et ses traditions. Si les productions du disque sont identiques à celles du set, sur scène la présence des chanteurs enflamme la salle du Nomad Café qui danse le sourire aux lèvres.
On sent le plaisir des musiciens sur scène et l’énergie montée vers la transe des musiques sacrées du désert. Les chanteurs se lâchent pour le plus grand plaisir de la salle où l’on approche maintenant les 50 ° C.
ElectroDunes quitte la scène après 1h de set et nous avoir offert une toute nouvelle production pour céder la place aux Ba Cissoko.
Pendant le changement de plateau, j’en profite pour sortir respirer avant de replonger dans le sauna qu’est devenu le Nomad.
Les Ba Cissoko découverts par Nuits Métis, il y a maintenant quelques années en Guinée font une halte à Marseille entre deux tournées internationales.
La communauté africaine est venue en force soutenir ses griots des temps modernes. La formation se compose d’une basse, 2 koras, et d’une batterie traditionnelle où une calebasse retournée frappée avec le poing remplace la grosse caisse. Autour de cette calebasse, on trouve aussi un charlet, des cloches et des fûts. Les Ba Cissoko sur des mélodies traditionnelles de l’Afrique de l’Ouest développe un son unique. La kora de Sékou est reliée à différentes pédales et effets qui lui permettent selon les compositions de sonner comme un piano classique ou …une guitare électrique. Imaginer une formation traditionnelle avec un Jimi Hendrix de la kora et vous aurez une idée du son des Ba Cissoko. Ils clôtureront cette soirée d’ouverture du festival après deux rappels.
Belle soirée dans une ambiance décontractée au Nomad Café, ça fait plaisir !
ElectroDunes + Ba Cissoko+DJ Manya - 22 octobre 2005 - Cabaret Aléatoire - Marseille Les curieux de musiques d'ici et d'ailleurs ont certainement passé une très bonne soirée au Cabaret Aléatoire pour la clôture du festival Marseille-Afrique.
Un bon moment parfaitement introduit .../...
Les curieux de musiques d’ici et d’ailleurs ont certainement passé une très bonne soirée au Cabaret Aléatoire pour la clôture du festival Marseille-Afrique.
Un bon moment parfaitement introduit par Electro Dune, projet original mené par Barbes D et DJ Cab avec le trio algérien le chœur de la Saoura. Un surprenant résultat de fusion dub/reggae/chants traditionnels qui a su faire vibrer son public. Un bémol tout de même : un petit souci technique qui a mis entre parenthèse DJ Cab sur les premiers morceaux … (mais que faisait l’ingé son ?!?).
Arrivent ensuite les Ba Cissoko pour la présentation en avant-première de titres de leur prochain album. Un univers rythmé par l’énergie communicative des musiciens (calebasse et koras surtout !!), des chansons à la fois douces et électriques qui ont littéralement fait «décoller » le public, venu très nombreux pour écouter le désormais (re)connu groupe guinéen de tradition mandingue.
Et pour finir la soirée une belle performance de DJ Manya, DJ d’origine angolaise mixant avec allégresse rythmes africains, brésiliens, etc. Bref, que du bon !!!
Ba cissoko (Strictly Mundial) - 01 mars 2003 - Dock des Suds - Marseille Des docks au quart plein, pleins de (vieux) gens avec des badges autour du cou, pas de musique, pas de Ricard au comptoir......En arrivant mercredi soir pour l'ouverture du Strictly Mundial, je me .../...
Des docks au quart plein, pleins de (vieux) gens avec des badges autour du cou, pas de musique, pas de Ricard au comptoir......En arrivant mercredi soir pour l'ouverture du Strictly Mundial, je me suis un peu demandé ce que j'y foutais......Et puis, après avoir maté une expo photos très reussie, mangé quelques patisseries orientales et calmé mon manque de Ricard par quelques thés à la menthe, je me suis laissé surprendre par une "fanfare" arménienne délirante, un petit groupe de musqiue orientale et surtout Ba Cissoko !!! Je les avaient vu à L'Inter avec Yvi Slan, et déjà on voyait bien que la petite scène de la Plaine ne suffisait pas à contenir leur talent. Dans le cabaret Rouge, avec un public conquis d'avance, ils nous ont transporté loin, loin, très loin de Marseille......Seule la pluie et le froid en sortant nous ont fait atterir......un petit interlude bien sympa pour une semaine bien grise.....Merci à Live_In_Marseille pour les invits et merci au "Strictly" pour toutes ces découvertes..... Réagir à cette critique
Ba Cissoko + Yvi Slan + Loop - 29 mars 2002 - Sous-Marin - Médiathèque, Gardanne Un petit mot pour saluer le retour du Sous-Marin. Après une longue traversée du désert, ils ont enfin retrouvé un lieu d'accueil à Gardanne, et pour fêter çà, ils ont organisé une soirée à la .../...
Un petit mot pour saluer le retour du Sous-Marin. Après une longue traversée du désert, ils ont enfin retrouvé un lieu d'accueil à Gardanne, et pour fêter çà, ils ont organisé une soirée à la médiathèque.
Tout d'abord Ba Cissoko & Yvi Slan : décidément (même avec l'absence des deux compères de Cissoko), la mayonnaise prend vraiment bien. Puis Loop qui dispose désormais d'un set super bien réglé, et de quelques nouveaux morceaux qui déménagent.
Bref, une super programmation pour un retour aux affaires.
Dommage qu'il n'y ait pas eu plus de com autour de l'évênement car ça manquait un peu de monde, mais sinon une très très bonne soirée.
Le Sous-Marin à Gardanne, une affaire à suivre donc !!! Réagir à cette critique
Ba Cissoko en première partie. J'les avais déjà vus mais j'me souviens plus où. Deux intruments traditionnels africains (que j'appelle les mini-gaffophone vu leur forme mais j'connais pas l'nom) et un mec aux machines/boites à rythmes. C'est carrément sympa.
(photo Hum!)
Musicalement les deux gars tirent des gaffophones une bonne variété de sons ça peut faire penser parfois à de la gratte mais y a pas mal de trucs inhabituels. L'ambiance va du très dansant (surtout quand un des deux gaffophoneurs chante) à des morceaux plus planants. Très bon choix de première partie.
Depuis que j'avais vu LoOp lors de leur premier concert au Balthazar, j'avais accroché. Batterie, basse, dj/machine. L'dj envoie des ambiances très europe de l'est, et les rythmiques jouent dessus. Morceaux bloquants en général. Mais il y aussi des morceaux qui bougent plus, sur ceux là c'est en général des boucles machines plus que des morceaux traditionnels. Là encore, j'ai trouvé leur set excellent. seule remarque, la trop bonne humeur (comment ça c'est un défaut), les déconades du groupe qui contraste avec l'ambiance
musicale.
EZ3KIEL en guest de la soirée. J'connaissais pas et j'me suis pris une claque. Putaing que c'était bon !
(photo Hum!)
Electro dub comme ils disent, le trio (basse, batterie, machine) est hallucinant. Le côté dub n'est pas dominant (hormis la basse) et les morceaux oscillent entre une violence, une intensité proche de l'indus et des morceaux plus planant. Les machines sont pleinement exploitées et les sons qui en sortent ne sont pas là pour faire comme si il y avait une gratte. L'intensité est au rendez-vous, les morceaux peuvent commencer dans la lourdeur (dans l'bon sens du terme, style indus) et exploser ensuite. Et là, ça s'accompagne d'une explosion de lumière.
D'ailleurs l'éclairage était impec' et collait aux ambiance. Façon le set était une ambiance dans son ensemble, faut saluer aussi les vidéos hallucinantes, partie intégrante de l'intensité dégagée. Bref, fabuleux !
Entre les groupes, une fanfare qui lorgnait vers le bon vieux alterno
des familles. Accordéon, contrebasse, trompette, gratte sèche, fût de batterie, chant. Péchus dans leur musette-alterno-ska même si le son était pourave (ampli sur le côtés, pas de retour, etc...) ça faisait plus authentique. Si j'ai bien compris les paroles devaient tourner autour de l'alcool et d'autres trucs gauchistes. de l'alterno j'vous dit. Cassage d'ambiance avec le reste de la soirée mais carrément sympa. Réagir à cette critique