Bon alors, nous y voila, le Festival Internacional de Benicassim 2006 avec une programmation à faire baver tout amateur de rock.
Tom CARY
Premier Vrai jour de concert, on entame par Tom Cary, le groupe qui a gagné le concours organisé par le festival. On reste une chanson, c'est nul, une seconde, sait on jamais, c'est pire. On s'en va, on va attendre Dyonisos.
Tom Cary : 0/10
Dyonisos
Les voila qui déboulent sur scène acompagnés dans le cadre du programme unpopclassik d'un orchestre classique, les 5 membres de Dyonisos. Et dès leur entrée ils foutent le feu surtout Mathias Malzieu, le chanteur qui devant les yeux éblouis des 600 - 700 personnes réunies réussit durant tout le concert une performace hallucinante. Il saute partout, slamme, traverse toute la salle en slamant, escalade le point des ingés son, reslam pour faire le retour, est obligé de se faire porté pour arriver sur scène à nouveau. Et puis il repart comme si de rien n'était débordant d'énergie, il oblige le chef d'orchestre à slamer. Non vraiment une performance impressionante au niveau scénique mais bon, le set de Dyonisos est tout de même faible, seule Song For a Jedi déclenche l'hystérie. Fin du concert et on reste aux premiers rangs pour avoir une chance d'aperçevoir Pete Doherty et ses Babyshambles (s'ils viennent... et à l'heure...).
Dyonisos : 7/10
The BabyShambles
Et surprise, quelques minutes avant l'heure de début du concert Pete arrive sur scène avec ses trois compères. Et à l'heure dite (ou quelques minutes après) le show commence. Et là c'est l'absorbtion totale, le public est transcendé, tout le monde reprend en coeur toutes les paroles d'un Pete Doherty en véritable état de grâce. Des émotions magiques, le plus beau concert de ma vie et je suis pas prêt d'en revoir des semblables. A la fin de son set magnifique (et là on voit que Dyonisos joue avec 2 voire 3 divisions d'écart au niveau du set) Fuck forever restera dans les souvenirs que je pourrais raconter à mes petits enfants... etc. Bref, un concert génial, en plus à la fin la présence en guest star de shean Mac gowan, pour Dirty Old Town, un classique. On ressort de la salle des étoiles plein les yeux, certains d'avoir vécu un moment unique.
BabyShambles : 10/10
Et là on part manger en attendant The futureheads sur la scène verte, la plus grosse, qui n'ouvre qu'une fois le soleil couché pour des raisons de chaleur...
The futureheads
Et Là décéption, les Futureheads ont non seulement un set nul, mais en plus ils l'expédient à la va vite, vraiment pas terrible, malgré une bonne section rythmique. Le seul point un peu comique, le chanteur dit "thank you" avec un accent qui le fait ressembler à un "fuck you". Donc, nous patientons longuement au sons moches de ces petits jeunes pour le Pixies.
the futureheads : 2/10
The Pixies
The Pixies arrivent sur scène, et c'est l'hystérie pour une partie de public. Ils commencent à jouer et là... c'est nul. Le son est mauvais, il y a des larsens, la guitare est inaudible, trop saturée dans les aigüs... Innomable, abominable, vraiment moisi. Même Where Is My Mind, morceau plutot bon, est lamentablement massacré. Non vraiment, moisi.
the Pixies : 0/10
Et apparaissent Echo And The Bunnymen, leur set est pas terrible mais bon au moins le son est bon et c'est pas aussi inaudible que les pixies. On reste cependant loin derriere parceque c'est quand même pas terrible.
Echo and the Bunnymen : 4/10
Et à la fin, on fonce devant pour le concert tant attendu des Strokes, l'un des meilleurs groupe de rock du moment. Lorsque Julian Casablancas arrive c'est la folie, premiere chanson : Juicebox et c'est partie pour un set rempli de tubes. Un bon concert, rien à redire, si ce n'est que ce n'est qu'UN bon concert et un non THE concert. Parceque le set est mal choisi (pas de 12:51, ni de whatever happened, ni de You Talk Way to Much, probablement trois de leur morceux les plus bougeant...) et puis dans un ordre discutable (i've got nothing to say, leur seule ballade en plein milieu...) mais surtout : une basse mal réglée qui étoufait un peu trop la voix de Julian, et puis des arrêts de chanson brutaux avec enchainement rapide, les gens n'avaient pas le temps d'applaudir...
Et enfin, un chauffage de salle désasteux :
-Bla bla bla, oh lala je viens juste de me réveiller, merci beaucoup.
Bref, le contraire des Dyonisos, un set meveilleux mais très mal exploités. ça reste un bon concert... seulement.
The Strokes : 7/10