Fusion noise. En live, Bananas at The Audience est un vrai déluge de guitares noise, de basse ronflante et groovy, des mélodies torturées, une déferlante d'énergie pure et communicative.
Bananas at the Audience - 07 Septembre 2007 - Embobineuse - Marseille
Raaaah, putain de claque de la part de ce groupe que j'adore ! Bon avouons le j'ai un faible certain pour ce label lyonnais où squattent les Bananas at the audience, les excellentissimes Kabu Ki .../...
Raaaah, putain de claque de la part de ce groupe que j'adore ! Bon avouons le j'ai un faible certain pour ce label lyonnais où squattent les Bananas at the audience, les excellentissimes Kabu Ki Buddah mais aussi Miss Goulash, Dopler,... Trop rare sur Marseille à mon goût (camarade producteur su tu lis ces lignes...).
Mais bon reprenons le fil de la soirée. La soirée est déjà bien entamée (et nous aussi mais c'est une autre histoire...), on quitte la Machine à Coudre après l'excelent concert d'Ed Mudshi et Lazybones et on se dirige vers l'Embobineuse car ces deux salles ont eu excellente idée de décaler leur programmation afin que le public puisse faire les deux. On arrive vers 23h30 et le groupe n'a pas attaqué, cool. Pause punch de l'Embob' (slurp !) avant de plonger dans la fournaise.
Bananas at the audience c'est 5 gars de Lyon donc, batterie, basse deux grattes et un chanteur. Dès le début le set sera sous tension permanente. Une urgence, une intensité qui ne se dissipera pas. Pour se faire une idée prenez du Fugazi et le meilleur de At the Drive In, mélangez, secouez et lâcher ça sur scène. D'où une tuerie ! S'il vous fait une définition, disons que c'est de l'émo-hardcore noisy. j'ai bon là ? Aucun relâchement, le son viscéral te prend aux tripes, malgré quelques plages plus calmes, hypnotiques. Sur scène ça se lâche, le bassiste est plein de pauses, en transe, le chanteur bondit partout (pétant au passage une dalle de la scène et s'amusant jusqu'à la fin à sauter dans le trou ainsi créé dès qu'il pouvait...).
Un concert de Bananas at the audience c'est de l'énergie primaire, de la tension à l'état brut, quelquechose qui te prend et ne te lâche plus, leur musique te "saisit" littéralement. Traversé par tant de rage, tu ne peux que rendre les armes et danser frénétiquement. Et tu ressors de là, épuisé, vidé mais heureux.
Bananas at the audience - 7 septembre 2007 - l'Embobineuse - Marseille Bananas at the audience ? Un putain de combo lyonnais qui dépote. Malgré l'heure tardive, une salle moyennement remplie et un carreau de la scène qui n'a pas résisté aux sauts du chanteur, c'était .../...
Bananas at the audience ? Un putain de combo lyonnais qui dépote. Malgré l'heure tardive, une salle moyennement remplie et un carreau de la scène qui n'a pas résisté aux sauts du chanteur, c'était juste magique du début à la fin : tendu, tribal et rageur. Gloire donc à l'Embobineuse et à ces 5 petits (enfin le chanteur doit frôler les 2 mètres...) gars d'Angers qui m'ont mis la fièvre. Les guitares ont encore de belles années devant elles... Réagir à cette critique
>> Réponse (le 16/09/2007 par dave) sont de Lyon les BANANAS ! mais tout le reste est vrai ... La suite
Bananas at the Audience + Petit Vodo - 25 novembre 2004 - Friche Belle de Mai - Marseille
Ce soir cruel dilemme ... soit Petit Vodo tout seul en mini concert à la Friche suivi de Bananas at the Audience et Mr T, soit Petit Vodo avec son groupe suivi au Poste à Galène, suivi de .../...
Ce soir cruel dilemme … soit Petit Vodo tout seul en mini concert à la Friche suivi de Bananas at the Audience et Mr T, soit Petit Vodo avec son groupe suivi au Poste à Galène, suivi de Uncommenfromars … un peu un choix entre l’underground et le grand public pour caricaturer. Le premier attaquant plus tôt c’est là qu’on se rendra …
Commençons par saluer cette formule des concerts a la Friche gratuit jusqu’à 22h et ensuite payant (genre 5-8 euros). 2-3 groupes comme ce soir, le tout retransmis à la radio avec des interviews etc … dans le cadre de la Friche … plus cool que ça tu meurs. On arrive un poil en retard, dans cette salle ou j’avais pris une claque monumentale avec la découverte de Ez3kiel … Petit Vodo est en plein concert. S
Seul sur une mini estrade disposée au pied de la grosse il se démène avec sa guitare, sa mini batterie, ses machines et ses deux micros. Un régal tant pour les oreilles (rock n roll garage blues a souhait) que pour les yeux (superbes lumières, images retransmises sur deux écrans géants devant et derrière). Le son est à la hauteur de son très bon a little big pig with a pink lonely heart fraîchement sorti chez Lollipop.
C’est agréable de voir un petit gars (par la taille) faire presque autant de barroufe que de gros groupes comme JSBX … j’ai une petite pensée pour les Dèche dans face qui ne renierai pas une telle performance. A la fin de son set, il nous explique qu’il doit vite se rendre au Poste à Galène pour un concert où il sera accompagné d’un bassiste et d’une batteuse, j’aurais bien aimé voir ça, mais …
on décide de rester pour les Bananas at the Audience dont le premier vrai album Satring at the surface m’avait quand même bien tapé dans l’oreille (d’ailleurs si la personne à qui je l’ai prêté lit ces quelques lignes, je voudrais bien le récupérer).
Après une petit interview menée par X, Y et Z dans le cadre de l’émission W de Radio Grenouille, nos cinq lyonnais de montent sur scène et attaque. Je suis d’entrée un peu surpris par le look du groupe assez inhomogène … je ne prête pas trop d’attention a ce genre de détail, mais je dois avouer qu’avec leur superbe pochette de disque je m’attendais a un truc plus carré …
Un guitariste très brit pop, l’autre plus jeune néo métal, un bassiste assez hipster, un batteur reggae et un chanteur à la tenue (d)étonnante : pantalon de survêt’ et chemise à carreaux … ça me rappel un peu Akhenaton sur certains plateau télé. Je répète cela n’a au final pas beaucoup d’importance, surtout que très vite ils se retrouveront torses nus, mais l’impression visuel que donne un groupe qui monte sur scène compte un peu aussi.
Revenons à l’essentiel : la musique ; celle des B.A.T.A est vraiment originale en ce sens qu’ils marient très bien rock hardcore groove et mélodies. Les morceaux sont identifiables, les mélodies entraînantes. En les écoutant on ne pense plus trop à se boucher les oreilles (l’utilisation de bouchons en mousse est tout de même recommandée), mais plutôt a danser sur des rythmes tantôt fluide tantôt hachés.
Il faut dire aussi que sur scène il s’en donnent a cœur joie, surtout entre le bassiste et le chanteur qui parcourent la scène de long en large, se pliant en deux, tels des contorsionnistes, sautant, s’approchant du public … Le chant aurait peut être pu être un poil moins en retrait par rapport aux instruments sur certains morceaux, mais globalement j’ai retrouvé tout ce qui m’avait séduit sur leur disque, la présence sur scène en plus !
A noter que le chanteur a fini par descendre de la haute scène dans le public et qu’on a eu le droit à un rappel (merci le Pinguin pour ses cordes vocales) au cours duquel ils nous ont fait une sympathique petite reprise des Kabbu Ki Budda !
On peut dire un petit mot sur le public tout de même pas extrêmement rock n’ roll ce soir, disons qu’il y aurait certainement eu un peu plus de réponse dans l’audience si ce concert avait eu lieu à la Machine à Coudre, d’un autre coté il n’y aurait pas eu la place pour les projections live qui sont tout de même un réel plus.
Ensuite nous ne sommes pas resté pour Mr T car nous sommes allé faire un tour au Balthazar (où nous avons vu la partie hip hop du dernier Direct Usine) avant de rejoindre le Poste à Galène pour voir la fin du très énergique set des Uncommonmenfrommars
Quand ils arrivent sur scène, les Bananas At The Audience ont l’air de personnes tout à fait normales. Mais dès qu’ils commencent à jouer, le chanteur se retrouve torse nu en short de boxe Thaï, sa gestuelle et ses grimaces sont inquiétantes. Ce monsieur me fait peur ! En plus, il hurle dans son micro et, ce faisant, encourage ses musiciens à faire le plus de boucan possible. Bien sûr, ils obtempèrent immédiatement ! Ce n’est pas raisonnable ! Le bassiste se démène pour sortir des bruits dissonants de sa basse en gesticulant, il passe son temps à sauter comme un kangourou et à hurler des chœurs qui ne ressemblent en rien à des harmonies vocales. Les deux guitaristes travaillent de manière complémentaire et triturent des rythmiques originales ou de longs moments de bordel savamment orchestrés. Leur hardcore est vraiment sans concession aucune : pas une mélodie, pas de parties « bien chantées ». La musique de ce groupe lyonnais fait penser à At The Drive In et à Fugazi. Tout cela monte en puissance, le chanteur s’énerve de plus en plus, les musiciens aussi : le bassiste finit couché par terre aux pieds du public avec un rictus de fou. Qu’on amène des camisoles pour ces messieurs ! Leur extrémisme musical et leur énergie font plaisir à voir : ils ont réussi à convaincre les personnes présentes au Blue Berry. Lors des rappels réclamés bruyamment par le public, deux reprises sont offertes à nos trompes d’Eustache, ravies. Une personne bien intentionnée me signale aimablement en me hurlant à l’oreille que la seconde est une reprise d’Alice Donut. Je vais me pencher sur la carrière de ce groupe ! Bananas At The Audience devrait plaire aux fans de hardcore et…aux autres !
A l'occasion de la sortie de la compilation "?", un concert marathon était organisé au CCO avec pas moins de six groupes invités. Cette soirée a été l'occasion pour moi qui était très heureux de voir que la scène métal lyonnaise est assez active et riche en groupes intéressants de faire le même constat pour ce qui est du rock.
En effet, de rock il était question ce soir, mais avec les six groupes présentés, ce sont autant d'approches rock'n roll différentes.
Le premier groupe à monter sur scène est PLOD. Dans le genre "tu ravales tes préjugés" (façon Yann Tiersen aux Eurocks où on se demande ce que ça fait là au milieu d'un festival rock, vu qu'Amelie Poulain, c'est génial mais c'est pas du tout du rock et finalement on sort du concert en se disant c'est terrible !). Plod, donc. Trio composé d'un violon, un violoncelle et une batterie, je doutais du côté rock'n roll de la chose. Et paf ! (le chien). un grand coup dans la tronche car les morceaux sont joués avec une énergie folle, pas vraiment au niveau du volume sonore mais plutôt de la fluidité, des changements de rythmes (le plus souvents rapides). Finaement, le violon remplaçant originalement la guitare, le violoncelle la basse, on obtient un set brillant exclusivement musical sauf sur un morceau où le chanteur/bassiste de Kabu Ki Buddah poussait la chansonnette. Entrée en matière de ce marathon très intéressante.
Kabu Ki Buddah auquel je faisais référence juste au-dessus a pris le relais. Au programme : un ska punk-rock festif. Les points plus que positifs du groupe sont un jeu de scène hilarant (chorégraphies terribles !) et une formation à la géométrie plus que variable puisque le groupe est en fait un trio avec un bassiste/chanteur en pivot accompagné de deux électrons libres (oh là j'ai l'impression d'être Roger Lemerre !) que sont une jeune fille jonglant entre le clavier, la batterie, le violoncelle et le chant (en coeur ou en chant principal) et le batteur accessoirement joueur de trombonne (mais pas en même temps, sinon c'est un peu dur en fait). Un groupe aussi drôle qui ne se prend presque pas au sérieux c'est bien mais étant donné que la musique péchue a suivi, c'est encore mieux !
Troisième groupe, NED a joué un set de noise'n roll assez énergique et névrotique. Avec assez peu de chant et la plupart des morceaux exclusivement musicaux, NED a manifestement voulu se situer dans la même veine comique que le groupe précédent mais honnêtement la réussite était moindre. Néanmoins le set a été plus que sympathique.
Alors qu'on vient de dépasser la moitié des groupes, c'est le tour de Doppler de s'installer sur scène (d'ailleurs ça me fait penser que tous les groupes, hormis Bananas at The Audience, étaient des trio...). Le trio guitare/basse/chant joue un rock noisy surpuissant reposant sur des samples d'ambiance très très sombre. Les voix étaient toutes distordues par des effets rendant l'ambiance aussi sombre que pesante. Mais le résultat m'a vraiment scotché sur place. J'espère les voir prochainement sur un set plus long car ça en vaut la peine !
Bananas At The Audience, groupe de punk'n roll a suivi. Au bout du premier morceau, vu la débauche d'énergie et la composition du groupe, j'ai tout de suite pensé à At The Drive-In, présent sur la même scène au début de l'année. Le chanteur très charismatique était au diapason du reste du groupe, vraiment excellent d'ailleurs l'ambiance dans le public était plus que chaude.
Enfin pour conclure la soirée, Vomit for Breakfast a joué un grand nombre de chansons mais le style étant du grind-métal, les compos sont toutes calquées sur le même principe : un riff de guitare, un hurlement du chanteur et une batterie qui tabasse,
le tout pendant 30 secondes maxi, le record allant au morceau de 2 secondes. Après une quinzaine de morceaux du même genre, je m'en suis allé, ravi d'avoir découvert de nombreaux groupes locaux prometteurs ! Réagir à cette critique