Si on en croit la presse anglaise, Radiohead est devenu le meilleur groupe du monde. Une grosse machine, c'est indéniable. Le concert en lui-même était tout ce qu'on était en droit d'attendre d'une telle prestation, prévisible de bout en bout, aussi entendu que le public s'est avéré pavlovien et docile.
Cela dit, et heureusement, les garçons savent ce qu'ils font et le font bien. York, malgré son gabarit et ses attitudes de farfadet ridicule impose sa voix, soutenu par un groupe qui donne au moins l'impression d'être concerné. Mais l'émotion était absente et ça, c'est rédhibitoire.
Le son était impressionnant et, pour peu qu'on s'intéresse à ces choses-là, les jeux de lumière spectaculaires.
De mon point de vue, la surprise est venue de l'excellente tenue des compositions qui m'avaient laissé, jusque là, plutôt indifférent.
Un groupe à disque, passable sur scène et déjà castré par l'industrie.
Ah oui, il y avait une première partie. Inutile, perdue entre une Bjork anesthésiée et le son des années 80. C'est sûr, première partie, c'est ingrat, mais là, s'ils étaient restés chez eux...