La salle se remplie très rapidement pour accueillir KLUB DES LOOSERS. Fuzati, le Mc masqué versaillais apparaît sur scène accompagné du scratcher DJ Detect. Les premiers rangs connaissent par cœur tous les titres de son premier album : un vrai fan club. Ses chroniques amères d’adolescent attardé de la banlieue ouest de Paris font mouche. Fuzati a toujours ce tic névrotique d’un doigt pointé vers le public et celui-ci en redemande. Il est particulièrement en forme ce soir puisque il demande quelques mots aux spectateurs pour faire des impros assez réussies. Le premier mot qui vient à un drôle d’éberlué au premier rang est « Ta gueule » : il ne s’en remettra pas face au flow terrible du vengeur masqué. Pour finir Fuzati jette rageusement son micro sur la table de mixage du DJ et s’en va. Alors que les lumières se rallument et que les techniciens démontent le matériel, quelques fans qui en voulaient encore crient « Loosers ! Loosers ! »………..
Dans l’autre salle, plus petite, le 22 est, Les 3 anglais de RITON avec 2 toutes petites machines et une guitare se débrouillent pas mal avec leur électro dans la veine de Scissor Sisters et nous livrent leur tube « Angerman » qui passait en bloucle sur radio nova. Leurs compatriotes du groupe SPEKTRUM bénéficient d’une chanteuse avec une voix soul assez puissante qui joue de sa séduction avec le public. Le groove est terrible et le public adhère.
De l’autre côté,4 MC’s se succèdent. Les 2 membres d’AIRBORN AUDIO font leur show : un drôle de duo, l’un avec un physique de basketteur avec une coupe de cheveux digne de Will Smtih époque Prince de Bel Air, l’autre beaucoup plus petit, une casquette vissée sur la tête. Du hip-hop bien fait : l’un des 2 MC n’hésite pas à descendre dans la foule pour rapper et faire le show ! Les 2 américains ont l’air vraiment sympathiques, puisque du début à la fin de la soirée ils se baladent dans le public pour écouter les autres groupes ou discuter avec les gens.
BUSDRIVER leur succède avec son flow incroyablement rapide : une des tchatche les plus rapide du monde parait-il.
Enfin la soirée se termine avec BEANS, un ancien du collectif Antipop Consortium. Il alterne des moments quasiment de slam (il interpelle public qui ne suit pas à cause la barrière de la langue) avec du hip-hop très électronique.
Au 22 ouest, les belges de VIVE LA FETE assurent le spectacle avec leur électro 80’s très naïve chantée en français : ça ressemble à du Telex en plus rock’n’roll. La chanteuse au look très punk et les guitaristes/batteur tous masqués mettent le feu. A la fin du show, ils font monter quelques personnes du public pour prendre leur place des musiciens et se barrent…
Enfin Dj Tiga prend le relais malgré une platine vinyle défectueuse rapidement changée au début du set. Sa technique est bonne et il enchaîne son tube « Pleasure from the bass » avec des remixs incroyable de Lcd soundsystem (« daft punk is… »), Lipps Inc (« funky Town ») : son electro très punchy séduit encore les derniers spectateurs présents.