Auteur, compositeur et musicien américain, Beck est un touche à tout musicalement parlé. Adepte des mélanges des genres, il s'est essayé, avec talent, au blues, au hip-hop, à la folk et pop music, sans oublier le funk. C'est avec le titre "Loser" qu'il connaît son premier succès en 1994. Puis, Beck poursuit un itinéraire sans encombre en innovant à chaque nouvel album et en alternant albums plutôt acoustiques avec albums plus extravagants, dépouillés ou scintillants. Après une longue absence des scènes hexagonales, Beck est de retour avec un nouvel opus à découvrir lors de son prochain concert parisien à l'Olympia le 7 juillet prochain.
Dernière actu : Auteur, compositeur, Beck est un musicien adepte des mélanges des genres (blues, folk, pop, hip hop ou funk). Après une longue absence des scènes hexagonales, Beck est de retour avec un nouvel opus à découvrir lors de son prochain concert parisien à l’Olympia le 7 juillet prochain.
Beck (Rock en Seine 2006) - 26 août 2006 - Domaine National de Saint-Cloud
Un concert génial, comme on en voit très peu sur une immense scène de festival.
Plus que jamais en forme, Beck a réussi à convaincre une foule majoritairement venue pour communier .../...
Un concert génial, comme on en voit très peu sur une immense scène de festival.
Plus que jamais en forme, Beck a réussi à convaincre une foule majoritairement venue pour communier avec les superstars de Radiohead. Son secret ? Un répertoire aussi varié qu’excellent, un humour ravageur dans la mise en scène (des marionnettistes reproduisant les mouvements des musiciens sont filmés, pour une diffusion en direct sur les écrans géants) et une troupe de musiciens/saltimbanques aussi douée avec ses instruments que volontaire pour faire le show… Tout cela donne un concert génial, comme on en voit très peu sur une immense scène de festival.
Cela fait longtemps que Beck a tout compris : il sait écrire des chansons marquantes dans quasiment tous les styles (hip hop, rock, pop, folk, blues, funk etc etc.), et il connaît le secret d’un bon show (une entrée tonitruante, suivie par une rafale de morceaux tubesques - extraits de Mellow Gold, Odelay ou Guero - ne donnant aucune occasion de s’ennuyer au public). Le début du set - avec son hit Loser à fond dans la sono, puis interprété par les vrais musiciens -, fait office de départ canon… Après, il ne reste plus qu’à laisser parler la poudre, avec une série de titres bien rock ‘n roll, chantés avec la voix toujours impressionnante de Beck Hansen. Juste après, des titres plus folk et plus foutraquement bricolos complètent le tableau, avec la même réussite. Seul avec sa guitare et son harmonica, accompagné par un groupe super pro, supporté par une batterie de percussionnistes sur assiettes, couverts et tables, déguisé en ours (oui !), Beck attire immaquablement l’attention, sans oublier de faire un effet énorme sur l’auditeur/spectateur.
Discret et tranquillement planqué derrière des lunettes de soleil et un accoutrement que n’auraient pas reniés Neil Young ou Bob Dylan, Beck se concentre la plupart du temps sur sa guitare et son chant, laissant ses musiciens, son break dancer drolatique et les marionnettistes apporter la touche de folie nécessaire à un bon spectacle. Le show des marionnettes est réglé au millimètre, sa diffusion sur les deux écrans géants encadrant la scène provoque souvent l’hilarité ; le point d’orgue des rires étant atteint au moment de la sortie de scène du groupe pour les rappels, avec un court métrage irrésistible mettant en scène le groupe de marionnettes à Paris, puis dans les loges de Radiohead (pour une orgie mémorable). On a rarement vu une foule rire autant à un concert de rock !
Malgré l’impatience d’assister au retour scénique du groupe de Thom Yorke, on serait bien resté une heure de plus en compagnie de Beck ! Son show tonitruant, épicé et aventureux donné à Rock en Seine a parfaitement fait son office ; le lendemain, on ne pense qu’à une seule chose, réécouter la discographie pléthorique de Beck en long, en large et en travers. De quoi passer un automne radieux…
Radiohead, Beck, The Dead 60's - 26 août 2006 - Saint-Cloud J'essaie d'arriver assez tôt (14h) pour pouvoir bien profiter de ma journée: 1 ptite mousse et en piste ! Je me place donc le plus près possible de la grand scène de telle façon à pouvoir bien .../...
J'essaie d'arriver assez tôt (14h) pour pouvoir bien profiter de ma journée: 1 ptite mousse et en piste ! Je me place donc le plus près possible de la grand scène de telle façon à pouvoir bien profiter du spectacle... et quel spectacle !
Revoir beck (qui m'avait vraiment laissé sur ma faim le 16 juin l'an passé avec un concert que j'avais trouvé bien moyen en comparaison de l'invraisemblable show auquel j'avais assisté aux vieilles charrues il y a quelques années au moment de la sortie de Midnite Vultures), et découvrir les Dead 60s (auteurs d'un excellent premier album l'an passé) et surtout Radiohead sur scène. Seul bémol : ne pas avoir pu voir tous les concerts : j'aurais beaucoup aimé voir les editors et les rakes...Pour conserver cette bonne place ce ne fut pas possible.
Début du festival sur la grand scène avec 1 groupe dont j'aurai la bonté de taire le nom et de ne pas faire de commentaires.
2ème groupe: Phoenix pas mal... pas mal du tout même.
Vrai début du festival à mes yeux avec l'entrée des Dead 60s qui nous en ont mis plein les yeux et les oreilles avec 1 show survolté digne (je sais j'exagère 1 peu) des Clash (vivement le prochain album !)
On arrive à Beck, monstre sacré à mes yeux. Une performance que je qualifierais de plutôt bonne, avec 1 mélange de bonnes idées avec des moins bonnes. Le spectacle a débuté par 1 spectacle de marionettes représentant Beck et ses musiciens (ces marionettes les ont accompagnés pendant tout le concert) la sono passant loser, le groupe arrivant en milieu de chanson. Franchement je n'ai pas vraiment trop apprécié cette entrée... Par contre au mileu du concert, alors que le groupe s'était retiré ces marionettes nous ont montré la découverte par le groupe de paris : tour eiffel, bouffe, nanas, à court de picole massacre des loges pour récupérer quelques bières dans la loge de radiohead ! Franchement, c'était vraiment rigolo! Autant que le retour de beck déguisé en ours ! Un concert qui nous aura également permis de découvrir le futur album qui s'annonce assez bon et varié, mélange de funk, hip hop avec des morceaux beaucoup plus posés. Je signalerai également un des grands moments du concert: dans une ambiance mexicaine, le groupe étant à table, 1 étonnant concert de bruit de verres, d'assiettes et de couvert s'entrechoquant.
Arrive enfin LE grand moment: entrée sur scéne de Radiohead et d'emblée je comprends pourquoi tant de personnes affirment que Radiohead est LE plus grand groupe à l'heure actuelle. Une entrée qui s'effectue avec Airbag puis 2+2=5 ; les morceaux s'enchainent, reprenant pendant 1h45 différents titres de leurs 5 derniers albums.
1h45 de pur bonheur. Féérique, fabuleux, extraordinaire, magnifique, magique... Les personnes qui étaient présentes ce soir là utiliseront toutes les mêmes superlatifs, que dire de plus ? Que certaines personnes autour de moi affirmaient à la fin que c'était le meilleur concert auquel ils avaient jamais assisté, tout simplement... Réagir à cette critique
Radiohead, Xavier Rudd, Beck... - 26 août 2006 - Saint-Cloud Je suis assez d'accord avec la critique de XOF , mais ce qui m'étonne dans sa critique, c'est qu'il n'a pas du tout mis en avant le son anormalement bidon qu'à eu Radiohead pour son unique concert en .../...
Je suis assez d'accord avec la critique de XOF , mais ce qui m'étonne dans sa critique, c'est qu'il n'a pas du tout mis en avant le son anormalement bidon qu'à eu Radiohead pour son unique concert en france en tête d'affiche de ce festival.
J'ai été vraiment deçue, c'est la troisième fois que je les vois sur scène et ce concert gagne la dernière place à mes oreilles.
Surtout quand je le compare au fabuleux concert aux eurocks en 2003, rien à voir; ils étaient beaucoup plus enthousiates et le son était vraiment parfait.
j'ai pas senti un super feeling sur la scène de st cloud.
Oui, je suis d'accord, rien à commenter sur la set list, mais le son bordel ! le son ! quelle honte ! beaucoup trop de basse, trop saturé, des balances baclées. "everything in its right place" et "there there" qui ne sonnent pas correctement. J'ai généralement la larme à l'oeil et les poils qui se hérrissent à leurs concerts, là j'ai eu un peu de peine et de déception. Mais tout de même beaucoup de respect à ce grand groupe qui me fait vibrer depuis plus de 10 ans.
Pour beck, terrible, grand show, un régal.
Grande découverte: Xavier Rudd. Comme il assure ce type ! Avec une caisse clair et un didgeridoo, il fait de la techno ! Un homme orchestre à découvrir absolument. Juste un peu trop de ressemblances avec Ben Harper. Réagir à cette critique
C’est donc aujourd’hui le grand jour, l’évènement musical mondial (au moins du point de vue français) : l’unique concert de Radiohead dans notre pays cette année. Côté ciel, c’est pas le pied, mais ç’aurait pu être pire. Côté public, le T-shirt Rock en Seine se porte moulant, le "taille basse" se porte vraiment bas (on devrait même plutôt parler d’un "haut des jambes" que d’un "taille basse"), les lunettes de la nana sur l’affiche ont fait de nombreux émules (un genre de vieilles RayBan que n’aurait pas renié notre ami Poncherello de la police motorisée de Los Angeles), et on a même vu un chasseur d’oursins, avec ses sandales plastique, s’étant certainement égaré… Mais Rock en Seine, ce n’est pas qu’un concours de beauté, c’est avant tout un festival, avec donc de nombreux groupes (et pas seulement un groupe, aussi important soit-il).
Nos oreilles ont donc eu l’occasion d’ouïr Broken Social Scene : un collectif canadien d’une dizaine de garçons et filles multi-instrumentistes. Pas facile de commencer la journée (par définition, en plein jour), alors même qu’une pluie fine commence à tomber sur les parapluies et les capuches (et même sur les flyers Mademoiselle K, format A3, impeccable pour se protéger). Cependant, leur mélange de pop symphonique, de jolies petites mélodies et de rock enlevé a contribué à mettre l’après-midi sur de bons rails. L’intervention de Feist sur quelques titres n’a fait qu’améliorer les choses. Alors même que l’on songe au vivier de groupes inventifs que constitue le Canada (Broken Social Scene, Arcade Fire, Bran Van 3000…), les gouttes cessent de tomber, pour ne jamais réapparaître de la soirée. Cool.
Direction la grande scène et Phoenix : s’appuyant essentiellement sur un intéressant dernier album, mais aussi sur quelques titres qui les avaient fait connaître il y a 6 ans, les six musiciens ont égrené une douzaine de chansons, ce qui fait un set assez court de 45 minutes (à moins qu’ils aient prévu de la place pour un éventuel rappel).
Un saut vers une autre scène pour voir Skin, l’ancienne chanteuse de Skunk Anansie et qui à ce titre, en reprend quelques titres. Son énergie est restée la même après deux albums solo. Malheureusement, elle a du mal à communiquer cette énergie au public qui vit ses derniers instants de repos avant une soirée en apnée.
La suite, c’est sur la grande scène avec The Dead 60’s : du rock mâtiné de dub, de ska, et qui rappelle pas mal The clash. C’est bien fichu, porté par le tube "riot radio" mais c’est pas très original.
Vient ensuite Beck. D’emblée, l’américain expédie les affaires courantes en commençant par son hit international "Loser". Mais pas n’importe comment : alors que la sono diffuse le tube dans sa version originale, des marionnettes, de type "fabulous thunderbirds" et à l’effigie de chacun des musiciens, font leur apparition devant un mini-rideau en fond de scène. Relayées par les écrans géants, les marionnettes font le show, jusqu’à l’apparition des musiciens qui, à mi-chanson, prennent le relais pile-poil, et terminent en ayant d’ores et déjà mis la plupart du public dans leur poche. Se succèdent alors des chansons très éclectiques, à l’image du chanteur, qui ce soir arbore sa panoplie de cow-boy (jean, gilet en velours, stetson), mais qui, le temps d’une chanson, se glissera dans la peau d’un ours en peluche ! Pour lui laisser le temps de s’accoutrer ainsi, un petit court métrage nous narre la découverte de Paris par les marionnettes : la tour Eiffel, les pigeons, les filles, et les chambres de palace mises à sac par ces petits personnages survoltés. Une fois terminé son numéro de hip-hop plantigrade, Beck revêt de nouveau sa tenue du Far West pour entonner quelques chansons folk correspondant davantage à son costume. Seul à la guitare et à l’harmonica, il laisse ses acolytes se rassembler autour d’une table pour boire un coup. Ceux-ci bonifient leur situation en faisant tourner leur doigt sur ces verres de cristal, en tapant sur les verres plus ou moins pleins, sur les plats, sur la table, pour fournir à Beck une section rythmique venue de nulle part. Un concert de musique créative riche d’idées, d’inventions, un vrai spectacle, bref, une heure de totale éclatche.
C’est donc vers 21h45 qu’arrivent sur scène ceux que tout le monde attend : Radiohead. Et quand on dit tout le monde, c’est vraiment tout le monde : plus une place de libre, serrés comme les bulles dans la mousse d’une Guinness, avec des brancards de la Croix Rouge ayant les pires difficultés à se frayer un chemin pour secourir quelques évanoui(e)s. On commence avec Airbag, titre inaugural de OK Computer, et on enchaîne avec des chansons piochées dans leurs cinq derniers albums, de The Bends jusqu’à Hail To The Thief, ce qui donne l’impression d’assister à une sorte de grand best of live. Thom Yorke a toujours cette dégaine d’ado tourmenté, et vit ses chansons au point de paraître possédé par des forces obscures. Il est peu dissert, même s’il se permet une ou deux blagounettes en français (exemple : je crois que vous connaissez la prochaine, avant d’entonner Paranoïd Androïd, et toute cette sorte de choses…). Ces potes sont très discrets, font leur taf sans grand éclat. Ils ont quand même gratifié leurs fans de trois ou quatre nouvelles bonnes chansons, ce qui est de bon augure, non seulement pour l’existence d’un prochain album, mais aussi pour sa qualité. Bref, pendant 1h45, Radiohead a enfilé les tubes, fournissant au public ce pourquoi il s’était déplacé en masse.
PJ Harvey + Massive Attack + Beck + K's Choice + Morcheeba - 27 août 2003 - Festival Rock en Seine - Celle St Cloud Je suis très étonné qu'aucun des 22 000 participants de ce premier festival de rock de grande importance en région parisienne n'est donné son avis. Enfin ce n'est pas grave, on est 5 semaines après .../...
Je suis très étonné qu'aucun des 22 000 participants de ce premier festival de rock de grande importance en région parisienne n'est donné son avis. Enfin ce n'est pas grave, on est 5 semaines après mais pourtant je m'en souviens comme si c'était hier. Dans l'ordre, j'ai pu assister aux prestations des artistes passés sur la Grande scène. Tout d'abord, K's Choice, hônnetement pas terrible bien que j'aime assez ce qu'il font ou plutôt ce qu'il ont pu faire car d'après leur dire sur scène, il serait sur le point de faire un break. En bref, un set vite expédié et l'impression que l'envie n'était pas là.
Puis vint Morcheeba. Je ne connaissait pas particulièrement et je dois dire que ce groupe m'a impressionné. La chanteuse assure et met le feu, elle est très agréable à regarder et fait participer le public comme je l'ai rarement vu. Très sympa donc.
Ensuite, ce fut au tour de Beck de squatter la scène. Un set survolté, très fun avec une imitation notamment de Justin Timberlake. Très fun mais très saturée et finalement on n'a pas entendu grand chose.
Puis le moment pour lequel j'étais vraiment venu : le concert de Pj Harvey. Dès son entrée sur scène en mini-jupe blanche, on se dit que ça va faire mal. Et ce qui arriva. Un set énorme, une bonne partie des titres vennait de "rid of me" et "to bring you my love". Des titres comme " Rid of me " ou " Soft Queenie" raisonnent encore dans mes oreilles. A voir de toutes urgence.
Enfin le clou du spectacle, Massive attack. Un concert gigantesque, ultra planant. J'avais quelques à priori me demandant comment la voix de Sinead o'connor sur le dernier allait être faite. Finalement aucun de ces titres n'ont été joués mais ceux de "Mezzanine" étaient présents. Un final extraordinaire et monstrueux. L'écran derrière est super et les messages passés par le groupe très intelligents.
Une très bonne soirée en résumé. Vivement l'année prochaine. Réagir à cette critique