 | Cowboys From Outer Space + Bee Dee Kay & The Roller Coaster + Les Juanitos (Les Volcaniques de mars 2002) - 16 mars 2002 - Le Pocoloco, Clermont-Ferrand  J'arrive vers 22 h 45 tout essoufflé, je ne voulais louper pour rien au monde le concert des excellents Cowboys From Outer Space. Ils sont trois, ils aiment le cuir et les bananes bien mûres. Leur musique est violemment puissante ou puissamment violente, choisissez ! Le batteur se démène comme un psychopathe sur ses peaux. Le bassiste assure en .../...
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J’arrive vers 22 h 45 tout essoufflé, je ne voulais louper pour rien au monde le concert des excellents Cowboys From Outer Space. Ils sont trois, ils aiment le cuir et les bananes bien mûres. Leur musique est violemment puissante ou puissamment violente, choisissez ! Le batteur se démène comme un psychopathe sur ses peaux. Le bassiste assure en front de scène, la moue dédaigneuse, une clope perpétuellement vissée au coin des lèvres : il joue tout le concert avec une saturation énorme sur sa basse. Le chanteur/guitariste a un accent marseillais sympathique, il ressemble de loin à Gene Vincent ou au jeune Elvis Presley : pas de danse 50’s, riffs saignants, rythmiques thermonucléaires. Les Cowboys donnent des fourmis dans les jambes, c’est le moins qu’on puisse dire ! Leur musique passe du psychobilly au punk en faisant un joli détour par le rock ‘n’ roll des années 50 et 60. Une véritable cure de jouvence administrée de mains de maîtres. Le public danse en chœur avec une guitare fictive dans les mains. En rappel, un petit « Suspiscious minds » joué seul par le chanteur. Un petit slow immortalisé par Elvis, ça ne fait pas de mal, avant de repartir pied au plancher ! Well done boys !
Les Bee Dee Kay &The Roller Coaster, ça vaut le coup d’œil ! Le chanteur est tout simplement hystérique et son hystérie est communicative : les musiciens le deviennent aussi puis le public suit avec joie. Leur psychobilly fait danser même les éclopés : un accidenté se trémousse comme un décérébré avec ses béquilles. Jésus a marché sur l’eau mais le rock ‘n’ roll fait danser les paralysés ayant bu un peu de vin, qui dit mieux ? Selon des ouï-dire, un jeune hooligan connu de nos services serait même monté sur scène, remuant sa chevelure fournie et hurlant à moult reprises « I feel alright ». Puis un couple au complet monte sur scène danser le twist ou le jerk ou le rock, je ne sais plus. Un monsieur portant lunettes et rouflaquettes se démène et finit couché par terre en jouant de la guitare en carton. Mais où va-t-on ? Est-ce l’énorme saxophone, donnant une couleur réjouissante à l’ensemble, qui fait sortir les gens de leurs gonds ? Alors là… Entre deux « rock », nous entendons un petit twist mais Dick Rivers est malheureusement resté bloqué à Saint-Tropez. Jubilatoire concert !
Les Juanitos arrivent ensuite avec leur cortège d’orgue, de guitares et d’hymnes latino-punk-garage-surf, ça dépend. Les guitares surf rappellent le Dick Dale du générique de Pulp Fiction. Qu’on m’amène une planche de surf ou je fais un malheur ! L’orgue électrique créé des ambiances délicieusement rétro. De-ci de-là, des guitares bien « garage » relèvent la sauce déjà passablement épicée ! Le dernier groupe se produisant pour ces Volcaniques 2002 a dignement clôturé la séquence live. Vivement l’année prochaine !
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