|  | Un Trimestre à La Coopérative De Mai (de septembre à décembre 2006) - 21 décembre 2006 - La Coopérative de Mai, Clermont-Ferrand  Coup d'œil rapide sur le premier trimestre de la saison 2006/2007 à la Coopérative de Mai.
C'est la rentrée...
Ayant échappé à Seb Martel et consort, ma saison ne débute que le 23 septembre .../...
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Coup d’œil rapide sur le premier trimestre de la saison 2006/2007 à la Coopérative de Mai.
C’est la rentrée…
Ayant échappé à Seb Martel et consort, ma saison ne débute que le 23 septembre par la présentation de la compile MC1 made in coopé. Il semble que cela est d’ailleurs bien marché au vue de la nombreuse foule présente. Vous allez me dire que la soirée était gratos ! Certes, mais cela n’enlève en rien à la qualité du plateau présenté. Le moment fut donc très sympa et agréable. La vrai bonne surprise viendra des trois filles d’Eleasy. La pré sélection du groupe pour les découvertes du printemps de Bourges n’est d’ailleurs que fort méritée. Pour le reste, nous aurons la confirmation que les Elderberries et les Kissinmas sont sur la bonne voie du rock’n’roll. Que la furie des Smell of Fox, boostés par des Suppositorz chauds comme la braise, est toujours présente. Comme quoi nous n’avons rien à envier aux parisiens !
Des légendes à Clermont…
A l’annonce du passage des Radio Birdman dans notre ville, l’excitation était à son comble. Il faut dire que les vieux dépotent encore grave… Malgré un son pourri et des lights « pâlotte », le set des Australiens sera assez convaincant. Seul bémol à cette soirée, la prestation inhabituellement faiblarde des Suppositorz.
Le dub débarque pour une sixième nuit…
N’étant pas un grand spécialiste du truc, seul Mad Professor me semblait attrayant. Malheureusement j’allais vite déchanter pour m’enfuir vers d’autres horizons beaucoup plus attractifs…
Soirée métal prog…
Alors là, je ne donne pas ma part aux chiens. Amateur de rock progressif et de métal prog devant l’éternel, c’est déjà conquis que je me pointe à la coopé. Après une prestation intéressante de Poison Black, l’effet Lacuna Coil va se mettre en marche rapidement. Que du plaisir. La voix, la musique… tout me fait chavirer de bonheur. Comme quoi quand on n’est pas objectif. N’est ce pas Pierre !
Soirée filles…
Une fois de plus, nous allons vite nous rendre compte qu’ Eleasy est le groupe en forme du moment. Délivrant un set convaincant et plein d’envie, le temps passera bien trop vite pour tout le monde.
La suite de la soirée sera quand à elle beaucoup moins réjouissante. Il faut dire que Juliette & The Licks ne vont rien faire pour nous faire passer un bon moment de rock’n’roll. La prestation envoyée sera tout juste d’un niveau de campus américain ! Dommage.
La classe, tout simplement…
Recevoir The Divine Comedy est toujours un moment privilégié. Et nous n’allons pas tarder à nous en rendre compte. C’est avec une simplicité remarquable et un talent hors pairs que Neil Hannon et sa troupe vont nous gratifier d’une prestation remarquable. La « classe » est à portée de nos yeux et le rêve n’en sera que plus beau.
Garage club n° 7…
Les Hushpuppies devaient faire un garage club. Ils l’ont fait et même très bien fait. Devant un club plein et chaud comme la braise, les Perpignanais vont nous régaler durant une heure. Alternant le bon et le très bon nous serons rapidement pris par une bougeotte incontrôlable. Que tout cela fait du bien. Allez les gars, pondez nous un deuxième album aussi bon que le dernier et revenez nous secouer les bretelles à nouveau.
Métissage dépaysant…
Comment faire plus d’une heure trente de concert avec un album de quarante minutes ? Demandez à Ayo. Il faut dire que la jeune femme parle beaucoup. Mais le reste du temps… elle chante. Elle le fait d’ailleurs avec beaucoup de douceur et de talent en métissant avec bonheur le reggae, le folk, la soul et autres styles.
Voilà comment vous passez un moment agréable qui malheureusement s’étire vraiment trop en longueur.
Déferlante sonique…
Changeant de chanteur plus que de raison, Archive est vraiment un groupe à part. Malgré les inquiétudes liées à cela, le set proposé sera d’une grande intensité. De Light à Again en passant par Fuck, nous resterons scotchés par la puissance dégagée. Un très bon moment d’autant plus que la première partie, assurée par Redjetson, fut d’un haut niveau. Du post rock comme nous l’aimons.
Un être vous manque…
Mon dieu, quelle déception. Je ne pensais vraiment pas retrouver Herman Dune comme cela. Perdu, décousu, hébété. Est-ce du au départ de son guitariste ? Sûrement. En tout cas, ils ne nous ont pas habitués à cela. Un concert à vite oublier.
Je n’aime pas le chocolat…
Poussé par la curiosité, je me décide à aller voir Olivia Ruiz. Heureusement pour mes oreilles, j’aurai la force de partir au bout de vingt minutes. Voix aigue et stridente, musique de baloche, blague à deux balles. Plutôt que de croquer à pleines dents dans une barre de Crunch, nous nous enliserons inexorablement dans un pot de Nutella.
Un ange passe…
Ben Kweller ne semble pas changer. Pourtant la paternité lui a quelque peu arrondi le ventre. Autrement il reste le même. Visage angélique et souriant, simplicité remarquable, bouclettes au vent… Nous avons donc bien à faire à ce jeune homme qui déjà, lors de son dernier passage à la coopé, nous avait fait vibrer.
Que ce soit seul ou accompagné de son groupe, le set, un peu court, sera parfait. Seul bémol, la venue sur scène, lors du rappel, de Pierre Guimard. Aïe, aïe, aïe.
Un peu de fraicheur…
Et oui, encore un nouveau groupe anglais composé de quatre jeunes garçons. A en croire les hurlements poussés dans la salle, les filles adorent The Kooks. Pour être honnête, cela est frais, sens bon l’Angleterre et les souvenirs. De la à dire qu’ils feront long feu.
Wait and see……
Chokebore nous manque…
Le moins que l’on puisse écrire, c’est que l’on est dans le bricolage. Il n’est d’ailleurs pas très facile de s’y retrouver. Le monde de Troy Von Balthazar est comme cela. Un point c’est tout.
Garage club n° 8…
Je n’irai pas par 4 chemins. Nous venons d’assister à un concert déplorable. Le garage club n°8 a tourné à la débandade, la débâcle. Je me demande encore comment j’ai supporté 30 minutes de Naast. Oui, trente minutes sans intérê. Point barre. Et dire que l’on nous casse les couilles avec la nouvelle scène rock parisienne.
Que les groupes de province se rassurent, ils ne risquent RIEN.
Soirée costumée…
Cradle Of Filth prend racine à la coopé. Et ce n’est pas le bon millier de personnes présentent qui s’en plaindra. Pour le reste que dire. Son métal, pardon dark métal, voix caverneuses, mise en scène très goth. Une soirée à ne broyer que du noir.
Le petit jésus en culotte de velours…
Quoi de mieux qu’une soirée avachie sur un canapé, pour se remettre de ses émotions de la veille. Et bien, il y a Jude. Mieux qu’une cure de thalassothérapie, l’américain vous berce et vous rempli l’âme de belles images. Ajoutez à cela une couche de Cocoon et vous allez vous coucher serein et détendu.
Un autre ange passe…
Avec Tearing Sky, son second album, Piers Faccini nous a confirmé tout le bien que nous pensions de lui. Et ce n’est pas sa superbe prestation, dans un club à l’écoute religieuse, qui nous fera dire le contraire. Tout n’est que douceur et caresses. Ce garçon semble être touché par la grâce. Merci pour ce moment merveilleux.
Un petit mot sur Christophe Adam Son association avec Daniel Larbaud à changé la donne. Très bon guitariste, ce dernier enrobe les textes de Christophe avec beaucoup d’à-propos. Du bien bel ouvrage. Un petit clin d’œil à Morgane, chanteuse de Cocoon, qui terminera le set, avec les deux gars, de bien belle façon.
Très haut en couleurs…
Mélangez sans modération du disco avec du rock, ajoutez y une pointe de funk et saupoudrez le tout de glam… El Présidente est né.
Ce savoureux mélange va secouer le club de la coopé de la plus belle des façons. Vous vous retrouvez le sourire aux lèvres sans vous en rendre compte. Vous devenez « bêta » en un rien de temps. Vous vous trémoussez comme lors de votre première boum. Vous êtes, en résumé, joyeux et heureux d’être là.
Malgré un départ faiblard, les sept enragés de The Kissinmas vont nous délivrer un set bien à leur image. Agité et rafraichissant. Vivement la sortie de Disco Morning.
L’auvergne fleure bon…
Heureux d’être sur des terres connues, Kaolin va nous envoyer une première partie de concert bien rock. Une vrai bonne surprise. La guitare est agressive à souhait. La batterie martèle le public et la basse ronfle de bonheur. La deuxième partie sera beaucoup plus classique pour mieux redécoller avec Lilla Huset, morceau post rock versant pop, de toute beauté. Le final avec Rhésus et MacZde Carpate sera un grand moment d’originalité et de plaisir.
Il faut maintenant espérer que le martelage radiophonique de Partons vite permettra à Kaolin d’être enfin reconnu à l’échelon national.
C’est la fête…
C’est un air de carnaval qui a envahi la coopé en ce jeudi 30 novembre. La cause en est toute simple : Marcel Et Son Orchestre. Remarquez que les gars du nord, ne font pas dans la dentelle. Textes simples, mais très bien ciblés pour certains, déconnade en tout genre, bastringue à tout va… Le décor est planté. Et que dire de toute cette jeunesse ivre, dans tout les sens du terme, devant ses saltimbanques préférés. Chapeau bas.
La meilleure position…
Alors eux, ils valent des points. Originalité, fraicheur, humour, talent. La Position Du Tireur Couché c’est tout cela. Une heure de plaisir à réécouter les titres d’Acapulco, à en découvrir de nouveaux et à sourire béatement en chantonnant «…je suis le James Bond du quartier… » Vivement la suite.
Petit mais tellement grand…
C’est avec les King Size que cette soirée va débuter. Habitués des Quatre vents depuis de nombreuses années, les gars d’Amiens vont nous délivrer, malgré un départ poussif, un set bien pub rock.
Petit clin d’œil à Jean-Luc pour son intervention énergique en fin de set. T’es toujours aussi vilain quand tu brailles… Mais c’est comme cela qu’on t’aime.
Trente ans que ça dure. Oui, depuis trente ans Little Bob chante, hurle à la vie du rock’n’roll. Et même si l’homme est marqué physiquement, il dégage toute cette fraîcheur dont beaucoup devraient s’inspirer. Entouré de musiciens de qualité, Little Bob va nous gratifier d’un set tout à sa personne. Chaleureux, sincère et tellement bon.
Rock… Sanseverino… Pas rock…
Vous ne connaissez pas Thomas Vandenberghe ?
Dernier artiste F.A.R.* en date, ça nous change de Nosfell, cet ancien rock critique, roi du air guitare, tourne le rock en dérision avec beaucoup d’à propos. Un show à ne pas rater.
Une salle comble, une ambiance bon enfant et un Sanseverino plein d’entrain. Voilà la recette pour passer une agréable soirée teintée de swing. Seul bémol, une voix mixée trop bas.
*Favori A ne pas Rater
Garage club n°9…
Dernière date de l’année, ce Garage Club ne restera pas dans les annales. Public clairsemé, groupes en dessous de nos espérances. Une soirée décevante donc. Seul Le Cercle sortira quelque peu du lot. Quant à Amen Birdmen… Aïe, aïe, aïe.
Une fois de plus, DJ Pant Oofle sera le meilleur.
Heureusement pour nous et grâce à Arnaud, la fin de soirée sera très agréable. Réagir à cette critique |
|  | Ben Kweller + Pierre Guimard - 9 novembre 2006 - La Coopérative de Mai, Clermont-Ferrand 
Le retour de Ben Kweller à la Coopérative de Mai, après son excellent concert donné ici même il y a deux ans avec Rhesus , a rassuré ses fans, un peu déçus par sa dernière livraison .../...
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Le retour de Ben Kweller à la Coopérative de Mai, après son excellent concert donné ici même il y a deux ans avec Rhesus , a rassuré ses fans, un peu déçus par sa dernière livraison discographique, correcte. En l’absence de tube radio et de matraquage publicitaire, il n’y a pas grand monde dans le club de la Coopé… Et un malheur n’arrivant jamais seul, il va falloir supporter en première partie Pierre Guimard, un jeune songwriter français. Qui après un prometteur début de concert folk choisit de se vautrer rapidement dans une musique sans aspérités, à la Calogero. Avec une voix de fausset très irritante, des textes mielleux, des morceaux commerciaux et sans intérêt… Toutes nos félicitations au directeur artistique ayant déniché cet oiseau rare promis à un bel avenir… dans la variété française de notre beau pays.
Fort heureusement, Ben Kweller, avec son gang de killers rock, arrivent rapidement et mettent tout la monde d’accord : si les musiciens présents sur scène ne sont pas très sexy (Mr Kweller a grossi, sa chevelure longue et frisée le fait ressembler à Louis XIV, son bassiste évoque un sorte de Frankenstein à lunettes, et les autres ne sont pas beaucoup plus excitants… ), ils jouent comme des dieux, malgré leur très jeune âge… Leur style rustique, percutant et rock, à la Creedence Clearwater Revival, n’est pas sans évoquer d’autre fans du combo emmené par John Fogerty, les estimables Kings Of Leon. Comme Ben Kweller possède toujours cette voix adolescente et pure, la totalité du concert est un bon moment, entre pop, folk et rock. Même l'apparition de Pierre Guimard en guest star pendant les rappels n'est pas gênante, c'est dire... Certes, on décèle bien quelques faiblesses dans les dernières chansons, mais leur interprétation souriante et décontractée - à l’américaine quoi ! - est convaincante. Le cocktail proposé par le jeune papa (il sortira des loges avec femme et enfant, une manière radicale de décourager les éventuelles groupies) évoque un mélange entre le rock avec guitares et mélodies de Weezer, les ambiances folk ‘n rock de Neil Young et le sens du songwriting de Brian Wilson. Le résultat final est efficace, catchy et entraînant, à défaut d’être génial (ce qu’on ne lui demande pas).
Sites Internet : www.benkweller.com, www.myspace.com/benkweller, www.lacoope.org.
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>> Réponse (le 29/12/2006 par ?)  Absolument pas d'accord avec ton compte rendu... Déjà dès le départ... Faire une généralité de ta déception .../... La suite |
 | Ben Kweller - 23 octobre 2004 - Elysée-Montmartre, Paris  Les lumières s'éteignent, le moment tant attendu arrive, Ben Kweller va entrer sur scène. Il arrive dans le noir, en courant avec sa guitare folk qui a l'air d'avoir déja pas mal servie. Il est .../...
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Les lumières s'éteignent, le moment tant attendu arrive, Ben Kweller va entrer sur scène. Il arrive dans le noir, en courant avec sa guitare folk qui a l'air d'avoir déja pas mal servie. Il est dynamique, souriant, heureux de jouer et de partager sa musique avec nous. Il nous chante une première chanson tout seul avec sa guitare, et il n'a vraiment besoin de personne pour faire le spectacle. Tout le monde s'est rendu compte à ce moment là de ce que l'on était en train de vivre, on assistait au concert du nouveau génie de la musique. La deuxième chanson fut acclamée, c'était "On My Way". Magnifique chanson, surtout en live. Je ne tenterai pas de décrire ce que nous avons tous ressentis. De simples mots ne suffiraient pas, il faut y être.
Encore une chanson solo, puis les autres musiciens sont arrivés. Il ne faut pas longtemps pour voir la différence entre des amateurs, même très doués, et des pros. Notamment à la batterie, dès les premiers coups on sentait une terrible assurance dans son jeu, une facilité impressionnante.
Là le concert était un peu plus rock. Il y avait à la fois une bonne puissance, mais toujours des mélodies splendides. Un rock puissant et musical qui manque tant à notre époque, que je n'ais plus retrouvé depuis les Pixies.
Sur la seconde chanson Ben Kweller casse une corde. Qu'à celà ne tienne, il pose la guitare et nous fait un super show avec le micro, bondissant sur la scène. On voit bien qu'il aime jouer, qu'il aime la scène et qu'il est pas là pour encaisser le pognon, pas comme les Red Hot par exemple... Il a une facilité d'explosion musicale qui est impressionnante. Il fait des solos, des impros, parle avec le public, bref, il est à l'aise.
Tout le concert a été fabuleux, je ne me suis pas ennuyé une seule seconde, j'ai halluciné du début à la fin. Aujourd'hui peu de personnes le connaissent, mais d'ici quelques années il sera très connu. Connu et reconnu surtout. Il suffit de le voir pour se rendre compte qu'il n'est pas là pour faire deux beaux albums et sombrer dans l'oubli. Il a le physique même de la star. Assez sec, bonne posture sur scène, et une gueule reconnaissable entre mille. Le seul problème des concerts comme ça, c'est qu'après avoir goûté au foie gras c'est difficile de revenir au pâté.
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|  | Ben Kweller + Rhesus - 20 octobre 2004 - La Coopérative de Mai, Clermont-Ferrand 
Il y a les concerts dispensables, auxquels on regrette d'avoir assisté (et où, en plus, on trouve qu'il y a beaucoup trop de monde), et puis il y a les concerts indispensables, qui rendent tout .../...
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Il y a les concerts dispensables, auxquels on regrette d’avoir assisté (et où, en plus, on trouve qu’il y a beaucoup trop de monde), et puis il y a les concerts indispensables, qui rendent tout simplement heureux, même s’ils se déroulent devant un public un peu clairsemé… Celui de Ben Kweller et Rhesus à la coopérative de Mai appartient définitivement à la deuxième catégorie. Il a en effet permis de voir à l’œuvre deux jeunes groupes sachant écrire des morceaux et prenant plaisir à les présenter sur scène. Une véritable aubaine !

Après avoir apprécié ses prestations scéniques et ses EP (Rhesus, Meanwhile at the party et le récent cd promo Round and round in circles) on savait déjà que le groupe grenoblois Rhesus était un futur grand, il l’a remarquablement confirmé avec sa fougue habituelle, malgré un son un peu agressif… Titres délicieusement pop gorgés de mélodies insidieuses, morceaux power pop violentés par une guitare très incisive, ballades au piano prometteuses pour le premier véritable album du groupe (en cours d’élaboration), Rhesus possède la panoplie complète du combo envoûtant sur les planches.

L’alchimie entre Aurélien Marie (guitare, piano, voix), Simon Nodet (batterie) et Laura Rosello (basse, chœurs angéliques) fonctionne à merveille, on sent que ces trois-là sont animés par une passion indéfectible pour la musique et qu’ils ont « bouffé » des kilomètres ensemble… Malgré quelques bavardages exaspérants sur les morceaux calmes, le public venu pour Ben Kweller a logiquement réservé un accueil chaleureux à Rhesus, une première partie comme on aimerait en voir plus souvent…
Des concerts comme celui de Ben Kweller, il serait presque d’utilité publique qu’il y en ait régulièrement… Ce jeune gringalet à cheveux longs et gras (jusque là, ça ne fait pas très envie... ) a tout simplement réussi à enchanter une salle entière pendant 1 heure et dix minutes ; l’énorme ovation finale nous a même remémoré l’hystérie collective qui avait salué la fin du premier concert des BellRays à la Coopé. Il faut dire que Ben Kweller a beaucoup d’atouts en main : il compose des morceaux simples et accrocheurs, il les joue avec un sens spectacle - teinté d’humour - très américain, il est d’un naturel confondant dans ses rapports avec le public, il est convivial sur scène et en dehors… n’en jetez plus ! Du début du show - avec quatre chansons aux délicieux relents antifolk new-yorkais (on a vu passer le fantôme d’Adam Green et de ses Moldy Peaches) -, au final presque rock sudiste avec solo et facéties guitaristiques, en passant par ses morceaux power pop jouissifs avec riffs percutants, le lutin texan et ses trois hommes de mains brillants ont délivré un set absolument imparable. Les titres jubilatoires se sont succédés, presque tous aussi irrésistibles, qu’ils soient d’obédience folk pop (On my way, Lizzy, It’s up to you), pop/rock bondissant (Hospital bed), power pop à la Weezer (Wasted and ready), rock sous influence Lou Reed/Velvet Underground (My apartment, Commerce, TX) ou pop flamboyante au piano (Sha sha, In other words). Pas une baisse de régime à l’horizon ! Reviens quand tu veux, Ben…

A consulter également, un compte-rendu du concert de Rhesus au Bam bar à Clermont-Ferrand et les chroniques des disques de Rhesus et Ben Kweller.
Sites Internet : www.rhesus-web.com et www.benkweller.com.
(Photo Jean-Pascal Blache)
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|  | Ben Kweller + Rhésus - 20 Octobre 2004 - Coopérative de Mai - Clermont-Ferrand  Première partie française de pop-Rock à l'anglaise avec le groupe rhésus. La prestation est pleine d'énergie et l'ambiance teintée de rouge. Malgré les bavardages un brin pénible, le groupe impose sa .../...
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Première partie française de pop-Rock à l'anglaise avec le groupe rhésus. La prestation est pleine d'énergie et l'ambiance teintée de rouge. Malgré les bavardages un brin pénible, le groupe impose sa musique bien foutue et dynamique. Rhésus s'affirme comme un des quelques groupes français à être capable de rivaliser avec les engliches dans leurs catégories. (avec Tahiti80 et Phoenix).
Puis vient LE Ben. Tout seul d'abord avec sa guitare electro-accoustique pourrie. un premier set de quatre chansons acoustiques jouée avec une vivacité qui annonçait déjà la suite.
Rejoins par son groupe, les choses sérieuses commence. Ben Kweller et sa coupe-caniche nous postillonne ses perles pop avec intensité. Les versions sont beaucoup plus agressives que sur les albums. Sha sha, Hospital Bed, Make it up sont quelques points d'orgue de ce concert rutilant. Tout ça donne envie de sauter partout tellement c'est bien.
A noter que l'ambiance est toujours aussi unique dans la petit coopé dû en grande partie à la proximité avec les artistes !!
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