La dernière fois que j'avais vu Bénabar, c'était il y a plus de 3 ans, le 7 octobre 2002 exactement, pour son premier Olympia. J'avais, à l’époque, rédigé une critique dithyrambique que vous pouvez lire sur ce même site. Cette fois-ci, j'ai été déçu, d’autant plus que mon attente était grande.
En premier lieu, la sonorisation de la salle était complètement ratée ; c'est à peine si l'on comprenait les paroles (et pourtant j’étais bien placé dans les premiers gradins), malgré un son bien trop puissant ! Le Zénith n'est pas une salle facile à sonoriser (à l’instar du Grand Rex) mais certains artistes y arrivent (Tori Amos est pour moi celle qui a le mieux réussi, mais elle avait un matos du tonnerre !) ;
En second lieu, les arrangements et le mixage n'étaient pas équilibrés et Benabar s'égosillait pour arriver à surnager au-dessus d'un océan de son et d'instruments tonitruants ;
en dernier lieu, la magie de ses chansons, qui tient beaucoup à son humour et à son contact avec le public, a vraiment des difficultés à passer dans une salle aussi grande que le Zenith. Et c’est dommage car il s’en donne du mal ; il met l’ampli sur 11 et passe en mode survolté !
Alors un conseil : pour de la variété française il faut des salles de proximité pas plus grande que l'Olympia (qui est un must il faut bien le reconnaître). Si je rencontre Bénabar, entre le Père Lachaise et Gambetta, je lui dirai. Sans rancune, mais un peu de tristesse !