Big Royal Kunamaka Orchestra + Biocide - 15 Mai 2008 - Le Balthazar - Marseille C'est dans un Balthazar bien vide que je pénètre pour assister à un putain de concert bien scotchant. Tant pis pour les absents, vous avez manqué quelque-chose d'excellentissime.
On se doutait bien .../...
C'est dans un Balthazar bien vide que je pénètre pour assister à un putain de concert bien scotchant. Tant pis pour les absents, vous avez manqué quelque-chose d'excellentissime.
On se doutait bien à l'écoute du disque du Big Royal Kunamaka Orchestra qu'on allait à la rencontre d'un groupe halluciné capable d'un truc énorme. Mais bon, avec les groupes déjantés on a toujours l'appréhension qu'ils en fassent un peu trop.
Et c'est ce que je me dis voyant arriver un mec en costume de bourreau (collant noir, torse nu, collant noir sur le visage, chaînes au poignée..), aïe c'est parti pour du grand guignol.
En fait non, c'est tout simplement bluffant. Le groupe débarque (guitare, basse, clavier & contrebasse électrique, batterie, chant), habillés tous en noir avec un brassard avec l'insigne du groupe.
Dès le premier morceau, le chanteur se fait théâtral, à mi-chemin du baryton d'opéra classe et du Dr Frank-N-Furter... Il est capable de moduler sa voix d'un son caverneux à des hurlements stridents, parfois à la Nosfell. Il sera le Mr Loyal de la soirée, introduisant les morceaux, qui parlent de transformation en zombie et autres histoires de cannibalisme. Le "bourreau" mettra l'ambiance dans la salle, se déhanchant comme un taré sur les morceaux les plus dansant, invitant le public à une valse sur d'autres. Il reviendra sur un morceau déguisé en mouche... Oui, une mouche d'1m80, la mascotte du groupe....
Le risque avec les groupe qui mettent tant d'effort à la mise en scène, c'est que la musique ne suive pas. Ben là absolument pas ! C'est excellentissime ! Entre du Fantomas, Elvis Costello (dont il feront une reprise), des influences gothique/death metal, techno-disco sur les morceaux les plus dansant et une bonne louche de Phantom of the Paradise. On se retrouve à se trémousser comme des malades sur certaines bombes épileptiques comme Demon club 666, headbanger sur les morceaux les plus violement hardcore (Your Highness) et rester scotché sur les plus étranges, comme sur Save the Dolphins avec cette voix enfantine du guitariste. Au risque de taquiner un certain clermontois, lors de ces morceaux timburtonien lorsque le clavier se saisit de son violoncelle électrique et que la voix part en vrille sur des contes inquiétants, on est pas loin de Nosfell. Le groupe évite le piège de la grandiloquence insupportable, même sur des titres, Evil où ils flirtent avec l'opéra rock sans être ridicule !
J'en suis sorti conquis, le disque sous le bras !
Cela faisait un bon moment que je n'avais pas vu Biocide et cela m'a permit de (re)découvrir le groupe, vu que leur musique a pas mal évolué depuis 2001. Moins funky, plus MikePattonien leur son. Toujours ce côté psychotique mais sans ambiance oppressante, plutôt psychédélique 70's en fait, sous influence Queens of the Stone Age et Mr Bungle quand même. Pas mal d'atmosphères différentes, le groupe se fait visiblement plaisir en faisant durer les morceaux.
Crevé par une grosse journée et vidé par Kunamaka, j'étais trop à plat pour en profiter pleinement mais à revoir rapidement.
Au final, 30 personnes à tout casser dans le public pour une soirée mortelle, Marseille, bouche de vieille ! Réagir à cette critique
Biocide - 01 septembre 2006 - Intermediaire - Marseille
C'était ma première avec Biocide en live; dans un intermédiaire rempli à moitié, et avec un volume sonore qui flirte avec le limiteur de bruit, (tu joues trop fort, le jus est coupé).
Et ben .../...
C'était ma première avec Biocide en live; dans un intermédiaire rempli à moitié, et avec un volume sonore qui flirte avec le limiteur de bruit, (tu joues trop fort, le jus est coupé).
Et ben c'était une bonne claque, groupe hyper carré, deux guitaristes qui riffent comme des malades, basse sexy qui tape fort, et batterie impressionnante, pour des morceaux ultra efficaces qui t'empêchent de rester assis trop longtemps. On passe par beaucoup de styles, métal, funk bancal, un peu de jazz, avec des grooves qui évoquent parfois Primus, ou Faith No More, mais très discrètement.
C'est souvent lourd et funky, avec des riffs de gratte vraiment méchants. ça rigole pas, chanteur assez charismatique, public receptif.
A recommander donc, surtout que dans ce style de musique, un peu métal + fusion, on sonne vite daté et cliché, ce qui n'etait pas le cas ici. bravo à vous, a la prochaine...
A l'entame de l'été les concerts se font plutôt rares, aussi c'est avec joie qu'on se rend Zhou et moi à cette affiche très intéressante et pour le moins écclectique de ce Class'Eurock 2006 ! Garage à la wanégaine dans les rues d'Aix : Marche arrière de 200m à l'aveuglette, petit frein à main pour un demi-tour d'anthologie, déplacement des gros containers pour se garer, et Zhou qui ne vomit à aucune de ces trois épreuves, il commence à se durcir le garçon ! Lorsque nous arrivons on remarque que 1/ y'a beaucoup de monde 2/ la caisse « invit' » est une invention merveilleuse 3/ nous qui voulions voir Skort, on est (presque) pas à la bourre.
Skort donc, groupe de Metal Crossover (comme on s'autorise à dénominer dans les milieux autorisés), avec une caractéristique qui a tendance à se démocratiser un max ces derniers temps (même s'ils peuvent se targuer d'exister depuis un bon petit moment) : une nana au coffre impressionant accompagnée de rythmiques aux influences metalcore/néo-métal. Beeeen la chanteuse a d'la voix, c'est évident que lorsqu'on l'entend hurler on ne peut que constater que ça ressemble beaucoup à Candice de Eths, à la nuance près que Candice joue l'aguicheuse ultra-provoc', alors que misSkort se donne plutôt des airs de pin-up, les passages voix claires font un peu penser à du Gwen Stefani à ses débuts, dans un délire souvent formaté, la p'tite touche d'originalité n'est pas pour déplaire ! En bas ça pogotte gentiment, c'est pas encore Stalingrad mais y'a d'l'animation !
Biocide arrive par la suite, et là je vais tenter d'être précis, bien qu'étant complètement néophyte en la matière... Si je dis un mix de Groove, Jazz, Metal, j'me fais tabasser ? Zhou a beaucoup apprécié, pour ma part cette première écoute était pas super prenante, faudra que je les vois dans un contexte plus « posé », à bien pouvoir apprécier leur zik' qui a convaincu tous les potes qu'on avait sur place.
Enfin les choses sérieuses...
Ca faisait quelques mois que j'avais vu Gojira à l'Hybrid Fest, me mangeant une claque -quasi- sans précédent niveau Metal extrême. Ben là ça a été pire ! Le côté plein air raffraîchissant a stimulé tous les chevelus de l'assistance, et il en est parti un pogo de malade, alimenté par les rythmiques destructrices du combo bayonnais, qui conforte sa position de leader du Metal extrême français. Les titres des trois albums s'enchaînent dans un bonheur absolu, le groupe est suractif sur scène, s'avère super sympa avec le public, balance de l'eau, ... Un comportement relativement rare dans ce milieu ! Le solo de batterie est hallucinant, tout le monde se régale du groove qui en émane (à part un certain porteur de bob dont je tairai le pseudo), et acclame Mario une fois cette démonstration terminée. Faute de temps le groupe s'arrête au bout de trois petits quarts d'heure, et s'excuse devant l'assistance de ne pouvoir jouer davantage... Grande classe.
Changement complet de style et de public dans la fosse, place aux grands chefs de la chanson française, les Têtes Raides ! Bon là encore, je dirais que bien qu'aimant énormément ce groupe, j'les ai moyennement appréciés en succession d'un groupe de Death Metal... Trop de différences pose qques soucis pour émettre une critique ! Alors j'vais faire simple, j'vais dire qu'en bas les gens étaient à fond, ça sautait dans tous les sens, ça reprenait toutes les chansons, et ça hurlait de joie quand résonnaient les premières notes des « tubes » que sont L'iditenté, Ginette, ... Alors nul doute que pour ceux qui étaient venus pour voir ce groupe, ça a été un grand moment de plaisir, moi-même sur la fin j'ai pas pu m'empêcher de descendre remuer la tête sur l'aspect très festif de ce set !
Une bien chouette soirée au final, faite pour satisfaire à tous les goûts, et vraiment pas chère au vu de l'affiche... Ajoutez à cela un cadre superbe, une soirée d'été comme on les aime, et vous obtenez un festival qui mérite de perdurer ! (Et merci au pingouin pour les accrédit', que son chemin de vie soit à jamais jonché de pingouines folles de sa crête communiste...). Réagir à cette critique
La soirée « Soucoupes Violentes » du festival Les Volcaniques de Mars a permis de se chauffer les oreilles avec Biocide, de revoir avec plaisir le groupe bordelais Sleeppers et de découvrir les ovnis Makoto Kawabata & Jean-François Pauvros.
Les Marseillais de Biocide commencent la soirée devant un public peu nombreux et mou. Seule une jeune fille énervée pogote en incitant les autres à faire de même, en vain… Cet immobilisme n’est pas dû à la prestation de Biocide, les quatre métalleux ne ménageant pas leurs efforts pour séduire le public métal/noise. Puissants sur scène et cherchant à explorer de nouvelles voies, Biocide mérite d’être découvert par les « Metal addicts »…
C’est avec un plaisir non dissimulé qu’on recroise la route du groupe bordelais Sleeppers après le festival Osmose en 2001. Le set de Sleeppers a déchaîné les passions ; le public, désormais en nombre, se massant contre la scène pour communier avec les musiciens dans une sorte d’orgie sonique.
Ce groupe survolté et tendu comme un arc s’appuie sur une rythmique en acier trempé pour décocher des flèches empoisonnées de guitares/hurlements dans le cœur des fans de noisy métallique. Le guitariste/chanteur est particulièrement impressionnant pour ses parties de guitare tranchantes et ses vocaux hurlés à s’en faire péter les cordes vocales ! Si le chant du bassiste convainc moins, son jeu de basse lourd et violent donne une puissance de feu phénoménale au groupe. Vous l’avez compris, si vous apprécier le mélange de métal et de noisy, il faut voir aller Sleeppers sur scène !
Beaucoup de personnes désiraient assister au set de Makoto Kawabata & Jean-François Pauvros pour tester la solidité de leur système auditif et apprécier les improvisations soniques du duo expérimental. On nous avait annoncé 6 amplis sur scène et orage au désespoir (sic), la scène du Pocoloco ne comportait que quatre amplis. Ils s’avéreront largement suffisants et on se demande encore comment les personnes aux oreilles collées aux baffles et non protégées ont pu tenir sans s’évanouir !
Assis sur deux chaises avec leurs guitares en main et penchés sur leurs instruments, le duo commence son impro pianissimo avant de se lancer dans des passages multo fortissimo. Quand le Japonais à la tignasse inextricable, Makoto Kawabata, se lève de son siège pour mieux martyriser sa guitare, on a l’impression d’assister à un duo entre Slash de Guns n’ Roses et Joey Ramone (The Ramones) dont Jean-François Pauvros est le sosie presque parfait…
Une simple impression visuelle car les sonorités crées en direct par ces deux malades de la matière sonore font plutôt penser au bruit causé par l’explosion nucléaire d’Hiroshima combinée avec les bombardements sur Dresde et les éruptions de lave en fusion de la Chaîne des Volcans d’Auvergne… Faite de montées, d’orages violents et d’explosions sonores hallucinantes, cette symphonie déstructurée et improvisée a emmené le public assez loin !
Armés d’archers et de divers instruments de torture, les deux complices ont vraiment sorti des sonorités insoupçonnées de leurs guitares conçues initialement pour jouer du rock ‘n roll innocent dans des soirées étudiantes américaines dans les années 50 !
Au bout d’un certain temps les deux hommes se relèvent et débranchent leur système infernal. On se souviendra longtemps et on versera une larme en évoquant avec des trémolos dans la voix le meilleur moment de ce spectacle : Makoto Kawabata se levant brusquement de sa chaise pour jeter sa guitare par terre avec une violence inouïe avant de la piétiner joyeusement pendant que JF Pauvros usine « tranquillement » un motif sonique de fin du monde ! Les tympans en bouillie, les yeux exorbités, la cervelle en morceaux, on ressort comblé du Pocoloco…
Aqme + Biocide + Wünjo (festival music session 2002) - 22 novembre 2002 - Ninkasi Kao, Lyon Premier soir du festival Music Session 2002, le Ninkasi Kao n'est pas tout à fait plein mais il y a quand même pas mal de monde pour (re-)découvrir AqME qui, depuis son dernier passage à la MJC .../...
Premier soir du festival Music Session 2002, le Ninkasi Kao n’est pas tout à fait plein mais il y a quand même pas mal de monde pour (re-)découvrir AqME qui, depuis son dernier passage à la MJC Oullins, dispose dorénavant d’un album qui lui a apporté une certaine notoriété (notamment des passages à la radio). Mais commençons par le début. Un groupe nowhere ne voyageant presque jamais seul, AqME a emmené en première partie ses amis de Wunjo. Pour eux également le dernier passage lyonnais avait lieu à la MJC Oullins (en première partie de Viridiana). Dans cette salle plus grande, les parisiens ont entamé pied au plancher leur set, ce qui a permis au public de rentrer tout de suite dans un petit pogo. Nous avons eu droit aux principaux titres du groupe « sombre » de la Team Nowhere avec notamment « Venin », « Words », « 2000 » le tout lors d’une prestation assez sympa qui a séduit le public. Il manquait peut-être un peu de volume pour le chant de Flavien mais peu importe. Une bonne première partie. Ensuite, voici les marseillais de Biocide. Alors, Biocide c’est du métal psyché, très spécial, en tout cas original. Certains morceaux sont instrumentaux. En fait, comme je lisais dans une de leurs interview, le chant leur sert plus comme un instrument supplémentaire pas tellement pour raconter des choses. En outre au niveau des guitares, il ne faut pas s’attendre ici à des gros riffs ravageurs. Ici les effets sur les guitares sont primordiaux, ils mettent totalement l’ambiance que le groupe veut faire ressortir. C’est plutôt l’esprit rock’n roll avec Biocide, comme on le ressent sur l’album Narkosia. Malheureusement, le public du Kao, ce soir, il est principalement venu pour pogotter et je pense que la mayonnaise n’a pas trop pris. Cela dit mon dernier souvenir de Biocide (au Bistroy) était excellent alors ils méritent d’être vus, en sachant à quoi s’attendre. Enfin donc, les voici les tant attendus AqME. Et bien c’est très proche de l’album. Un son quand même très similaire au CD. Il me semble qu’ils n’ont pas joué de chansons datant d’avant « Sombre Efforts », ce qui est dommage car certaines étaient très bien. La setlist a été complétée par la reprise de Nirvana, Heart-shaped Box (après en avoir entendu parler depuis un certain temps, j’ai été un peu déçu de voir que c’était une reprise « à l’identique ») et une nouvelle chanson « dont les paroles ont été écrites sur le chemin pour venir vous voir » dixit le chanteur. Au niveau de la prestation, c’était pas mal du tout, assez carré et un son très bien (enfin quand on aime le son de l’album) mais bon je trouve que le groupe n’a pas énormément de charisme sur scène. Ils se dépensent bien, c’est sûr, mais on ne sent pas le grain de folie qui fait la différence entre un bon groupe et un groupe « de folie ». Quoiqu’il en soit le public était aux anges, ça bougeait pas mal et finalement à mesure que le temps passe, on entre vraiment dans leur univers, si bien qu’à la fin on se dit « déjà ? ». Un groupe perfectible donc mais déjà très intéressant. Au final, trois groupes intéressants et une première très bonne soirée pour ce festival Réagir à cette critique