Bloc Party + Metronomy - 20 Novembre 2007 - Dock des Suds - Marseille Bon bah ça faisait suuuuper longtemps que je n'avais fait un concert tout seul, c'est triste les trajets en solo ! D'ailleurs si y'avait eu quelqu'un avec moi, j'me serais pas planté... 20h, je pars .../...
Bon bah ça faisait suuuuper longtemps que je n'avais fait un concert tout seul, c'est triste les trajets en solo ! D'ailleurs si y'avait eu quelqu'un avec moi, j'me serais pas planté... 20h, je pars serein de la maison, direction la salle ! Je roule bon train histoire de ne rien louper, je sais que les grosses salles sont ponctuelles ! J'arrive nickel à 20h20...
...Au Moulin, grilles fermées.
*tilt*
Donc là, on retrouve la Vandmobile telle qu'on la connaissait : martyrisée par son mongol de chauffeur et qui en 10mn arrivera à la bonne salle, c'est-à-dire aux Docks des Suds !
No comment...
Je ne me rappelais pas que cette salle était si jolie, la dernière fois remonte à plusieurs années, y'a pas mal de monde mais c'est pas non plus l'émeute, royal !
Le concert commence pile à l'heure, avec une sorte de boy's band 80's, les Metronomy : ils sont trois, ils ont chacun leur clavier Bontempi pour pas faire de jaloux, ils s'en servent à outrance, ils ont de jolies loupiottes sur le torse qui s'allument puis s'éteignent, ils ont aussi une basse, voire une guitare (le côté punk des années 80 sûrement), et font une sorte de New-Wave qui n'est pas sans évoquer les plus belles heures d'Europe, avec son légendaire « The Final Coutdown »...
Un vrai plaisir pour les yeux, moins pour les oreilles, résultat 3mn et puis m'en vais, boire un verre tranquille en mattant les (centaines de) jolies filles qui font des allers et retours pour aller s'chercher à boire...
Ils jouent environ une petite heure, je reviens sur la fin pour les voir tous les trois poser en train de scruter l'horizon...
Punk-rock.
Petite pause d'une demi-heure, et voilà les Bloc Party qui débarquent. Je ne connais qu'un seul morceau d'eux (probablement le plus connu), mais il me transcende littéralement, aussi suis-je venu très curieux ce soir...
Bon, constat premier : le chanteur a un réel charisme : souriant, pur feeling avec la salle, il se dépense sans compter, tient bien le chant et la gratte tout en gesticulant beaucoup, un vrai plaisir.
Constat second : les deux porte-manteaux qui l'épaulent font violemment chuter le modjo...
Le bassiste est stoïque, totalement quelconque, donne l'impression de se faire chier et fait des backlines dénuées de vie.
Le gratteux a une mèche émo à en devenir l'ambassadeur de la boutique Michigan rue St Fé, et son plus grand plaisir dans la vie semble être de la balancer de gauche à droite tandis qu'il joue (p't'être un hommage « métronomique » à la première partie...).
Le batteur frappe très fort, ça c'est bon, par contre son air hyper-sérieux et hyper-appliqué gâche un peu, mais on mettra ça sur le compte de la concentration.
Bon ben les morceaux, c'est un peu de brit-pop, un peu de rock, de new-wave, le tout est sympa, le public est super-réceptif et file une bonne ambiance à la sauce finale.
L'émeute lors de « Banquet » me convainc que celle que j'aime tant est finalement celle que tout le monde attendait, encore mise en valeur par un chanteur décidémment plein de classe.
Heureusement qu'il est là, seule attraction valant la peine de les voir plutôt que de se contenter d'une écoute CD.
Je file environ un quart d'heure avant la fin, flingué par de dures journées, forcément partagé entre la déception, et le réconfort d'avoir vu un chanteur qui soutient à lui tout seul un groupe finalement assez fade.
>> Réponse (le 21/11/2007 par Mozamen) Bloc Party c'est une voix, une sacré voix même : Kele Okereke a ce timbre si particulier, un mélange unique de fragilité .../...La suite
>> Réponse (le 21/11/2007 par Pirlouiiiit) Bon pas trop de regret de ne pas y être allé ... je m'en serais vouylu de revivre la même chose que lors de leur premier .../...La suite
>> Réponse (le 21/11/2007 par Philippe) Pas mieux que Pirlouiiiit - apparemment les Bloc Party, après 3 ans de scène sont toujours aussi excitants qu'un pack de .../...La suite
>> Réponse (le 21/11/2007 par Le Moulin (Babouze)) Houla Les gars, vous y allez fort quand même ! Perso, j'ai trouvé la prestation de Bloc assez honorable et quant à .../...La suite
>> Réponse (le 21/11/2007 par Nel) Comparé au concert du moulin, Bloc party a assuré bien qu'ils étaient fatigués et enchaînent les dates. Il y a avait bcp .../...La suite
Avec un brin de fierté, on fête cette année notre 12e participation sans interruption à ce somptueux festival : sur papier une programmation moins "exceptionnelle" qu'en 2004 mais, comme pour 2003 et depuis toujours, une bonne dizaine de têtes d'affiche dont on tremble à l'avance d'excitation... Préparé au pire grâce à Yahoo Météo, on investit le site déjà résigné à ressortir trempé jusqu'au slip et couvert de boue ; bien heureusement ces prévisions vont s'avérer totalement foireuses pour la 2ème année consécutive. Car cette fois encore rien qui ressemble sérieusement à de la pluie ne viendra gâcher la fête !
(Comme d'hab les noms de groupes sont en gras pour qui n'aurait pas le temps à perdre ni l'envie de lire tout ce blabla de passionné compulsif) !
Vendredi 1er Juillet : Du très lourd pour commencer...
On attaque en douceur (sauf au niveau des décibels) par Kaizers Orchestra, groupe de pop-rock nordique très content d'être là mais totalement dépourvu d'originalité. Bouchons d'oreille d'entrée : on veut bien gagner un acouphène en écoutant Trent Reznor mais pas sur de la musique de division 2 ... Dans cette même catégorie, on retrouve sans plaisir excessif les Bloc Party qui nous ont déjà déçu au Moulin il y a 2 mois. Le son est toujours atrocement mal réglé (on entend à peu près que la batterie et le chant) et le public, après quelques chansons tubesques, commence déjà à s'ennuyer ferme et à se disperser. Dans le style "révélation de l'année", rien à voir avec la prestation pétaradante de Franz Ferdinand l'an passé. Cette fois-ci c'est sûr, groupe définitivement dispensable... et CD à revendre sans tarder !
De toutes façons ceux qu'on voulait vraiment voir en premier, ce sont les Queens of the Stone Age et leur charismatique frontman Josh Homme, menhir du mouvement Stoner (co-fondé avec Kyuss). Et en effet ce sera une grosse sentation : avec son son caractéristique,fort mais ici bien réglé, pour se venger de notre appréciation mitigée de leur dernier album (amputé de Nick Olivieri qu'on adore), le groupe nous envoie à la figure la moitié de son Lullabies to Paralyse, déclenchant des pogos assez exceptionnels et un plaisir intense ! Placé au milieu de ce maëlstrom, on envisage avec tristesse la possibilité de mourir piétiné pendant Everybody knows that you're insane avant de s'y résigner ...après tout il y a des morts moins excitantes, non ? Un rappel avec l'énormissime No one Knows et le groupe nous laisse d'ores et déjà KO debout, en nage, les yeux exorbités et la bave aux lèvres... la journée va être longue.
Il va pourtant bien falloir se ressaisir pour honorer le rendez-vous impératif que nous a fixé la charmante Emilie Simon, qui se produit dans une création avec l'orchestre de la Symphonietta de Belfort. Si le volume de musique créé par cet accompagnement est par moments un peu pléthorique, c'est dans l'ensemble un très beau moment de grâce. La voix et la présence tout à fait sublime de cette Björk à la française (en tenue de soirée magnifique avec accessoires technologiques au bras), font des miracles aussi bien pour Flowers, premier album (I wanna be your dog enthousiasmante, Désert belle à en chialer), que pour la Marche de l'Empereur qu'elle a si joliment illustré. Les frissons qui nous parcourent par deux fois sont sans ambiguïté : en plus de son potentiel créatif exceptionnel, cette fille vraiment délicieuse a une voix qui parle directement au coeur. Ma-gni-fi-que.
Ressorti du chapiteau définitivement amoureux transi, on subit un rapide retour sur terre avec un Nine Inch Nails très, très en forme. On se souvenait d'une prestation mortelle sous le chapiteau il y a quelques années, animée par une bande de punks crasseux et dépravés, et l'on craignait donc un peu d'être déçu par les jeunes premiers qui semblent les avoir remplacés pour un nouvel album un poil en deça du niveau habituel... Pour mettre les choses au clair, le frontman historique et ses nouveaux petits camarades nous attrapent donc au collet avec une très méchante March of the Pigs, ou encore The Hand that feeds, nouveau single qui prend ici sa pleine mesure. Puis ils déroulent leurs plus grands morceaux dans une prestation techniquement impeccable et donc, fatalement fabuleuse. Trent Reznor ne ménage pas sa peine et sa sueur (soit plusieurs litres) pour nous revendre ses 'vieux' tubes (notamment Happiness in Slavery, une boucherie, ou Head like a Hole, un massacre) et sait également toujours nous émouvoir, même a capella avec la balade Hurt reprise en choeur par 15 000 fans chavirés de bonheur. Les fesses rougies par la fessée cuisante de Starfuckers inc, et Reznor étant manifestement toujours le meilleur dans sa catégorie, on décide raisonnablement de rester fan de NIN pendant au moins la prochaine décennie.
Interpol en comparaison semblera évidemment bien calme. Ce qui sera bienvenu vu ce que nos oreilles ont déjà enduré. Leur pop glaçante et joydivisionesque semble moins bien vendue que sur album, car on s'aperçoit qu'on se lasse assez vite de la voix trop monocorde du leader. Cela étant la prestation est très honorable et le son, parfait. On prendra néanmoins le temps d'aller voir Eagles of Death Metal qui, déception, ne compte pas ce soir Josh Homme en guest star et devient donc un groupe de rock tout à fait basique, pas mauvais mais vite oublié.
Les ayant vu déjà par trois fois et déçu l'an passé par leur show à Rock en Seine, certes gigantesque mais qui ne se renouvelle vraiment pas beaucoup (cinq ans que leur concert commence par Hey Boy, Hey Girl par exemple), on laissera les heureux néophytes s'éclater avec les Chemical Brothers pour s'aventurer sur la scène de la Plage à la recherche de nouvelles sensations. Trouvées en partie avec The Faint, plaisant groupe de rock mâtiné d'électro (bien tendance quoi !), mais surtout avec Bright Eyes. on attendait un Conor Oberst faisant du folk seul à la guitare sèche, et c'est une dizaine de personnes qui déroulent un concert de rock bruitiste, un son original qui n'est pas sans rappeler Beck dans sa meilleur époque, autrement dit de l'inclassable mais du plaisant !
Relativement épuisé et raisonnablement éméché, on se rappelle avec dépit qu'on a bêtement lancé un concours sur LiveinMarseille qui va nous forcer à rester encore une bonne heure sur le site. Heureusement on est soniquement repris en main par la prestation amphétaminée de La Phaze (écurie Jarring Effects, une valeur sûre) qui ressemble, il faut bien le dire, à du Bérurier Noir en version techno : bête et méchant, jouissif et maîtrisé, une tuerie qui se termine d'ailleurs par un Police on my back sans ambiguïtés sur la filiation revendiquée !
On a finalement pu remettre le CD promis à une heureuse gagnante, bonne chose de faite !
C'est après une négociation ferme avec des amis épuisés (et corrompus à coups de cigarettes) qu'on obtient le droit de voir quelques chansons de Gomm (notre révélation de l'année sur album), hélas programmé bien trop tard. Les lillois en costumes 60's déroulent leur krautrock sauvage, original et classieux, dont je n'arriverai hélas à convaincre personne qu'il ressemble à du Sonic Youth... Rideau donc, épuisé mais heureux pour ce premier jour déjà très chargé (12 heures de présence sur le site !) et qui a tenu toutes ses promesses !