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|  | Shannon Wright + Brigitte Fontaine + Pierre Lapointe + Motel Martel et Seb Martel (Printemps de Bourges 2007) - 20 avril 2007 - L'Auditorium et La Hune, Bourges 
Une journée un peu atypique (pour nous) au Printemps de Bourges, avec deux concerts relativement intimistes dans des salles composées exclusivement de places assisses : tout d'abord .../...
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Une journée un peu atypique (pour nous) au Printemps de Bourges, avec deux concerts relativement intimistes dans des salles composées exclusivement de places assisses : tout d'abord Motel Martel et Seb Martel + Shannon Wright, puis Pierre Lapointe + Brigitte Fontaine…
Motel Martel et Seb Martel :
Dans le superbe (et tout récent) Auditorium de Bourges, Seb Martel et son projet théâtral Motel Martel sont programmés – assez bizarrement – en première partie de Shannon Wright. Plutôt courageuse, mais très rapidement soporifique et maniérée, l’entreprise se révèle trop longue. Après une mini pièce de théâtre avec des acteurs interprétant leurs rôles dans la salle au milieu du public, Seb Martel et sa troupe viennent juste après sur scène jouer leurs morceaux lancinants, un peu trop lancinants d’ailleurs. Passé la surprise, on se rend compte que ce n’était pas forcément le meilleur contexte pour une telle représentation d’une heure trente. Ceux qui attendent impatiemment Mrs Wright sont contraints d’attendre, de préférence dehors pour la plupart…

Shannon Wright :
Malgré ce petit désagrément, le concert de Shannon Wright restera comme un moment extraordinaire. Comme toutes ses prestations scéniques d’ailleurs, serait-on tenté d’écrire… Car le set - axé sur son apaisé et captivant album Let in the light - met en valeur les deux facettes quasi schizophrénique de l’insaisissable Américaine : une partie piano/chant avec un backing band stoïque et parfait, et une session rock avec guitare électrique épileptique et section rythmique impeccable. Si les morceaux calmes sont époustouflants de classe, les titres plus virulents n’en sont pas moins excellents. Le mélange des deux au cours d’un même concert permet de reproduire un difficilement inoubiable passage dans les montagnes russes ; le paysages sonores très contrastés défilent à vitesse grand V, et l’on ne s’ennuie pas une seule seconde… Malheureusement tout cela ne dure que moins d'une heure ; en plus de l’ordre d’apparition sur scène, il aurait fallu également inverser les temps de passage de Shannon Wright et Seb Martel. C’est un peu dommage, mais les 50 petites minutes du concert de la fragile jeune femme resteront longtemps en mémoire…

Pierre Lapointe :
Direction la Hune, pour le concert de la toujours déjantée (et pas si Conne que ça, malgré ce qu’elle affirme dans sa fameuse chanson… ) Brigitte Fontaine, avec Pierre Lapointe en première partie… Etrange personnage que ce Québecois, perpétuellement le cul entre deux chaises ; entre la variété de comédie musicale ringarde à la Michel Berger/Luc Plamandon et la pop luxuriante superbement orchestrée et aventureuse… Le résultat est bizarre, et fait passer par différents stades. Tout d’abord, le stade de la stupéfaction : en voyant ce chanteur micro en main, voix haut perchée, jambes un peu écartées, avec un accoutrement que n’aurait pas renié le jeune Daniel Balavoine dans la tristement célèbre Starmania, l’on se dit que la soirée commence mal. Surtout que notre jeune homme passe au piano pour quelques titres mielleux qui pourraient éventuellement s’ajouter au dramatique répertoire de Patrick Bruel. Pourtant malgré ce premier constat peu reluisant, on remarque ici ou là des refrains entraînants et percutants, des mélodies accrocheuses, des idées brillantes… Comme on dit, il y a un truc chez ce Pierre là, un chanteur sachant en plus être positivement hilarant dans ses discours entre les morceaux. Juste avant la fin de sa prestation et l’interprétation acclamée de son tube imparable, l’on se rend compte que, caché dans l’accoutrement d’un chanteur de variété, se cache en fait un amoureux fou de la pop qui rend heureux, un romantique échevelé à l’univers singulier et aux textes malins. A voir, pour se faire sa propre idée sur ce phénomène sacrément bipolaire.
Brigitte Fontaine :
Un peu plus tard dans la soirée, une autre grande malade souffrant de schizophrénie chronique fait son apparition sur scène… C’est Brigitte Fontaine et son cirque musical hésitant entre rock dangereusement barré et chanson foldingue. Toujours égale à elle même, c'est-à-dire je m’en foutiste, provocatrice, peu habituée à chanter juste, et volontairement crâneuse, Brigitte a une fois de plus permis à son public d’oublier son quotidien en créant de toutes pièces un monde à part, entre poésie surréaliste, critique acerbe de la société de consommation et délires psychotiquement oniriques. Outre la présence du fidèle Areski Belkacem (en clown, percussionniste, chauffeur de salle et chef d’orchestre de bal), l’apport de Yann Péchin, mercenaire/guitariste ayant officié aussi aux côtés de Miossec, Bashung et Thiéfaine semble être une bonne idée. Au début. Sur les tournées précédentes, l’absence de guitare électrique se faisait en effet parfois cruellement sentir. Le problème, c’est que notre homme en fait des tonnes comme à son habitude et en met partout en faisant le beau dans son pantalon de cuir, en plus… Entre interventions distordues et dissonantes bienvenues et branlage stérile de manche, Yann Péchin hésite. C’est un peu bête, mais Brigitte Fontaine est là pour faire oublier tout ça avec son répertoire hallucinant et ses facéties drolatiques. Quelques morceaux dispensables et quelques moment rares plus tard, il est temps de faire revenir Pierre Lapointe sur scène pour un duo sur le fil du soir et émouvant sur La symphonie pastorale. Après les rappels (avec le traditionnel « L’amour c’est du pipeau , c’est bon pour les gogos ! »), en sortant de la salle ravi, on se dit en soi même que cette équilibriste géniale de Brigitte Fontaine a décidément plus d’un tour dans son sac fourre tout…
Et à propos des Printemps de Bourges 2007, 2006 et 2005 : les chroniques des concerts de The Rakes + Akron/Family + Bromheads Jacket + Deerhoof + Galaxie + Acoustic Ladyland + Naast, Joanna Newsom + Joan As Police Woman + The Konki Duet + Cocoon + Minitel + Triste Sire, Herman Düne + Tribute To Neil Young + Jesse Sykes + J. Tillman, Pravda + Nelson + Neimo + Peter Bjorn & John + The Automatic + Just Jack + Nosfell, Juliette Gréco + Abd Al Malik, The Lost Communists, The Elderberries, Yann Tiersen + Calexico + Iron and Wine, The Dresden Dolls + Queen Adreena + 54 Nude Honeys, Art Brut + Buzzcocks + The Spinto Band, The Flaming Lips + Emilie Simon + CocoRosie + Architecture In Helsinki, Dionysos + dEUS + Artic Monkeys + Katerine + Hushpuppies, The Kills, Tokyo Overtones, Soldout, The Craftmen Club, The BellRays + Nashville Pussy + The Ex, The National + Herman Düne, Interpol + Bloc Party + Gomm, Low + Ray Lamontagne, Nancy Sinatra + Alexandra Roos et Marianne Faithfull + Françoiz Breut...
Photo de Pierre Lapointe : © Cristelle Frisch, extraite du site internet du Printemps de Bourges : www.printemps-bourges.com.
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|  | Brigitte Fontaine - 11 juin 2005 - Plein air, Tournon 07 Alors j'aime vraiment beaucoup le travail de cette artiste! Et je trouve déplorable l'accueil fait à son travail ! La qualité du son de cette soirée était LAMENTABLE ! Pourtant, il est beaucoup plus .../...
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Alors j'aime vraiment beaucoup le travail de cette artiste! Et je trouve déplorable l'accueil fait à son travail ! La qualité du son de cette soirée était LAMENTABLE ! Pourtant, il est beaucoup plus facile de réussir ce travail en plein air ! Alors négligez-vous cet aspect de la soirée pour des raisons financières ? Il est vrai que bon nombre de personnes sont rémunérées pour faire les flics aux entrées et en ce qui me concerne je n'aime pas du tout ce type d'accueil. Le moteur de votre festival est-il l'argent ou la défense des artistes ? Pour moi, cette soirée symbolise totalement la place faite aux artistes dans notre société ! Vous vous foutez de ce qu'ils ont à dire puisque la qualité de l'écoute n'est pas là ! Puis le look de tous ces jeunes gens aux entrées, déguisés en inspecteurs de police... Dans quel monde acceptez-vous de vivre pour nous proposer des soirées comme celle de samedi ? Je crois être assez attentive pour percevoir les difficultés de l'organisation de ce type de soirée mais tout de même ! Quelle frustation, quelle peine car j'aime vraiment beaucoup le travail de ce groupe d'artites. DOMMAGE ! DOMMAGE ! Réagir à cette critique |
|  | Brigitte Fontaine + Hyperclean - 28 octobre 2004 - La Coopérative de Mai, Clermont-Ferrand 
Brigitte Fontaine, c'est du pipeau, c'est bon pour les gogos...
Brigitte Fontaine sur scène à la Coopérative de mai, c'est du pipeau, c'est bon pour les gogos, voilà ce qu'on a pensé à la fin .../...
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Brigitte Fontaine, c’est du pipeau, c’est bon pour les gogos…
Brigitte Fontaine sur scène à la Coopérative de mai, c’est du pipeau, c’est bon pour les gogos, voilà ce qu’on a pensé à la fin du concert de la désormais ex reine des Kékés… Contrairement à son dernier passage dans le même lieu en 2001 - réjouissant malgré un son un peu « variétés » -, cette fois-ci Brigitte Fontaine fait son âge : pas en forme, mal lunée, sans inspiration dans ses discours, massacrant nombre de ses chansons sans vergogne… Certes, chef d’orchestre - Areski Belkacem - essaie bien de prendre les rennes pour faire oublier les absences de sa compagne, mais il n’est pas très inspiré lui non plus : il joue du tambour sans avoir pris la précaution de se brancher ou il exécute des percussions numériques d’une fadeur sans nom… De surcroît, c’est lui qui est responsable de la mise en son uniforme des chansons sur scène, c'est d'autant plus dommage que les deux derniers disques sont plutôt bien produits. Monsieur Belkacem s’étonne de la froideur du public et ne cesse de haranguer les gens pour qu’ils applaudissent ; si le spectacle était de qualité, ils le feraient sans doute d’eux mêmes…
Quelques éclairs de génie, ici et là
Maintenant que les errements ont été évoqués, il faut signaler que quelques moments ont permis de sauver (un petit peu) la soirée. La chanson Le vent d’Automne interprétée par Areski avec les commentaires hilarants de Brigitte derrière le rideau est vraiment une excellente entrée en matière. La dissonance des cordes sur Demie clocharde rassure un peu sur les capacités du violoniste et du violoncelliste à proposer des sonorités différentes (ce qu’on ne pouvait pas imaginer jusque là… ). La symphonie pastorale, interprétée avec pour seul accompagnement un clavier sobre et classe (pour une fois), ne fait que confirmer que le pouvoir de fascination de Brigitte Fontaine est intact, quand elle y met un minimum du sien… Folie, jouée avec le même écrin musical dépouillé, est une occasion d’entendre sur scène un texte audacieux et mordant de Brigitte sur les inepties écrites sur sa « folie » à longueur d’articles par des « scribouillards qui chient leur copie ». Enfin, Riffifi et Les zazous ont permis de voir partir la troupe sur une note gaie, tout en faisant regretter l’absence de -M- à la guitare… Malheureusement, le rappel ne fera que confirmer le manque d’imagination général, celui-ci se terminant par une version longuette de Pipeau, comme sur la précédente tournée…
Enfin un peu de folie avec Hyperclean…

Plutôt que de faire appel aux chanteurs de Zebda pour une resucée assez navrante du Nougat, Brigitte Fontaine et Areski Belkacem devraient demander des conseils pour rajeunir leur son à leur excellente première partie sur toute la tournée, Hyperclean. Contrairement à ce que son nom pourrait faire croire, le groupe originaire de Toulouse est souvent hyper crade dans ses instrumentations, (n’hésitant pas à être bruitiste grâce à un guitariste aventureux) et dans ses textes, souvent très osés et gorgés d’un surréalisme teinté d’ironie. En naviguant à vue entre rock virulent, pop second degré, chanson folk extraterrestre et ovnis musicaux, Hyperclean capte immédiatement l’attention de son auditoire, le chanteur déchaîné - Frédéric Jean - n’étant pas le dernier à mouiller la chemise pour s’attirer les faveurs du public : mimes drolatiques, facéties ininterrompues, chant surprenant et discours sans queue ni tête. Les rumeurs étaient vraies : un vent de folie souffle sur scène quand Hyperclean est sur les planches, on aurait aimé qu’il en soit de même lors de la prestation de Brigitte Fontaine…
A consulter également : les comptes-rendus des concerts de Brigitte Fontaine à la Coopérative de Mai en 2001 et au Théâtre de Troyes en 2003, ainsi que des chroniques de ses derniers disques.
Sites Internet : http://hyperclean.free.fr/, www.brigitte-fontaine.com. Réagir à cette critique |
|  | Brigitte Fontaine + Pietra Montecorvino + Laure Chaminas (Fiesta des Suds 2004) - 21 Octobre 2004 - Dock des suds, Marseille  Cette soirée Nord-Sud au féminin commence au Cabaret Rouge où devant une poignée de curieux l'inénarrable Laure Chaminas présente un bien étrange happening. Difficile de parler de concert, ça se .../...
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Cette soirée Nord-Sud au féminin commence au Cabaret Rouge où devant une poignée de curieux l'inénarrable Laure Chaminas présente un bien étrange happening. Difficile de parler de concert, ça se rapproche plus d'une performance artistique (elle est apparament aussi photographe) que d'un récital de chanson française, même "nouvelle".
D'ailleurs elle ne chante pas vraiment, elle parle, interpelle le public avec plus ou moins d'agressivité et d'humour abscon.
Pendant ce temps, des comparses gratouillent des guitares désacordées un peu façon Shaggs sans qu'on y comprenne grand chose.
On va se chercher à boire, papote à droite et gauche, mais on y revient, intrigué par sa posture, entre feminisme et jemenfoutisme, et amusé par le décor (des peintures la représentant sous les traits de la Joconde).
A la toute fin, elle se change et déblatère un texte sur fond du "Cherry blossom girl" de Air. Au final on ne sait pas trop où elle voulait en venir, mais mine de rien elle a capté l'attention de certains, c'est déjà bien.
La suite sur la grande scène nous permet de combler une certaine lacune en matière de musique transalpine.
Non l'Italie ne produit pas que de la disco ou de l'eurodance cheap, ni de la variétoche dégoulinante, la preuve avec Pietra Montecorvino qui donne comme nous l'apprend le dossier de presse dans la chanson Napolitaine.
Tout de noir (peu) vêtue, elle séduit un public un peu chiche avec une sensualité naturelle et des morceaux très agréables à l'écoute, qu'ils soient tranquilles ou plus enjoués, même si l'ambiance générale ne décolle jamais vraiment..
Pour ces derniers, on apprécie le coté métissé des compositions un peu Arabo-Andalouses sur les bords, qui font intervenir un joueur d'Oud et une percussioniste (qui en a charmé plus d'un) très énérgiques.
Elle reprend également un morceau d'Elvis, mais je serai bien incapable de me souvenir lequel (hmm c'est vrai qu'il arrache de ce pastaga à 1.50 €, pas malin ça).
Au final, un bon moment assez dépaysant et qui donne envie d'en savoir plus sur cette musique éclipsée de par chez nous.
Et juste après, deux éclats de rire bien dans l'esprit de la fiesta : la pénible fanfare qui nous joue le "In the stone" d'Earth wind & fire (mais si, la musique du film du dimanche soir, ça ne nous rajeunit pas...) et puis le speaker champion des liaisons dangereuses qui nous rappelle que samedi Ray Barretto sera -t- avec nous !.
Vient enfin l'heure de Brigiite Fontaine a.k.a. la reine des kékés (et le cauchemar des plateaux tv), dans une salle enfin remplie.
L'ayant déjà vu il y a 2 ans au Moulin, elle ne bénéficie pas du même effet de surprise mais ce fut tout aussi bien, voire mieux.
C'est son complice Arezki Belkacem qui officie le temps de quelques chansons avant que la plus folle des divas ne débarque.
La dernière fois elle était habillée en rose et avait le crane rasé, ce soir elle a des petites couettes et une tenue similaire mais grise.
Elle ne va pas engendrer la mélancolie pour autant : on ne se lasse pas de ses interventions du style Francois Ier est mort à la fin de sa vie, et le déjà culte U.S. go home oui, mais qu'ils nous laissent le coca !" (tiens donc, elle aussi nous voudrait du temps de cerveau disponible ?). Sans oublier les chansons drolatiques telles que "Conne", "Le nougat" ou l'insensé "C'est normal".
Les nouveaux morceaux passent très bien, que ce soit le très actuel "Le voile à l'école" ou le futur tube "La Veuve Cliquot".
Ce qui est franchement réussi, c'est l'instrumentation libre qui est donnée de tous ses titres, du classique "Comme à la radio" au plus récent "Betty Boop en aout" : loin de se contenter de retranscrire à la note près les disques, son groupe en donne des versions reconnaissables mais tour à tour psychédeliques, reggae, funk, où les cordes prédominent souvent.
Le final lui n'a pas changé, c'est avec "Pipeau" que ses musiciens s'arrêtent progressivement après l'avoir embrassé sur le cou.
On quitte les docks avec un dernier fou rire, le pseudo rockeur pour les gogos Steve Estatoff est dans les parages, mais aussi involontairement drôle qu'il soit, il ne nous amusera jamais autant que la grande Brigitte et sa troupe de saltimbanques, que dis-je d'artisans pernicieusement doués.
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|  | Brigitte Fontaine - 29 janvier 2003 - Théâtre de La Madeleine, Troyes  Dans le superbe théâtre de La Madeleine à Troyes, Brigitte Fontaine a donné un concert conforme à sa légende : déjanté, original et drôle ! Dans ce lieu intimiste, idéal pour un concert de chanson .../...
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Dans le superbe théâtre de La Madeleine à Troyes, Brigitte Fontaine a donné un concert conforme à sa légende : déjanté, original et drôle ! Dans ce lieu intimiste, idéal pour un concert de chanson française inclassable, la reine des Kékés et ses musiciens ont semblé parfaitement à l’aise, soutenus qu’ils étaient par un public de fans ravis de retrouver leur idole…
Photos : Hum ! (Concert de Marseille, le 23 mai 2002.)
La seule petite déception sera la set list, assez identique à celle des spectacles donnés en 2001 et 2002 : malheureusement, pas de nouveaux morceaux à l’horizon ! Le successeur du remarquable Kékéland semble devoir se faire attendre encore un peu. Peu importe finalement puisque le répertoire choisi pour cette soirée sera une sorte de Best Of assez jubilatoire ! Aux nombreux morceaux de Kékéland (le dissonant Demie clocharde, le bouleversant Je t’aime encore, le bref et excité NRV, l’entraînant Y’a des zazous, le troublant Riffifi, le désabusé et drôle Pipeau, ou encore le génial God’s nightmare), sont venus s’ajouter les innombrables perles des albums de la chanteuse qui se décrit elle-même comme « la plus conne de tous les pays ». Quelle joie d’entendre Ah que la vie est belle, La femme à barbe, C’est normal (en duo avec Areski Belkacem), Comme à la radio, La symphonie pastorale, Conne et Lettre à monsieur le chef de gare de La Tour de Carol ! Les chansons de Brigitte Fontaine sont toujours aussi dérangeantes et excentriques en 2003 même si elles ont parfois été écrites il y a plus de trente ans ; Brigitte, quant à elle, danse, chante et se contorsionne d’une façon qui n’appartient qu’à elle aujourd’hui encore !
Si on se surprend parfois à espérer la présence d’un guitariste déjanté, la troupe de musiciens choisis par Madame Fontaine et son compagnon Areski (violon, violoncelle, basse, batterie, percussions, banjo, piano) met réellement en valeur les morceaux d’anthologie écrits par la patronne. Des concerts comme ça dans des lieux aussi beaux, on en redemande !
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