Douée d'une voix acidulée aux accents chauds, un peu gouailleuse, Brisa navigue entre rock, pop et jazz, bercé par des influences comme PJ Harvey et Björk.
Brisa Roché - 18/03/2008 - Poste à Galène, Marseille Premier concert de l'Américaine à Marseille après un rendez-vous manqué il y a deux ans.
Sa première venue fut parait-il annulée faute de préventes, ce soir la salle est plutôt bien remplie pour un début de semaine.
Pas de première partie, on patiente avec une bande son aux accents Brésiliens bien agréable (si quelqu'un connaissait, un .../...
Premier concert de l'Américaine à Marseille après un rendez-vous manqué il y a deux ans.
Sa première venue fut parait-il annulée faute de préventes, ce soir la salle est plutôt bien remplie pour un début de semaine.
Pas de première partie, on patiente avec une bande son aux accents Brésiliens bien agréable (si quelqu'un connaissait, un p'tit courriel est le bienvenu).
La demoiselle se fait un peu attendre, elle arrive vers 22h, précédée de ses musiciens,une fille au clavier, et 3 grands gaillards apparemment Français à la basse/batterie/guitare tout de blanc vêtus.
La quasi totalité du live (setlist plus bas) sera consacrée au dernier album "Takes" moins jazzy et d'avantage folk que le précédent "The chase" mais de toutes façons la plupart des titres étaient méconnaissables tant les sonorités cotonneuses des disques prennent sur scène un traitement nettement plus rock pas toujours très subtil (on sent le groupe bien trop démonstratif par moments) mais ça s'affinera probablement pour les prochaines fois puisque la miss nous informera que c'est la première fois que ce petit monde part en tournée ensemble.
Ça n'a en tout pas l'air de gêner ses fans conquis d'avance et ce bémol mis à part, c'était plus que plaisant.
Il y eut de beaux moments de tension rock, des incantations presque mystiques, d'autres passages plus calmes, flirtant avec la pop, une belle variété de sons et d'humeurs.
La Californienne n'a aucun soucis à mettre le public dans sa poche, sa voix tantôt douce souvent puissante lui autorise toutes les audaces, elle a une gestuelle et un charisme indéniable et elle s'adresse à l'assistance dans un français parfait avec un délicieux accent et beaucoup d'humour.
Plusieurs fois elle rappellera avec une certaine sincérité à quel point elle est contente d'être là, avec quelques anecdotes sur sa journée dans la cité Phocéenne où elle a pu être caressée par la brise, ce qui allait bien avec la signification de son prénom d'origine Espagnole.
Sur plusieurs chansons elle invite à taper des mains où à siffler sur le bien nommé "Whistle", et la complicité de la demoiselle se prolongera quelques minutes après la fin du concert où elle répondra aux nombreuses sollicitations de mâles transis tout contents d'être photographiés à ses cotés ou de repartir avec un autographe. Osons le mot, Brisa a fait plus d'un heureux ce soir et au vu de sa prestation généreuse ce soir, son succès est mérité.
Setlist : High / Without a plan / Sugarfight / Whistle / Breathe in speak out / Mystery Man / Baby shut your eyes / Heavy Dreaming / The Choice / The Drum / Pitcvh Black Spotlight / Call me / Egyptian / Ali Baba / Hand on steel / The building / Whistle (bis)
Brisa Roché - 15 aout 2006 - Joe’s Pub - New York
Il y a quelques mois je découvrais l'intriguant visage de Brisa Roche en couverture de Nouvelle Vague... quelques jours après je découvrais sur la programmation du Poste a Galène que celle ci y était programmée. Chouette ! Et puis finalement le concert a été annulé faute de préventes. Je n'étais donc pas le seul a qui son visage ne disait rien. .../...
Il y a quelques mois je découvrais l’intriguant visage de Brisa Roche en couverture de Nouvelle Vague… quelques jours après je découvrais sur la programmation du Poste a Galène que celle ci y était programmée. Chouette ! Et puis finalement le concert a été annulé faute de préventes. Je n’étais donc pas le seul a qui son visage ne disait rien. Aussi en la voyant annoncée ici a Joe’s Pub pour fêter la sortie de son album The Chase outre-atlantique je ne rate pas l’occasion.
Du coup j’ai même eu le temps d’écouter un peu des morceaux sur son site. Au rayon comparaison elle me fait l’effet d’une Keren Ann qui aurait une voix plus originale (dans le genre Cocorosie).
Le concert est annoncé a 7pm, j’arrive un peu en avance pour être tranquille et retrouve l’atmosphère particulière du Joe’s Pub (entre restau et cabaret) et du coup son faible éclairage rouge si peu propice aux photos numériques non floues. Je vois quelques musiciens monter sur scène parfaire les réglages. Ce ne seront donc pas la musiciens français de l’album (comme Herve de Général Electrics ou Nicolas de Arthur H) mais des musiciens américains avec lesquels elle a du faire quelques dates déjà *.
Lorsqu’elle fait son entrée en scène (après une intro instrumentale des dits américains, qui sont en fait 4 – a voix haute c’est plus rigolo) les assiettes et les verres sont pleins dans la salle. L’idée de manger en regardant un concert ne me dérange pas en théorie, mais en pratique je trouve cela assez difficile. De toute façon cette fois je me suis perche sur un tabouret haut près d’une rampe (donc je ne bois/mange pas), encerclé par pas mal de françai(e)s en fait (peut être mon t-shirt Liveinmarseille.com va-t-il faire quelques adeptes ?).
Elle arrive sur scène sublime … un t-shirt « I’m back » a moite recouvert par un truc doré et avec cette coupe de cheveux si caractéristique. Elle a l’air un peu timide mais ça colle bine avec la musique, mystérieuse, sophistiquée, appliquée. Sur scène elle bouge de façon étrange. Elle lève beaucoup les bras, se déplace lentement. Je ne rentre pas complètement dedans et trouve parfois cela un poil maniéré (pas très naturel disons plutôt) mais bon, pas évident de chanter dans cette salle debout devant tout le monde bien plus bas, tout autour et parfois en train de manger.
Sa voix me fait en effet penser un peu a la plus masculine des deux Cocorosie (celle qui a la moustache et surtout la voix la plus étrange), avec cette façon de traîner sur certaines syllabes. Curieusement je ressentirai cela surtout lorsqu’elle chantera en français (le temps d’un morceau avec le mot Amour dans le refrain). Les musiques sont agréables et variées, le tout est très propre (les musiciens très pro), un peu trop pour moi peut être, et j’ai l’impression que personne ne se lâche vraiment a aucun moment.
Sur quelques morceaux elle prendra sa guitare dont elle jouera seule et saturée mais la encore cela reste sage. Je ne sais pas trop pourquoi j’ai envie qu’elle soit moins sage comme ça ; mais ce que je crois que je veux dire c’est que c’était un peu trop lisse. Susheela Raman dans les même conditions y était arrivée (mais bon elle avait déjà plus d’heures de scène derrière elle et avec le même groupe).
La ressemblance avec Bjork n’est pas non plus que physique puisque Brisa a aussi tendance a crier de temps en temps, ce quine me plait pas plus que chez la demoiselle précitée. Entre les morceaux elle parlera un peu avec le public, nous racontant ainsi qu’elle vient de l’ouest des Etats-Unis ou elle va aller rendre visite a sa mère le lendemain ; mère qui a un vieux téléphone (pas un portable) … anecdote qui lui permettra d’introduire la chanson « I m not digital », bien dynamiques mais aux paroles un peu répétitives.
Je ressortirai de là pas tout a fait conquis … Ca manquait un peu de patate et d’âme ce soir, et j’espère avoir l’occasion de la revoir (dans un an ou deux) car elle a une très belle voix et que certains morceaux comme Mistery Man ou un autre dont j’ai oublié le nom vous donnent envie de les fredonner toute la soirée.
En partant je n’aurais pas le temps de traîner, direction Piano’s ou j’ai rendez vous avec un autres très bon groupe a chanteuse : Elk City
*ultrateckel me precise que ce sont les meme musiciens qui tournaient avec elle en France - voir sa chronique plus enthousiaste. Je me suis trompe, ceux dont je parlais plus haut ne sont donc intervenus que sur l'enregistrement du disque. Réagir à cette critique
Brisa Roché + Sarah Slean + Anna Ternheim - 24 Avril 2006 - Théâtre Gally - Sanary Tout d'abord, deux mots sur le théâtre Armand Galli de Sanary.Ca ferait carrément plaisir qu'il y ait un aussi beau lieu à Marseille, qui programme des concerts !
Le bâtiment, apparemment récent, possède une très belle architecture extérieure, avec de petits palmiers sur le parvis (bon, ça c'est la touche "Côte d'Azur"...). L'intérieur est plutôt .../...
Tout d’abord, deux mots sur le théâtre Armand Galli de Sanary.Ca ferait carrément plaisir qu’il y ait un aussi beau lieu à Marseille, qui programme des concerts !
Le bâtiment, apparemment récent, possède une très belle architecture extérieure, avec de petits palmiers sur le parvis (bon, ça c’est la touche « Côte d’Azur »…). L’intérieur est plutôt classe, dans une esthétique proche du Gymnase marseillais.
La salle est grande (2000 places ??) et l’acoustique très bonne.
Bon, c’est un théâtre, donc c’est un concert assis…
L’accueil est plutôt sympa. Bref, tout ça fait vraiment plaisir.
Pour cause d’une addiction à l’arrivage en retard, j’arrive dans la place vers 21h30 et le concert est déjà bien entamé ( pas les habitudes marseillaises…) Anna Ternheim annonce son dernier titre, qu’elle chante A Cappella, sans micro.
Apparemment, elle a donné un set acoustique, seule sur scène avec sa guitare folk.
Tant pis pour moi, ça avait l’air sympa ( ?), et cette petite Suédoise a un physique assez attrayant.
Enfin, j’ai quand même du bol, puisque je me suis glissé discrètement devant la scène, et qu’il restait plusieurs places de libre au 1er rang ( malgré les environ 200 spectateurs présents… ?)
Donc me voilà idéalement placé pour les 2 artistes suivantes…
Les techniciens installent le piano de Sarah Slean et voici la charmante canadienne, de Toronto, qui prends place sur scène. Son set m’a beaucoup plus captivé, que lorsque je l’ai vue en 1ere partie de Buck 65 (pas forcément une bonne idée de la programmer ce jour là) Sarah Slean a une voix sacrément puissante et expressive. Son accompagnement au piano est assez recherché et agréable. Toutefois, mis à part sa chanson la plus sombre où elle évoque un amour de jeunesse et où elle prend une voix plus rocailleuse, je n’accroche pas totalement à ses compos.
Mais ça m’a quand même donné envie d’écouter son cd, où apparemment il n’y a pas que du piano. Sarah Slean est un personnage assez attachant, qui nous a conté quelques anecdotes entre les chansons, notamment son isolement pendant 4 mois, dans la forêt, pour composer son album… Sarah a dû faire face à quelques pépins techniques, notamment un retour qui a presque rendu l’âme dans un grand craquement, mais elle a fait face à chaque fois avec le sourire.
Elle est partie sans répondre au rappel demandé par la salle, sûrement à cause d’un problème de timing, puisqu’il était déjà environ 22h40…
Place à Brisa Roché et son groupe. Les 4 gars arrivent en premier sur scène.
Un guitariste (avec une électrique, genre Gibson Jazz), un bassiste, et bien au fond de la scène, un claviériste ( avec, me semble-t-il, un orgue vintage) et un batteur ( du feu de Dieu, putain de charley !) Trois des quatre musicos arboraient de bien belles lunettes (de vue), leur donnant une image de groupe binoclard. Moi, ça m’a amusé. Et comme en plus, ils étaient sapé plutôt classe (costume/ cravate ), ça
leur donnait une image un peu intello ( je sais, c’est un préjugé, y a plein de « dindons » qui portent des lunettes rectangulaires de la hype).
Bon, j’en termine avec cette description, en précisant que le gratteux avait un petit kekchose de Jean-Luc Godard…En tout cas de sacrés bons musiciens !
Ils ont démarré une intro bien atmosphérique, je crois que c’était At the shore (et son refrain explosif : « i want to miss you » ), et la craquante Brisa les a rejoint… Elle, est habillée plus décontract, avec un petit tee-shirt et un pantalon corsaire noir, qui mettent en valeur ses jolies formes (Ouh-la-la, c’est que le début
de mon « tombage amoureux »). Elle a une pince qui ramasse une partie de ses beaux cheveux sur le devant,ce qui lui donne un côté gentiment farfelu.
Que dire de ses compos ? Sinon, que je ne connaissais rien d’elle, il y a 1 semaine, et que je suis devenu complètement accro de son univers 60’s : c’est tendre, naïf, parfois amusant ou gentiment coquin (Dial me up ou A luxury où la belle californienne et néo-parisienne, évoque son ex-chéri bassiste de punk-rock,qui d’après les paroles « préférait toucher sa basse… » [ah, vraiment y en a…] ), souvent très émouvantt, bref plutôt bien écrit…
Sur scène, c’est beaucoup plus rock que sur disque, notamment grâce à une rythmique soutenue (bonne basse, presque à la Bellrays). Brisa et son groupe ont alterné ballades/comptines et morceaux plus rock. Ce qui a donné un concert très bien équilibré. Brisa a un joli brin de voix, mais qui présente quelques faiblesses quand elle monte trop haut, ça peut irriter certain… Moi, ce genre d’ « imperfections » me touche. Ca a son charme.
Mes moments préférés furent :
- Dans le vert de ses yeux (1 des 2 chansons en français), superbe mélodie 60’s, avec des paroles d’une simplicité touchante, comme on en écris plus…En effet, Brisa nous a expliqué qu’il s’agissait d’une reprise de Salvatore Adamo, écrite par lui (!).
Ah, j’imagine que ça va en faire rire beaucoup… pourtant moi, ça m’a débarrassé encore d’un préjugé, et ma vision des yéyés en est presque bouleversée.
- Baby shut your eyes : un bon riff lancinant très PJ Harvey, avec comme sur 2 ou 3 autres titres, une cassure assez surprenante… Brisa, derrière un physique avantageux et un peu glamour, est sans doute quelqu’un de vrai et entier… Sur un des titres elle avait les larmes aux yeux…et moi, je commençais à être sérieusement émotionné…
- en rappel, la très jolie comptine Coco. Brisa nous a expliqué en termes enfantins, que cette chanson raconte un rêve (éveillé) qu’elle faisait petite fille : une histoire de phare, de pirates qui enlèvent son chéri, de couteau, et de Coco (Chanel) … Un moment très émouvant et plein de grâce.
Je ne suis pas prêt d’oublier ce concert, quelle joie d’être au 1er rang…E t je suis sorti de là, dans un état proche du sentiment amoureux ! Il me reste plus qu’à acheter le cd (ce que j’ai fait depuis) et écouter ça comme si Brisa ne chantait que pour moi. Et oui, j’ai complètement craqué !