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|  | Buck 65 + Narrow Terence + The Sweet Vandals - 23 Février - Cabaret Aléatoire - Marseille  J'arrive au cabaret aléatoire, alors que les locaux de Narrow Terence sont en plein passage instrumental bruitiste et assez trippant. L'affluence est plutôt bonne, et ça fait assez plaisir à voir, car .../...
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J’arrive au cabaret aléatoire, alors que les locaux de Narrow Terence sont en plein passage instrumental bruitiste et assez trippant. L’affluence est plutôt bonne, et ça fait assez plaisir à voir, car en ce mois de février on pouvait craindre, malgré l’affiche,
que bon nombre de potentiels spectateurs soient restés au coin du feu…

J’avais découvert Narrow Terrence, à l’occasion de leur récente pré-sélection pour le Printemps de Bourges. Les chansons sur leur myspace m’avaient laisser entrevoir des influences à la Tom Waits, Pj Harvey,…et j’avais trouvé ça intéressant mais sans plus… manque de personnalité…

Finalement, ce soir sur scène, j’ai trouvé ça beaucoup plus passionnant. Les chansons tiennent bien la route et au niveau instrumental ça fait bien son boulot.

La violoniste tient un rôle assez central, je trouve, dans la coloration de leur univers.

Et c’est finalement, parfois, plus énervé que ce que je pensais…
Donc plutôt une bonne surprise, surtout de la part d’un groupe local officiant en territoire anglosaxon…
Toutefois, je maintiens il manque un petit quelque chose (sentiment partagé par Andy Trax le photographe) pour rendre le groupe
indispensable…
La dernière fois que j’avais vu le canadien Buck 65, c’était au Moulin et il était accompagné alors par pas mal de monde dont sa nana française au chant (assez faux) et un espèce de clown qui débarquait sur scène pour de courts intermèdes
assez drôles…

Ce soir, quand je vois arrivé sur le devant de la scène un gars à grosse casquette (genre bûcheron canadien) et petite moustache, je me dis tient Buck 65 a encore fait appel à un chauffeur de salle…

Finalement, le casquetté moustachu c’est le Buck 65, lui-même…et après un instant où je me dis « quel déconneur », croyant à une fausse moustache…je me rends compte qu’il s’agit de vrais poils…

Deuxième surprise, Buck 65 est revenu à sa formule d’antan, seul sur scène : il envoi ses instrus sur son Pc, puis passe au micro et finit souvent derrière sa platine pour de savoureux scratchs. One Mc + One Dj= Buck 65 : un combo hip-hop minimaliste de chez minimaliste. Grâce à la personnalité et à l’humour du canadien, ce minimalisme passe assez bien, même si je l’ai trouvé au début pas assez communiquant…

Troisième surprise, j’ai beau connaître relativement bien la discographie du jeune homme, ce soir je ne vais reconnaître que 3 ou 4 morceaux : la bluesy Blood of a young wolf, la très rock 4-6-3 (bien scotchante celle-là) et plus surprenant un seul titre du (pourtant assez bon) dernier album le tubesque et énergique Dang.

Les autres titres de la set list sont en fait des inédits d’un prochain album à paraître…
Productif donc le Buck 65, mais je n’ai pas été séduit par tous ces nouveaux titres car apparemment après avoir œuvré dans le hip-hop expérimental, le blues hip-hop néofolk, ou tout simplement le hip-hop oldschool, notre canadien préféré prends cette fois-ci une tournure un peu plus 80s, et j’accroche moins à ce type de sons.

Malgré tout, Buck 65 conserve ses talents de compositeur et sur scène, comme d’habitude, il finit par nous faire rire par ses facéties : une imitation de Johnny Halliday, les jambes bien écartées, à l’attention de tous les « étudiants en Johnny Halliday »… des bugs informatiques (comme autrefois) qui l’obligent à partir dans un titre a capela (country sautillant et speed) où il tape le rythme dans le micro : assez bluffant !

Un peu tendance, il sacrifiera au sample de Carla Bruni,
provoquant évidemment les hués de la foule en colère (pourquoi tant de haine ?)…
Il quitte la scène en lançant The passenger, un titre qui colle parfaitement au personnage, Buck 65 étant un parfait touche à tout, naviguant sans cesse d’univers en univers. Finalement, il ne répond pas au rappel. Dommage.
Le groupe suivant, les espagnols funky de The Sweet Vandals est plutôt sympa :

bon son 70s, assez bonne voix de la chanteuse qui me fait un peu penser physiquement à Lisa des Bellrays…

En revanche les réglages du son ne sont pas optimum, il y a notamment trop de réverb, à moins qu’il s’agisse de reverb naturelle due à l’acoustique de la salle ( ?).

Finalement, j’ai plus envie d’aller me coucher que de danser jusqu’au bout de la nuit. Et c’est donc ce que je fais.

Une petite pensée quand même aux organisateurs qui ont eu la bonne idée d’un plateau assez éclectique.
Photo Andy Trax pour liveInMarseille
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|  | Buck 65 + The Willowz + The Sweet Vandals + Radio Moscow (Les Nuits de l'Alligator 2008) - 16 février 2008 - La Coopérative de Mai, Clermont-Ferrand 
L'étape clermontoise de la troisième édition des Nuits de L'alligator a parfaitement tenu ses promesses, malgré un public un peu mou et une ambiance légèrement morose. La grande salle de la .../...
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L'étape clermontoise de la troisième édition des Nuits de L'alligator a parfaitement tenu ses promesses, malgré un public un peu mou et une ambiance légèrement morose. La grande salle de la Coopérative de Mai (moins bien décorée que l'année dernière) était en effet loin d'afficher complet pour ce concert réunissant à l'affiche Radio Moscow, The Sweet Vandals, Buck 65 et The Willowz...

Radio Moscow : Aïe, aïe, aïe !
Les hostilités sont lancées par les Américains de Radio Moscow, un ignoble combo de blues rock hendrixien qui n'a à proposer que des riffs de blues éculés et des solos de guitares chiantissimes... Avec un peu plus de sobriété et de l'inspiration cela pourrait éventuellement passer mais là, avec chaque titre étiré au maximum, c'est de nature à faire fuir n'importe quel fan de musique un tant soit peu avisé... Deux ou trois blousons noirs à cheveux longs croient utile de soutenir le groupe dans sa quête du graal de saint Jimi ; ce comportement irresponsable entraîne le pire : un rappel ! Aïe, aïe, aïe !

The Sweet Vandals : un travail au corps payant sur la durée...
Fort heureusement, juste après The Sweet Vandals - un groupe espagnol de soul funk music – se charge de relever le niveau. Malgré un début poussif (la chanteuse se faisant prier pour venir chanter, avant de peiner à se lâcher vraiment une fois arrivée sur scène), le travail au corps des Sweet Vandals s'avère payant sur la durée. La voix gorgée de soul de la vocaliste, son enthousiasme communicatif, et la qualité du groupe qui l'accompagne pour jouer des morceaux aussi enlevés qu'ultra référencés provoquent irrémédiablement des fourmis dans les jambes et l'apparition d'un sourire sur les lèvres de la majorité des membres du public. Avec un éclairage digne de ce nom (et non pas des lumières chirurgicales), une programmation en toute fin de soirée et dans un lieu plus intime, le bon show des Sweet Vandals aurait eu un impact beaucoup plus important.

Buck 65 : un show virevoltant, drôle, virtuose et incroyablement varié.
La vedette de la soirée (beaucoup de gens sont venus uniquement pour le voir en chair et en os, ils ont eu raison... ), le Canadien francophile Buck 65 a une fois de plus donné le tournis à son auditoire avec Emportant tout sur son passage avec une voix (magistrale) et des platines pour seules armes, Buck 65 excelle toujours autant dans son rôle d'équilibriste - à la Charlie Chaplin - entre hip hop, rock, country folk et musiques électroniques. Chaque mot est admirablement mimé par le corps toujours en mouvement de cet artiste aussi doué pour interpréter et composer que pour présenter ses morceaux sur les planches. Pas une seule faute de goût lors du set enthousiasmant de Buck 65 ! Un répertoire en acier trempé, quelques clins d'œil drolatiques à Carla Bruni et Johnny Hallyday et le tour est joué : tout le monde est ravi...

The Willowz : country blues punk rock versatile en diable.
Après une telle démonstration de classe, les Californiens de The Willowz ont peiné à convaincre malgré la qualité de leur répertoire sur disque. Il faut dire que le son n'est pas excellent, que certains morceaux passent moins bien sur scène que sur disque, que les lumières sont horribles et que le groupe ne se soucie pas de son aspect vestimentaire, un effort est donc nécessaire pour rentrer dans leur show simple et carré de ces Américains pas rock stars pour un sou. Après un temps d'adaptation, le quatuor - visiblement ravi de se produire en France - réussit à emporter l'adhésion avec son country blues punk rock versatile en diable. De nombreux morceaux furieusement punk n' blues, chantés avec une belle voix éraillée à la Robert Plant font taper du pied et remuer les chevelures. Signe de talent, les tempos et les ambiances changent, permettant de découvrir le très beau versant country folk pop des Willowz. Si l'on excepte l'épuisant solo de batterie (en 2008, il faut oser !), la fin du set des Willowz et le rappel prouvent que ce combo tient la route... et a de l'avenir.
Rendez-vous l'année prochaine pour les Nuits de L'Alligator 2009, en espérant une affluence plus conséquente...
Sites Internet : www.lesnuitsdelalligator.com, www.myspace.com/buck65, www.myspace.com/thewillowz, www.myspace.com/thesweetvandals, www.myspace.com/radiomoscow, www.lacoope.org. Réagir à cette critique |
|  | Buck 65 + Sarah slean + Vibrion - 15 octobre 2005 - Le Moulin, Marseille 
Enfin, Vibrion c'est un grande mot. En réalité Fred Nevchehirlian est curieusement venu tout seul avec son laptop et une guitare... et nous fera passer un moment sympathique, en disant des textes .../...
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Enfin, Vibrion c'est un grande mot. En réalité Fred Nevchehirlian est curieusement venu tout seul avec son laptop et une guitare... et nous fera passer un moment sympathique, en disant des textes dont la plupart sont ses créations personnelles pour d'anciens événements (Nuits Caroline).
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Il pose aussi sa voix sur des boucles enregistrées, sur du playback de sa propre voix où il vient se superposer. Pas mal du tout ma foi, décidément rien ne peut déboulonner ce garçon de son optimisme, et surtout pas une salle pas encore pleine. Il sera même accompagné, pour une chanson assez rythmée, d'une jeune femme, Clara je crois...trés bien!
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Après lui viendra la charmante Sarah Slean, showgirl canadienne aux pieds nus qui, du haut de sa petite personne, déploie une voix de crooner féminine, un je-ne-sais quoi de Diane Dufresne (avis aux connaisseurs!!!!) mais une certaine classe dans l'auto-dérision. Elle s'accompagne très bien au piano, c'est très agréable et l'on aurait pu rester encore un moment en sa compagnie.
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Elle est drôle elle a des paillettes sur ses yeux fermés, elle crée une telle intimité qu'on a un peu l'impression d'être dans sa maison, et qu'elle ne fait son spectacle que pour nous, chacun d'entre nous. Elle chante en anglais des textes de TS Elliot...tout un poème.
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Arrive alors, déguisé en Corto Maltese, le père Buck 65. Ce garçon a décidément le vice du déguisement, je l'ai déjà vu en t-shirt, en bleu de travail, en costard trois-pièces... Par contre la présence de deux acolytes lui permet d'exploiter deux facettes nouvelles pour moi : un côté comique (avec un grand escogriffe suant et très drôle) et un côté romantique (avec une agréable jeune fille) pour quelques beaux duos sensuels.
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Il peut donc de son côté s'adonner à son vice favori : faire galoper ses doigts sur des vinyls et scander, de sa voix assez phénoménale (sexy et rauque, rapide et précise, une arme de guerre), des chansons variées. je ne reconnais pour ainsi dire rien (n'ayant pas son dernier album que Sami a chroniqué) mais de toutes façons je le soupçonne d'écrire une nouvelle chanson tous les matins.
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Il nous fait un véritable show, plein de scénettes. Il chante devant un drap rouge déployé par ses compagnons. Sarah Slean les rejoint parfois. Les duos avec la jeune femme (française) permettent un jeu au niveau du texte (cf "Sexe Cinéma Politique" qui se termine telle une transe électrique!) et de la scène biensùr. Un peu perdu sur ses platines il s'est même pris pour Nino Ferrer à un moment! Faut dire qu'il avait commencé par se prendre pour Jacques Brel avec une reprise (+ ou -) de "Au suivant".
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Ce garçon m'a fait penser à Tom Waits...je pense que c'est vraiment le même type d'artiste, il est capable de toutes les mélodies, de tous les styles à mon avis.
Un très bon concert, un peu moins hypnotique que d'autres du même artiste (par exemple une prestation nerveuse et poignante à Rock en Seine l'an dernier), mais aussi plus détendu et plus marrant. Quel dommage que si peu de gens aient pu ou voulu venir ...
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Moi c'était mon premier concert de ce garçon, et je suis sous le charme...seulement 2 rappels....REVIENS BUUUUUUCK!
(Ceci était un texte à deux voix)
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|  | Buck 65 + Sarah Slean + Frédéric Nevchehirlian - 15 octobre 2005 - Le Moulin  Tout démarre plutôt bien : Arrivée à 20H30 pétantes, afin de ne pas louper la prestation de Vibrion, j'ai la bonne surprise de découvrir la salle du Moulin coupée en deux, signe révélateur d'un public .../...
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Tout démarre plutôt bien : Arrivée à 20H30 pétantes, afin de ne pas louper la prestation de Vibrion, j’ai la bonne surprise de découvrir la salle du Moulin coupée en deux, signe révélateur d’un public peu nombreux et donc d’un concert intimiste !! Egocentriquement, je m’en réjouis.
Fred Nevchehirlian, chanteur de Vibrion, attaque seul sur scène … et nous explique très rapidement que le reste du groupe ne le rejoindra pas (précisant avec beaucoup d’humour qu’ils n’ont pas splité .. ouf !!!). Il enchaîne donc en solo une série de morceaux, certains a capella, d’autres accompagnés d’un jeu guitare / sampler … Une sorte de florilège de Vibrion, avec dans le désordre une poésie, une création montrée pour la 1ère fois cet été aux Nuits Caroline, un des morceaux phares de l’album et un duo décalé et assez humoristique avec une chanteuse nommée Clara. Un bon moment qui laisse néanmoins un arrière-goût amer, une légère déception. Car même si la prestation de Fred V. est excellente, on ne peut s’empêcher de regretter l’absence de cette musique envoûtante, de cette ambiance hypnotique que la formation au complet sait si bien créer, et qui se marrie parfaitement aux textes. Dommage.
Entre ensuite en scène Sarah Slean. N’ayant pas pris le temps de me renseigner sur cette compatriote de Buck 65 je me réjouis de cette « surprise ». Et très vite je déchante ! Seule avec son piano, la jeune femme entame une série de chansons genre « cabaret blues ». J’ai soudain l’impression d’entendre Patricia Kaas à ses débuts en version canadienne … là je dois l’avouer, je m’enfuis au bar …
Arrive enfin celui que je vois pour la 3ème fois sur scène (merci à Marsatac et au Moulin) et sur lequel reposent tous mes espoirs de bonne soirée musicale, ce même si on m’a prévenue que son dernier album est plus « atmosphérique », moins brut que les précédents … Buck 65 commence son show avec une scénographie originale et intimiste (notamment un éclairage « à la torche »). Malheureusement il est rapidement rejoint sur scène par deux acolytes : une chanteuse qui, à mon goût, manque de prestance et surtout de voix pour réellement « faire le poids » et apporter quelque chose en plus au spectacle, et un grand bonhomme désarticulé au physique type « Deschiens » (un genre de François Morel …), dont le rôle principal consiste à faire le pitre avec des chorégraphies à deux balles et des vannes nulles.
Je suis dépitée : Qu’est-il advenu du charismatique Buck 65, l’homme qui seul sur scène réussit à envoûter toute une salle avec son hip hop avant-gardiste et marginal ?? Je repense notamment à sa prestation au Moulin l ‘an dernier où, malade comme un chien, il égrainait sur un rythme quasi-parlé des paroles souvent pleines d’ironie, parfaitement soutenues par des compositions de qualité et de bons vieux scratches. Heureusement pour moi cet homme-là refait surface à la fin du concert pour entamer à ma plus grande joie des morceaux comme «wicked and weird» ou «protest». Il était temps.
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|  | Buck 65 + Sarah Slean + Frédéric Nevchehirlian - 15 Octobre 2005 - Moulin, Marseille Pas beaucoup de monde mais bonne petite soirée avec pour commencer Frédéric Nevchehirlian qui assure tout seul comme un grand la première partie, avec guitare et samplers mais sans le reste du groupe .../...
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Pas beaucoup de monde mais bonne petite soirée avec pour commencer Frédéric Nevchehirlian qui assure tout seul comme un grand la première partie, avec guitare et samplers mais sans le reste du groupe Vibrion annoncé au départ.
Quelques slams a capella de haute volée, plus des morceaux parfois instrumentaux issus d’une création jouée cet été aux Nuits Caroline qui m’étaient inconnus.
Le dernier, chanté avec Clara du groupe Jours, comptine électro pop hilare et décalée, était une bonne surprise.
Après un changement de plateau sur le son de Calexico place à la fine Sarah Slean, chanteuse Canadienne tout comme la tête d’affiche, dont je ne connaissais qu’un titre, une reprise de Radiohead qu’elle n’a hélas pas interprété ce soir.
Quelques chansonnettes au piano dans le plus pur style Tori Amos, à la fois douces et exubérantes, entrecoupées de grimaces et d’explications dans un français approximatif.
Un peu court pour se faire une idée exacte du talent de la demoiselle, mais pas désagréable.
Mine de rien c’est la 4ème fois que je vois Buck 65 en un laps de temps relativement court.
En 2003 à Marsatac et en 2004 dans cette même salle, c’était excellent, à Belfort la même année, décevant, il était accompagné d’un groupe de rock des plus pénibles.
Ce soir rien de tout ça mais il n’est pas seul pour autant, on retrouve sa belle Claire Berest qui chante sur le dernier album et puis un gars assez foufou, ancien collègue de base-ball à ses dires, qui s’occupera surtout du coté théâtral.
Le concert est en effet autant musical que visuel, on connaissait le goût de Buck pour la mise en scène mais avec ses acolytes on a droit à un vrai petit spectacle inhabituel pour un concert de rap, voire concert tout court.
Il est habillé en capitaine (un clin d’œil à la grève de la scnm ?) tandis que son ami fait le mariole avec sketchs et divers numéros de jonglage.
On ne lui en demandait pas tant, trop de couleur distrait le spectateur comme dirait l’autre.
Et la musique dans tout ça ? On retrouve ce qu’on aime chez lui depuis ses premiers disques, un hip hop sans œillères fortement teinté de blues, avec un timbre rocailleux aussi à l’aise en rappant qu’en roucoulant façon crooner clopeur.
Avec toujours ces scratches entre deux couplets qui fonctionnent à merveille et ravissent le public.
On n’en dira pas tant de son amie aussi aguicheuse que peu convaincante au micro, un timbre un peu dissonant et un accent français assez risible.
C’est gênant sur certains titres (cet embarrassant « Devil’s eyes » version piano en ouverture) mais pas très grave au final compte tenu du charisme du monsieur et des instrus efficaces sur lesquelles il pose.
Les tubes « 463 », « The centaur », « Le 65isme » (très bien en live celle là), « Wicked and weird » et au rappel « Protest » nous font passer un très bon moment, même s’il nous a habitué, à mieux, à plus habité.
Il nous laisse avec des classiques punk d’Iggy Pop et Wire vers 23h mais nul doute qu’on le reverra ici ou ailleurs vu qu’il s’est installé en France et qu’elle le lui rend bien. Réagir à cette critique |
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