Quand j'arrive, 1ere surprise: le rideau noir qui sépare la salle en 2, les soirs de peu d'affluence, est de sortie... Frederic Nevchehirlian, le chanteur de Vibrion est déjà sur scène, devant une 20taine de personnes.J'avais découvert Vibrion, ya 1 mois à "Marsatac", groupe qui ne m'avait pas scotsché mais en tout cas intrigué...Ce soir, le chanteur/slameur est en solo, avec son sampler, sa pédale sampler et parfois sa guitare électrique.C'est sûre, qu'au niveau écriture, c'est assez recherché, mais c'est vraiment noir.Je sais que les gars de LIM aiment ça, moi j'ai du mal à adhérer à ces loghorrées pourtant poétiques, trop névrotique pour un névrosé!
2e 1ere partie: on change carrément de style avec Sarah Slean, une chanteuse (canadienne) "à piano".A un moment, elle dit que le plus important dans la vie c'est la joie, pourtant ce n'est pas vraiment ce qu'inspirent ses chansons, plutôt mélancoliques.Elle a une très belle voix, un rien eraillée, genre bluesy, et ses mélodies vocales sont plutôt agréables(en plus elle est pltôt jolie) mais c'est pas trop ma tasse de thé...
Mais bon , peu importe, comme tout le monde, je suis venu pour Buck 65, et je n'ai pas été du tout déçu par le set du canadien!Dans une interview , cette semaine, dans Ventilo il prévenait qu'il n'était plus seul sur scène, qu' il avait mis sur scène un vrai spectacle assez théâtral...Dès, le 1er titre pltôt climatique, la salle entière est plongée entièrement dans le noir, Buck ,coiffé d'une casquette genre Corto Maltese, éclaire son visage avec une lampe en métal(genre celles qu'on trouve sur les bateaux).Le décor est planté.Buck sera rejoint souvent par Claire (sa fiançée française, cf "ventilo"), pltôt charmante aussi, qui tour à tour danse (dans un style proche du mime), ou chante (dont un duo chaleureux vers la fin...)Un autre gars est aussi souvent présent sur scène, il apporte la dose d'humour(bien venue), il fait du mime, de la danse, jongle, chante en faisant l'andouille, ou bien fait des mini-sketchs avec Buck...Enfin, Sarah Slean a ajouté sa grâce en se joignant à eux 2 ou 3 fois, pour jouer des lignes de piano.Bref, les chansons de Buck 65 étant déjà un beau téléscopage de hip-hop/folk blues/rock/électro, le spectacle fut total: auditif et visuel.Une sorte de cabaret rock.Certes, Buck envoie ses instrus sur un lecteur CD(à part le piano, pas d'instru live), mais il a ponctué beaucoup de ses titres de parties de scratchs (des vrais sur vinyles) plutôt très agréables et il a su combler le léger manque, dû à l'absence d'instrus live, par toute la mise à scène pltôt très bien imaginée.Pour ceux qui avaient vu Buck, il y a environ 3 ans à la Marsatac, et qui se souviennent que seul sur scène il avait connu des problèmes techniques (instru(cd?) qui se plante), cette fois-ci il a eu l'idée de simuler le problème et de partir dans un sketch et des rimes assez drôles avec son comparse...Un super concert, ils ont eu droit à 3 rappels mérités!!!