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|  | Calexico - 29 Octobre 2006 - Bataclan, Paris  Le concert commence avec un peu de retard. Françoiz Breut en première partie, une belge. Elle chante pendant environ 30 minutes. Elle est accompagnée par Boris, un guitariste/percu. C'est pas .../...
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Le concert commence avec un peu de retard. Françoiz Breut en première partie, une belge. Elle chante pendant environ 30 minutes. Elle est accompagnée par Boris, un guitariste/percu. C'est pas franchement top... Pour dire, je serai incapable de fredonner un air ou de vous parler d'une de ses chansons, rien ne m'a marqué. Ah si, sur la dernière, le duo avec Joey Burns. ça, c'était pas mal. Une mise en bouche appréciable. Tant que j'y pense, un point négatif sur le public : le balcon a été ouvert pendant la première partie, les gens l'ont investi en discutant, ce qui a provoqué un brouhaha désagréable et des plus irrespectueux pour la chanteuse belge. Comportement moyen donc... On peut ne pas aimer, mais ce n'est pas une raison pour déranger l'artiste.
Bref, on arrive à la pause. Les musiciens viennent sur scène régler les détails, accorder les guitares. ça dure un petit moment. Finalement, vers 21h, les lumières s'éteignent. Et Calexico rentre en scène. Ils sont là tous les 6. Je ne pourrais pas vous faire la playlist, et en aucun cas dans l'ordre. Je sais qu'ils ont attaqué par "Yours and Mine", de leur dernier album, puis ont enchainé avec "Roka", la chanson la plus latino de ce même album. A suivi une sorte d'introduction, en musique, à "Across the Wire". Joey a évoqué ce projet de mur entre les USA et le Mexique. Ont suivi, dans le désordre, "Cruel", "Panic Open String", "Letter to Bowie Knife", "Deep Down" pour le dernier album, "Sunken Waltz", "Guero Canelo", "Not Even Stevie Nicks" pour Feats Of Wire, "El Picador", "Tres Avisos", "Sonic Wind" pour Hot Rail, "Oijes Traidos" chantée par Jacob Valenzuela, "Si tu disais" en duo avec Françoiz Breut, et ça doit être à peu près tout. Une ambiance de feu, un public réceptif, Joey et tous les musiciens en grande forme, tout sourires, rigolant avec le premier rang, des solos de guitare, de pedal steel, des trompettes toujours aussi présentes, une musique rock/latino/festive mais des textes traitant des sujets graves, un concert de Calexico, ça vaut vraiment la peine de se déplacer !
Après "Guero Canelo", Joey nous remercie d'être venu si nombreux ce soir (il a déjà, un peu plus tôt, évoqué son amour pour la France et les Français), et ils quittent la scène. seulement, vu qu'ils n'ont pas fait 4 de leurs tubes, il faut qu'ils reviennent pour en faire au moins 2 ! Ca ne manque pas, le rappel est tellement fort qu'ils reviennent rapidement. Joey annonce : "on joue encore 15 minutes, on va essayer de faire le plus de musique possible dans ce laps de temps !" Et ils attaquent "All System Red", ze tube du dernier album à mes yeux. La version sur scène est gigantesque ! Puis Martin donne un papier que lui demandait Joey. "C'est une de mes chansons préférées" nous dit-il. Et là, il entame "la chanson de Prévert", de Gainsbourg ! A capella, avec quelques notes de guitare et de trompettes. Magique !
Puis il nous remercie encore, et lance les premières notes de "Crystal Frontier", chanson aux accents latinos de Hot Rail. La salle est surchauffée (il nous l'a fait remarqué un peu avant : "je sens votre sueur sur ma guitare"), le concert se termine dans une explosion de trompettes et de guitares. Ils viennent tous les 6 sur le devant de la scène nous saluer et nous applaudir. Puis les lumières se rallument... C'est fini... Fini ? Pas tout à fait... Car au moment de sortir, je me retourne, et que vois-je ? Joey, accroupi sur le devant de la scène, en train de signer des autographes ! C'est bien la première fois que je vois ça ! Après un concert de presque 2 heures, le "leader" du groupe est revenu illico presto voir son public. Je m'approche donc, et en 2 minutes, j'ai eu le droit à un autographe sur le cd et à un grand sourire accompagné d'un merci de sa part. Merde, c'était ma réplique ! Bref, non seulement ils font de la bonne musique (on notera l'euphémisme), mais en plus ils sont vraiment trop gentils ! Allez les voir quand ils reviendront ! Réagir à cette critique |
|  | CALEXICO - 29 octobre 2006 - Le BATACLAN, Paris  Excellent ! Si vous savez pas quoi écouter en ce moment n'hésitez pas et surtout allez les voir vous ne serez pas déçus ; grand bol d'air pur chicano-ricain avec un zeste de rock anglais = coktail .../...
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Excellent ! Si vous savez pas quoi écouter en ce moment n'hésitez pas et surtout allez les voir vous ne serez pas déçus ; grand bol d'air pur chicano-ricain avec un zeste de rock anglais = coktail très rafraichissant au Bataclan (...) dans cette moiteur staraco-variéto-française... Réagir à cette critique |
|  | CALEXICO - 23 octobre 2006 - le 4 sans BORDEAUX  Une prestation au top des texans de calexico, une succession de toutes leurs meilleures chansons, une ambiance intime comme toujours au 4 sans mais un auditoire conquis et prêt à tout. CALEXICO, pour .../...
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Une prestation au top des texans de calexico, une succession de toutes leurs meilleures chansons, une ambiance intime comme toujours au 4 sans mais un auditoire conquis et prêt à tout. CALEXICO, pour en avoir fait l'expérience avant, DOIT être vu dans une petite salle ! Ils étaient décontractés et en pleine forme, dommage pour tout ceux qui ne sont pas venus...
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|  | TV On The Radio + Dirty Pretty Things + Nada Surf + Calexico + Kasabian + Clap Your Hands Say Yeah ! (Rock en Seine 2006) - 25 août 2006 - Domaine National de Saint-Cloud 
Avant le point culminant de la journée - à notre avis, le set des Raconteurs -, le programme du vendredi 25 août au festival Rock en Seine permettait de passer une après-midi musicale en très .../...
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Avant le point culminant de la journée - à notre avis, le set des Raconteurs -, le programme du vendredi 25 août au festival Rock en Seine permettait de passer une après-midi musicale en très bonne compagnie.
Calexico : entre country folk américano mexicaine et pop rock racée.
Ce sont les Américains de Calexico qui sont chargés d’essuyer les plâtres sur la grande scène, une tache difficile dont s’acquitte parfaitement le groupe de Tucson. Comme lors de la Route du Rock 2006, le combo emmené par Joey Bruns et John Convertino propose un large panorama de ses possibilités : entre country folk américano mexicaine et pop rock racée. Un très bon moment qui aurait mérité d’avoir lieu plus tard…
Nada Surf : un cocktail pop/rock/folk toujours pertinent…
Peu de temps après, c’est au tour de Nada Surf de monter sur les planches, avec semble-t-il toujours autant de plaisir… La tournée consécutive à l’album The weight is a gift avait permis de constater la pertinence toujours intacte du cocktail pop/rock/folk concocté par les Américains francophones ; devant le public de Rock en Seine, le combo de Matthew Caws a confirmé ses bonnes dispositions, avec une prestation variée et bien envoyée. De Popular (joué très tôt) au magistral Blonde on blonde (quel morceau inépuisable !), en passant par les nouveaux morceaux, plus une surprenante reprise d’Alain Souchon (avec Stéphane d'As Dragon à la guitare), le concert de Nada Surf était très réussi.
Clap Your Hands Say Yeah ! : ¨très décevant.
On ne dira pas la même chose de celui de Clap Your Hands Say Yeah !, un excellent groupe capable de fulgurances incroyables sur disque, mais encore trop timoré sur scène. Si l’on ajoute à cela, un public peu enthousiaste, un son atroce et un leader/chanteur/guitariste sur les rotules, vous obtenez une belle déception. Au lieu de faire tourner leurs groupes jusqu’à l’épuisement total, les maisons de disques devraient laisser souffler les artistes quand la fatigue est aussi flagrante… On attend de meilleures nouvelles de Clap Your Hands Say Yeah ! sur son prochain album, très attendu.
Dirty Pretty Things : du rock clashien servi avec une « branleur attitude » notoire.
Malgré un bras (cassé ?) en écharpe et une tête de déterré, Carl Barât et ses Dirty Pretty Things ont donné une bonne prestation à Saint-Cloud. Rien de génial certes, mais du rock clashien servi avec une « branleur attitude » notoire. Ça sonne ultra rock ‘n roll, bien drogué, joliment débraillé et plutôt cool… La musique sulfureuse et en perpétuel mouvement (au risque d’être souvent sacrément brouillonne sur scène) des Dirty Pretty Things donne envie de pogoter et de profiter à fond des plaisirs de la vie : sex and drugs and rock ‘n roll… A fond peut-être, mais dans les limites du raisonnable, pour éviter de devenir une épave ambulante comme Pete Doherty, qui s’était donné en spectacle de manière assez discutable ici même l’année dernière, avec BabyShambles. Une moment bizarre qui revient à l’esprit en entendant Carl Barât interpréter un tube des Libertines, définitivement un très grand groupe des années 2000. Les Dirty Pretty Things n’en sont pas encore là, certes, mais ce combo sans prétention apparente a sans aucun doute la capacité d’écrire quelques belles pages du rock actuel. C’est en tout cas ce qu’on lui souhaite…

Kasabian : très moyen.
Le remplacement de Ricard Ashcroft par Kasabian a permis de constater que ce groupe fortement influencé par Oasis (et donc par Mr Ashcroft, idole des frères Gallagher), Primal Scream et Stone Roses était sans doute surévalué… Car à part les poses de primates - à la Liam G. - du leader de ce combo et quelques morceaux plus ou moins percutants, il n’y a pas grand-chose à retenir. Le nouveau single sonne indigent au possible : tout semble recyclé, sans la moindre trace d’inspiration, c’en est pénible… Et encore, si tout cela était présenté humblement ! Mais non, ces gars-là semblent penser qu’ils ont inventé quelque chose. Le plus dramatique, c’est d’avoir à écouter quelques branchés (ayant sans doute forcé sur les drogues altérant la perception auditive) dire à quel point « c’était cool le concert de Kasabian à Rock en Seine. » (rires) Il faudra écouter le nouveau disque de Kasabian pour être définitif, car la tournée consécutive au premier album avait fait plutôt bonne impression, mais ce concert était objectivement très moyen.
TV On The Radio : une sorte de transe musicale entre soul stellaire et mur du son rock…
Pour décoller vers les étoiles et planer sur du bon son, il fallait attendre la brillante démonstration de classe du groupe new yorkais TV On The Radio, toujours très impressionnant en live… Tous les membres de cet ovni musical semblent littéralement habités par leur musique ; c’est donc sans aucun problème particulier qu’ils arrivent à entraîner leur public dans une sorte de transe musicale entre soul stellaire et mur du son rock. Si le renfort du rappeur Spleen était aussi anecdotique que sympathique, le show de TV On The Radio à Rock en Seine a une fois de plus (après la Route du Rock 2006) permis de passer quelques instants à très haute altitude, avec un point culminant sur le génial morceau Wolf like me. Et ce sans produits illicites, s’il vous plaît. Seulement en écoutant la musique de cinq extra-terrestres touchés par la grâce…
A lire également, les comptes rendus des excellents concerts des Raconteurs, de Beck, de Broken Social Scene + Fancy + Phoenix + The Dead 60's + The Rakes et de Radiohead à Rock en Seine 2006.
Site Internet : www.rockenseine.com.
Photo Frédéric Durand-Bazin Réagir à cette critique |
|  | (mon) Rock en Seine 2006, 1/2 : Wolfmother, Calexico, Clap Your Hands Say yeah, Dirty Pretty Things, TV on the Radio, The Raconteurs, DJ Shadow - 25 août 2006 - Parc de Saint-Cloud, Paris 
Photos par Philippe !
Troisième édition (pour moi) de Rock en Seine pour ce qui semble bien un renoncement définitif à snober la scène parisienne : une fois de plus l'affiche est (sur)excitante, .../...
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Photos par Philippe !
Troisième édition (pour moi) de Rock en Seine pour ce qui semble bien un renoncement définitif à snober la scène parisienne : une fois de plus l'affiche est (sur)excitante, peut-être plus pointue que celle des Eurockéennes de cette année ! Le temps est au très beau, le Porc est cloîtré au Paquebot et sa fille occupée à poursuivre Katerine : les choses se présentent bien à Saint-Cloud !

Sur un groupe constitué de 8 personnes normales, 2 à 3 crétins congénitaux dont je m'honore de faire partie voulaient absolument voir Wolfmother. Un timing parfait leur permet d'aborder l'ouverture de la scène de la Cascade avec une grande bière à la main - il faut bien ça pour fêter dignement la venue de ce groupe de hard-stoner-Zep aussi réjouissant que régressif, dont j'ai eu le plaisir de chroniquer le premier et somptueux disque.

Le chanteur Andrew Stockdale, premier blanc au monde à oser porter la coupe afro avec la moustache, nous envoie d'entrée l'énorme Dimension, histoire de rappeler qu'il sait chanter comme Ozzy Osbourne en 1970. Mais aussi comme Jack White sur la pétaradante Apple Tree.... une tuerie.

Emporté par ce concert basique et classe, avec des riffs d'une simplicité biblique, on y apprécie aussi des titres plus faibles comme Woman ou White unicorn, ou même Mind's Eye qui sonne finalement bien plus Led Zep que Guns'n'Roses. The Joker and The Thief finit de retourner une assemblée de headbangers comblés par un concert, trop court évidemment (36 minutes ...), qui a en tout cas fort bien allumé la mêche et lancé l'activité des buvettes. Voilà qui méritait de se bouger le tafanàri pour être à l'heure !

Après une longue conversation plus ou moins agréable avec le propriétaire du Hummer mal garé en plein milieu du site (mais si, vous savez, cet énorme 4x4 mortifère de 3 mètres de large), dont on a heurté 'malencontreusement' le rétroviseur, on ne verra qu'une moitié de Calexico qui ne faisait heureusement pas partie de nos priorités. Rock à consonnances mexicaines (avec des cuivres hélas un peu trop rares) qui n'enflamme pas les foules malgré trois guitares alignées, typiquement un truc qui doit être mieux sur album !

Une fin plus emballante avec la chanson Crystal Frontier n'effacera pas cette impression mitigée. De même une expo photo splendide (elles le sont toujours ici !) de J.B. Mondino (Ah, Vanessa Paradis en cuir et cheveux noirs ...), ainsi qu'une soif tenace sous le soleil, nous tiendra éloignés du concert des -ô combien- dispensables Nada Surf, qui anonnent depuis dix ans en festivals leur plus très Popular single.

Mais voici le temps de voir enfin en France les Clap Your Hands Say Yeah que notre Pirlouiiiit national repéra il y a plus d'un an à domicile, à New York. Le public est plutôt enthousiasmé par cette salade pop joyeuse et foutraque malgré un son très moyennement réglé. A signaler, Is this Love ou the Skin of my Yellow... très plaisantes, ainsi que leur single Heavy Metal qui fit taper-ses-mains-dire-ouais à presque tout le public. Cela étant, le groupe est quand même scéniquement un peu faible, ils paraissent un peu paniqués par leur succès (tout le contraire d'Arcade Fire l'an passé, qui explosait littéralement de plaisir sur scène et joue décidément dans la catégorie d'au dessus au registre déjanté). Evidemment le chanteur est aussi nasillard que sur album sur Let the Cool... mais bon, on s'y fait. Au final, un bon moment mais déjà presque oublié trois jours après.

Tel n'est pas le cas de Dirty Pretty Things. On pensait avoir assez bien cerné le cas Libertines en ayant critiqué leur album, descendu celui de Pete Doherty, envoyé trois mails d'insultes à Rock&Folk, et ricané sans complaisance de la honteuse prestation du malheureux Piiiiiite l'an passé ici-même. Mais il faut croire qu'il avait une mauvaise influence sur Carl Barat dont le nouveau groupe fait par contre des merveilles. Rock à tendance punk, dansant et pogogène, sa musique nettement plus sulfureuse que celle des gentils CYHSY déclenche un plaisir simple : celui d'un putain de bon concert de rock qui tue ! Pas de playlist ici, on confesse une grosse lacune à rattraper...

Car ce type au bras soi-disant en écharpe (il en joue quand même de la guitare !), qui ressemble vaguement à Arno jeune, déverse avec ses 5 comparses un torrent de chansons de rock sexy, dépravé, suant et mal élevé, d'une classe folle même quand ils reprennent les Libertines... Un vrai bonheur venu tout droit de la perfide Albion. Le groupe laisse la grande scène KO debout, le phénoménal batteur black partant même à 4 pattes. A peu près comme nous d'ailleurs, qui passerons le concert de Kasabian à nous en remettre à la buvette (ça avait l'air très bien mais n'ayant rien vu ou presque, voici un retour en en SMS comme on en voit souvent sur Concertandco : 'c tro dla bal Kasabian g bi1 kifé ;-)').

Peu après, dans un registre moins accessible, mais plus créatif, les TV on the Radio explorent de nouvelles pistes musicales, comme sur leur deuxième album, l'intrigant-énervant-passionnant Return to the Cookie Mountain dont on se demande depuis une bonne semaine si on l'aime ou non. Pas encore assez écouté donc hélas encore sans playlist (à part Playhouses, Dirty Whirlwind, Wash the day away et Wolf like me dont on est à peu près sûr). Quoi qu'il en soit, des bizarreries et des fulgurances soniques étonnantes et inqualifiables (blaxploitation post-rock ? stoner-soul ? metal-funk ?) qui souffriront ici d'un son approximatif (quand celui du disque est énorme), malgré les efforts sautillants d'un magnifique roadie (en kilt vert et cheveux blonds platine).

Quoi qu'il en soit Tunde Adebimpe (ah le joli nom que voilà !) braille comme un beau diable, parfois même dans un mégaphone, Kip Malone invoque un sorcier vaudou avec sa guitare (qui n'est pas reliée à la terre si on en croit sa coupe de cheveux et de barbe), tandis que le sorcier du son David Sitek orchestre le tout. A un moment donné une improbable équation se forme dans mon esprit légèrement euphorique : [Mogwai x (Arcade Fire + Wraygunn) = TV on the Radio] (ça peut se démontrer bien sûr, mais surtout quand on est saoûl). Un human beat box vient aggraver la situation sur scène, tandis que le public sombre dans une inexplicable extase sonique. C'est sur un triomphe mérité que le groupe quitte la scène !

Ah ... Tuco cherchant en courant la tombe d'Arch Stanton sous le regard glacé de Blondin... On sait qu'on est en bonne compagnie quand un groupe choisit une telle musique - de Morricone bien sûr - pour entrer sur scène, ce qui est le cas des très attendus The Raconteurs. Ou comment faire un concert d'une heure avec un très bon disque de 30 minutes ! L'ambiance est déjà bouillante quand Jack White et Brendan Benson entament la pourtant moyenne Hands.

L'auditoire monte donc en puissance sur Level et ses solos toxiques, avant d'exploser de joie sur la jouissive Steady as she Goes. Le temps de calmer le jeu sur une version étirée de Together, où le chroniqueur enfin retombé sur ses pattes remarque que le son est par ailleurs très bon, ce que confirme une reprise de Bowie (It ain't easy), en version blues toxique et voix déchirantes.

Puis on lui remet une dose de sauce Sriracha dans les oreilles avec Store bought Bones, énorme, puis avec un gros blues qui s'avère une reprise très libre de Bang bang, my baby shot me down. La bave aux lèvres, le chroniqueur saoûl, épuisé, entraîné tout devant par un ami en pire état que lui, sursaute dans le pogo en se rappelant que le meilleur reste à venir : Broken boy Soldier, hurlée par un Jack White enragé, et à la fin de laquelle il s'arrachera les cordes vocales telle une adolescente à son premier concert de Raphaël.

Le concert continue sur de longues plages de blues aux larsens hypnotiques de ce groupe de 4 cadors totalement en place (note pour plus tard, écouter les Greenhornes !) dans lequel le leader des White Stripes a su se fondre avec modestie. L'affaire d'achève sur Blue Veins et (il me semble) Intimate Secretary - à cette heure-là, dans ce bordel-là et au niveau d'excitation atteint, voilà longtemps que mes notes sont devenus indéchiffrables... Je ne sais même plus si c'est le troisième ou le quatrième énorme concert de la journée, en tout cas j'en ai fait le plein.

Autant dire que Morrissey est encore une fois mal tombé sur la grille en ce qui me concerne, comme aux Eurocks... grosse flemme de s'intéresser à ce concert déjà bien commencé quand on y arrive, et qui semble pourtant de très grande qualité. Le Moz n'a cependant pas besoin d'un fan de plus. Cela étant le concert est raconté par Céline par ici. On ne s'intéresse pas plus à DJ Shadow, gros break-beateur assez dansant, mais sans génie. Et que le crétin congénital, qui a commencé sa journée il y a environ mille ans et trois litres de bière à Wolfmother, n'écoute plus que d'une oreille distraite. Sur scène, un harangueur/danseur tente de captiver son auditoire (apanage des DJ un peu justes sur scène, Roni Size aussi en use par exemple)... Rendez-nous Vitalic !

Bref, la soirée se termine, et il est temps ! Très grosse journée en tout cas, où l'on a pas eu le temps de s'ennuyer. Le plein fait de Rock, on refranchit la Seine. Paris by night nous attend, alors à demain !
Pour le samedi, c'est par ici !
Quelques petites vidéos pour se faire une idée, c'est par là ! Réagir à cette critique |
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