Allez avant que ce ne soit trop loin... l'autre soir je suis donc allé voir
Calvin Russel dont je savais peu de choses : vieux briscard, a fait de la prison, une gueule de cow-boy ridée comme dans les films, entre blues et country. Arrivé là bas j'ai la surprise de voir l'Espace Julien plein à craquer comme rarement. Tellement de monde que vers la fin une partie du public assistera au concert depuis les couloirs avec les portes ouvertes.
Dans la salle pleins de cow-boys (pas tous avec des chapeaux, mais au moins veste de jean, blouson en cuir, cheveux longs ou santiags). Une moyenne d'âge légèrement plus élevée qu'à l'accoutumée. Pratiquement que des fans d'après ce que j'ai pu en juger autour de moi.
On a eu le droit à un long concert bien roots (c'est quand même plus agréable que les équivalents intello ou au moins sérieux comme
Smog) entre
Born to be wild,
Bruce Springsteen et
Linda Rondstat par moments.
Pleins de guitares jusqu'à 3, de la basse, du violon, de la batterie. Sur scène il est accompagné de deux américains (Kansas ou Texas) dont un guitariste qui chique et 3 français dont un très bon guitariste tatoué.
Entre ses morceaux il s'en ai beaucoup pris à
Georges Bush. Par moment avec une rage réelle. Sa voix éraillée m'a carrément filé des frissons sur Rock the republicans. Pas mal d'appel à la paix et à l'amour : "no flags" "no war" "we the people can change our world" ... Quelques soli bien sympathiques et jamais trop longs. Ambiance bœuf par moments. Country et blues assurément mais aussi bien rock avec parfois des riffs limite métal.
2 rappels bien mérités et agréables. Bref un bien bon concert.