Camille : une flamme qui se consume en transmettant des éclairs de génie à ses acolytes doués...
Epoustouflant, brillant, inspiré, renversant, osé, bouleversant, on ne sait pas très bien quels adjectifs utiliser pour décrire le nouveau spectacle de la chanteuse
Camille, qui était présenté au magnifique théâtre Jacques Coeur dans le cadre du Printemps de Bourges 2008. Entourée d'un groupe de sept musiciens/choristes (en tous points parfaits) pour un spectacle sonorisé et éclairé avec talent, la récente auteure de l'album
Music Hole a présenté sa dernière livrée avec foi, drolerie et concentration.
En grande forme vocale, la toujours fofolle tête de file de la chanson française non figée a véritablement irradié la scène de ses vocalises impressionnantes, de ses textes originaux, de ses chorégraphies réjouisantes et de ses facéties imprévisibles... Lors d'un morceau joué en milieu de set, la belle - habillée en orange et éclairée en ombre chinoise au cours d'un danse débridée -, donne l'impression d'être une flamme qui se consume en transmettant des éclairs de génie à ses acolytes doués. La scénographie, très travaillée, comme la totalité du show d'ailleurs, contribue à rendre la présentation des incroyables morceaux de Camille (
Gospel with no lord,
Vous,
Baby Carny Bird,
La jeune fille aux cheveux blancs,
Janine I... ) complétement irrésisitible.
Entre gospel fiévreux, hip hop vocal, chanson française stellaire, pop avec human beat box, Camille et ses musiciens proposent un saisissant voyage de près de deux heures, un aller simple pour le paradis de la chanson festive (dans le bon sens du terme), onirique et évocatrice... Avant un superbe final disco avec lacher de paillettes sur le public, Camille avait eu tous son temps pour parcourir gracillement son répertoire magistral et reprendre de manière bien décalée
Too drunk to fuck des
Dead Kennedys. Entre chanson gospel et punk rock, la provocatrice artiste évolue à sa guise sur le fil ténu de son inspiration, sans se fixer de limites et sans suivre ses prédécesseurs. Avec une insolente réussite !
Photos : © Cécile Ossieux
A lire également, une chronique de concert de
Camille au
Festival Europavox 2008.
Et à propos des Printemps de Bourges 2008, 2007, 2006 et 2005 : les chroniques des concerts de
Adam Green + French Cowboy + Hushpuppies + Cocoon + Syd Matters + La Maison Tellier + Constance Verluca
The Do + The Kooks
Be Your Own Pet + Fancy + Phoebe Killder & The Short Straws + Friendly Fires + Fujiya & Miyagi + Foals + The Shades
Shannon Wright + Brigitte Fontaine + Pierre Lapointe + Motel Martel et Seb Martel
The Rakes + Akron/Family + Bromheads Jacket + Deerhoof + Galaxie + Acoustic Ladyland + Naast
Joanna Newsom + Joan As Police Woman + The Konki Duet + Cocoon + Minitel + Triste Sire
Herman Düne + Tribute To Neil Young + Jesse Sykes + J. Tillman
Pravda + Nelson + Neimo + Peter Bjorn & John + The Automatic + Just Jack + Nosfell
Juliette Gréco + Abd Al Malik The Lost Communists The Elderberries
Yann Tiersen + Calexico + Iron and Wine
The Dresden Dolls + Queen Adreena + 54 Nude Honeys Art Brut + Buzzcocks + The Spinto Band
The Flaming Lips + Emilie Simon + CocoRosie + Architecture In Helsinki
Dionysos + dEUS + Artic Monkeys + Katerine + Hushpuppies
The Kills Tokyo Overtones Soldout The Craftmen Club
The BellRays + Nashville Pussy + The Ex The National + Herman Düne
Interpol + Bloc Party + Gomm Low + Ray Lamontagne
Nancy Sinatra + Alexandra Roos Marianne Faithfull + Françoiz Breut...
Sites internet :
www.printemps-bourges.com,
www.camille-music.com/.