Les personnes qui n’ont pu assister à ce concert surprenant peuvent s’en vouloir car il a été incroyable dans sa totalité !
Camille avait parfaitement débuté la soirée en interprétant de délicieuses petites chansons rétro sur une instrumentation jazzy du plus bel effet. Cette jeune et charmante chanteuse qui bénéficie indéniablement d’un charisme au-dessus de la moyenne a su s’entourer de deux excellentes recrues ;
Sébastien Martel à la guitare et aux chœurs et un contrebassiste mettent, en effet, parfaitement en valeur la voix pleine de vie de
Camille. Plutôt nature, elle n’hésite pas à enlever ses chaussettes pour être plus à l’aise et à raconter des petites histoires pleines d’humour entre les morceaux. Ses chansons et ses textes sont plutôt réussis à une ou deux exceptions un peu « variétés » près…
Les Marseillais de
Dupain envahissent ensuite la scène avec leurs instruments traditionnels : percussions, vielle, basse, tambourin, cithare… A l’instar de leur concert réussi en première partie des
Négresses Vertes, il y a de ça deux ans, le gang de quatre musiciens a littéralement fait décoller le public grâce à ses morceaux traditionnels envoûtants ! Le chant en occitan est remarquable et se mélange parfaitement aux montées musicales paroxystiques, le tout produisant régulièrement un début de transe collective…
Quand le groupe quitte la scène après un set enchanteur, le public s’empresse de lui demander bruyamment un rappel ! Et c’est parti pour un long morceau fait de montées et de descentes magiques ; sur la fin,
Cyril Atef et
Vincent Segal rejoignent
Dupain sur scène pour délivrer quelques parties inspirées de violoncelle et de batterie…
Sans le moindre temps mort, les quatre
Dupain quittent la scène et laissent
Bumcello entreprendre une improvisation de plus d’une heure comme au
Printemps de Bourges 2002 ! Le début de ce moment d’anthologie s’inspire du morceau des Marseillais puis les chemins de traverse sont allègrement empruntés par les deux musiciens de
M..
Chacun répond aux idées de l’autre, ce qui permet à cette impro de passer de la world music au rock en abordant les musiques traditionnelles ou ethniques…
En plein milieu du morceau,
Sébastien Martel branche sa guitare et se met à jouer avec ses deux amis, ravis de faire participer un invité à leur jeu. Son talent de guitariste lui permet de s’adapter parfaitement aux idées de Vincent et Cyril puis de lancer lui-même quelques pistes sonores tandis que le chanteur de
Dupain vient faire des vocalises. Cette jam session très réussie se termine avec les trois groupes au grand complet sur scène : les deux
Bumcello accompagnés par les quatre
Dupain et les trois
Camille accompagnés par un membre de leur entourage…
Alors que trop souvent les groupes, sous la pression du business, tirent la couverture à eux et jouent leur album sans se préoccuper des personnes qui partagent les scènes avec eux,
Bumcello a choisi de ne jouer aucun morceau de son excellent album
Nude For Love et de privilégier les expériences musicales enrichissantes pour sa musique future… et pour le public !
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disques de
Bumcello.
Site Internet :
www.bumcello.com
Photo Marc Porral (à Annecy).