Sous un explosif artwork étrangement psyché et avec un nom emprunté à la mythologie grecque - Erostrate -, le groupe Cercueil dévoile un nouvel album de nature à satisfaire pleinement les fans d'électro pop gothico noisy new wave désireux de danser en ayant l'esprit hanté par des .../...

Sous un explosif artwork étrangement psyché et avec un nom emprunté à la mythologie grecque -
Erostrate -, le groupe
Cercueil dévoile un nouvel album de nature à satisfaire pleinement les fans d'électro pop gothico noisy new wave désireux de danser en ayant l'esprit hanté par des visions flippantes... Sur ce très bon disque dont les morceaux sont écrits par
Nico Devos et
Pénélope Michel, interprétés par les deux mêmes avec le renfort du batteur
Olivier Durteste, sans oublier d'avoir été enregistrés et mixés à Bristol au studio Toybox par
Alister Chant,
Cercueil fait montre d'un singulier talent pour trousser des pop songs électroniques, brumeuses, addictives, menaçantes et perturbantes. Tout cela ne respire pas exactement la joie de vivre, il y a comme un profond malaise, on nage désespérément en eaux troubles, on se complait à errer dans de fantomatiques ambiances et... c'est précisément cela qui séduit !
Cercueil, avec son armada de machines infernales, ses guitares acides, ses rythmes vrillants et son inquiétante autant qu'envoutante chanteuse (on pense à un hybride réussi entre une diva se vautrant dans le spleen et
Beth Gibbons de
Portishead), fait pénétrer de plain-pied dans son univers, à la fois sombre, torturé et éclairé par une lumière blanche, glaciale... Le jeu de pistes labyrinthique créé par les dix titres de l'album
Erostrate fait de l'auditeur un prisonnier volontaire des dernières œuvres du groupe
Cercueil.
A lire également, la chronique du concert de
Cercueil au Printemps de Bourges, en 2009.
Liens :
www.cercueil.org,
www.facebook.com/pages/CERCUEIL,
www.myspace.com/cercueil.
3 mars 2011 (Le Son du Maquis - Harmonia Mundi)