Première chose dont je m'étais promis de parler l'autre soir : l'organisation déplorable pour l'entrée à la Fiesta. En effet, malgré les problèmes rencontrés les années passées, l'entrée se faisait toujours pas une simple porte auquel on avait accès après être passé entre quelques barrières. Résultats (comme on est pas aux Etats Unis) tout le monde enjambait les barrières, en écrasant tout le monde ... mais bon visiblement ça c'est quand même bien passé. De plus les tarifs réduits n'étaient que pour les chomeurs (mêm pas pour les étudiants)
Point de vue concert (le plus important, et qui a fait tout oublier) :
Les marseillais de Mr Brun (un peu funky par moments, résoluement ancré dans l'esprit de Pagnol) ont ouvert le bal : franchement, je n'ai pas trouvé ça terrible.
Puis est arrivé la Familia Valera Miranda, groupe de musique traditionnelle cubaine. Sympa pour danser el merengue ou autres danses du même style, mais un peu répetitif à juste écouter ... même l'un des musiciens l'a dit : "C'est une musique qui se danse plus qu'elle ne s'écoute".
Vint le tour de la fanfare Ceux Qui Marchent Debout. Ils sont arrivés par le public. Toujours aussi nombreux et habillés en orange, ils m'ont laissé la même impression qu'au "jeudi du Port 97" à Brest. Un concept marrant, un groupe qui s'amuse, mais dont les paroles pourraient être un peu plus travaillées. En fait les chansons que je préfèrent d'eux (et je les aime beaucoup celles là) sont celles où ils ne chantent pas mais font des bruits. En particulier un super morceaude techno vocale ...

Enfin (vers 1h du matin) on surgit ZebdaA de toulouse. Ils sont exceptionnels sur scène. Pendant près de deux heures (avec deux rappels) ils ont fait vibrer les Docks, et le public venus nombreux en cette soirée d'ouverture de la Fiesta n'a pas été déçu ... A noter l'énergie débordante des deux chanteurs - danseurs de Zebda (les deux rasés), qui ont passés plus de la moitié du concert à 50 cm au dessus du sol. Ils nous ont joué : Toulouse, le Bruit et l'odeur, Motivés, Wah Wah, Ca va pas être possible, Ma rue, ... Ces chansons sont à la fois du rock (présence d'un bassiste, un guitariste,un batteur), rap, raggamuffin, ... bref un cocktail explosif dans les micros de Zebda, et une chance pour Toulouse dont les couleurs sont ici portées très haut, et que l'on a envie de visiter très vite à l'écoute de leurs chansons.