Une première soirée éclectique pour l'ouverture de la Fiesta des Sud
Le froid glacial de ce vendredi soir n'a pas dissuadé le public de répondre présent pour l'ouverture de la Fiesta des Sud. Les visiteurs déambulent dès 19 h 30 dans les allées du festival. Au centre, une énorme structure a été montée sur la scène principale.
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Une première soirée éclectique pour l'ouverture de la Fiesta des Sud
Le froid glacial de ce vendredi soir n'a pas dissuadé le public de répondre présent pour l'ouverture de la Fiesta des Sud. Les visiteurs déambulent dès 19 h 30 dans les allées du festival. Au centre, une énorme structure a été montée sur la scène principale.
Premier temps de la soirée : la fanfare
"Groupe F" accueille en musique les arrivants, puis les organisateurs ouvrent officiellement la Fiesta en lançant-il faut le reconnaître- un magnifique feu d'artifice tiré des toits des Docks.
Le ciel se pare de paillettes, le public s'échauffe et se dirige dans la foulée vers le premier concert : le hip-hop jazzy-funk du marseillais
Ysae. Un set court (45 minutes) mais mélodique et agréable dont les textes travaillés et les rythmiques rappellent l'excellent groupe nantais
Hocus Pocus.
Anis, qui a fait une apparition sur scène pour un duo avec
Ysae, prend le relais, béret sur la tête et guitare couleur vert (anis !) en main. Il met l'ambiance avec ses six musiciens aux looks Blues Brothers, ses "chansons à textes" pimpantes et rythmées et son jeu de jambes particulier.
Il joue ses quelques singles (
"Rodéo boulevard" ,
"Hagard du Nord" ,
"Cergy" ,
"Dans ses yeux" ) et le public semble réceptif.
Lassée au bout d'une petite heure, je décide d'aller jeter un coup d'œil sur une autre scène à la fameuse fille d'
Higelin,
Izia. Surprise, la salle est bondée ! Question : les gens sont-ils là pour fuir le froid extérieur ou pour la prestation de la jeune chanteuse, qui me laisse personnellement perplexe.
Izia saute, crie plus qu'elle ne chante et propose des morceaux punk-rock aux allures adolescentes et primales. "Il faut laisser sortir tout ça", conclut-elle après une montée pseudo-orgasmique. J'entends toutefois des commentaires dithyrambiques dans la foule.
Peu importe, il est déjà l'heure de retourner dans le froid pour le concert de
Charlie Winston.
Le dandy déboule sur scène vers 23 h 20, affublé de son habituel chapeau, d'un gilet de costume sur une chemise rouge et d'un pantalon plus large noir moins classe, pour le côté clownesque. Il est accompagné d'un bassiste, d'un batteur et d'un trublion metteur d'ambiance à l'harmonica.
C'est parti pour plus d'une heure et demi de concert pêchu faisant la part belle aux chansons de l'album : l'excellent
"In your hands" ,
"Tongue tied" ,
"Soundtrack to fall in love" ,
"Kick the bucket" ,
"Generation spent" ,
"My life as a duck" et l'inévitable
"Like a hobo" repris en chœur par tout le monde. Une reprise réussie d '
"Im a man" de
Chicago se glisse parmi la tracklist.
L'artiste se fait caméléon - presque artiste de rue- à la fois chanteur, guitariste, pianiste, human beat box (
"Kick the bucket" ) et danseur contorsionniste. Et ca fonctionne plutôt bien au niveau du public.
"I love your smile " est joué en guise de rappel, puis l'artiste traverse la foule et revient sur scène en s'offrant un petit slam, avant de faire chanter en écho le public. Du n'importe quoi un peu long.
On pourra regretter que le côté posé et mélancolique de l'artiste, plus développé sur l'album, n'ait pas été davantage mis en valeur ce soir (et notamment les beaux
"Calling me" ou
"Boxes" ) mais l'énergie était au moins au rendez-vous.
Dernière étape vers le réchauffement complet pour les festivaliers : rentrer boire des verres et profiter de
Toko Blaze ou de
DJ Oil qui officiera jusqu'à 4 h du matin.
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