On a beau dire qu’il ne faut pas se fier aux apparences, je pense qu’il n’y a pas de fumée sans feu, et que bien que caricaturaux les clichés sont souvent en très grande partie vrais. C’est pourquoi je pense que les gens qui s’habillent en couleur sombre ne respirent pas profondément le bien être. C’est ce que j’ai encore pu vérifier lors du concert inaugural de la salle 700 du Nikaïa. Pour célébrer l’ouverture au public de cette salle (alors que cela paressait il y a encore peu totalement impossible), la très dynamique association sud pop, avait misé sur une valeur sur du département avec Chinaski. Il nous offrit des tranches de vie quotidienne où a l’image de Miossec tout peut paraître perdu d’avance mais où, au fur et à mesure l’espoir perle entre les persiennes du quotidien. Bien qu’un album soit prévu pour février, ils ont préféré les anciens morceaux, en raison d’un changement récent de back line. Ils les interprètent d’une manière plus rock et on apprécie l’évolution du jeu de scène qui se bonifie puisque Jean Louis se lâche de plus en plus. Il interprête ses personnages de beautifuls loosers nous rappelant parfois par sa gestuelle le géant Brel.
En tête d’affiche Eiffel. Enfin un groupe français qui assume son penchant pour les géniaux pixies (d’où leur nom en référence a leur titre Eillec Effeil), malheureusement leur lente évolution vers une pale copie de Noir Désir nous a déçus. Pourtant ce groupe a tout pour plaire : des débuts fracassants avec un 4 titres d’anthologies, mais aussi un look de méchants a belle gueule qui feraient pâlir d’envie n’importe quel apprenti punk. Il leur manque juste la petite étincelle qui ferait d’eux un grand groupe. L’essentiel de cette soirée reste la découverte de la salle qui contrairement à tous les bruits qui courent depuis deux ans s’avère être une réussite. Malgré l’architecture un peu approximative, l’acoustique est parfaite. Cela nous promet de belles heures de musique vivante a Nice. Sinon j’ai aussi eu la confirmation avec Chinaski & Eiffel, que les gens qui s’habillent en noir ne semblent pas profondément heureux.