 | Ken Stringfellow + Chris Garneau + Luis Francesco Arena - 28 février 2008 - Le Cabaret Aléatoire, Marseille  Atmosphère intimiste à 21h35 d'une quarantaine de spectateurs assis et concentrés pour le début de Chris Garneau
et son folk anglais émaillé de pop baroque, sorte de petit oisillon à la voix frêle, naviguant depuis son gilet vert à paillettes entre un synthétiseur, un mélodica et un accordéon posé à terre.
Accompagné d'une évaporée .../...
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Atmosphère intimiste à 21h35 d’une quarantaine de spectateurs assis et concentrés pour le début de Chris Garneau

et son folk anglais émaillé de pop baroque, sorte de petit oisillon à la voix frêle, naviguant depuis son gilet vert à paillettes entre un synthétiseur, un mélodica et un accordéon posé à terre.

Accompagné d’une évaporée aux cheveux longs et violoncelle, Mister Garneau nous plonge dans son univers fébrile et planant.

S’en suit alors, en un tour de main de régie bien huilée, Luis Francesco Arena ,

nourri à la noisy pop de son groupe The Headcases , nous délivre en solo une folk intimiste, fragile et onirique, distillée par le tendre filet de sa voix aiguë et de sa guitare mélancoliquement acérée.

Confits dans nos fauteuils en plastique, à ce stade du concert, on en est à sentir le tiraillement de la fatigue que les shows de Garneau et d’ Arena ont bercé, non sans déplaisir d’ailleurs, pendant près de deux heures.

Le brouhaha du bar nous rappelle à l’ordre et les fans de la première heure de Stringfellow se réservent tout émoustillés les meilleurs places près de la scène.

Le guitariste californien qui a multiplié les featurings au côté de grands noms comme The Posies , REM ou encore Lagwagon , nous fait partager l’essence de ses diverses expériences musicales.

Monsieur Ken Stringfellow porte une silhouette à la Iggy Pop avec son ombre oblongue, la mèche longue et la cravate élégante sous une veste en cuir ; une heure durant, il tisse une fabuleuse interaction avec le public, venant jouer à une longueur de son coude et chanter sans micro de sa voix bien aiguisée, déambulant entre les fauteuils des spectateurs conquis.

Stringfellow nous donne l’image de ce personnage à la fois charismatique et simple, vrai, presque maladroit et doté d’un solide humour dont il nous fait généreusement profiter.
Tour à tour synthétisant et guitarant, le voilà pris dans les circonvolutions intimes de ses mélodies litaniques, tour à tour péchues et mélancoliques, joliment vibrantes.
And « The darkness softly screams ».

Pour l’avant dernière chanson, il fait appel à Francisco Arena pour un duo fébrilement complémentaire de part et d’autre de la salle, et le grand final est en forme de photo de famille, avec une invitation générale à monter sur scène, auréolant le sieur Stringfellow .

‘Stringfellow and friends’, oh yeah.
Photo Emmy Etié pour LiveInMarseille Réagir à cette critique |
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