Soirée speciale voix feminine avec une icone des 60's et une marseillaise étonnante, bien belle affiche que ce "nord-sud au féminin".
En ouverture donc, la belle Christina Rosmini qui n'est pas impressionnée de jouer devant autant de monde et met le public dans sa poche avec une choregraphie très sensuelle et des chansons flamenco-pop en français et espagnol. A noter une reprise reussie du "Quizas quizas quizas" de Nat King Cole et une ballade jazzy avec l'à peine plus connue Barbara Scaff.
Une bonne surprise.
Marianne Faithfull arrive ensuite devant une foule d'admirateurs medusés, entre fans de la première heure et "p'tits jeunes" comme moi venus découvrir ce mythe vivace.
Comme Bowie à Nimes, je suis epaté par cette aisance et cette classe dans les mouvements, sans oublier cette voix (pas devenue rauque à cause des cigarettes precisera t'elle) reconnaissable entre milles.
Elle chantera pas mal de morceaux de son recent album "Kissin time" composés par des songwriters aussi talentueux que Tom Waits, Will Oldham, Jarvis Cocker, Damon Albarn et Beck.
Grand moment d'émotion lorsqu'elle rendra hommage à l'égerie du Velvet Underground dans "Song for Nico", et puis on eut aussi droit à "The ballad of Lucy Jordan" que le public reconnait des les premières notes et à la reprise de "Working class hero" de Lennon.
Que dire de plus sinon qu'elle nous a bien fait rire avec son tabouret et ses "fuck" qu'on a pas l'habitude d'entendre chez une star de ce rang, et qu'en un mot elle nous a enchanté.