Même si son album nous accompagne déjà régulièrement depuis le printemps dernier, on ne peut pas basculer en 2011 sans évoquer enfin ici le charmant univers de la belle Cibelle, aka Sonja Khalecallon, nom délirant inventé pour un album qui ne l'est pas moins ! C'est avec des cris .../...

Même si son album nous accompagne déjà régulièrement depuis le printemps dernier, on ne peut pas basculer en 2011 sans évoquer enfin ici le charmant univers de la belle
Cibelle, aka
Sonja Khalecallon, nom délirant inventé pour un album qui ne l'est pas moins ! C'est avec des cris d'oiseaux exotiques que la très chamarrée créature nous accueille sur son
Las Venus Resort Palace Hotel, petit paradis post-apocalyptique flottant dans l'espace, pas si éloigné de celui de la
Plastic Beach de
Gorillaz.
Repérée nitialement pour deux superbes morceaux chantés en accompagnement du
Legendary Tiger Man, la chanteuse brésilienne présente ici un univers très personnel, et une jolie collection de chansons dépaysantes et chaleureuses vous y attendent, à commencer par un petit cha-cha-cha indolent et coloré,
Underneath the mango trees, un petit hip-hop à tonalité mélancolique et très ... Gorillaz-like,
Man from Mars, mais aussi une balade rêveuse,
Melting the ice, un titre soul enlevé,
Lightwork, etc. Soit une belle variété de styles donc, qui se répètent 2 à 3 fois chacun selon affinités.
Capable d'évoquer l'univers tragique et doux de la regrettée
Lhasa (
Sad Piano), la soul gouailleuse d'
Amy Winehouse (superbe
Mr & Mr Grey, qui se finit dans une folle cavalcade surf-rock) ou les grands duos 60's de
Lee Hazlewood (ambiance western pour la naïve et magistrale
The Gun & the Knife),
Cibelle ne délaisse pas pour autant ses racines brésiliennes, honorées dans la classieuse bossa-rock de
Sapato Azul, tout comme la très nonchalante
It's not easy to be green, qui donne envie de lézarder sous un palmier, une caïpirinha à la main. On voit donc s'éloigner à regret l'atoll enchanté dans le
Bye bye final, avant de programmer aussitôt un nouveau séjour tropical, et le tout sans la moindre émission de CO2 ! Au final, on a bien fait de tarder à chroniquer cette galette, qui pourrait bien être pour les veinards qui sont passés à côté, ni plus ni moins que le disque idéal pour passer les frimas avec le coeur au chaud et la tête, très au dessus des nuages.
(2010)