 | Original Molock Product + Sayag Jazz Machine + Lab° + Crystal Distortion - 16 novembre 2001 - la Coopérative de Mai, Clermont-Ferrand  Le prometteur trio clermontois O.M.P. (pour les intimes) démarre la soirée de fort belle manière : ils jouent une musique électronique influencée par le rock, le trip-hop et parfois le dub. Un excellent batteur, un guitariste au jeu de scène minimaliste mais bien présent dans le son et un responsable des boucles rythmiques, mettent en commun leurs .../...
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Le prometteur trio clermontois O.M.P. (pour les intimes) démarre la soirée de fort belle manière : ils jouent une musique électronique influencée par le rock, le trip-hop et parfois le dub. Un excellent batteur, un guitariste au jeu de scène minimaliste mais bien présent dans le son et un responsable des boucles rythmiques, mettent en commun leurs efforts pour produire une musique promise à un bel avenir. La plupart de leurs titres sont envoûtants mais donnent envie de danser, certains sont carrément rentre-dedans et peuvent exciter les plus calmes. Tous les morceaux sont très réussis ! On leur souhaite bonne chance pour les auditions du Printemps de Bourges, le 24 novembre 2001, et à bientôt !
Les Sayag Jazz Machine frappent eux aussi très fort avec leur électro-jazz, ils sont en plus soutenus par d’excellentes projections sur tout le fond de scène qui ajoutent le petit plus qui permet de décoller. Le public qui remplit à ras bord la petite Coopé commence à danser frénétiquement et à frôler l’hystérie collective. Heu, les gars, c’était hier Mass Hysteria ! On passe d’ambiances très jazzy, grâce à la contrebasse, à des moments plus électroniques : le résultat est varié et agréable. Un groupe à voir en live ! En plus, ils sont souriants, contents de jouer et conviviaux !
Lab°, dont je ne connaissais que les t-shirts jusque-là, m’a fait une bonne impression malgré un départ un peu poussif. Ils évoluent dans un style très à la mode en ce moment : le dub. Il est un peu difficile d’être original car beaucoup de groupes jouent cette musique. Le groupe se compose d’un batteur, d’un percussionniste, d’un guitariste, d’un bassiste et d’une jeune-femme qui se charge de projeter des images. Elle restera, de dos, à gauche de la scène, à se trémousser langoureusement, en projetant des images SM de femmes en bas résille attachées. Comme, dès le deuxième morceau, elle enlève son t-shirt « Lab° » pour révéler un dos partiellement nu, je me demande : « mais, qu’est ce qui nous arrive ? » Elle en restera là, fort heureusement, laissant ses amis délivrer un dub de plus en plus réussi au fil du concert. Il y a de brusques changements de rythmes et des montées de guitare qui relèvent bien la sauce. Le guitariste baragouine des mots étranges dans un dialecte qui m’est inconnu. Le concert se termine en apothéose sonore avec un déluge de décibels et un épaulé-jeté de guitare.
Le public proche de la transe sur les autres groupes se déchaîne littéralement sur Crystal Distortion ! Les gens sont en transe, on se croirait dans une free party, un lieu où Crystal Distortion jouait encore récemment. Une musique électro de qualité envahit la salle et engloutit tout le monde dans les beats frénétiques. Si la musique passée dans les boîtes ressemblait à ça, je sortirais plus souvent dans ces lieux ! C’est la musique idéale pour péter joyeusement les plombs en fin de soirée : les jeunes en tenues de camouflage, casquettes, piercings, et dreadlocks ne s’y trompent pas. Chaque break ou passage un peu plus calme est l’occasion pour chacun de hurler et de siffler à s’en faire exploser les cordes vocales. Une première soirée très réussie du festival Irae, malgré un problème de ventilation assez gênant quand une foule aussi nombreuse et excitée se presse dans la petite Coopé. Réagir à cette critique |
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