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|  | Dan le sac vs Scroobius Pip + Ratatat + AntiPop Consortium + Birdy Nam Nam - 09 août 2008 - Festival Pantiero, Cannes  Et de trois ! Troisième année consécutive au Pantiero à Cannes. Festival que je recommande donc vivement à tous les amateurs de bonne musique qui traînent leurs guêtres dans le Sud de la France au mois d'Août. Je dis bien guêtres, car même si bon nombre de cannoises ont sorti leur habit de lumière, on n'est pas obligé de se saper comme des stars .../...
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Et de trois ! Troisième année consécutive au Pantiero à Cannes. Festival que je recommande donc vivement à tous les amateurs de bonne musique qui traînent leurs guêtres dans le Sud de la France au mois d’Août. Je dis bien guêtres, car même si bon nombre de cannoises ont sorti leur habit de lumière, on n’est pas obligé de se saper comme des stars pour monter les (petites) marches de la terrasse du Palais des Festivals (juste à côté des grandes, avec le tapis rouge). Et ça c’est cool !
Seul hic en 2008 : les dates du Pantiero sont avancées d’une dizaine de jours par rapport aux éditions précédentes, et je ne peux malheureusement venir qu’à une seule soirée. Mais quelle soirée …
J’arrive (comme d’habitude …) trop tardivement pour donner un avis fourni sur la « première première partie » : Dan Le Sac vs Scroobius Pip, à savoir un slameur fou et son pote tout aussi barré aux machines.
Sur fond d’électro/rock/hip-hop ce duo plutôt comique visuellement (savant mélange de grosse barbe, costard et rouflaquettes) balance un son complètement déglingué ! Leur fin de set est parfois assez dark, mais bizarrement super entraînante. On reconnaît ça et là quelques reprises, un sample de Radiohead. Question paroles, les sujets semblent varier du très sérieux au totalement futile. Mais dieu quel accent british ! Difficile à comprendre …
Le temps d’un interlude musical assuré par un DJ local (dont je n’ai pas retenu le nom, mea culpa) et voilà les Ratatat qui entrent en scène. Disons le tout de suite, je n’ai absolument pas aimé. Je ne vais donc pas m’étendre sur ce duo new-yorkais pourtant encensé par la critique.
Nos deux guitaristes (dont un assure également aux percus), masqués par de longs cheveux qu’ils laissent volontairement tomber sur leurs visages, sont ce soir accompagnés d’un troisième larron aux claviers - enfin, disons plutôt d’une afro gigotant aux claviers. Je sais c’est nul, mais ça me fait penser à un concert de Fraggle Rock. Je rigole toute seule …
Musicalement on est propulsé dans un univers étrange, une sorte de rock pop psyché très TRES expérimentale. Agrémentée d’instruments vintage (orgue, synthé, etc) leur musique plutôt pointue et recherchée produit des ambiances aussi bien planantes que stridentes. Je me sens parfois à la croisée de Jean-Michel jarre, Vangelis et Queen (pour les riffs guitare). Très peu pour moi … surtout sur scène, où les trois artistes semblent plus dans un délire perso que dans une envie de partager !! j’en conclue que c’est à (re)tester bien caler dans un canapé.
Encore un petit set d’un autre DJ local et arrive enfin les très attendus Antipop Consortium, groupe de hip-hop alternatif cultissime, issu du circuit jazz-not-jazz des années 90. Sur scène 5 artistes dont deux aux machines/platines et bien sûr les trois légendaires rappeurs M. Sayyid, Beans et High Priest
Dans le public l’excitation monte, car AntiPop Consortium n’est pas un groupe comme les autres. Mélange de musique rap aussi puriste qu’expérimentale et de poésie slammée et engagée, ce groupe est (re)connu pour son côté alternatif et progressiste.
Ce samedi APC nous offre un set énergique mais malheureusement bien trop court. Une parfaire alternance de passages solos et freestyles, de jeu collectif, de bidouillage en commun de leurs machines, au profit d’un son original plutôt indus. Et l’enchaînement de très bons titres comme Volcano, See you through, Outside the machine ou encore Ghostlawns.
Le public venu en nombre voir ce groupe bien trop rare en France est comblé. À tel point qu’à la fin du set (trop court, donc), APC réussira sans grande difficulté à nous faire tous reprendre en choeur un truc aussi bizarre que What is your malfunction ?. Du grand art !
Sauf que voilà, environ 45 minutes de show, ça vous laisse comme un arrière-goût amer dans la bouche. Donc direction le bar (beaucoup plus fluide que les années précédentes, malgré le système de « tickets conso » parfois galère) pour une bière fraîche et une petite pause en attendant les Birdy Nam Nam.
Autant le dire de suite, je ne suis pas du tout objective au sujet des Birdy Nam Nam tout simplement parce que moi = fan. MAIS (car il y a un mais …) leur prestation de ce soir m’a un peu déçue. J’avais pris une énorme claque à leur dernier concert marseillais en découvrant leur bombe à cramer les dance floor (cf chronique pour les détails). J’ai eu beau tendre l’autre joue au Pantiero : bofff …
Toujours d’une efficacité redoutable, ce set 2008 à base d’électro furieuse et festive, encore plus dance floor qu’au concert d’avril dernier à l’Espace Julien, retourne en quelques minutes à peine le public de la terrasse du Palais des Festivals. Un public survolté qui semble finalement être venu en majorité pour se défouler sur le très bon son des Birdy Nam Nam (plus que pour AntiPop Consortium. Question d’âge sûrement …).
Ce concert au Pantiero était pour moi la 5ème occasion de les voir sur scène en à peine trois ans. Peut-être l’occasion de trop, si on considère le calibrage parfait de leur set (même reprise du titre phare Abbesses, même éclairage LED, même cris pour motiver public : faites du bruit pour vous, Cannes) et sa durée fortement raccourcie : 45 minutes environ au lieu du double à Marseille !! Enfin en tant que fan, je ne saurais que conseiller à tous ceux qui n’ont jamais vu les BNN en live de courir à leur prochain concert !
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>> Réponse (le 21/08/2008 par calimeroots)  Après ANTIPOP CONSOPTIOM, c'est le tour des BIRDY NAM NAM. L'ensemble du public les réclament avec impatience vu leur .../... La suite |
 | (mes) Eurockéennes 2008 3/3 : French Cowboy, MGMT, Seasick Steve, Babyshambles, Dan le Sac vs Scroobius Pip, The Offspring, Gnarls Barkley, Ez3kiel - 6 juillet 2008 - Presqu'Ile du Malsaucy, Evette-Salbert 
Pour le samedi, c'est par ici !
Pour cette troisième et dernière journée, encore mal remis de la deuxième, vraiment énorme, il va nous falloir un sérieux stage de remotivation... Déjà parce que la première chose que nous voyons au lever, c'est qu'il pleut ! Petite pensée pour les campeurs (dont nous ne faisons plus partie - nous sommes bien .../...
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Pour le samedi, c'est par ici !
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Pour cette troisième et dernière journée, encore mal remis de la deuxième, vraiment énorme, il va nous falloir un sérieux stage de remotivation... Déjà parce que la première chose que nous voyons au lever, c'est qu'il pleut ! Petite pensée pour les campeurs (dont nous ne faisons plus partie - nous sommes bien au sec) : c'est pas parce que le camping propose de plus en plus d'animations qu'ils ne doivent pas se sentir un peu gâchés par ce vilain temps. Tout au long de la journée finalement, ce ne sera pas si dramatique, avec des ondées par intermittence mais pas de violentes averses. Une partie des amis ayant rendu les armes comme prévu, c'est en petit comité que nous arrivons sur le site, où l'effet "sold-out" se fait sentir dès lors qu'il faut se garer - la galère. A ce stade-là il n'aurait pas fallu trop nous chauffer pour rebrousser chemin - on aurait eu bien tort, la programmation des 20ièmes Eurockéennes recèle encore de bien belles surprises !
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On gagne la plage sous une éclaircie pour les French Cowboy, dont tout le monde dit le plus grand bien ! On les connaît peu, sauf par la bande : en tant qu'ex-Little Rabbits, ex-accompagnateurs de Katerine et même ex-comédiens occasionnels (le batteur jouant le très rock'n'roll conducteur de Mustang du documentaire Belfort). Le groupe alterne les titres de pop-rock racé, de folk à la cool, et autre noisy rocks contondants (il va vraiment falloir se procurer leur premier album !), tandis qu'un impressionnant anaconda composé de manchons gonflables publicitaires traverse le public dans tous les sens. Composé de 3 types bien habillés... et d'un Deschien (le French cowboy donc ?), la bande ose même une agréable reprise du Back to Black d'Amy Winehouse après que le chanteur se soit équipé d'une petite blonde à qui déclamer sa poignante rupture... avant de nous quitter sur un rock invitant à exploser son groupe (Split the Band). Pas mal du tout pour un dimanche, et pour l'instant sans rincée !
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Petite attraction intermédiaire sur le podium d'une marque de pile à lapins musiciens bien connus : un trio sympa de human beat boxes va nous ramoner un peu les écoutilles, avec notamment une imitation de Snoop Dogg et diverses pitreries comme un zapping de radio, sur des rythmes rap, électro, rock etc. Note pour plus tard : le concept du mini-concert de 10 minutes serait à creuser entre deux gros plateaux, ne serait-ce que pour fluidifier certains mouvements de foule : sur les petites scènes (Loggia et Plage), on fait couramment la queue dans les deux sens (entrée et sortie), à cause des gens qui ne veulent pas s'avancer, un peu comme s'ils allaient payer plus cher...
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Mais voici la sensation hype du dimanche : MGMT (prononcez ... MGMT si ça vous chante, non mais pour qui ils se prennent ces p'tits salopards ?) qui sont 5 sur scène, avec des looks mi-nerd, mi-hippie (esprit lunettes carrées et/ou bandeau rose dans les cheveux). A défaut d'être entièrement réussi, leur album est il est vrai une agréable surprise : ce rock planant est exactement ce qu'il nous faut pour ne pas nous brusquer en ce début de dimanche fatigué. La tonalité de la voix, très habitée, rappelle par moments franchement les chevelus Lennon/Van Morrison (Weekend Wars et Pieces of What) chantant du Mercury Rev (The Youth) : référencé donc, mais très bien en l'occurence...

Les chansons se finissent par des montées psychédéliques maîtrisées et charmantes, certains titres sont allègrement réorchestrés sur scène, ce qui est très louable pour un jeune groupe ! La pluie ayant repris, tout le monde se serre un peu plus sous le bienfaisant chapiteau, tout en se dandinant au son du très funky Electric Feel, puis de Time to Pretend, pas si loin d'Arcade Fire et où le chanteur se couvre d'un ridicule drap multicolore qu'il gardera jusqu'à la fin. Vient ensuite la vrombissante Kids, leur tube incontestable en live, si l'on en croit l'élévation de la température dans le chapiteau ! L'un des musiciens fait une énorme bourde, provoquant un rattrapage bringuebalant tandis que le chanteur lutte contre un fou-rire. L'assistance commence néanmoins à se disperser (effet Cali ?) tandis que le groupe finit dans un grand n'importe quoi sur scène, et jamme en bondissant dans tous les sens. Au contraire des Vampire Weekend, il semble donc que MGMT soit bel et bien meilleur sur scène que sur album !
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C'est à 18 heures ce dimanche que le coup de bol (il y en a toujours un) se produit... Alors que j'hésite mollement entre Cali (sympa mais déjà vu) et Danko Jones ("rock", c'est un peu court pour donner envie quand il flotte, non ?), mes amis m'entraînent à la scène Club Deville : nous y attend un bluesman absolument extraordinaire, non pas tant par ce qu'il joue (du très bon blues du Mississippi) mais par sa personnalité. Seasick Steve, c'est son nom, est ce qu'il convient d'appeler un vieux plouc américain, salopette et casquette John Deere, accompagné par un sosie de Garth (celui de Wayne's World bien sûr) à la batterie. Arrivé là on-ne-sait-comment, le vieux barbu a une terriblement bonne bouille (difficile de dire s'il est noir, blanc, indien, ou un peu des trois).
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En fait il a l'air aussi étonné que nous d'avoir un tel succès : "You know, I'm so fuckin'happy, I really don't understand what the fuck you're doin'here listening to me, goddammit !". Il est vrai qu'il a face à lui environ 300 K-Ways et pébroques plutôt remuants, tous avec la banane - les rescapés du Cali-pso (hum) : marrant et sympa, le bonhomme nous présente successivement sa vieille guitare ("... just an old piece of shit"), une guimbarde qu'il fait sonner ... comme une Gretsch, et plus tard son pedal steel ("...another real piece of shit") - guère plus qu'un bout de bois avec trois cordes et un micro... qu'il fait sonner comme une Weissenborn.
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Il nous fait chanter, taper dans les mains, compte fleurette d'un ton égrillard à une jeune demoiselle qui pourrait être sa petite-fille (et qui ne comprend rien, la pauvre), nous entretient d'un vin affreux qui rendrait aveugle et de diverses choses sur lesquelles il a écrit des chansons. Notamment un blues émouvant en hommage à son cher clébard Boss qui est mort l'année dernière... Bref on est comme face à un vieux pote, mais aussi un conteur malicieux et roublard. Son batteur et lui montent en puissance et finissent sur une boucle rock de plus en plus rapide, qui rend le public absolument euphorique - en rapport qualité-prix, Seasick Steve est probablement le meilleur ce week-end ! Et puis quand il est rentré chez lui à la ferme à Tupelo, Mississippi (oui, ça existe !), sa vieille bonne femme n'a pas du le croire quand il lui a raconté le triomphe qu'il a fait là-bas, au bout du monde et sous la pluie !
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Après ça, on est au moins dans de bonnes dispositions pour redonner sa chance à Pete Doherty et ses Babyshambles (pour ce qu'on en sait, mauvais sur scène comme sur disque, tout le contraire de Carl Barat et son nouveau groupe...). Il faut leur rendre justice : ils arrivent à l'heure et presque sobres, habillés de costards noirs du plus bel effet. Et leur single Delivery sonne pas mal sous chapiteau ! Il est vrai qu'une légère tendance à la toxicomanie ne fait pas de vous un mauvais musicien - ça peut même avoir l'effet inverse, la nouvelle copine de Pete, la sublime Amy Winehouse, en sait quelque chose !
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Cependant après quelques titres on revient presque au même constat : sans la drogue (Pete s'est débarrassé de ses bras les plus cassés), le groupe a certes une énergie notoire et lui chante mieux, mais ils n'ont toujours pas des vraies chansons - tout ceci sonne un peu tout le temps pareil et assez faiblard, les petites mélodies à la guitare de M. Doherty manquant quand même méchamment d'inspiration. Disons qu'il y a des bons passages mais que sans ses frasques, le quatuor ne serait sans doute jamais sorti des pubs où il a du commencer... En partant, je croise mon cousin (pour la troisième fois), une vraie encyclopédie du rock de 25 ans, tout content et très bien accompagné, mais semblant assez fatigué - il aurait paraît-il dansé jusqu'à 7 heures du mat' au camping avec ses potes les forumeurs du site des Eurock's - c'est bon de savoir que ça suit derrière !
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Pour ma part je retourne sans délai à la recherche de nouvelles sensations au Club Deville : Dan le Sac vs Scoobius Pip est dans la place ! Deux types, un Mac et deux micros, c'est tout ce dont ils ont besoin pour foutre le feu avec un hip-hop déchaîné sur des scratch volontiers technoïdes... De loin la ressemblance de la voix et la diction de Mr Pip avec Eminem est à s'y méprendre (de près on dirait plutôt Buck 65...), il a une grande barbe de mollah et pratique un white trash de bon aloi, sous des trombes de bruine horizontale qui finissent par menacer jusqu'à l'ordinateur de Dan... Pour ma part je n'avais pas vu un one-man-show de rap aussi addictif depuis Busdriver, ça secoue jusqu'au fond du slip ! Sur un efficace remix de Radiohead, le slammeur déclame A Letter from God to Man et le tout se termine sur du boum-boum si efficace que la pluie, tout étonnée, finit par en oublier de tomber. Dans le genre, tuerie.

La suite est notre seul passage de la journée sur la grande scène, et pas le meilleur : The Offspring, qui a cramé son unique tube Come out and Play pendant qu'on s'approchait en essayant de ne pas se casser la gueule dans la grande montée transformée en un mortel miroir de merde marron (jolie allitération, non ?) Pour la suite le groupe de plus-très-frais-surfeurs-blonds-décolorés-de-45-balais enchaîne les titres très standard de college punk, certes reconnaissables entre mille, mais terriblement datés et ... fast food ! Un petit passage à Holy Fuck, électro-noise à guitare assez scolaire, ne nous fera pas davantage vibrer : plaisant, sans plus. C'est le moment de visiter les sandwicheries !
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Petit détail très horripilant : les nouveaux tubes de The Offspring, exactement les mêmes riffs qu'il y a 15 ans donc, The Kids aren't allright et autre Pretty Fly ("Aha, aha !"), où des centaines de portables se brandissent ("Ecoute ça, chérie ! Tu reconnais ? C'est le truc trod'laballe qu'on nous passe sur Fun Radio et le Mouv', on s'éclate grave !")... Je ne sais pas, moi, vous ne préférez pas No FX dans le genre au moins ? Connaissez-vous seulement The Hives, passés ici-même il y a un an jour pour jour ? CA, c'est du punk rock qui pousse au cul ! Pour un peu, on aurait eu l'appétit coupé de penser que c'était probablement à cause de ces nazes que la journée était sold-out, tant la grande scène était blindée de monde ...
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On préfèrerait pourtant croire que tout le monde est venu pour les inédits et superbes Gnarls Barkley et leur discographie pour l'instant parfaite, mais ce n'est pas le cas - merci à Offspring qui n'a pas encore fini puisqu'on peut se placer tout devant, pour notre plus grand espoir de ce dimanche - une scène où l'on aperçoit une contrebasse, c'est forcément un bon présage... Bonne pioche ! Après trois notes de Charity Case, on miserait déjà un an de salaire sur ce concert !
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Les duettistes, physiquement un peu des Blues Brothers version black, se sont présentés dans des costumes à paillettes, accompagnés de 5 musiciens dont une musicienne, efficace à la basse et comme aux choeurs - Surprise enchaîne, ça groove déjà à mort ! Puis un titre "to start the party" - s'il en était besoin, Gone Daddy Gone, enchaîné avec Run, tube joué à l'harmonium vintage et rutilant de Danger Mouse, et qui nous fait éructer de plaisir. Sur Blind Mary, le petit et quelque peu cubique Cee-Lo, tout en chantant de sa poignante voix nasillarde, commence à se déshabiller au fur et à mesure que le chaud / le show le gagne - il finit rapidement en marcel, tous tatouages dehors, et encore, son crane chauve continue ...à fumer comiquement !

C'est en nous haranguant que le chanteur enchaîne tube sur tube (à ce stade, autant recopier les titres des deux albums) : entre autres, le twist Going On, le slow My Neighbour (quelle voix, mais quelle voix nom de Zeus...), les good old rock'n'roll (Whatever and co...). Et puis soudain, il s'excuse pour nous imposer la chanson qu'il va chanter et on en défaille de bonheur : la basse et les violons de Crazy, dont le refrain est repris en choeur par le chapiteau désormais plein (voir petite vidéo par ailleurs), nous foutent une chair de poule de tous les diables !
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Ayant eu leur single téléchargé, les consommateurs de musique commencent à partir se placer pour Moby, grand bien leur fasse : nous aurons droit encore à un slow qui donne juste envie... de danser tout nu, et en rappel (après une formidable bronca), M. Williams interprète presque à capella un Who's gonne save my soul now ? très émouvant, ainsi que Reckoner... de Radiohead, cover de toute beauté. Et le show se finit sur, il me semble, Smiley Faces, et en participant de notre mieux à la clameur finale, on prend instantanément la résolution ferme d'acquérir toute leur musique en vinyle. On s'attendait à ce que ce soit génial, mais pas à ce point quand même... Concert de ce dimanche, incontestablement !
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Bref on est KO debout, et pourtant il reste un dernier concert de haute volée à écouter sur la plage : celui de nos bien-aimés Ez3kiel qui viennent vendre leur très méchant Battlefield. Assez loin des volutes bleues de leur dernier passage ici avec Nosfell (où l'on avait pleuré quelques instants d'émotion devant tant de grâce), à mille lieux des danseuses vaporeuses et des mélodies délicates de Naphtaline, le groupe de 2 batteurs et une guitare, et son leader (et graphiste) Yann Nguéma nous embarquent dans un trip sonique de près d'une heure, fascinant dès les premières mesures de Adamantium. Ici aussi, difficile de trouver les titres d'albums qu'on ne saurait écouter autrement qu'en entier - heureusement certains seront projetés, par la suite !
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La dispositif visuel se met en tout cas en place sur A better World, avec des femmes changeantes qui rappellent un peu le film A Scanner Darkly, puis on reconnaît des titres de Barb4ry (également très dûrs), la splendide Volfoni's Revenge évidemment plus méchante que sur disque, la ballade The Wedding (et son trip visuel hallucinant et sublime, dans un théatre parcouru de spectres)... Vers la fin les percus s'emparent de l'image qu'ils font changer d'un claquement de doigt - sur un autre titre, c'est toute une machine métallique devenue comme folle qui s'agitera au rythme de leurs coups secs. Jah's Hardcore et Spit on the Ashes pour leur part, sont tout simplement grandioses.
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Les deux minutes de Fire Damp, plus violentes encore que Max Cavalera & son orchestre, inaugurent un style improbable, le death dub, avant que sur une ballade ancienne, un énorme et énigmatique ballon transparent s'en aille rebondir dans le public, déclenchant de jolis sons cristallins et guillerets à chaque contact. Connaissant la créativité du groupe, on passe un moment à se demander si c'est pour de vrai... Un pur moment de poésie, en tout cas ! Le concert, génial une fois de plus, se finit par un Barb4ry remixé dont les basses ont du faire tressauter jusqu'aux dentiers dans les verres, chez les mamies d'Evette-Salbert.

Photos & visuel : Eurockeennes.fr
Le rideau descend sur ce 20ième anniversaire des Eurockéennes et l'on s'aperçoit qu'une fois encore, on a été complètement bluffés. D'abord déçus par l'affiche, sans un ou deux groupes énormes qu'on attendait (par exemple, on était certains de revoir Portishead, déjà présent aux dix ans et venant enfin de sortir un album...), voire un peu ulcéré par des têtes d'affiches souvent déjà venues... On a pourtant pas touché terre de ces trois jours, courant du Chapiteau à la Loggia et du Club Deville à la Plage pour voir des prestations plus classieuses les unes que les autres, souvent surprenantes, trouvant juste le temps de nous livrer entre temps à un furieux trafic de gobelets consignés avec les toujours aimables bénévoles des bars!
Et toujours sur le site, un engagement associatif sincère, avec outre les gobelets consignés : Fondation Abbé Pierre, accompagnement d'aveugles aux concerts, sandwiches à 2 euros caritatifs, etc, etc. Live Action peut bien étendre son emprise sur le monde du live, gageons que la petite presqu'Ile gauloise saura encore longtemps résister aux sirènes des grosses machines qui tentent de l'engloutir - elle peut en tout cas, je pense, compter sur le soutien sans faille des 100 000 veinards qui l'ont fréquentée ce week-end, alors finalement peu importe qu'ils soient venus pour The Offspring ou pour Gnarls Barkley...
Longue vie aux Eurockéennes donc, et si possible, à toujours !
Photos pro par Flore-Anne Roth (Plein d'autres photos des Eurockéennes 2008 sur son Flickr !), photos d'illustration par Philippe.
Bonus : des vidéos-souvenir par ici !
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Photos & visuel : Eurockeennes.fr
Egalement sur Concertandco, et sur ce dimanche : la version gonzo par mon collègue Vince Venckman, à lire ici !
PS : Chroniques dédicacées au 'Echenans BBQ Power Crew' et son accueil irréprochable, merci-merci-merci !!
PS2 : Réaction, insultes, félicitations, concerts ratés, n'hésitez pas à réagir !
Flashback : Chroniques des Eurockéennes 2007, 2006, 2005, 2004, 2003.... et plus anciennes encore à partir de 1994 !
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>> Réponse (le 11/07/2008 par Soso) Cali. Excellent concert,nous étions un petit groupe d'une dizaine de personnes et nous sommes tous tombés sous le charme .../... La suite |
 | Festival Skabazac : Sick of It All + Dan le Sac + The Herbaliser + David Caretta + Arno +Does it offen you, yeah! + Tiken Jah Fakoly + Does It Offend You, Yeah? + Raekwon & Ghostface Killer + Digitalism - 14 juin 2008 - Skabazac à Sébazac  Samedi 14 juin 2008...le soleil se lève sur Sébazac. Ravitaillement chez Edouard et on se met à la recherche du cours d'eau le plus proche...la région est magnifique...Millau, Rodez...ah l'Aveyron !!! On tombe sur un charmant coin de verdure en bordure de l'Aveyron (le ruisseau)...
On en profite pour se reposer et commencer à rédiger les .../...
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Samedi 14 juin 2008…le soleil se lève sur Sébazac. Ravitaillement chez Edouard et on se met à la recherche du cours d’eau le plus proche…la région est magnifique…Millau, Rodez…ah l’Aveyron !!! On tombe sur un charmant coin de verdure en bordure de l’Aveyron (le ruisseau)…

On en profite pour se reposer et commencer à rédiger les premières lignes de l’article concertandco.com.

17h00 : Il est grand temps de retourner vers le festival. Le premier concert démarre à17h15 : SICK OF IT ALL… Avec un nom pareil, c’est surement pas du reggae…On arrive…et en effet : les musiciens sont plutôt énervés et le chanteur chante…ou plutôt crie dans le micro. C’est du METAL. Pas grand monde devant la scène mais quelques fans se donnent à cœur joie dans un gros pogo. A noter la jolie crête du guitariste…


Pas des grands fans de métal, on se dirige directement sur la petite scène avec un ovni tombé du ciel londonien : DAN LE SAC accompagné de son efficace et stylé MC Scroobius Pip. Un barbu (25 cm…..) avec une gueule de premier de la classe qui rappe sur des gros gros bits distillés par son DJ. Hallucinant… le mec est tout seul avec une valise dans laquelle se trouvent maints accessoires très justement utilisés en fonction du thème de la chanson : lunettes, képi de flic, bible… Le son est énorme…pas grand monde au début du concert mais blindé à la fin. C’est LA découverte du festival….courrez-y…


C’est l’heure de The Herbaliser…coup de bol, ils viennent de sortir leur nouvel album Same As It Never Was. Excellent cru : tout y est : flute traversière, rythmes bien dansant et une chanteuse qui a du coffre…et c’est le moins que l’on puisse dire… La moyenne d’age est d’environ 40 ans mais on sent une énorme envie de faire danser le public et une énergie assez impressionnante. Omniprésence des cuivres, dj classe, trompettiste fou, chanteuse sexy…un cocktail parfait !!!!



La programmation est toutefois modifiée…On se perd un peu. On apprend qu’on ne verra pas COCO ROSIE qui a annulé le jour même. Enorme déception… Bertrand est très très déçu.
Allez on va se consoler avec DAVID CARRETA.
DJ marseillais, seul sur scène avec deux machines, un micro, des lunettes de soleil et une moustache… La sensation de voir quelqu’un d’un autre temps m’envahit. Un style old school mais une musique plus que moderne. On se croirait dans un club made in Montreal. Du bon gros son electro parsemé de petits samples bien 80’s. Le mec a du style, tout comme sa musique. Le public est complètement fou. Les filles dansent, les mecs boivent et vice-versa. DAVID CARRETA ne bouge quasiment pas sur scène : contraste très net avec le public. ENORMOUS !!!


Vite vite vite, il faut rejoindre la grande scène… Un monstre de la chanson Belge s’y produit…ARNO. Avec un physique du mec qui en a vu, il nous prend aux tripes. Je ne connaissais pas mais ses paroles me parlent immédiatement. Alternance de chansons profondes à textes (sur sa mère par exemple) et de mélodies totalement intemporelles posées sur une musique très moderne. Savant mélange, le public est charmé… Très intense !!

On repart dans le monde de l’electro: Does it offen you, yeah! . Un chanteur avec une petite tête de beau gosse, un clavier et un DJ tout droit sorti d’un clip de Yelle. Tout le monde a le sourire, c’est parfait. Mes pieds bougent tout seul. Un savant mélange électro-dance, toujours Montréal style. Décidément ce soir, on passe de club en club !! J’ai même droit à un petit séjour sur les épaules de Bertrand, histoire de voir une foule immense en mouvement…Le sol tremble et nos cœurs battent à l’unisson !!!

Retour sur la grande scène pour attendre l’ivoirien TIKEN JAH FAKOLY. Les minutes passent, on est serré..compressé même… « Tiken Tiken !!!!! ». L’attente est interminable, les vigiles sont un peu dépassés… Ouf, le concert démarre…


TIKEN arrive en béquille…mais tout ça ne l’empêche pas de bouger, de danser, de communiquer largement avec le public. C’est magnifique, le jeu de lumière est parfait, mes musiciens sont à l’unisson. Un véritable mélange des peuples, je me fais embrasser par un black content qu’un petit blanc s’éclate sur de la musique africaine. Quelle ambiance !!! Tout y passe : ouvrez les frontières, mon pays va mal, l’africain…. On transpire, on danse, on a chaud mais c’est tellement bon !!!
Bertrand doit se régaler !!!


On les attendait…ils sont là. L’affiche initiale annonçait WU TANG. Ils ne sont malheureusement pas tous là mais on a quand même l’honneur de voir débarquer deux colosses nommés : Raekwon et Ghostface Killer

Voix puissante, mouvements amples, démarches stylés : bienvenue à NYC tonton. Les instrus claquent et s’enchainent. Les bras bougent et les corps tout autant…

La fatigue se fait sentir mais on court voir DIGITALISM LIVE. J’en revais. 2 Djs tout fraichement débarqué d’Allemagne. Un show lumière et son magistral. De la grosse électro bien lourde. Le DJ chante et son acolyte tape sur une caisse claire comme un dingue.


On finit en nage avec un sourire grand comme la tout Eiffel.
Un festival qui a de l’avenir… 25000 personnes en deux jours, 10 éditions au compteur.
Une diversité musicale qui n’a rien a enviée aux grands festivals plus au nord.
Physique, intense, dur pour l’organisme mais pour rien au monde on aurait raté ça.
On file direction Marseille avec du son pleins les oreilles et des souvenirs plein la tête.
Bravo à tous les artistes et un grand merci aux organisateurs !
Vivement l’année prochaine. On y sera….

A la plume : Julien RU // collectif 13RU _ www.13rugissant.com
A la photo : Bertrand // collectif 13RU _ www.13rugissant.com
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|  | Camille + Cocoon + Girls In Hawaii + Birdy Nam Nam + The Tellers + Taxi Taxi + Quidam + St Augustine + Dan Le Sac Vs. Scroobious Pip + Slimmy + Jim Yamouridis + Sophie Hunger + Seb Martel + Martin Confused + Zak Laughed + Las Ondas Marteles (Festival Europavox 2008) - 7 juin 2008 - La Coopérative de Mai, Clermont-Ferrand 
Troisième édition couronnée de succès pour le festival Europavox : quatre chaudes soirées éclectiques avec Quidam, Girls In Hawaii, Cocoon, Birdy Nam Nam et Camille en têtes d'affiche à la Coopérative de Mai, à Clermont-Ferrand.
Birdy Nam Nam
Malgré un temps ultra pluvieux, des annulations dommageables (Gravenhurst et Does It Offend .../...
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Troisième édition couronnée de succès pour le festival Europavox : quatre chaudes soirées éclectiques avec Quidam, Girls In Hawaii, Cocoon, Birdy Nam Nam et Camille en têtes d'affiche à la Coopérative de Mai, à Clermont-Ferrand.

Birdy Nam Nam
Malgré un temps ultra pluvieux, des annulations dommageables (Gravenhurst et Does It Offend You, Yeah !), une programmation parfois fort discutable (les BB Brunes, Empyr, Sanseverino et Les Têtes Raides, des découvertes européennes ?) et un concept un peu fumeux obligeant à organiser des concerts pas forcément passionnants dans de nombreuses villes d'Auvergne et du Limousin, l'édition 2008 a permis au festival Europavox de décoller...

Quidam
Mercredi 4 juin : Quidam, Voicst...
Le cœur de ce festival atypique se situe véritablement à la Coopé ; c'est là en effet que les concerts les plus intéressants se déroulent... La soirée d'ouverture, le 4 juin, a permis - juste après une prestation anecdotique des faibles hollandais des Voicst - de mesurer l'étendue des progrès du groupe Clermontois Quidam, qui a donné un set sec et nerveux pour présenter son premier album En eaux profondes. Au menu : une flopée de titres joués avec une hargne et un esprit rock jubilatoires. Cerise sur le gâteau, une jolie reprise de Joy Division. Malgré une fin de set en queue de poisson (la faute à une organisation donnant la priorité à la fanfare jouant en plein air au même moment), Quidam a fait forte impression.

Cocoon
Jeudi 5 juin : Girls In Hawaii, Cocoon, Slimmy, The Amsterdams...
Le lendemain, le 5 juin donc, c'est Girls in Hawaii et Cocoon qui ont triomphé dans une salle quasi complète (on n'était pas loin des 1500 personnes). Désormais superstars des ventes d'albums, Cocoon a donné un très bon concert et présenté deux nouveaux morceaux prometteurs. Il aurait toutefois fallu s'abstenir de trop parler pour raconter des histoires pas drôles, du genre à ridiculiser le propos de très bonnes chansons folk 'n pop. Le succès public de la soirée assuré grâce à la présence de Cocoon, Girls In Hawaii a pu présenter juste après un set véritablement renversant.

Girls In Hawaii
Superbes harmonies vocales, compositions remarquables, musiciens classieux, attitude simple et sympathique : ces Belges ultra doués ont donné un concert tout simplement parfait. Le type même de concert qui donne envie d'écouter en boucle leur excellent dernier opus, Plan Your Escape. Après un inoubliable rappel en acoustique, c'est déjà fini. De quoi oublier la prestation hors sujet des Roumains de The Amsterdams, énièmes clones de Bloc Ferdinand Division ayant joué en première partie, juste avant le set de Portuguais de Slimmy.

Slimmy
Ce trio là, sorte de croisement entre Marilyn Manson et Depeche Mode a impressionné par sa conviction et certains de ses titres hyper accrocheurs. Si quelques morceaux sont dramatiquement "variétés FM", de nombreux autres donnent envie de danser grâce à un mélange électronico synthétique/punk radiophonique emmené par un chanteur guitariste positivement intenable.

Birdy Nam Nam
Vendredi 6 juin : Birdy Nam Nam, Dan Le Sac Vs. Scroobious Pip, Zak Laughed, Jim Yamouridis, St Augustine, Seb Martel, Camille, Las Ondas Marteles...
Belle soirée également le 6 juin avec en final, le triomphe pétaradant des français de Birdy Nam Nam, un groupe qui s'y entend pour transformer une salle de concert en dance floor hystérique. Quelques minutes avant le set époustouflant des quatre as des platines, la précieuse découverte des Anglais de Dan Le Sac Vs. Scroobious Pip a conquis les amateurs de hip hop intelligent et vrillant.

Dan Le Sac Vs. Scroobious Pip
Deux micros, un mac, et le tour est joué : on rentre immédiatement dans l'univers de ce duo dans la lignée du grand Buck 65. Dans un style radicalement différent, la soirée folk - sise au Magic Mirrors, à quelques encablures de la Coopé -, a permis d'assister (jusqu'au bout de la nuit pour les plus courageux) à des concerts de qualité de Zak Laughed (15 minutes bien envoyées), St Augustine (pour un set remarquable),

Jim Yamouridis
Jim Yamouridis (très en forme), Las Ondas Marteles (avec son rockabilly cubain), avec de temps à autres des interventions bien senties de Seb Martel à la guitare et de Camille au chœurs.

Camille
Samedi 7 juin : Camille, The Tellers, Taxi Taxi !, Sophie Hunger, Martin Confused...
Europavox 2008 se termine en beauté avec un concert très attendu de la star Camille (son nombreux public très France Inter/Télérama a patienté toute la soirée assis sur les gradins avant son arrivée sur scène... ). Moins intimiste qu'au Printemps de Bourges 2008 mais tout aussi inspiré, le concert de la chanteuse toute d'orange vêtue a enthousiasmé par sa virtuosité non démonstrative et son intensité émotionnelle.

The Tellers
Les Belges de The Tellers, programmés avant le set de Camille, ont fait forte impression avec leur pop branleuse et gentiment arrogante. Voix éraillées et guitare électrique borderline à la Pete Doherty, compositions bien foutues, attitude décalée mais pas trop, les Tellers ont donné envie de s'intéresser de plus près à leur pop teintée de folk et de punk rock.

Taxi Taxi !
La prestation enthousiasmante des deux jeunes scandinaves de Taxi Taxi ! en a quant à elle bouleversé plus d'un et plus d'une. Les deux voix angéliques, les harmonies célestes et les arrangements minimalistes (piano, guitare, accordéon) de ce duo touché par la grâce méritent assurément d'être découverts par le plus grand nombre sur leur premier mini album. Le point d'orgue du concert : la reprise de l'immense Daniel Johnston (True Love will find you in the end) en rappel.

Sophie Hunger
Dans un style intimiste également, la folk/jazz de la troublante Sophie Hunger (une voix sidérante à la Beth Gibbons, des arrangements magistraux) et à moindre échelle, la délicate folk pop de Martin Confused ont complété l'affiche d'une soirée de clôture de fort bon aloi.

Martin Confused
Rendez-vous l'année prochaine, avec plus de découvertes européennes enthousiasmantes, moins de groupes alibi pour essayer de compléter l'affiche européenne, moins de boys band (éviter svp BB Brunes et Empyr - avec au micro, le chanteur de Kyo !) et, enfin, beaucoup plus de soleil et de chaleur...

Las Ondas Marteles
Sites internet : www.europavox.com, http://fr.myspace.com/europavox, www.lacoope.org.
Photos : tous droits réservés © Nicolas Auproux. Pour toute utilisation et/ou publication contacter le photographe
(06 27 28 72 04, nicolas.auproux@hotmail.fr). Photo de Camille - © Cécile Ossieux
- prise au Printemps de Bourges 2008. Réagir à cette critique |
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