The Dandy Warhols - 27 Ocotobre 2005 - Elysée Montmartre- PARIS Plus une place en vente 1 mois a l'avance, c'est a se demander si ce role de musiciens un peu sans génie colle encore a la peau des Dandy. Effet "Dig" ou non, les compagnons de route du Brian .../...
Plus une place en vente 1 mois a l'avance, c'est a se demander si ce role de musiciens un peu sans génie colle encore a la peau des Dandy. Effet "Dig" ou non, les compagnons de route du Brian Jonestown Massacre on réelement enflammé l'Elysée Montmarte de leur talent. Un batteur apparament avi d'etre ici, une Zia aux claviers dont le sourire en dit long sur son amour de la scene, Un Courtney Taylor chantant avec une voix si particuliere qu'elle rend chaque morceau incroyablement beau, Voila les ingrédients de ce merveilleux concert. La premiere chanson connue est " Not if you were the last junkie on earth" qui relance un public completement acquis a la cause de la bande de Courtney. Le trompetiste assure de superbes reprises de theme et les chansons s'enchaine "You were the last high", "Smoke it" " bohemian like you" " we used to be friends".... Le concert se terminera sur deux reprises: AC/DC ( en mieux que les vrais avec un chanteur qui lui n'a pa perdu ses couilles) et "The last time" Des Rolling Stones, Pas de rappels mais un concert da peu pres 1h30 rempliu comme un oeuf. A voir si il passes pres de chez vous, les 22 euros de la place sont largement amortis. Réagir à cette critique
The Dandy Warhols - 29 novembre 2003 - Barrowland, Glasgow Première fois que j'allais voir un concert des Dandys. Et j'espère pas la derniere. Ce fut grand. 2h50 de bonheur total.
Concert prévu à 20h. Quelques minutes de retard. Courtney arrive, enlève son .../...
Première fois que j'allais voir un concert des Dandys. Et j'espère pas la derniere. Ce fut grand. 2h50 de bonheur total.
Concert prévu à 20h. Quelques minutes de retard. Courtney arrive, enlève son sac en bandoulière et sa veste et prend sa guitare. Zia décapsule sa première bière. Tout le monde est prêt : c'est parti avec Godless. Enorme. Et ca enchaîne pendant environ 1h15 avec tous les tubes des 3 premiers albums (en vrac : "junkie on earth", "the tv theme song", "bohemain like you", "boys better", "horse pills".......)et les 3 premiers singles du dernier : "we used to be friends", "you were the last high" et "plan a" dans des versions assez éloignées de la version album mais bien sympathique quand même. Cette première partie se terminent par une version longue de godless (à nouveau) mais très très différente de la version album et qui dure presque 10 minutes.
Et puis Courtney annonce qu'il a besoin d'un petit break de 5 min. Mais il reste sur la scène à boire sa bière et fumer une clope tout en parlant dos à la scène avec zia. Tous les deux sont ceux qui donnent le plus sur scène. La superbe Zia, préposée aux claviers et autres effets, est géniale : elle sourit tout le temps et s'éclate vraiment. Le guitariste, Peter Hoelmstroem reste assez effacé malgré un jeu efficace et le batteur, Brent DeBoer (qui fait aussi les choeurs), torse-nu après 30 min de concert, s'amuse dans son coin.
Zia part pisser et Courtney décide de recommecer sans elle. Il joue tout seul une version acoustique de "everyday should be a holiday". Et c'est reparti pour une 1h30 de folie. Ils alternent des morceaux à rythme ("get off", "solid"...) avec des morceaux complètement remaniés et qui durent bien plus longtemps que la version originale (notamment un superbe "I am over it"), où Courtney joue des intros tout seul à la guitare, mélés à une lumiere omniprésente. Petit bémol : la voix de Courtney n'est pas tout le temps très audible sur ces longs morceaux, surpassée par les sons électros.
Le concert s'achêve sur un morceau de presque 20 minutes qui finit en apothéose avec une lumière très forte et des gros rytmes électros d'une puissance énorme. Ils partent un par un, Courtney le premier. Zia termine toute seule.
En conclusion, beaucoup de morceaux de "Come Down" et de "13 tales" contre un peu moins du dernier album (sans doute plus dur à jouer en concert).
Les Dandy Warhols sont tout de même impressionants et cela restera sans doute un des meilleurs concerts que j'aurai vu. Les Dandys en forme et contents de jouer, ca vaut vraiment le coup. Réagir à cette critique
David BOWIE + The Dandy Warhols - 15 novembre 2003 - Halle Tony Garnier; Lyon Dernier concert d'une semaine musicale essentielle à la Halle puisque après MUSE lundi et BEN HARPER vendredi, voici l'endroit investi par une légende vivante du rock : DAVID BOWIE pour la dernière .../...
Dernier concert d’une semaine musicale essentielle à la Halle puisque après MUSE lundi et BEN HARPER vendredi, voici l’endroit investi par une légende vivante du rock : DAVID BOWIE pour la dernière date française de son « Reality Tour » accompagné des DANDY WARHOLS. Autrement dit, du très lourd…
THE DANDY WARHOLS
La bande à Courtney TAYLOR, qui a largement de quoi occuper une tête d’affiche, nous a sorti ce soir un set très épuré, dans l’obligation de jouer la carte tube, logique au vu des 45min qui leur étaient allouées. TAYLOR arrive le premier, magnifique guitare de blues à la main, « casqueté » à la gavroche, flanqué du 2eme guitariste déguisé en Renaud, du batteur et de la fille préposée au clavier, tambourin et effets. Ces 2 derniers sont des sosies des enfants Ozborne, la ressemblance est criante ! Entamé avec un« Not If You Were The Last Junkie On Earth » joué sur un rythme très lent, leur set se poursuit avec « We Used To Be Friends » et « You Were The Last High » avec l’instru à la trompette, assez réussi. Ils osèrent tout de même un morceau beaucoup plus expérimental basé sur des percus de TAYLOR devant une fosse très garnie mais complètement hermétique voire interloquée. Le tout était plutôt sympa, très cadré, mélodieux, mais franchement mou, on aurait apprécié un peu moins de réserve, plus de nerfs et que TAYLOR se lâche un peu plus vocalement. Les Dandy se serraient-ils assagis ou étaient-ils simplement intimidés de précéder le monstre sacré qui allait prendre la suite ?
PS : Fuck au beauf derrière nous qui téléphonait en hurlant pendant « You Were The Last High » !!
DAVID BOWIE
Non, monstre sacré, le terme n’est pas exagéré, car Mister BOWIE est un mythe vivant, une espèce en voie de disparition et les 19000 personnes qu’il a drainé ce soir ne s’y sont pas trompées. Tribunes archi combles, la fosse est remplie d’un public hétéroclite de 20 à 55ans en moyenne, témoin évident de la musique trans-générationnelle de BOWIE.
21h15, les écrans de fond de scène se mettent à diffuser des images de New York, ville à laquelle le dernier album « Reality » rend hommage. Puis ce sont des personnages de BD représentant la star et ses musiciens qui apparaissent puis s’effacent, progressivement remplacés par les ombres des véritables acteurs de ce soir. Le temps de descendre et de s’installer et la silhouette de BOWIE apparaît en plein contre-jour. Bref, une entrée à la mesure de la vedette qui, en toute décontraction devant le triomphe du public, entame la première chanson. Enfin éclairé de face, on découvre un BOWIE tout sourire, blouson et pantalon moulant noir, ceinture taille basse en peau marron, mèche rebelle et… bouteille de Vittel à la main (clin d’œil à la pub) dont il engloutira une gorgée rageuse. Il tombera un peu plus tard la veste, laissant apparaître un T-shirt noir accessoirisé d’un foulard à plume. Et force est de constater qu’à 58 ans, le bonhomme est rudement affûté, svelte, semblant en parfaite condition physique. On peut en dire de même de sa voix, le timbre est impeccable, limpide, il restera tout en fluidité tout au long du set. Et ô surprise, le son est presque à la hauteur pour une fois ici, comme quoi en jouant moins fort et en calculant bien sa balance, rien n’est impossible…
La classe donc. Dès le 2ème morceau, il s’empare d’une gratte pour nous proposer le récent single « New Killer Star », très emballant, il est tout à fait crédible dans le rôle de l’éternel jeune homme. Il faut dire qu’il est sacrément bien entouré et porté par des musiciens de haut rang : six en tout, on compte en devant de scène la formidable bassiste qui l’accompagne aussi sur les chœurs, 2 guitaristes dont l’excellent Jerry LEONARD (je crois) en guitare principale, et, derrière eux, le batteur, un clavier et une autre choriste-percu. Cela donne à BOWIE une dimension beaucoup moins individualiste, plus humaine car il intègre parfaitement ses musiciens au show.
Impossible de donner une setlist détaillée (ne connaissant pas assez les anciens morceaux) mais les extraits de « Reality » comme « Never get Old » ou « Bring Me The Disco King » s’intègrent parfaitement parmis les grands classiques : « Heroes », « The Man Who Sold The World », « China Girl » qui emportèrent facilement l’adhésion d’un public très enthousiaste. On aura également apprécié avec beaucoup de délectation deux reprises très réussies : « Cactus » des PIXIES et « Under Pressure » de QUEEN, sur laquelle la bassiste est surprenante dans le timbre de voix de MERCURY.
Le light-show était classique, mettant néanmoins bien en valeur l’ensemble des protagonistes, avec en particulier ce mur de projecteurs dirigé vers la fosse qui assurait de superbes contre-jour enfumés…
Ce qui frappe le plus, c’est que Mister BOWIE donne vraiment l’impression de s’amuser comme un fou. Tranquille, serein, constamment souriant, il ne se prend pas au sérieux et ca fait plaisir à voir. De plus, il met un joli peps à des chansons comme « I’m Afraid Of Americans » et sait se faire délicat sur des morceaux lents comme « Bring Me The Disco King » où sa voix est simplement soutenue par le piano. On a tout loisir de constater qu’il a encore un joli déhanché, il s’adonne à de multiples mimiques et clins d’œil, se dandine, recèle d’expressions suggestives, joue avec son micro, s’en va haranguer la foule sur la jetée surplombant la scène, court, rampe à genoux sans jamais être ridicule. De la même façon, il a su garder un contact chaleureux avec le public qu’il questionne régulièrement en franglais et fait preuve d’humour («Les chansons vos» comme il le dit pour désigner ses tubes), le tout sans jamais être démago.
23h, l’artiste et ses acolytes saluent théâtralement l’assistance et quittent la scène. Ils reviendront tous pour un rappel évident composé de 3 morceaux de « Ziggy Stardust » dont l’inévitable et indispensable« Ziggy », joué magistralement. 23h15, après un set de pratiquement 2h, sieur BOWIE tire définitivement sa référence, non sans avoir encore longuement salué un public sous le charme. « B-O-W-I-E » se met à scintiller sur les écrans, il est temps de se retourner pour quitter la halle tout sourire, simplement heureux d’avoir vu un tel monument.
En conclusion, une certitude s’impose: ce type a décidément une classe immense. Bien sûr, 43 euros c’est un peu cher mais très franchement, ca vaut le coup, ne serrait-ce que pour entendre une fois dans sa vie « Heroes », « The Man Who Sold The World » et « Ziggy Stardust » chantés par cet artiste majeur qui a su éviter les écueils de la suffisance et de l’arrogance malgré son statut de mythe planètaire. Chapeau bas Sieur BOWIE et revenez quand vous voulez !
David BOWIE (+ The Dandy Warhols) - 15 novembre 2003 - La Halle Tony Garnier - LYON Evènement parmi la multitude de bons concerts proposés en ce mois de novembre à LYON : David BOWIE himself est ce soir à la Halle Tony Garnier, après une semaine assez mouvementé pour lui en raison de .../...
Evènement parmi la multitude de bons concerts proposés en ce mois de novembre à LYON : David BOWIE himself est ce soir à la Halle Tony Garnier, après une semaine assez mouvementé pour lui en raison de du raccourcissement du concert de Nice puis de l’annulation du concert prévu au Zénith de Toulouse pour cause de laryngite aiguë ; toutes les questions et discussions du soir portaient donc sur la crainte d’une prestation « réduite » de BOWIE afin de préserver sa voix pour la suite de la tournée… heureusement il n’en sera (presque !) rien ce soir…
Un peu à la bourre après le traditionnel apéro de préparation suivi du non-moins habituel kebab (ou merguez) d’avant concert, nous pénétrons dans la gigantesque enceinte de La Halle Tony Garnier en plein milieu de la prestation des DANDY WARHOLS qui tentent d’hypnotiser la foule avec "Burned".
Leur prestation sera des plus correctes, notamment grâce au singles un peu plus connus du grand public "Godless" et "Get Off" mais leur boogie-rock s’avère finalement un peu trop répétitif pour arriver à transcender un public ne les connaissant guère et attendant ni plus ni moins que l’un des plus grands chanteurs de la planète !
Les DANDY WARHOLS quittent donc la scène juste après "Boys Better" sous les acclamations polies de la foule et nous avançons un peu alors en direction du devant de la scène en essayant de nous frayer un chemin parmi le public familial et hétéroclite présent ce soir (en passant, très peu d’artistes peuvent se targuer de rassembler les différences comme le fait monsieur BOWIE et cela aura très certainement compté au vue de l’excellente ambiance qui régnait ce soir-là !).
Après une courte pause, les musiciens débarquent un à un sur la scène avant d’être rejoins par David BOWIE visiblement très souriant et ravi d’être là qui fédère d’emblée le public en décidant de commencer le show par la très connue "Rebel, Rebel" ! Le son (assez peu fort par rapport au déluge sonore de MUSE lundi !) est bon et la balance entre les différents instruments parfaite.
Le récent single "New Killer Star" fait ensuite également très bien son effet grâce à son riff entêtant tandis que la chanson "Reality" (tiré de l’album éponyme sorti cette année), visiblement assez peu connue par la majorité de l’assistance, ne passionne pas vraiment ; par contre, on est d’emblée rassuré par la voix de David BOWIE qui est puissante, précise et qui ne semble pas afficher de séquelles des récents incidents.
Petit détour par la période « soul » de « Young Americans » avec un "Fame" d’assez bonne facture puis vient le tour de deux chansons d’« Heathen », son avant-dernier album, la bonne (quoique pas transcendante non-plus) reprise des PIXIES "Cactus" immédiatement suivie d’une version énergique et revigorante d’"Afraid".
Le public s’emballe forcément dès les premiers accords mondialement connus de "China Girl" même si (à l’instar d’un "Let’s Dance" qui ne sera pas joué ce soir) on peut légitimement trouver que les plus gros « tubes » de David BOWIE ne sont pas vraiment (et d’assez loin !) ses meilleures chansons.
Le show prend une tout autre dimension suite à l’interprétation parfaite de "The Loniest Guy" qui est vraiment touchante sur scène (comme beaucoup de chansons « calmes » de BOWIE) notamment grâce à sa voix magique ! Une très vielle chanson est alors annoncé et c’est avec plaisir qu’on écoute alors "The Man Who Sold The World" écrite en 1971 quand même (sans pouvoir s’empêcher de penser que, c’est certain, sur les 15 à 17000 personnes présentes ce soir, y’en a forcément des petits jeunes qui ont du croire qu’il jouait alors une reprise de NIRVANA !).
Premier détour par le milieu des années 1990 (et l’une des plus passionnantes époque musicale de David BOWIE avec son magistral album « Outside »), avec une interprétation grandiose et toute en puissance de "Hallo Spaceboy" qui scotche littéralement l’ensemble de l’assistance !!! Ce milieu de concert est vraiment fantastique puisque une superbe version de "Sunday" (intro a la guitare électrique impeccable) vient prendre le relais juste avant le moment le plus fort du show : BOWIE nous annonce qu’il va maintenant chanter en duo avec sa bassiste une chanson qu’il avait co-écrit avec Freddy Mercury qui s’intitule bien évidemment "Under Pressure" et sa ligne de basse connue de tous ; cette chanson sera vraiment magnifique et fera passer le frisson à la foule tant les deux voix de David BOWIE et de Gale se marieront bien ensemble sur le final vraiment sensationnel…
A peine remis de ces émotions que les paroles de "Life On Mars ?" résonnent dans l’enceinte : remis dans la set-list seulement depuis le concert de la veille à Marseille, c’est un bonheur que d’entendre cette chanson divinement chantée par BOWIE.
Vient ensuite le hit "Ashes To Ashes" qui bien que correct a du mal à rivaliser avec les quatre chansons précédentes ; David BOWIE annonce alors qu’il va chanter l’une de ses chansons préférées et attaque "The Motel", autre chanson de « Outside » mais cette fois calme et à l’ambiance très prenante : il faut alors noter l’exceptionnelle voix de BOWIE notamment sur les passages plus graves, sa voix basse fait vraiment des merveilles…
Suivent alors dans l’ordre une belle version acoustique de la méconnue "Loving The Alien", la nouvelle "Never Get Old" qui a un peu du mal a passionner au milieu des anciens morceaux puis la magnifique "Changes" (chanson d’ouverture du (a mon goût) meilleur album de David BOWIE (tout du moins des années 1970 !) «Hunky Dory» .
Le concert est jusqu’alors parfait (sauf peut-être pour les fans absolus qui l’ont vu la veille a Marseille la faute a une set-list identique d’un soir sur l’autre, chose décevante assez rare chez Monsieur BOWIE mais certainement du à set soucis vocaux de la semaine) et c’est à partir de ce moment que la voix de David va le lâcher un petit peu ; en effet, il se lance ensuite dans une explosive version de "I’m Afraid Of Americans" (t’inquiètes David nous aussi !!) qui arrache tout sur son passage mais il y a certainement (fin de concert approchant) laissé un peu de voix !
Pour preuve la formidable "Heroes" chanté ensuite s’y ressent un petit peu et perd de son impact alors qu’elle aurait du laisser tout le monde sur le carreau ! D’ailleurs David BOWIE et ses musiciens saluent la foule et partent un léger instant en coulisse pendant que la foule crie au rappel : Rappel d’autant plus attendu qu’il n’est pas rare de le voir chanter 6 ou 7 chansons qu’il puise souvent dans son plus ancien répertoire.
A Lyon (et comme souvent depuis le début de sa tournée) ce sera priorité au meilleur album de l’année 1972 j’ai nommé bien sur « The Rise and Fall of Ziggy Stardust » avec une version un peu molle de "Five Years", suivie par l’explosive "Sufragette City" et bien sur l’hymne que tout le monde attendait "Ziggy Stardust".
Malheureusement et comme on pouvait s’y attendre, la voix de BOWIE donne de plus en plus de signe de faiblesses et s’il entame « Ziggy » ça veut forcément dire que ce sera la dernière !!!
Nous n’aurons donc le droit qu’à trois petites chansons au rappel ce qui constitue une petite déception (23 titres au total) au vue des set-lists exceptionnelles qu’il a sorti dans certains pays (33 titres a Berlin par exemple !!!).
Par conséquent, pas de chansons d’albums très bons mais « non-grand public » comme « Low »…dommage…
Mais ne boudons pas notre plaisir (ne serait-ce que par respect des pauvres toulousains qui ont vue ce concert annulé à la dernière minute !) d’autant plus que sa voix (je le souligne une dernière fois) a été franchement EXCEPTIONNELLE pendant la première heure et demi de show !
David BOWIE est définitivement un grand (on le savait déjà ) mais surtout arrive à le rester les années passant (56 ans le bougre quand meme !) passionnant encore les foules après quasiment 30 albums derrière-lui tout en continuant à explorer la diversité musicale…
David BOWIE + The Dandy Warhols - 15 novembre 2003 - Halle Tony Garnier, LYON Dernier concert d'une semaine musicale essentielle à la Halle puisque après MUSE lundi et BEN HARPER vendredi, voici l'endroit investi par une légende vivante du rock : DAVID BOWIE pour la dernière .../...
Dernier concert d’une semaine musicale essentielle à la Halle puisque après MUSE lundi et BEN HARPER vendredi, voici l’endroit investi par une légende vivante du rock : DAVID BOWIE pour la dernière date française de son « Reality Tour » accompagné des DANDY WARHOLS. Autrement dit, du très lourd…
THE DANDY WARHOLS
La bande à Courtney TAYLOR, qui a largement de quoi occuper une tête d’affiche, nous a sorti ce soir un set très épuré, dans l’obligation de jouer la carte tube, logique au vu des 45min qui leur étaient allouées. TAYLOR arrive le premier, magnifique guitare de blues à la main, « casqueté » à la gavroche, flanqué du 2eme guitariste déguisé en Renaud, du batteur et de la fille préposée au clavier, tambourin et effets. Ces 2 derniers sont des sosies des enfants Ozborne, la ressemblance est criante ! Entamé avec un« Not If You Were The Last Junkie On Earth » joué sur un rythme très lent, leur set se poursuit avec « We Used To Be Friends » et « You Were The Last High » avec l’instru à la trompette, assez réussi. Ils osèrent tout de même un morceau beaucoup plus expérimental basé sur des percus de TAYLOR devant une fosse très garnie mais complètement hermétique voire interloquée. Le tout était plutôt sympa, très cadré, mélodieux, mais franchement mou, on aurait apprécié un peu moins de réserve, plus de nerfs et que TAYLOR se lâche un peu plus vocalement. Les Dandy se serraient-ils assagis ou étaient-ils simplement intimidés de précéder le monstre sacré qui allait prendre la suite ?
PS : Fuck au beauf derrière nous qui téléphonait en hurlant pendant « You Were The Last High » !!
DAVID BOWIE
Non, monstre sacré, le terme n’est pas exagéré, car Mister BOWIE est un mythe vivant, une espèce en voie de disparition et les 19000 personnes qu’il a drainé ce soir ne s’y sont pas trompées. Tribunes archi combles, la fosse est remplie d’un public hétéroclite de 20 à 55ans en moyenne, témoin évident de la musique trans-générationnelle de BOWIE.
21h15, les écrans de fond de scène se mettent à diffuser des images de New York, ville à laquelle le dernier album « Reality » rend hommage. Puis ce sont des personnages de BD représentant la star et ses musiciens qui apparaissent puis s’effacent, progressivement remplacés par les ombres des véritables acteurs de ce soir. Le temps de descendre et de s’installer et la silhouette de BOWIE apparaît en plein contre-jour. Bref, une entrée à la mesure de la vedette qui, en toute décontraction devant le triomphe du public, entame la première chanson. Enfin éclairé de face, on découvre un BOWIE tout sourire, blouson et pantalon moulant noir, ceinture taille basse en peau marron, mèche rebelle et… bouteille de Vittel à la main (clin d’œil à la pub) dont il engloutira une gorgée rageuse. Il tombera un peu plus tard la veste, laissant apparaître un T-shirt noir accessoirisé d’un foulard à plume. Et force est de constater qu’à 58 ans, le bonhomme est rudement affûté, svelte, semblant en parfaite condition physique. On peut en dire de même de sa voix, le timbre est impeccable, limpide, il restera tout en fluidité tout au long du set. Et ô surprise, le son est presque à la hauteur pour une fois ici, comme quoi en jouant moins fort et en calculant bien sa balance, rien n’est impossible…
La classe donc. Dès le 2ème morceau, il s’empare d’une gratte pour nous proposer le récent single « New Killer Star », très emballant, il est tout à fait crédible dans le rôle de l’éternel jeune homme. Il faut dire qu’il est sacrément bien entouré et porté par des musiciens de haut rang : six en tout, on compte en devant de scène la formidable bassiste qui l’accompagne aussi sur les chœurs, 2 guitaristes dont l’excellent Jerry LEONARD (je crois) en guitare principale, et, derrière eux, le batteur, un clavier et une autre choriste-percu. Cela donne à BOWIE une dimension beaucoup moins individualiste, plus humaine car il intègre parfaitement ses musiciens au show.
Impossible de donner une setlist détaillée (ne connaissant pas assez les anciens morceaux) mais les extraits de « Reality » comme « Never get Old » ou « Bring Me The Disco King » s’intègrent parfaitement parmis les grands classiques : « Heroes », « The Man Who Sold The World », « China Girl » qui emportèrent facilement l’adhésion d’un public très enthousiaste. On aura également apprécié avec beaucoup de délectation deux reprises très réussies : « Cactus » des PIXIES et « Under Pressure » de QUEEN, sur laquelle la bassiste est surprenante dans le timbre de voix de MERCURY.
Le light-show était classique, mettant néanmoins bien en valeur l’ensemble des protagonistes, avec en particulier ce mur de projecteurs dirigé vers la fosse qui assurait de superbes contre-jour enfumés…
Ce qui frappe le plus, c’est que Mister BOWIE donne vraiment l’impression de s’amuser comme un fou. Tranquille, serein, constamment souriant, il ne se prend pas au sérieux et ca fait plaisir à voir. De plus, il met un joli peps à des chansons comme « I’m Afraid Of Americans » et sait se faire délicat sur des morceaux lents comme « Bring Me The Disco King » où sa voix est simplement soutenue par le piano. On a tout loisir de constater qu’il a encore un joli déhanché, il s’adonne à de multiples mimiques et clins d’œil, se dandine, recèle d’expressions suggestives, joue avec son micro, s’en va haranguer la foule sur la jetée surplombant la scène, court, rampe à genoux sans jamais être ridicule. De la même façon, il a su garder un contact chaleureux avec le public qu’il questionne régulièrement en franglais et fait preuve d’humour («Les chansons vos» comme il le dit pour désigner ses tubes).
23h, l’artiste et ses acolytes saluent théâtralement l’assistance et quittent la scène. Ils reviendront tous pour un rappel évident composé de 3 morceaux de « Ziggy Stardust » dont l’inévitable et indispensable« Ziggy », joué magistralement. 23h15, après un set de pratiquement 2h, sieur BOWIE tire définitivement sa référence, non sans avoir encore longuement salué un public sous le charme. « B-O-W-I-E » se met à scintiller sur les écrans, il est temps de se retourner pour quitter la halle tout sourire, simplement heureux d’avoir vu un tel monument.
En conclusion, une certitude s’impose: ce type a décidément une classe immense. Bien sur, 43 euros c’est un peu cher mais très franchement, ca vaut le coup, ne serrait-ce que pour entendre une fois dans sa vie « Heroes », « The Man Who Sold The World » et « Ziggy Stardust » chantés par cet artiste majeur qui a su éviter les écueils de la suffisance et de l’arrogance malgré son statut de mythe planètaire. Chapeau bas Sieur BOWIE et revenez quand vous voulez !