"50 euros oui, mais 50 euros de plaisir !" qu'elle m'a dit la vendeuse de la Fnac pour mieux me convaincre.
Bon ok, c'est David Bowie. C'est notre maître à tous. Et puis les Dandy Warhols c'est bien aussi. Et puis, pour une fois qu'il y a un vrai concert à Nice, après des dizaines de Pascal Pagny, Florent Obispo et autres Alizée ...
Soit ! J'ai mal à mon portefeuille mais je suis motivé et enthousiaste. Allez, on y croit, ça sera forcément bien.
Voilà ce qu'était mon état d'esprit avant le concert. Et c'est donc avec beaucoup d'impatience que j'accueille l'arrivée des Warhols sur la scène du palais Nikaïa.
Ils sont là, ils sont jeunes, ils sont beau, le guitariste arbore un t-shirt "I love France". Je crie! "Courtneeeyyy"...
Ils n'ont qu'une quarantaine de minutes, alors ils enchaînent leurs tubes. "Get off", "Bohemian", "the last junky", "we used to be friends" ...
Tous y passent et nous sommes une bonne trentaine à chanter en coeur (mon voisin me demande: "c'est un groupe de Nice?" ... hum).
Leur réputation de rebels amateurs de drogues dures les a précédé mais, maintenant, une chose est sure, ils ont laissé tomber la coke, l'héro et le crack et ils sont passés au tranxen ! Voilà ce qu'a été le concert des Warhols : une succession de morceaux plus mous les uns que les autres. Certes, c'est en place, pro et carré, certes j'ai pris plaisir à entendre mes morceaux préférés, mais j'ai quand même le sentiment d'avoir assisté à une répèt' en public. Bon, ok je suis mauvaise langue, j'ai vu Holstrom bouger une fois et Courtney Taylor a un peu poussé sa voix vers le milieu du concert. Passons.
C'est là que les choses sérieuses démarrent pour la majorité du public venue écouter le Dieu vivant du wokénwol. Et ça part très bien avec un "Rebel Rebel" très énergique et repris en coeur par toute la salle. Bowie est en forme, le son est parfait. Le set est vraiment bien rodé et les nouveaux titres se calent parfaitement avec les classiques. Il faut bien avouer qu'on est surtout là pour eux et c'est sur "Sufragette City", "The man who sold the world", "China Girl", "Under Pressure" et "Heroes" que le public réagit le mieux. Les 2 morceaux d'"Outside", "Hallo Spaceboy" et "The motel" étaient également brillants. J'ai également été conquis par la reprise des Pixies "Cactus" et "I'm affraid of americans".
A première vue, ce concert était très bon ! C'était sans compter les problèmes de voix de M. David. C'est au milieu du set que Sir Bowie nous explique qu'il est un peu enroué et qu'il n'arrivera pas à chanter certains morceaux qu'il supprime simplement de la liste ! On ne saura jamais quelles perles nous avons manqué. Ce qu'on sait par contre, c'est qu'après 1h15 de concert et un "Ziggy Stardust" magistral, le groupe a quitté la scène. On a beau eu gueuler, vociférer et supplier pendant une bonne vingtaine de minutes, la salle s'est rallumée et nous sommes resté avec cet amer goût d'inachevé dans la bouche.
Un petit dessert à la guitare accoustique ? Non, même pas. Au lit les niçois.
Conclusion ?
C'était bien, c'était pro, c'était court, c'était cher. Ils ont filmé le concert mais, promis, je n'achèterai pas le dvd.
Et pour les Dandy Warhols : par pitié, remettez-vous à la coke !