Le collectif Phosphène (www.association-phosphene.org), regroupant plusieurs associations de la Cote d'Azur, avait relevé le pari audacieux de proposer un festival de musique électronique dans le Zénith de Toulon, répondant au nom d'Odysseus. Un nom d'origine antique qui prenait tout son sens dans une salle configurée comme une arène greco-romaine, pouvant accueillir jusqu'à 4000 clubbers et ravers. La programmation proposait également un second line-up dans une salle plus intimiste, le Zénith Omega, devant environ 400 personnes.
Il était environ 22h30 lorsque PAUL NAZCA, du label Scandium, label techno émérite originaire de Nimes, prenait les platines dans un Zénith déja au 3/4 plein, délivrant une techno efficace, tantot sombre, avec des morceaux signés Johannes Heil, Umek ou encore PAUL NAZCA.
Ce fut ensuite au tour d'OXIA, digne représentant de la maison grenobloise Goodlife, de prendre le relais. Son style, un peu différent qu'à l'accoutumée, flirtait non seulement avec la groovy-tech mais aussi l'electro et l'acid-house, donnant ainsi plus de relief et de nuances à son mix. A noter, le monumental track acid "Undoing The Laces" signé Nathan Fake sur le maxi Dinamo (Traum) playlisté par OXIA.
Dans la salle Zénith Oméga, le finlandais KIKI, du label berlinois B-Pitch Control, jouait une musique electro-house plus minimaliste qui convenait parfaitement à l'ambiance "club intimiste" de la salle.
C'était le warm-up idéal avant BLACKSTROBE dont les silouhettes se profilaient derrière les machines. Leur performance, accompagnée d'un batteur, fut tout simplement grandiose. Leur tube "Italian Firefiles" en version longue et acidifiée, suivi de la bombe "Chemical Sweet Girl" ont embrasé le dancefloor. Leur répertoire, alliant italo-disco, techno, new-wave, punk-rock, dark-wave ainsi que l'énergie déployée par leur frontman Arnaud Rebotini, étaient époustouflants.
Dans la grande arène, l'ame de la rave fut honorée par Mr DAVE CLARKE, "l'enfant terrible de la techno anglaise", à grands coups de hard-beat et de "flows" hip-house : UK MUTHAFUCKA!!
L'ambiance était à son comble et DAVE CLARKE toujours aussi technique ( scratchs, cuts, pass-pass, effets sur la table de mix DJM 600 façon CD rayé...la folie!!!).
La conclusion fut assurée par le belge MARCO BAILEY, lui aussi habitué aux grandes messes électroniques, dans un style tout aussi puissant et percussif. Dans la salle "club", l'allemand ALEXANDER KOWALSKI concluait avec une prestation techno deep et groovy.
A noter également dans cet impressionnant line-up, la présence de DELON et DALCAN, ELECTRIC RESCUE, AGORIA, TECHNASIA, et ANORAK, que je ne pourrai pas chroniquer dans ces lignes car je n'ai pas pu apprécier leurs prestations. En résumé, cette ODYSSE électronique fut un veritable voyage sensoriel, soutenu par l'excellent sound-system de la firme anglaise Funktion One, un tryptique d'écrans pour le mix d'images et un jeu de lumières et de lasers de toute beauté.
Bravo Phosphène!!!