Le rock est à la mode, et ça se voit. Encore une fois, le PAG est bien garnie pour
Deportivo, groupe certes assez exposé ces derniers temps. Le public a donc répondu présent, un public une nouvelle fois assez jeune / ado.
Les premiers à monter sur scène (
Hopper) sont un mystère pour pas mal de monde. Personnellement, j'ai eu quelques (bons) échos, mais rien de plus. La surprise est donc totale. Deux jolies filles prennent leurs guitares pendant que le bassiste ajuste son chapeau et que le batteur attrape ses baguettes.
Rapide introduction pendant laquelle nous apprenons que ces jeunes gens viennent tout spécialement de Paris. Place à la musique. Je dois avouer que je suis plutôt discret à ce moment là, je guette l'entrée du photographe qui viendra illustrer ma chronique, et un mur de son me rappelle à l'ordre. Je suis soudain absorbé par ce qui se passe sur scène. La première chanteuse a faire entendre sa voix, sous ses allures angéliques, foulard soigneusement noué autour du coup, maltraite furieusement sa guitare, et a déjà commencé à crier dans le micro qui lui fait face. Le set commence sur des chapeaux de roues. La musique est puissante, forte, trop forte. Nos deux chanteuses jouent face à face, déchaînées, désarticulées, autour d'un bassiste (dont le chapeau n'a pas bougé d'un centimètre) plus immobile, et devant un batteur tout ce qu'il y a de plus énergique. Je retrouve presque du
Kim Gordon dans la voix, un peu éraillée durant les cris. Je suis définitivement rentré dans le concert. Chanson suivante, et l'autre chanteuse s'approche de son micro. Une voix plus aigue un sort, toute aussi énervée, plutôt façon
Yeah Yeah Yeahs (je ne parle que de la voix, moins criarde quand même). J'adore vraiment ce qui se passe sous mes yeux, je suis tout a fait convaincu. Au bout de quelques chansons, le rythme tombe un peu tout de même, des chansons bien plus calmes sont jouées. La fatigue peut être? Le set se finira sur ce ton adouci.
Je racle alors mes fonds de poches pour m'offrir le 4 titres. (Qui, pour la petite histoire, le laissera un peu sur ma faim d'ailleurs, je n'y retrouve pas la violence de la scène, il faudra écouter l'album).
Déportivo arrivent donc devant un public aux oreilles abîmées. Le show n'en sera pas moins rock. Je serai quand même bcp moins convaincu, et même déçu. J'ai l'impression d'assister un concert de pop-rock FM, très calé, au slam près. Les chansons ne sont pas mauvaises du tout, mais j'ai peut être la tête toujours à la première partie.
Je ne rentrerai pas vraiment dans ce concert de
Déportivo, même si on ne peut nier que le groupe assure sur scène, et se donne à son public. Pour être totalement de mauvaise foi, je ne suis tout simplement disposé à ce moment là à entendre cette musique, et je m'ennuie assez rapidement.
Deportivo enchaîne donc ses titres, parmi lesquels quelques tubes, et quelques futurs tubes à n'en pas douter, puis sort de scène, avant de revenir pour une reprise de
Nirvana (
Territorial Pissing), un peu approximative dans les paroles.
Le public finira par porter le chanteur en triomphe, celui-ci s'offrant un petit slam final, durant lequel il ne parait d'ailleurs pas très à l'aise.
Photos Pirlouiiiit qui n'est malheureusement pas arrive a temps pour voir Hopper et qui le regrette bien